Église Saint-Laurent de Paris

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Église Saint-Laurent
Image illustrative de l'article Église Saint-Laurent de Paris
Présentation
Culte Catholique romain
Type Église paroissiale
Rattachement Archidiocèse de Paris
Début de la construction XVe siècle
Fin des travaux XIXe siècle
Style dominant Gothique
Protection Logo monument historique Classé MH (1945)
 Inscrit MH (1945)
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Paris
Commune Paris
Coordonnées 48° 52′ 29″ N 2° 21′ 30″ E / 48.874849, 2.35831148° 52′ 29″ Nord 2° 21′ 30″ Est / 48.874849, 2.358311  

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Église Saint-Laurent

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Église Saint-Laurent

L'église Saint-Laurent est une église du 10e arrondissement de Paris située dans l'enclos Saint-Laurent, 119, rue du Faubourg-Saint-Martin, 68, boulevard de Strasbourg ou 68, boulevard de Magenta.

L'église est construite sur l'axe nord-sud de Paris qui relie Senlis et Orléans tracé par les Romains au cours de la moitié du Ier siècle av. J.-C. (les actuelles rue du Faubourg-Saint-Martin, rue Saint-Martin, rue Saint-Jacques et rue du Faubourg-Saint-Jacques).

L'église, à l'exception de la façade occidentale, fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 1er février 1945[1]. La façade occidentale, quant à elle, fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 1er février 1945[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Laurent a été fondée au VIe siècle, en même temps qu'un monastère. Située hors les murs, l'église et le monastère furent pillés et détruits par les Normands en 885. Une nouvelle église Saint-Laurent, érigée en paroisse, est attestée en 1180. Cette nouvelle église, devenue trop petite, fut démolie pour faire place à l'église actuelle au début du XVe siècle, elle fut reconstruite dans le style de l'époque : le style gothique flamboyant. Le chœur fut consacré le 14 juin 1429. La structure gothique, les voûtes à pénétration, les fenêtres hautes, le déambulatoire à clefs de voûtes sculptées sont encore visibles, malgré les transformations postérieures.

Plan de 1609 montrant l'église Saint-Laurent

Au XVIIe siècle, l'église n'était pas achevée : il restait la nef à couvrir et la façade à construire. Deux possibilités étaient envisageables pour finir le chantier : finir l'église dans le style d'origine (gothique flamboyant), ou dans le goût de l'époque (classique). Le choix du classicisme fut fait. Cependant, en 1655, on voûta la nef et le transept en croisées d'ogives, les clefs portent les dates 1657 et 1659. C'est la dernière construction parisienne de style gothique flamboyant, un siècle et demi après la fin du XVe siècle, qui s'explique par le sens de l'économie : on a couvert l'église de la façon la plus sensée pour ne pas avoir à démolir pour reconstruire ce qui existait déjà.
En 1621, la première pierre de la façade était posée. Cette façade était composée selon le schéma à l'italienne (façade de style classique, comme celle de l'église Sainte-Élisabeth-de-Hongrie, ou de la chapelle de la Sorbonne).

En 1633 Vincent Depaul[2] sera à l'origine avec Louise de Marillac dont il était le confesseur, de la création des filles de la Charité « au service des enfants trouvés et des malade » qu'il installera à partir en 1641[3] ou 1642[4] sur la paroisse Saint-Laurent. En 1660 le corps de Louise de Marillac est inhumé en l’église Saint-Laurent et y reste jusqu'en 1755, avant d'être transféré en la chapelle de l’actuelle maison-mère des filles de la Charité.

En 1654, sans doute sous la direction d'Antoine Le Pautre, le chœur est redécoré. Les arcades de l'abside sont dissimulées par un décor de pierre à colonnes corinthiennes, frontons et cartouches. Derrière l'Autel, un retable monumental en forme d'arc de triomphe encadrait un bas-relief de Gilles Guérin (ce bas-relief est aujourd'hui disparu). Selon certains auteurs, cette intervention est du fait de François Blondel. François Blondel a décoré la chapelle des Trois Marie, détruite en 1712 et remplacée par l'actuelle chapelle de la Vierge.

L'église Saint-Laurent est rebaptisée temple de l'Hymen et de la Fidélité pendant la Révolution[5].

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Sous le second Empire, les boulevards de Magenta et de Strasbourg furent percés respectivement en 1855 et en 1852. L'église Saint-Laurent était en retrait de l'alignement du boulevard de Strasbourg. Pour y remédier, la façade du XVIIe siècle fut détruite, et entre 1863 et 1867 l'architecte Simon-Claude Constant-Dufeux allongea l'église d'une travée, et reconstruisit une façade de style néogothique (néo-XIIIe siècle) ornée de sculptures. Il construisit également une flèche en plomb. Un fronton en lave émaillée signé Paul Balze est rajouté en 1870.

Les trois premiers Sanson, bourreaux de Paris, y reposent avec certains autres membres de leur famille[6].

Description[modifier | modifier le code]

La chapelle du Sacré-Coeur à gauche est ornée de peintures de Jean-François Brémond[7]:

  • La descente de Jésus aux enfers (1845)
  • Adoration du Sacré-Coeur (1846)
  • Jésus adoré par la Sainte Vierge et Saint Joseph (1846)

L'orgue[modifier | modifier le code]

L'orgue fut achevé en 1685 par le facteur François Ducastel et son fils Hippolyte, il fut repris par Nicolas Collar entre 1725 et 1732, agrandi et transformé en 1767 par François-Henri Clicquot, reconstruit par Joseph Merklin de 1864 à 1867, puis restauré en 1942 par Jacquot-Lavergne et enfin par Jean Renaud en 1993. L'orgue comporte 42 jeux disposés sur 3 claviers.

Personnalités[modifier | modifier le code]

Animation religieuse de la paroisse[modifier | modifier le code]

Depuis septembre 2007, l'animation de la paroisse a été confiée à la Communauté de l'Emmanuel par l'évêque de Paris, Monseigneur André Vingt-Trois.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Accès[modifier | modifier le code]

Ce site est desservi par la station de métro Gare de l'Est.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Notice no PA00086488 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. Selon Hoefer (Nouvelle biographie générale, T42, 1866), les signatures authentiques du saint portent le nom « Depaul » écrit en un seul mot. C'est cette orthographe qui est utilisée en Amérique du Nord.
  3. [PDF]Saint Vincent de Paul et Sainte Louise de Marillac Leurs Relations - Louis Deplanque - 1936 (p. 22)
  4. Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris, Volume 3 - Lebeuf (Abbé) (p. 354)
  5. Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments par Félix Lazare,... et Louis Lazare,... 1844-1849 (p. 367)
  6. Sept générations d'exécuteurs, 1688-1847 : mémoires des Sanson., Henri-Clément Sanson, ed. Dupray de La Mahérie, Paris, 1862-1863, tome 6, p. 151.
  7. Source : Paroisse Saint-Laurent
  8. Registre des baptêmes de la paroisse Saint-Laurent de Paris, années 1802-1806, cité dans Anne Girollet, Victor Schœlcher, abolitionniste et républicain : approche juridique et politique de l'œuvre, Paris, Karthala, coll. « Hommes et sociétés »,‎ 2000, 409 p. (ISBN 2-84586-004-8 et 978-2-84586-004-9, OCLC 406477634, notice BnF no FRBNF37094080), p. 24.