Avigdor Liberman
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| Avigdor Liberman | |
Avigdor Liberman en 2011. |
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| Fonctions | |
|---|---|
| Ministre des Affaires étrangères | |
| 10 février 2009 – 18 décembre 2012 | |
| Coalition | Likud Yisrael Beiteinu |
| Prédécesseur | Tzipi Livni |
| Successeur | Benyamin Netanyahou |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Эве́т Льво́вич Ли́берман |
| Date de naissance | 5 Juin 1958 (54 ans) |
| Lieu de naissance | Chișinău, République socialiste soviétique moldave |
| Nationalité | |
| Parti politique | Israel Beytenou |
| Enfants | Michal (né le 22 Juin 1983), Yaakov (né le 15 Mars 1988) et Amos (né le 14 Septembre 1990) |
| Diplômé de | Institut agronomique de Kichinev, université hébraïque de Jérusalem |
| Religion | Judaïsme |
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Avigdor Liberman[1] (en hébreu : אביגדור ליברמן), né le 5 juin 1958, est un homme politique israélien, originaire de Moldavie, fondateur et dirigeant du parti d'extrême-droite Israel Beytenou (« Israël notre maison »). Il a été tête de liste lors des élections législatives israéliennes de 2006 et lors de celles de 2009. Il est ministre des Affaires étrangères et vice-premier-ministre d'Israël entre 2009 et 2012.
Sommaire |
Biographie [modifier]
Avigdor Liberman naît sous le nom d'Evik ou Evit Lvovitch Liberman à Kichinev dans une famille juive de la Moldavie soviétique et reçoit le nom d'Evik en l'honneur d'une de ses grand-mères Eva. Sa mère est Esther Markovna et son père, Lev Yankelevitch Liberman. Comme Juif de Bessarabie Lev Liberman est avant 1940 citoyen roumain; il esr membre de l'organisation sioniste de jeunesse Betar. Envoyé au front dans les rangs de l'Armée rouge pendant la Seconde Guerre mondiale, il est fait prisonnier par les Allemands. Survivant à cette captivité, il est ensuite déporté par les autorités soviétiques en Sibérie.
En Moldavie, le jeune Evit, étudie à l'Institut agronomique de Kichinev et travaille pour une courte période à Bakou (actuel Azerbaïdjan) avant d'immigrer en Israël en 1978. Après avoir fait son service militaire pour Tsahal, il est diplômé en relations internationales et en sciences politiques à l'université hébraïque de Jérusalem. Durant ses premières années en Israël, il exerce plusieurs métiers, notamment à l'aéroport Ben Gourion et comme videur dans une boîte de nuit[2]. Marié, père de trois enfants et habitant la petite colonie de peuplement Nokdim en Cisjordanie, Avigdor Liberman parle quatre langues : l'hébreu, le russe, le roumain et l'anglais. Il est rédacteur en chef d'une revue intitulée Yoman Yisraeli depuis 1999.
Carrière politique [modifier]
Il occupe un poste à la direction du Likoud de 1993 à 1996 puis dans le cabinet gouvernemental de 1996 à 1997.
En 1999, il fonde le parti d'extrême-droite russe Israel Beytenou et est élu parlementaire à la Knesset. Il reproche au Premier ministre travailliste Ehud Barak de négliger diplomatiquement la Russie, dont il espère influencer la politique étrangères en la soutenant « dans sa lutte contre le terrorisme islamique en Tchétchénie », sans succès toutefois[3].
En mars 2001, il fait entrer son parti dans la coalition gouvernementale menée par le Likoud d'Ariel Sharon et il est nommé ministre des Infrastructures, mais il en démissionne en mars 2002. Lors de la seconde Intifada, en 2002, il demande le bombardement des stations d'essence, banques et centres commerciaux palestiniens. En février 2003, il devient ministre des transports. Puis il s'oppose au plan de désengagement des territoires occupés et propose en mai 2004 un plan alternatif dans lequel il prévoit une séparation entre Juifs et Arabes « pour créer deux États ethniquement homogènes ». Pour lui, seuls les Arabes ressentant profondément un lien avec l'État d'Israël et de la loyauté pour cet État devraient être admis à y rester, les autres devant en être expulsés, et si deux États devaient être créés, alors les frontières devraient être modifiées afin que la majorité des Arabes israéliens soient alors en Palestine[4]. Ce point de vue a été condamné par Ariel Sharon. Le 4 juin 2004, alors que la tension monte autour du plan de désengagement de la bande de Gaza, Sharon renvoie Liberman de son cabinet. Aux élections législatives de 2006, son parti profite de l'effondrement du Likoud de Benjamin Netanyahou et remporte 11 sièges à la Knesset.
En avril 2006, Liberman s'exprime en faveur d'une action israélienne contre l'Iran dont le programme nucléaire et les discours de Mahmoud Ahmadinejad sont considérés comme des menaces pour l'existence de l'État d'Israël.
Le 23 octobre 2006, son parti signe un accord avec Kadima et entre dans la coalition au pouvoir. Liberman est nommé ministre des Affaires stratégiques, avec rang de sixième vice-Premier ministre dans le gouvernement d'Ehud Olmert.
Le 16 janvier 2008 Avigdor Liberman quitte le gouvernement afin de s'opposer aux négociations de paix avec les Palestiniens, initiées le 27 novembre 2007 à la conférence d'Annapolis[5],[6]. Il rompt également la coalition entre Kadima et son parti Israel Beytenou.
En 2009, il critique l'opération Plomb Durci pour l'insuffisance des moyens employés pour vaincre le Hamas et appelle implicitement à détruire Gaza par l'arme nucléaire en déclarant : « Nos devons continuer à combattre le Hamas comme les États-Unis ont combattu les Japonais durant la Seconde guerre mondiale… La conquête du Japon alors n’avait pas été nécessaire[7] ».
Lors des élections législatives de février 2009, en obtenant 15 sièges, son parti devient le troisième parti de la Knesset, devançant le parti travailliste (13 sièges). Il devient alors un interlocuteur indispensable des deux grandes formations, le Likoud et Kadima, en vue de former une coalition qui sera à même de mener le pays. Il apporte son soutien à Benjamin Netanyahou et est coopté avec son parti dans le gouvernement de coalition centre - droite de celui-ci. Il devient ministre des Affaires étrangères, son activité provoquant des tensions avec les pays voisins, et notamment l'Égypte[8].
Le 2 août 2009, la police israélienne recommande au procureur général de l'État, Menahem Mazouz, d'inculper Avigdor Liberman pour « blanchiment d'argent », « corruption », « fraude », « subornation de témoins » et « entrave à la justice » dans le cadre d'une enquête, ouverte il y a dix ans, sur le financement de certaines de ses campagnes électorales. La police se base sur 3 500 documents saisis lors d'une perquisition menée au cabinet de l'avocat de Liberman (Yoav Many), et lors de recherches menées à Chypre où des sociétés écrans visant à assurer ce financement auraient été constituées[9],[10].
Inculpé le 13 décembre 2012, il démissionne trois jours plus tard[11].
Liens externes [modifier]
- (en)(he)(ar) Knessets Members : Avigdor Liberman - Yisrael Beitenu
- (en)(he)(ar) Israel Ministry of Foreign Affairs
Notes et références [modifier]
- Ou Avigdor Levi Lieberman
- Google.com
- Charles Urjewicz, « Russes, Juifs, Israéliens, », Outre-Terre 4/2004 (no 9), p. 227-232, 2004. Consulté le 13 août 2011
- Peter Beinart, « La faillite de l'establishment juif américain », Revue internationale et stratégique 3/2010 (n° °79), p. 31-43., 2010. Consulté le 14 août 2011
- Israël: l'ultranationaliste Lieberman claque la porte du gouvernement AFP 16 janvier 2008
- Yisrael Beïteinu quitte le gouvernement d'Ehud Olmert Le Monde 16 janvier 2008
- [1] [LIEN MORT ?]
- Israël et l'Égypte luttent pour le Nil, Infos Eau, mis en ligne le 11 septembre 2009
- « La police recommande d'inculper Avigdor Lieberman », NouvelObs.com, mis en ligne et consulté le 2 août 2009
- Le Monde, daté du 5 août 2009, page 7
- « Israël: Lieberman a démissionné », Le Figaro, 16 décembre 2012