Fondation d'entreprise Louis Vuitton

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Fondation d'entreprise
Louis Vuitton
La fondation, le 18 octobre 2014
La fondation, le 18 octobre 2014
Informations géographiques
Pays Drapeau de la France France
Ville Paris
Adresse Avenue Mahatma-Gandhi,
75116 Paris
Coordonnées 48° 52′ 36″ N 2° 15′ 49″ E / 48.876729, 2.26357448° 52′ 36″ Nord 2° 15′ 49″ Est / 48.876729, 2.263574  
Informations générales
Date d’inauguration 20 octobre 2014
Collections Art contemporain
Informations visiteurs
Site web http://www.fondationlouisvuitton.fr

La Fondation d'entreprise Louis Vuitton, anciennement Fondation d'entreprise Louis Vuitton pour la création[1], lancée en octobre 2006, a été créée par le groupe LVMH et ses maisons. Elle a pour objectif de promouvoir l’art et la culture et de pérenniser les actions de mécénat engagées depuis 1990 par le groupe.

Le bâtiment, conçu par l'architecte Frank Gehry, est situé au Jardin d'acclimatation, dans le bois de Boulogne. L'inauguration a eu lieu le 20 octobre 2014[2].

Historique[modifier | modifier le code]

Projet[modifier | modifier le code]

En 2001, Bernard Arnault rencontre Frank Gehry, architecte récompensé du prestigieux prix Pritzker en 1989. Il lui confie le projet d’un édifice pour la Fondation Louis Vuitton pour la création, à Paris, au sud du Jardin d'acclimatation, à l’orée du bois de Boulogne.

Frank Gehry visite le jardin et découvre un site exceptionnel chargé d’histoire. Il imagine alors une architecture de verre inspirée par le Grand Palais, mais aussi par les structures de verre, le Palmarium par exemple, qui ornaient le Jardin d’Acclimatation dès 1893[3]. Sous la main de l’architecte, l’édifice en verre prend l’allure d’un voilier aux voiles gonflées par le vent. Ces douze voiles de verre (chacune de forme et de courbure différentes, soutenue par un jeu sophistiqué de poutres en acier et en bois, et comportant 3 600 panneaux de verre sérigraphié Saint-Gobain) enveloppent l’« iceberg », une succession de formes blanches portant des terrasses arborées et flottant sur un bassin d'eau[4].

Afin d’inscrire au mieux le bâtiment dans l’environnement du Jardin d'acclimatation, la fondation a réalisé un plan d’aménagement renouant avec les principes fondateurs des jardins paysagers du XIXe siècle. Il relie l’édifice avec le Jardin d’acclimatation au nord, et avec le bois de Boulogne au sud.

Construction[modifier | modifier le code]

« La construction d’une fondation au sein de laquelle pourrait se cristalliser une partie du mécénat s’imposait. Un espace nouveau qui ouvre le dialogue avec un large public et offre aux artistes et intellectuels une plateforme de débats et de réflexion », révélait Bernard Arnault lors de la présentation officielle du projet.

La réalisation de ce projet sans précédent a nécessité des développements technologiques extrêmement innovants, dès la phase de conception, en 2008, avec l’utilisation d’un logiciel de conception 3D, Digital Project, spécialement adapté de l’industrie aéronautique. Toutes les équipes de la maîtrise d’œuvre ont travaillé simultanément sur le même modèle numérique afin que les spécialistes puissent échanger leurs informations en temps réel.

Le bâtiment, construit à la place d'un ancien bowling, a une surface de 11 700 m2 et dépasse les 40 mètres de haut[5].

Au total, la construction du bâtiment aura nécessité le travail conjoint d'ingénieurs et de plus de 700 ouvriers. Une trentaine de brevets ont également été créés, notamment pour les accroches des voiles de verre soumises à une forte prise au vent[6].

Opposée à cet édifice, une association de défense du parc, la Coordination pour la sauvegarde du bois de Boulogne, a saisi la justice administrative, en attaquant, avec succès, à la fois l'autorisation foncière délivrée par une délibération du conseil de Paris et le permis de construire, finalement annulé le 20 janvier 2011[7]. Pour sauvegarder le projet de musée, la ville de Paris a, sur le premier point, modifié son règlement d'urbanisme. Sur le permis de construire, la ville et la Fondation Louis Vuitton ont obtenu en avril 2011 de pouvoir continuer les travaux.

Par ailleurs, dans le cadre d'un projet de loi sur le prix du livre numérique, a été glissé un cavalier législatif consolidant le permis de construire. L'association a alors saisi le Conseil constitutionnel en déposant une question prioritaire de constitutionnalité (QPC). Celle-ci visait ce « cavalier » législatif. Le 24 février 2012, elle a été repoussée par le Conseil constitutionnel parce que la disposition visée « répond à un but d'intérêt général suffisant[8]. »

En 2012, la construction de l’édifice aborde une étape déterminante avec l’installation des voiles de verre. Ces voiles sont constituées de 3 600 panneaux de verre, tous uniques et courbés spécifiquement pour épouser les formes dessinées par l’architecte. Les verrières, soutenues par des poutres de bois et de fer, recouvrent au total 13 500 mètres carrés[9]. Les équipes participant à la construction du bâtiment de la Fondation ont été récompensées par plusieurs prix d’architecture en France[10] et aux États-Unis[11].

Le montant des travaux, qui a dépassé les 100 millions d'euros prévus initialement, n'a pas été rendu public[12].

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Le musée[modifier | modifier le code]

Financé par LVMH, le musée est dédié à l'art contemporain. Il comporte 11 galeries destinées à présenter différentes collections, expositions, interventions d'artistes ainsi qu'un auditorium de 400 places[13]. L'inauguration est prévue avec le pianiste chinois Lang Lang et le groupe électro allemand Kraftwerk. L'acoustique est assurée par le duo Toyota-Nagata qui a fonctionné pour le Walt Disney Concert Hall de Los Angeles.

La Fondation n'est pas seulement un centre d'art contemporain. Elle est aussi un lieu de débats, de colloques, de séminaires, de master class et une scène accueillant du spectacle vivant, du cinéma, de la vidéo... La Fondation est aussi à l'origine de commandes auprès d'artistes. "Nombre de ces musées privés ouverts dans le monde ont souvent de beaux écrins architecturaux mais pas forcément conscience de ce que signifie avoir une institution, avec une vision spécifique, une programmation digne de ce nom, un rôle pédagogique réel. La Fondation Louis Vuitton va être un stimulant positif pour les autres" a précisé Jérôme Sans. Les premières commandes ont été réalisées auprès d'Ellsworth Kelly, Olafur Eliasson, Janet Cardiff et George Bures Miller (avec la participation de Scott Tixier et Tony Tixier), Sarah Morris, Taryn Simon, Cerith. Wyn. Evans et Adrian. Villar Rojas.

La Direction artistique de la Fondation Louis Vuitton est assurée par Suzanne Pagé, ancienne directrice du Musée d'art moderne de la ville de Paris.

La collection d'art de la Fondation mettra en valeur des artistes comme Gerhard Richter, Bertrand Lavier, Christian Boltanski, Olafur Eliasson, Thomas Schütte ou Pierre Huyghe...

Édifié sur un terrain de la ville de Paris, le bâtiment appartiendra à la ville dans cinquante cinq ans.

Galerie[modifier | modifier le code]

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Notes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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