La Grée-Saint-Laurent

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
La Grée-Saint-Laurent
La chapelle Saint-Sébastien.
La chapelle Saint-Sébastien.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Pontivy
Canton Josselin
Intercommunalité Communauté de Communes du Pays de Josselin
Maire
Mandat
Thierry Conq
2014-2020
Code postal 56120
Code commune 56068
Démographie
Gentilé Laurentais, Laurentaise
Population
municipale
330 hab. (2011)
Densité 42 hab./km2
Population
aire urbaine
11 700 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 59′ 46″ N 2° 29′ 52″ O / 47.9961111111, -2.4977777777847° 59′ 46″ Nord 2° 29′ 52″ Ouest / 47.9961111111, -2.49777777778  
Altitude 95 m (min. : 40 m) (max. : 117 m)
Superficie 7,9 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Morbihan

Voir sur la carte administrative du Morbihan
City locator 14.svg
La Grée-Saint-Laurent

Géolocalisation sur la carte : Morbihan

Voir sur la carte topographique du Morbihan
City locator 14.svg
La Grée-Saint-Laurent

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
La Grée-Saint-Laurent

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
La Grée-Saint-Laurent

La Grée-Saint-Laurent [la gʁe sɛ̃ lɔʁɑ̃] est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne.

Le nom breton de la commune est Ar C'hrav-Sant-Laorañs.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune est constitué de deux parties « La grée » et « Saint Laurent ». La Grée est originaire du breton Créh (ou C'hrav), signifiant hauteur, colline de pierre, ou crête[1]. Saint-Laurent est le titulaire de son église.

Géographie[modifier | modifier le code]

La Grée Saint Laurent est une petite commune bretonne du Morbihan faisant partie du canton de Josselin.

Le Ninian est le principal cours d'eau de la commune.

La Grée-Saint-Laurent est limitée au nord et à l'ouest par Lanouée, une très petite partie de la commune des Forges au nord, au sud par La Croix et Helléan, à l'est par le cours du Ninian, qui la sépare de Saint-Malo-des-Trois-Fontaines, ou de Mohon. Le Ninian forme la limite naturelle de Mohon à l'ouest ; La Grée, située au-delà de cette limite, semble avoir été formée d'un morceau de la commune de Lanouée.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Ancienne trève de Mohon, La Grée-Saint-Laurent dépendait autrefois du doyenné de Lanouée et de l'évêché de Saint-Malo. Sur ces terres nous avons dès le XIVe siècle deux seigneuries. L'une appartenait à Jean de Montauban et l'autre à Jean Le Prévost.

Renaissance[modifier | modifier le code]

La trêve de la Grée fut érigée en paroisse au XVIIIe siècle bien avant la Révolution. En 1728, les revenus du recteur étaient évalués de 310 livres et ses charges à 100 livres. L'historien Jean-Baptiste Ogée[2] indique que sa présentation appartenait au seigneur de l'endroit.

De la Révolution à la Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

D'après l'historien Joseph-Marie Le Mené[3], la Grée était du doyenné de Lanouée et de la sénéchaussée de Ploërmel. En 1790, elle fut érigée en commune, du canton de Lanouée, du district de Josselin, et annexée au département du Morbihan. Son recteur, M. Pierre Teffaine, refusa, en 1791, le serment schismatique. La Grée fut rattachée à l'arrondissement de Ploërmel en 1800, au canton de Josselin et au nouveau diocèse de Vannes en 1801. Rétablie comme paroisse en 1802, puis unie à Helléan, elle a repris son existence séparée par ordonnance du mois de décembre 1828. En 1891, ce petit territoire renferme une population de 351 habitants, sur une superficie de 790 hectares, dont la moitié est en landes suivant les documents historiques.

De nos jour[modifier | modifier le code]

De nos jour, la commune est un village tranquille de Bretagne. Il n'y a pas d'industrie et la commune ne possède plus de commerce. Néanmoins, une école primaires est en activité dans le bourg(fermeture a la rentrée 2012 de prévue), il subsiste quelques fermes (cinq) réparties sur toute la commune, un gite/chambre d'hôte situé au lieu-dit « la porte » est en activité (en vente), et un musée consacré aux vélo-cyclomoteur est ouvert depuis 2004(en vente également)[4].

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr La Grée-Saint-Laurent (Morbihan).svg

Les armoiries de La Grée-Saint-Laurent se blasonnent ainsi :

De gueules au chevron écimé d’argent, accompagné en chef d’un lambel du même à quatre pendants chargés chacun d’une moucheture d’hermine de sable, et en pointe d’une mâcle d’or soutenue d’une divise ondée d’argent.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1793 1794 Pierre Le Moine    
1794 1811 Jean Desmandé    
1811 1812 Pierre Le Moine    
1812 1831 Jean Joseph François Picard    
1831 1848 Jean Marie Le Moine    
1848 1857 Pierre Marie Gléhello    
1857 1861 Vincent Mathurin Gléhello    
1861 1871 Pierre Louis Loisel    
1871   Guillaume Briend    
19.. 19.. Henri Gouédo    
19.. 1971 Joseph Jollivet    
1971 1977 Joseph Ménezo    
1977 1995 Jean Gléhello    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 330 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
446 307 340 457 300 355 363 369 362
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
330 350 365 392 370 372 357 351 351
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
350 352 368 333 316 327 358 360 322
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
304 321 308 299 279 271 325 336 330
2011 - - - - - - - -
330 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

chapelle saint Sébastien

L'église Saint-Laurent actuelle date du XXe siècle. Cette église remplace un ancien édifice du XVe siècle, très fruste. L'ancien édifice était un vaisseau rectangulaire à chevet plat, avec deux chapelles ouvrant sur le chœur par de grandes arcades en tiers-point et formant croisillons. L'église actuel abrite une statue en bois polychrome de la Vierge à l'enfant (XVIe siècle) et une statue en bois polychrome de sainte Barbe (XVIe siècle). L'église offre une double arcade ogivale de chaque côté du chœur. Fait notable nous renseignant sur l'histoire de la commune une cloche porte cette inscription gothique : « Je fus fondu à Jocelin, IIcc XXXII III quars pessée au pouais angevin. — Vendredi XIIIe de mars, par le Sengneur de la Grée et capitaine de Rohan. — Marguerite fu apellée, N. Vcc couroit pour l'an ». Cette cloche de bronze de moyenne grandeur nous apprend qu'elle fut fondue à Josselin en 1500 et donnée à l'église par le seigneur de la Grée, alors capitaine de Rohan. Comme on le voit par cette inscription, La Grée était aussi le siège d'une seigneurie ; elle appartenait en 14.. à Jean Le Prévost. Nous avons aussi également connaissance au lieu-dit de Péer, d'une autre seigneurie à la Grée saint Laurent, qui appartenait en 14.. à Jean de Montauban.

La chapelle Saint-Sébastien est située sur le lieu dit du même nom. La chapelle contient un retable qui date du début du XIXe siècle. Le retable est composé au centre par un tableau figurant les saints cœurs de Jésus et de Marie, et de part et d'autre les statues en bois polychrome de saint Fabien (XVIIIe siècle) et de saint Sébastien (XVIIIe siècle). Une fontaine dépendant de la chapelle situé à quelle dizaine de mettre a été récemment refaite et est dédié à saint Sébastien. La chapelle se situe à 80 mètres environ du lieu dit « Peer » ancienne seigneurie de la Grée Saint Laurent.

De mémoire d'ancien, il existe un tunnel reliant la chapelle Saint Sébastien à la chapelle des Aulnais sur la commune de Lanouée (la chapelle est aujourd'hui détruite, il reste qu'un coin de mur) puis de ce tunnel se prolongeait à la chapelle des Broutay sur la commune de la Croix-Helléan (aujourd'hui converti en maison) [7].

À noter une ancienne carrière de pierre aujourd'hui abandonnée existait dans le bas de la colline de roldedan.

calvaire du Bieux dédié à Saint Anne

De nombreux calvaires et croix sont sur la commune :

  • un calvaire au bourg
  • un calvaire entre le vieux bourg et le bourg
  • un calvaire au lieu-dit Penros et une croix sur un puits (oratoire ?).
  • un calvaire du lieu-dit Bieux en bois dédié à Saint Anne.
  • un au lieu-dit La Gaité / La Couaille.
  • une croix à la porte aujourd'hui démontée.

Et aussi sur la commune : le village de PENROS - le calvaire de POMMAINT- le ruisseau DE CAMET - la rivière LE NINIAN - la fontaine de Saint LAURENT.

Moulins[modifier | modifier le code]

La commune abrite le moulin à vent de Lorvran sur le lieu dit le bieux sur la colline de roldedan dont il reste uniquement les fondations (48°00"22.70 N 02°29"27.88 O), les moulins à eau de Penros et de Couethout[8]. Le village du bieux tire son nom du mot seigle en raison de la proximité de ce moulin.

Costume et coiffes[modifier | modifier le code]

La paroisse a un costume traditionnel spécifique dont la forme et le port est illustré par les photos du présent paragraphe.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

personnalités : Famille BRIEND

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]