Guilliers

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Guilliers
Blason de Guilliers
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Vannes
Canton La Trinité-Porhoët
Intercommunalité Communauté de Communes du Porhoët
Maire
Mandat
Michèle Urien
2014-2020
Code postal 56490
Code commune 56080
Démographie
Gentilé Guilliérois, Guilliéroise
Population
municipale
1 360 hab. (2011)
Densité 39 hab./km2
Population
aire urbaine
5 454 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 02′ 36″ N 2° 24′ 15″ O / 48.0433333333, -2.4041666666748° 02′ 36″ Nord 2° 24′ 15″ Ouest / 48.0433333333, -2.40416666667  
Altitude 91 m (min. : 47 m) (max. : 114 m)
Superficie 35,14 km2
Localisation

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Liens
Site web Guilliers commune du pays du Porhoët

Guilliers [gilje] est une commune française située dans le département du Morbihan, en région Bretagne. Commune du centre Bretagne, elle est située dans le pays du Porhoët.

Le nom breton de la commune est Gwiler-Porc'hoed.

Géographie[modifier | modifier le code]

L'économie guilliéroise repose essentiellement sur l'agriculture et l'artisanat. L'activité touristique est en essor, grâce au site naturel de l'étang de Château-trô, au sympathique petit bourg, au vieux four à pain de Query, à la chapelle de la Grande Touche, etc.

Histoire[modifier | modifier le code]

Seconde Guerre mondiale - la rafle :

Le 18 janvier 1944, jour de réquisition des chevaux, un soldat allemand est abattu à coups de revolver dans la soirée dans le bourg, le corps est découvert le lendemain. La réaction de l'occupant allemand est immédiate : le 20 janvier 1944 à l'aube, une rafle de 500 hommes est organisée sur les communes de Guilliers, Evriguet, Mauron, Mohon, Brignac et Loyat où des coups de feu sont entendus, les Allemands fouillent les maisons. Les prisonniers sont conduits à pied, certains portant des sabots, à Guilliers et sont rassemblés dans la cour de l'école publique ; un fusil mitrailleur braqué sur eux, est prêt à tirer.

Les Allemands retiennent pour la déportation 44 hommes, des jeunes de préférence, pris au hasard. les autres sont relâchés. Ces malheureux otages sont dirigés à pied l'après-midi, à la gare de Mauron puis partent pour Compiègne le 25 janvier, quelques familles prévenues, leur apportent du ravitaillement et un bagage. En mars, ils sont déportés dans les camps d'extermination de Mauthausen et Dachau. 25 ne reverront plus leur pays, ils sont morts d'épuisement, de sévices subis et de faim en quelques mois. Le plus jeune avait 18 ans, le plus vieux, 61 ans. Le responsable de ce drame prit soin de se cacher et de rester discret. Il avait 19 ans et habitait Saint-Brieuc, il était de passage à Guilliers, il aurait été suspecté par le soldat allemand. Les 19 survivants revinrent affaiblis et amaigris en 1945.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1977 2001 Jean Letournel    
2001 2008 Marcel Courtel    
2008 2020 Michèle Urien    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 360 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 000 1 822 2 058 2 047 1 998 2 106 2 027 2 183 2 197
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 172 2 264 2 414 2 341 2 314 2 293 2 333 2 294 2 267
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 177 2 188 2 128 1 885 1 920 1 906 1 835 2 023 1 877
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 820 1 509 1 312 1 213 1 207 1 216 1 287 1 288 1 360
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Notre Dame du Tertre construite grâce à la disponibilité de l'abbé Hurtel,
  • Le monument des 24 Déportés, morts pour la France,
  • Le monument aux morts.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]

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