Fritz Stern

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Fritz Stern (2007)

Fritz Stern, né le 2 février 1926 à Breslau, est un historien américain d’origine allemande. Fils de parents de lignage juif, il dut fuir avec sa famille l’Allemagne nazie en 1938. On s’installa à New York, où Fritz Stern fit des études en histoire et devint enfin historien de réputation internationale. Ses recherches et publications portent avant tout sur l’histoire allemande des XIXe et XXe siècles, notamment sous le rapport des origines du national-socialisme.

Enfance et jeunesse[modifier | modifier le code]

Fritz Richard Oskar Stern naquit en 1926 à Breslau en Silésie, aujourd’hui ville polonaise de Wrocław, qui appartenait alors au Reich allemand. Ayant plus d’un demi-million d’habitants, Breslau était une ville moyenne avec cependant une brillante vie intellectuelle et scientifique. La famille bourgeoise de Stern y jouait un rôle éminent depuis des générations. Ses grands-pères et son père, Rudolf Stern (1895-1962), étaient des médecins estimés au niveau international pour leurs performances scientifiques[1] ; sa mère, Käthe, née Brieger (1894-1973), avait passé un doctorat de physique pour devenir ensuite une didacticienne d’enfants remarquée[2]. La famille maintenait des liens voire certaines amitiés avec divers scientifiques illustres de l’époque. Ainsi se fit-il que Fritz Haber, prix Nobel de chimie en 1918, assuma le parrainage de baptême du petit Fritz – deuxième enfant de la famille après sa sœur Toni née en 1920 – et lui donna son premier prénom (le baptême fut célébré en 1926) [3] Les grands-parents paternels de Stern s’étaient déjà convertis au protestantisme, contrairement aux parents de sa mère ; mais elle fut baptisée immédiatement après sa naissance[4]. Tout cela ne préservait pas les Stern, bien entendu, d’être concernés eux aussi par les campagnes antisémitiques des nazis dès leur accession au pouvoir en 1933. Les parents reconnurent tout de suite le danger mortel en train de se nouer alors pour des personnes comme eux[5] ; et quant à leur fils, à l’école, il subissait toujours plus de harcèlements et d’exclusion à cause de ses racines juives[6]. Il fut mis en 1936 au Maria-Magdalenen-Gymnasium, plus tolérant. Néanmoins, ce ne fut qu’en 1938 que le père trouva des (vagues) perspectives professionnelles aux États-Unis, ce qui rendit finalement possible l’émigration tant urgente en septembre de l’année [7]. A New York, la famille à quatre têtes commença sa nouvelle vie.

Carrière académique[modifier | modifier le code]

À New York, Fritz Stern, en apprenant l’anglais assez vite, termina sa formation scolaire et s’inscrit alors, en 1943, à l’université Columbia, à un programme en médecine, suivant la tradition familiale. Or, pendant la première année, il découvrait de plus en plus son intérêt pour l’histoire et la politique, de sorte qu’il les choisit comme matières principales en 1944[8] ; décision qui se révélera la bonne. En 1946, Stern obtint son premier degré, le Bachelor. Pendant les études du second, son université l’employa déjà comme maître de conférences en civilisation contemporaine (jusqu’en 1951) [9]. En 1948, il obtint le diplôme de Master ; en 1953, il passa sa thèse de doctorat (PhD) en histoire contemporaine sous la direction de Jacques Barzun. Entretemps, il travaillait, depuis 1951, comme professeur assistant à l'université Cornell. En 1953, il accepta de nouveau une offre de l'université Columbia pour y devenir professeur d’histoire contemporaine – ce qu’il resta jusqu’à sa retraite en 1996. Il fut de 1953 à 1957 professeur assistant, de 1957 à 1963 professeur associé, de 1963 à 1967 professeur ordinaire, de 1967 à 1992 professeur de la chaire prestigieuse Seth Low, de 1992 à 1996 University Professor ; depuis 1997 il est professeur émérite[10]. De 1980 à 1983 il fut aussi chancelier (provost) de la Columbia University[11]. Pendant sa carrière de professeur, Stern encadra une trentaine de thèses de doctorat[12].

Pour enseigner et rechercher, il a voyagé beaucoup, le plus fréquemment en Europe, avant tout en Allemagne (ce fut en 1950 qu’il visita le continent et le pays pour la première fois après l’émigration [13]). Il y fut, par exemple, professeur visiteur à l’université libre de Berlin plusieurs fois à partir de 1954[14] et professeur visiteur à l’université d’Iéna en 2007. Depuis 1966, il est professeur visiteur permanent à l’université de Constance[15]. Quant à d’autres pays européens, de 1966 à 1967, par exemple, Stern travailla à l’université d’Oxford [16] ; de 1972 à 1973 au Netherlands Institute for Advanced Study (Wassenaar) [17] ; en 1979 chez la Fondation nationale des sciences politiques (Paris) [18]. Il est ou fut également membre de nombreuses organisations scientifiques aussi bien aux États-Unis qu’en Allemagne (voir la liste ci-dessous). De temps en temps, il fit en plus fonction de conseiller politique pour les premiers ; surtout de 1993 à 1994, quand il fut Senior Adviser de l’ambassade américaine en Allemagne (pendant que son ami Richard Holbrooke fut ambassadeur) [19].

Œuvre historique[modifier | modifier le code]

L’œuvre d’historien et la biographie de Fritz Stern sont intrinsèquement liées l’une à l’autre. Étant né et ayant passé ses premiers douze ans de vie en Allemagne, comme fils d’une famille allemande, ce pays avait été sa patrie. Après que l’on l’en ait chassé, il éprouvait, pendant la Seconde Guerre mondiale et les premiers ans après « deep repugnance for almost all things German » [20]. D’autre part cependant, il se voyait bientôt hanté par la question : « [W]hy and how did the universal human potential for evil become an actuality in Germany? » [21], c’est-à-dire : Quelles furent les causes du national-socialisme et de son succès en Allemagne ? Ainsi écrivit-il son mémoire de master (1948) sur Arthur Moeller van den Bruck, un influent auteur allemand de la fin du XIXe / du début du XXe siècle qui lutta contre le libéralisme[22]. Dans sa thèse de doctorat (1953, publiée en 1961 sous le titre The Politics of Cultural Despair. A Study in the Rise of the Germanic Ideology), Stern poursuivit la thématique en traitant du même personnage et deux autres auteurs allemands de la même époque et orientation politique ; Paul de Lagarde et Julius Langbehn[23]. En 1951, Stern vécut en plus « the more or less accidental start of my work as a German historian » [24] en tant que tel, lorsque l'université Cornell le chargea de donner des cours en histoire allemande contemporaine et il accepta.

Ce domaine (au début des années 1950 encore assez inexploré[25]) est ensuite devenu et a toujours resté le centre du travail de l’historien Fritz Stern, qui a vite acquis la réputation internationale d’en être un des meilleurs experts. Sa problématique préférée consiste en ladite du « Pourquoi ? ». Les deux ouvrages déjà cités illustrent qu’il en approche particulièrement sous le point de vue culturel. Celui-ci caractérise également The Failure of Illiberalism. Essays on the Political Culture of Modern Germany (1972). Dans des publications ultérieures, Stern inclut d’autres côtés tels que la politique et la sociologie, à savoir dans Dreams and Delusions. The Drama of German History (1987), Verspielte Größe. Essays zur deutschen Geschichte (1996) et Das feine Schweigen: Historische Essays (1999).

L’ouvrage Gold and Iron. Bismarck, Bleichröder, and the Building of the German Empire (1977) s’inscrit lui aussi, quoique plus indirectement, dans la recherche de ce « Pourquoi ? ». Gerson von Bleichröder fut le banquier personnel d’Otto von Bismarck, du chancelier du Reich allemand, et il fut juif. Son histoire permit donc à Stern, qui se souvenait bien sûr de sa propre descendance juive, d’explorer la vie des Juifs dans la société allemande de cette époque-là et l’attitude trop souvent négative des Allemands chrétiens envers eux. Avant Stern et son collègue David S. Landes, qui avait proposé le projet, mais l’abandonna faute de temps après quelques années, personne n’avait travaillé sur Bleichröder et les documents le concernant, dispersés dans des archives françaises et allemandes[26]. L’ouvrage de Stern, achevé après 16 ans en 1976, est toujours considéré comme un ouvrage standard. Un ouvrage publié en 1999 s’attache à un autre Juif allemand, Albert Einstein, que Stern rencontra personnellement à Princeton en 1944[27], et qui l’intéressait comme sujet d’étude depuis 1978, quand l’historien accepta l’offre de parler sur Einstein lors d’un congrès l’an suivant[28]. Einstein’s German World, le livre de 1999, utilise la vie du physicien comme axe d’une analyse de la société allemande de son époque.

Le fait que Fritz Stern a choisi les origines du national-socialisme comme problématique fondamentale de son œuvre historique, cela signifie de même que celle-ci est imprégnée d’une forte intention didactique en faveur de la liberté et de la démocratie. Stern est convaincu que « there is no inevitability in history » [29], plus précisément : « German roads to perdition, including National Socialism, were neither accidental nor inevitable. National Socialism had deep roots, and yet its growth could have been arrested » [30]. Il en découle que si une société semble courir le risque de prendre une évolution néfaste – soit vers la droite, soit vers la gauche ; soit en Allemagne, soit ailleurs –, il est possible de l’en empêcher à l’aide de certaines mesures. Et il est aussi nécessaire de le faire, parce que, comme l’est l’autre conviction de Stern, « no country is immune to the temptations of pseudo-religious movements of repression such as those to which Germany succumbed. The fragility of freedom, dit-il, is the simplest and deepest lesson of my life » [31]. Par conséquent, Stern est historien pour tirer les fameuses leçons de l’histoire et pour contribuer à ce qu’elles soient observées ; entreprise professionnelle pour laquelle les propres expériences biographiques de cet homme avec le nazisme lui donnent à la fois la motivation et la légitimation par excellence.

Ses ultérieurs séjours professionnels dans des pays sous une dictature[32], tels que l’Union soviétique, l’Argentine ou la Chine, ont aiguisé sa conscience que « “the past isn’t dead” » [33]. Il a en outre été raffermi dans son attitude didactique par l’étude intense de l’historiographie depuis Voltaire dans les années 1950, étude de laquelle résulta, en 1956, la publication The Varieties of History. From Voltaire to the Present, une compilation d’extraits significatifs des œuvres de divers historiens importants[34]. « The book validated, explique Stern, my own private, unarticulated predisposition to live in several worlds, to be an engaged citizen » [35]. Ces « several worlds », ce sont d’une part l’historiographie académique et le passé, d’autre part le monde public du présent ; la politique, la culture, la société. Dans cette dernière sphère, Stern veut être un « citoyen engagé » pour y faire appliquer de manière très concrète les leçons de cette première sphère. C’est pourquoi il a régulièrement apparu – déjà à partir des années 1960 – dans le débat public, voire aux alentours d’hommes politiques aussi bien aux Etats-Unis qu’en Allemagne. Il n’est, bien entendu, jamais directement entré dans la politique ; il se qualifie en effet de « spectateur engagé » (d’après la formule de Raymond Aron) [30] : Il tient, semble-t-il, à garder la distance, l’objectivité qui convient à un historien professionnel. Ce qui ne l’a quand même pas empêché de déployer un engagement politique important. En 1968 et 1969, par exemple, il critiqua, finalement par une annonce dans le New York Times, la révolte étudiante, qui avait envahi sa Columbia University de façon particulièrement dramatique. Il regarda certes beaucoup de préoccupations des étudiants avec compréhension et sympathie, mais l’arrogance et la démesure du mouvement le rebuta, avant tout la comparaison qu’établirent les révoltés entre leur situation dans les sociétés bourgeoises-capitalistes en Occident et celle des juifs dans l’Allemagne nazi. Stern tenta donc d’empêcher les étudiants de méconnaître la signification réelle de non-liberté et d’ainsi faire du tort à l’Occident [36]. Puisque celui-ci, trouve-t-il, « stands […] for the Enlightenment and for liberalism tout court » [37]. C’est pourquoi l’historien méprise non seulement le fascisme, mais également, malgré sa biographie, le communisme[38]. D’autre part, Stern critiqua, en 1967, la guerre des États-Unis au Vietnam par des lettres au président américain Lyndon B. Johnson[39]. Et en 1988, il organisa une annonce dans le New York Times signée d’une soixantaine d’intellectuels américains pour protester contre le dénigrement du libéralisme que pratiquait le Parti républicain lors de la campagne électorale présidentielle de cette année-là [40].

En ce qui concerne le rapport de Stern avec l’Allemagne, il est, lui, devenu de plus en plus étroit, voire cordial à partir des années 1950. Certes, l’historien vit aux États-Unis jusqu’à ce jour et se sent américain[41]. Néanmoins, il n’a jamais pu oublier ses origines allemandes, de sorte qu’il éprouva, une fois la Guerre mondiale finie, le désir de revenir en Allemagne. L’évolution de la République fédérale lui permit ensuite en effet l’optimisme que les Allemands auraient changé. Innombrables sont les séjours que Stern a passé et passe jusqu’à ce jour en Allemagne (y comprise la RDA avant sa chute), à des fins académiques et au-delà. Quelques notables personnages allemands sont devenus de proches amis de l’historien, tel que le sociologue et homme politique Ralf Dahrendorf[42], la publiciste Marion comtesse de Dönhoff [43] et l’ex-chancelier Helmut Schmidt[44] (avec qui Stern publia en 2010 Unser Jahrhundert: Ein Gespräch). Depuis 1996, Stern a même rédigé quelques livres en allemand (voir la liste des publications ci-dessous). Et en 1990, lorsque le conseil de lui et d’autres historiens fut demandé par le Premier ministre britannique Margaret Thatcher sur la question de l’unification allemande, Stern essaya de dissiper les réserves de la femme politique et se prononça encore à d’autres occasions pour « une seconde chance » pour l’Allemagne [45].

Il s’est donc réconcilié avec son ancienne patrie, voire il « gradually acquired another German life, parallel and subordinate to my American life » [30] (en conséquence, son autobiographie [2006] porte le titre Five Germanys I Have Known). D’autant plus cherche-t-il à se comporter en citoyen engagé aussi en Allemagne. Ce qui culmina en 1987, quand il tint, comme premier étranger, le discours du 17 juin, à ce temps-là la fête nationale de la RFA, devant le Bundestag[46]. Et encore en 2010, il se chargea, en Allemagne, du discours officiel en mémoire de l’attentat sur Adolf Hitler du 20 juillet 1944 (voir liens ci-dessous).

Vie privée[modifier | modifier le code]

En 1947, Fritz Stern épousa l’Américaine Margaret J. (« Peggy ») Bassett[47]. Un fils, Fred, naquit l’année suivante ; une fille, Katherine, en 1951[48]. En 1948, Stern adopta la citoyenneté américaine[49]. En 1992, il divorça d’avec Bassett pour épouser, en 1996, l’Américaine Elisabeth Sifton[50], la fille du théologien Reinhold Niebuhr.

Affiliations (sélection)[modifier | modifier le code]

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Distinctions (sélection)[modifier | modifier le code]

[10]

Publications principales[modifier | modifier le code]

  • (en) (Ed.), The Varieties of History. From Voltaire to the Present, New York : Meridian, 1956 (ISBN 0-394-71962-X).
  • (en) The Politics of Cultural Despair. A Study in the Rise of the Germanic Ideology, Berkeley : University of California Press, 1961 (ISBN 0520026268).

Traduction française : (fr) Politique et désespoir. Les ressentiments contre la modernité dans l'Allemagne préhitlérienne, Paris : Armand Colin, 1990 (ISBN 2-200-37188-8).

  • (en) The Failure of Illiberalism. Essays on the Political Culture of Modern Germany, New York : Knopf, 1972 (ISBN 0394460871).
  • (en) Gold and Iron. Bismarck, Bleichröder, and the Building of the German Empire, New York : Knopf, 1977 (ISBN 0-394-49545-4).

Traduction française : (fr) L’Or et le fer : Bismarck, Bleichröder et la construction de l’Empire allemand, Paris : Fayard, 1990 (ISBN 9782213023229).

  • (en) Dreams and Delusions. The Drama of German History, New York : Knopf, 1987 (ISBN 0-394-55995-9).

Traduction française : (fr) Rêves et illusions : Le drame de l’histoire allemande, Paris : Albin Michel, 1989 (ISBN 9782226036612).

  • (de) Verspielte Größe. Essays zur deutschen Geschichte, Munich : C. H. Beck, 1996 (ISBN 3-406-41328-5).
  • (de) Das feine Schweigen: Historische Essays, Munich : C. H. Beck, 1999 (ISBN 978-3-406-45674-9).
  • (en) Einstein’s German World, Princeton, NJ : Princeton University Press, 1999 (ISBN 978-0691059396).

Traduction française : (fr) Grandeurs et défaillances de l'Allemagne du XXe siècle : le cas exemplaire d’Albert Einstein, Paris : Fayard, 2001 (ISBN 978-2213609546).

  • (en) Five Germanys I Have Known, New York : Farrar, Straus and Giroux, 2006 (ISBN 0-374-15540-2).
  • (de) Der Westen im 20. Jahrhundert. Selbstzerstörung, Wiederaufbau, Gefährdungen der Gegenwart, Göttingen : Wallstein, 2008 (ISBN 978-3-8353-0254-9).
  • (de) Avec Helmut Schmidt, Unser Jahrhundert: Ein Gespräch, Munich : C.H. Beck, 2010 (ISBN 978-3406601323).

Littérature sur Fritz Stern[modifier | modifier le code]

  • (en) Elster, Robert J. (éd.), The International Who’s Who 2008, Londres / New York : Routledge, 2007, p. 2096 (ISBN 978-1857434156).
  • (en) Mitchell, Allan, Fleeing Nazi Germany. Five Historians Migrate to America, Bloomington, IN : Trafford Publishing, 2011, Chapter 5 : Fritz Stern (ISBN 978-1426955365).

Films[modifier | modifier le code]

  • (de) Fritz Stern – Mein Leben, documentaire de Jean Boué, 2008.
  • (de) Die Brückenbauer Henry Kissinger, Fritz Stern und Lord George Weidenfeld. Jüdische Emigranten und die Wiedervereinigung, documentaire d’Evi Kurz, 2010.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  • (en) Elster, Robert J. (éd.), The International Who’s Who 2008, Londres / New York : Routledge, 2007, p. 2096.
  • (en) Stern, Fritz, Five Germanys I Have Known, New York : Farrar, Straus and Giroux, 2006.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cf. Stern, Five Germanys, p. 29-30.
  2. Cf. id., passim.
  3. Cf. id., p. 67.
  4. Cf. id., p. 23.
  5. Cf. id., p. 125.
  6. Cf. id., p. 116-119.
  7. Cf. id., p. 124-130.
  8. Cf. id., p. 163-165.
  9. Cf. id., p. 173.
  10. a et b Cf. Elster, Who’s Who, p. 2096.
  11. Cf. Stern, Five Germanys, p. 402-403 ; 414.
  12. Cf. id., p. 229.
  13. Cf. id., p. 199-203.
  14. Cf. id., p. 206-215.
  15. Cf. id., p. 270-272.
  16. Cf. id., p. 241-245.
  17. Cf. id., p. 276-286.
  18. Cf. id., p. 364-367.
  19. Cf. id., p. 481-498.
  20. Id., p. 195 ; cf. p. 170 ; 200.
  21. Id., p. 4 ; cf. p. 198-199.
  22. Cf. id., p. 191.
  23. Cf. id., p. 226-228.
  24. Id., p. 203.
  25. Cf. id., p. 203.
  26. Cf. id., p. 228-231 ; 295-299.
  27. Cf. id., p. 164.
  28. Cf. id., p. 299-303 ; 367-371.
  29. Id., p. 10.
  30. a, b et c Id., p. 4.
  31. Id.
  32. Cf. id., p. 344-398.
  33. Id., p. 401.
  34. Cf. id., p. 220-223.
  35. Id., p. 223.
  36. Cf. id., p. 245-261.
  37. Id., p. 339.
  38. Cf. par exemple id., p. 314-343.
  39. Cf. id., p. 247-249.
  40. Cf. id., p. 451-454.
  41. Cf. par exemple id., p. 4.
  42. Cf. id., p. 225-226.
  43. Cf. entre autres id., p. 261-267 ; 515-516.
  44. Cf. entre autres id., p. 411-420.
  45. Cf. id., p. 467-475.
  46. Cf. id., p. 440-451.
  47. Cf. id., p. 172-174.
  48. Cf. id., p. 173-174.
  49. Cf. id., p. 165.
  50. Cf. id., p. 475.
  51. D’autres affiliations citées sur : [1].
  52. Cf. Stern, Five Germanys, p. 423-430.
  53. Cf. id., p. 516-520.