Gerson von Bleichröder

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Gerson von Bleichröder.

Gerson von Bleichröder (22 décembre 1822 à Berlin en Allemagne - 18 février 1893) était un banquier allemand de confession juive, proche du chancelier Otto von Bismarck.

Biographie[modifier | modifier le code]

Gerson von Bleichröder était le fils aîné de Samuel Bleichröder, fondateur de la Bleichröder bank en 1803 à Berlin.

Tout comme son associé Julius Schwabach, il était connu de ses contemporains comme banquier d'Otto von Bismarck et a occupé comme tel, avant tout, une fonction politique comme manœuvre de l'Office des Affaires étrangères (Allemagne). Julius Schwabach et Gerson von Bleichröder étaient actionnaires de l'Agence Continentale, devenue depuis 1865 une société en commandite.

Ami personnel de Richard Wentzel, conseilleur à la cour de l'empereur allemand, il l'a aidé à mener la réforme de 1865 de l'Agence Continentale, dont ce dernier a pris la tête en 1871. Gerson von Bleichröder est paralellement l'inspirateur de la Berliner Bôrsen-Zeitung (1855-1944)[1], qui devient le grand organe financier allemand, dont le succès, tout celui des bourses allemandes, favorise l'expansion du service d'informations économiques et financières de l'Agence Continentale.

Selon la recherche historique, la banque a maintenu de proches contacts avec la famille Rothschild. La banque de Bleichröder fut utilisée comme une succursale à Berlin de la banque des Rothschilds.Gerson Bleichröder faisait en sorte d'étendre cette relation. En 1855 il était à la tête de la banque.

En 1860, la banque Bleichröder était une des premières adresses du marché pour les emprunts de l'État et, avec la banque Kölner.Sal. Oppenheim, le numéro un lors du financement des trains de fer et du financement industriel.

Bleichröder justifia sa position mondiale avec le financement des entreprises russes et du budget de l'État russe. Comme membre éminent du soi-disant consortium Prussien, une association des banques allemandes éminentes, Bleichröder était associé de manière décisive au financement de la monarchie et de l'empire.

Il était considéré par ses contemporains comme l'homme le plus riche de la Prusse et comme l'un des plus riches hommes du monde.

Son action internationale comme émissaire d'Otto von Bismarck est vu au travers de son métier de banquier comme couronnée de succès.

Bismarck utilisait les relations d'affaires des Bleichröders, avant tout, avec les Rothchilds et les autres banquiers privés considérables de toutes les capitales européennes pour recevoir des informations sur la situation économique et politique de ces pays.

Simultanément il profitait que Gerson Bleichröder, social, était en contact avec les économistes et partiellement les élites politiques de ces pays. Puisque Bismarck et Bleichröder avaient confiance l'un envers l'autre et se fréquentaient amicalement.

Le banquier et l'homme privé Bleichröder pouvait devenir le porteur des messages délicats que Bismarck sous couvert officiel, ne voulait pas formuler sur le parquet diplomatique Bleichröder et avec lui les amis banquiers organisèrent le financement de la Guerre austro-prussienne de 1866 par un emprunt de l'État.

Le plan "révolutionnaire", approuvé par Bismarck, d'Abraham Oppenheim et Bleichröder, de privatiser les mines présentes dans l'État de la Saare et financer ainsi la guerre, ne s'imposait pas chez le roi prussien. Bleichröder était associé aux négociations et au déroulement des réparations de guerres françaises à la suite de la Guerre franco-prussienne de 1870 de manière décisive.

Références[modifier | modifier le code]

  1. "Léconomie et les finances dans la presse magazine en France et en Allemagne : étude comparative Thèse de I'Université de Metz en études germaniques d'Isabelle Courbot, sous la direction d'Helga ALBRET, professeur en études germaniques [1]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]