Gilad Shalit
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Gilad Shalit (hébreu : גלעד שליט), né le 28 août 1986, en Israël, est un soldat de l'armée israélienne, pris en otage par le Hamas lors son service militaire. Il vient de Mitzpe Hila dans la Basse-Galilée, et détient les deux nationalités israélienne et française.
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[modifier] Biographie
Gilad Shalit naît le 28 août 1986 à Nahariya, en Israël, où il vit jusqu'à l'âge de deux ans. Il déménage alors avec ses parents à Mitzpe Hila en Galilée occidentale.
Il obtient son diplôme avec mention à Kabri Manor High School. À 19 ans, Gilad commence alors son service militaire dans les Forces de défense israéliennes et ce, « malgré un faible profil médical ». Il obtient le grade de caporal dans l'armée israélienne.
[modifier] Capture
Le dimanche 25 juin 2006, il est fait prisonnier par des militants du Hamas, le lendemain de l'incident de détention de la famille Muamar. Le Hamas a attaqué un poste armé à la frontière sud d'Israël via un tunnel près de Kerem Shalom, au sud de la bande de Gaza. Durant l'attaque, deux soldats israéliens ont été tués, trois autres blessés, en comptant Shalit. Mohammed Abdel Al, un porte-parole des Comité de résistance populaire, a révélé que l'attaque de ce lieu était planifiée depuis deux mois. De plus, l'armée israélienne évalue qu'il avait fallu entre 3 et 6 mois pour creuser le tunnel.
L'attaque est revendiquée conjointement par les Brigades Ezzedine Al-Qassam (branche armée du Hamas), les Comités de la résistance populaire et « l'Armée de l'Islam », un groupe inconnu.
[modifier] Réaction israélienne
Les forces israéliennes, après un délai d'attente de deux jours, entrent dans Khan Younès, le 28 juin, pour chercher Shalit en déclenchant l'opération Pluie d'été. Selon David Siegel, un porte-parole de l'ambassade israélienne aux États-Unis, « Israël fera tout ce qui est possible pour retrouver le soldat disparu, tant du point de vue diplomatique que militaire, et donne à Mahmoud Abbas l'occasion de rendre le soldat disparu … Cette opération peut se terminer dès maintenant, sous condition que soit relâché le soldat disparu. »
Lors de sa visite à la famille du soldat, le Président israélien Moshé Katsav appelle les ravisseurs à permettre une visite de la Croix-rouge auprès de leur prisonnier. Depuis son enlèvement, le 25 juin 2006, la Croix-rouge n'a toujours pas été autorisée à visiter le prisonnier, en dépit des règles internationales en la matière.
Le 1er mai 2007, le chef du parti politique du Hamas, Khaled Machaal, appelle les autorités israéliennes à libérer plusieurs centaines de prisonniers palestiniens en échange du soldat Gilad Shalit. Si Israël est disposé à cet échange, il refuse néanmoins que cette mesure soit appliquée à ceux qui auraient « du sang sur les mains », ce qui est le cas pour beaucoup d'entre eux.
[modifier] Position française
Depuis son accession à la présidence de la République française, Nicolas Sarkozy appelle à la libération du soldat franco-israélien Gilad Shalit. La diplomatie française qualifie de « nécessaire » sa libération, et insiste auprès de ses partenaires de la région pour l'obtenir[1].
[modifier] Signes de vie
C'est un an après son enlèvement, le lundi 25 juin 2007, que le Hamas diffuse sur Internet un enregistrement audio de Gilad Shalit. Ce dernier y déclare notamment que « son état de santé ne cesse de se dégrader. »[2]
[modifier] Soutiens
Gilad Shalit a été fait citoyen d'honneur de la ville de Paris, le 17 décembre 2008[3] et de Rome, le 1er juillet 2009[4].
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Manifestation de soutien à Gilad Shalit, le 23 novembre 2008 à Neuilly sur Seine. On reconnaît Marek Halter, Jean-Christophe Fromantin, Élie Chouraqui et Arnaud Theulé. |
Mêmes circonstances : on reconnaît ici Patrick Bruel et Élie Chouraqui. |
[modifier] Notes et références
- ↑ Nicolas Sarkozy veut libérer le dernier otage francais,le soldat Shalit sur 20 minutes
- ↑ Article du Nouvel Observateur. Cette information a été reprise très rapidement par tous les médias.
- ↑ La ville de Paris octroie le titre de Citoyen d’Honneur à Gilad Shalit, sur le site de la mairie de Paris
- ↑ (en) Rome gives honorary citizenship to Gilad Shalit sur Haaretz, 2 juillet 2009, Associated Press. Consulté le 9 juillet 2009

