Olafur Eliasson

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Olafur Eliasson en 2009

Olafur Eliasson est un artiste contemporain danois, né à Copenhague le 15 février 1967. Il est fortement attaché à l'Islande, pays d'origine de ses parents, où il a passé une partie de son enfance. Il grandit dans la ville portuaire de Holbaek.

Dès 1993, il s'établit à Cologne puis à Berlin en 1994. En 1989, il intègre l'Académie des beaux-arts du Danemark où il obtient son diplôme en 1995. Cette même année, il s'installe dans un atelier de la Rungestraße à Berlin, où il vit et travaille en même temps.

L'une des spécificités de son travail réside dans l'intérêt qu'il porte à la surface, la structure cristalline, les déformations, la lumière et ses effets, la couleur, les formes géométriques sans oublier la dimension narrative, dans le sens où ses œuvres laissent facilement une trace dans la mémoire sous forme d'image ou de sensation.

Olafur Eliasson qualifie son atelier de studio-laboratoire où le questionnement, la recherche et l'expérimentation constituent la base essentielle de sa démarche artistique. Ses œuvres intègrent les notions d'espace et de temporalité, du design et de la science qu'il met en relation. L'artiste réussit ainsi à lier des domaines qui ne présentent pas forcément de points communs au premier abord.

Son œuvre explore la relation existant entre la nature et la technologie, comme lorsque des éléments tels que la température, l'olfactif ou encore l'air se convertissent en partie en éléments sculpturaux et en concepts artistiques[1].

Le Studio[modifier | modifier le code]

« Un artiste est impliqué dans la vie, dans la réalité du monde, dans l'idée du progrès. Mon studio est construit sur cet engagement. » Olafur Eliasson [2]

De ses débuts, dans son premier atelier berlinois où il travaille seul dans un premier temps, puis aidé de deux ou trois assistants, le studio Eliasson ne cesse de grandir. En 2002, il s'établit dans les locaux d'un entrepôt désaffecté, non loin du musée d'art contemporain Hamburger Bahnhof, à l'Ouest de Berlin (près du mur).

Actuellement, il regroupe une trentaine de personnes, aux nationalités et compétences diverses, à savoir des architectes, artistes, techniciens mais également des historiens d'art. On compte notamment parmi eux : Caroline Eggel (historienne d'art), Anna Engberg-Pedersen (historienne d'art), Daniel Largon (artiste), Andreas Eggetsen (architecte), Kerstin Schmidt (architecte), Sebastian Behmann (architecte), Ricardo Gomes (architecte), Ben Allen (architecte)...

Les architectes constituent la majorité de cette équipe pluridisciplinaire. Si la plupart des collaborateurs de l'artiste sont employés de manière permanente, d'autres personnes interviennent sur des projets spécifiques de manière occasionnelle. Ce fut notamment le cas pour le philosophe Paul Virilio, le théoricien des sciences Bruno Latour ou encore de célèbres architectes tels que Yona Friedman et Rem Koolhaas.

D'autre part, il entretient une étroite collaboration avec l'architecte, théoricien et artiste islandais Einar Thorstein depuis une dizaine d'années. Leur première réalisation commune est un pavillon datant de 1996.

En 2007, l'artiste se lance à nouveau à la recherche de locaux plus spacieux permettant d'accueillir en plus de l'atelier de production, un espace réservé à la réalisation de projets en collaboration avec des étudiants, ceci lui permettant d'élargir son champ d'expérimentation. Cette démarche suit la volonté de rassembler la pratique de l'atelier d'artiste et la théorie de la formation académique.

Le studio est perçu comme une machine performante. Bien qu'essentiel pour la réalisation et l'expression artistique, il représente un outil pour la conception et non le thème de son art.

Aujourd'hui, le studio Eliasson est probablement l'un des plus importants dans le monde de l'art. L'artiste revêt parfois un statut particulier au sein de "l'entreprise" : celui de « client » dans le sens où il ne réalise pas forcément seul toutes les étapes du projet. Il se caractérise comme un « donneur d'idées », un « inventeur de concepts ». Il est en quelque sorte le chef d'orchestre, confiant diverses missions à ses collaborateurs.

Les œuvres de l'artiste portent en elles les traces de l'expérimentation. Ainsi, les étapes de recherche, de fabrication et de finalisation sont aussi importantes les unes que les autres : elles constituent la finalité-même de "l'objet d'art". Cependant, le questionnement et le processus expérimental apparaissent aux yeux de l'artiste bien plus enrichissant que la réponse en elle-même.

Le dépassement perpétuel des limites connues constitue le principal moteur de son inspiration. Il exploite tous les champs du réel afin de créer une composition originale et innovante.

La lumière, et en particulier ses effets visuels, occupent une place importante dans sa recherche artistique. Un espace a d'ailleurs été aménagé à cet effet, entièrement blanc, afin d'optimiser la perception des sujets selon le type d'éclairage employé. La couleur est très présente dans ses œuvres, selon lui : « [elle] intensifie la réalité à tout moment. » [3]

Pour lui, l'esprit et le corps ne font qu'un, de même que le titre de l’œuvre et l’œuvre elle-même. Dans l'intitulé de ses travaux, Eliasson fait souvent appel au pronom personnel "Your" ("ton/ta" ou "votre" en français).

Son langage artistique se définit à travers la mise en scène des espaces et l'intervention des spectateurs, qui prennent le rôle d'acteurs. Une grande part de liberté est laissée à chacun dans son appropriation et son interprétation personnelle.

Le Studio possède son propre magazine : TKT (initiales correspondant à "Take Your Time", "Prends ton temps" en français). Celui-ci paraît trois fois par an[4].

Quelques-unes de ses œuvres majeures[modifier | modifier le code]

  • 1993 – Beauty
  • 1998 – Green River (Tokyo, Stockholm, Los Angeles, Moss, Bremen)
  • 1999 - Camera obscura
  • 2001 – The mediated motion
  • 2001 - Kaleidoscope
  • 2002 – Your spiral view
  • 2003 – The Weather Project
  • 2003 - The blind Pavillon (Biennale de Venise)
  • 2003 - La situazion antispettiva
  • 2005 – Your invisible house
  • 2006 – Eye see you
  • 2007 - Your mobile expectations - BMW H2R Project
  • 2008 - The New-York city waterfalls
  • 2009 – Your atmospheric colour atlas
  • 2009 - Starbrick
  • 2010 – Your blind movement
  • 2011 – Your rainbow panorama
  • 2012 – Cold wind sphere


Beauty, Beauté - 1993

Cette installation a été exposée aux musées d'art moderne de San Francisco, New York et Dallas. La beauté éphémère est traduite à travers cette œuvre. Grâce à l'utilisation de l'eau et du principe de la diffraction de la lumière, un arc-en-ciel plongé dans une pièce obscure apparaît. Un tuyau d'arrosage percé est disposé au plafond : sous la pression l'eau jaillit, créant un véritable rideau brumeux multicolore. L'intensité de l'arc-en-ciel varie selon l'endroit où le visiteur se trouve et la position qu'il adopte. Le voile d'eau représente ici la fragilité allant de paire avec la notion d'éphémère, tandis que les ondes lumineuses visibles composant la lumière blanche symbolisent la beauté[4].


Camera Obscura – 1999

Olafur Eliasson réutilise le principe de la camera obscura, connu depuis le XIe siècle. Ce dispositif optique se base sur l'émission d'un faisceau lumineux à travers une faille inscrite dans la paroi d'une pièce obscure. Cela permet d'obtenir une image inversée de l'extérieur. Dans sa première réalisation, l'artiste met en place un miroir reflétant une image de l'extérieur. Une lentille permet de concentrer l'image sur une surface horizontale dans la pièce. Cette installation a été mise en œuvre au Musée d'Art Moderne de la ville de Paris en 2002, où une partie de la tour Eiffel était ainsi projetée[5].


Green River, Rivière verte - 1998-2001

Ce projet[6] a été réalisé dans 6 lieux différents : Brême (Allemagne, 1998), Moss (Norvège, 1998), Route du bas Fjallabak (Islande, 1998), Los Angeles (États-Unis, 1999), Stockholm (Suède, 2000), et Tokyo (Japon, 2001). Le principe était de déverser de l'uranine dans des cours d'eau afin de modifier de manière radicale leur apparence et la relation qu'ils entretiennent avec l'environnement immédiat. Ce bouleversement visuel et physique a suscité diverses réactions de la population selon leur localisation géographique. Le produit introduit dans l'eau est une teinture aquasoluble, la fluorescéine, utilisée pour détecter les différents courants marins et océaniques. La couleur verte habituellement associée à la Nature transparaît dans ces contextes de manière très artificielle[7].


Kaléidoscope – 2001

Le kaléidoscope, de forme hexagonale, se compose de 6 panneaux de miroir. La structure est suspendue au plafond. Ouverte à ses deux extrémités, le tunnel offre une vision démultipliée de l'espace et de ses spectateurs. Celui-ci a été exposé au ZKM à Karlsruhe en Allemagne. Le principe du kaléidoscope a fait l'objet de nombreuses expérimentations. L'artiste s'intéresse à la structure des cristaux, composée d'une multitude de facettes. Cela lui permet d'augmenter la surface de ses œuvres[8].


The mediated motion, Le mouvement maîtrisé - 2001

Cette série d'installations a investi le bâtiment de la Kunsthaus de Bregenz, en Autriche avec lequel l'artiste et le paysagiste Günther Vogt ont tenté d'établir un réel dialogue. Celles-ci s'organisent sur 4 niveaux. Le rez-de-chaussée accueille un amas de bûches sur lequel se développent des champignons (lentuna edodes). Au premier niveau, on trouve une série de pontons survolant un bassin rempli d'une multitude de lentilles aquatiques (lemna minor). Le parcours se poursuit au deuxième étage, où de la terre compressée formant une pente douce recouvre entièrement le sol. Pour accéder au dernier niveau le visiteur emprunte un escalier en bois brut (superposé à l'escalier de béton existant) afin de ne pas interrompre le lien d'un paysage à un autre. On arrive enfin sur une passerelle suspendue, se terminant brusquement sur un mur aveugle, obligeant le promeneur à rebrousser chemin. Cet effet de rupture est d'autant plus fort que la pièce est plongée dans un épais brouillard. Il s'agit d'une réelle promenade architecturale. Pour Eliasson le musée représente une «machine de vision» défiant nos sens et nos pensées[9].


Your spiral view, Ta vision en spirale - 2002

Cette installation se présente sous la forme d'un tunnel, composé de deux spirales imbriquées en acier à poli miroir. Le spectateur bénéficie d'une vue légèrement surélevée. La géométrie génère une impression de mouvement, dont la direction est difficile à discerner, l'image est répétée à l'infini[10].


La situazione antispettiva – 2003 (50e biennale de Venise)

Ce pavillon est composé d'environ 250 cônes polygonaux en acier inoxydable, poli sur sa face intérieure, et laissé brut à l'extérieur avec des boulons apparents en acier non traité. Les visiteurs peuvent apercevoir depuis l'extérieur, l'intérieur du kaléidoscope à travers les extrémités tronquées des cônes. Une fois à l'intérieur, le visiteur bénéficie d'une vue à 360°, où son image est reflétée à l'infini grâce aux nombreuses imbrications des facettes[11].


The Weather Project, Le projet météorologique - 2003

Ce projet a investi le Hall de Turbine de la Tate Modern de Londres. Un écran semi-circulaire est suspendu à 7,70m du fond de la salle. Ce dernier est rétroéclairé par environ 200 ampoules à monofréquence. Des cadres en aluminium sont suspendus sur un plafond tendus d'un film miroir, donnant l'impression que le volume est deux fois plus important. Derrière cette installation les visiteurs peuvent découvrir la mise en œuvre de ce dispositif de même que la partie supérieure du miroir est visible depuis l'étage supérieur du musée. Les visiteurs sont plongés dans un brouillard artificiel, grâce à la présence d'humidificateurs, ce qui permet de renforcer le jeu d'illusion et de désillusion instauré par l'artiste. Plus de deux millions de visiteurs ont pu participer à l'expérience. Grâce à ce projet, Olafur Eliasson devient un personnage public[12].


Your invisible house, Ta maison invisible - 2005

Il s'agit d'un pavillon réalisé en acier et vitres en verre-miroir, comportant deux parties similaires disposées l'une à l'intérieur de l'autre. Cette construction géométrique permet d'obtenir une multitude de perspectives différentes. Le cadre naturel se reflète dans les facettes brillantes du pavillon : l'environnement et la structure, ainsi dématérialisée, fusionnent[13].


Eye see you, L'œil te voit - 2006

Ce travail fut l'objet d'une commande de Louis Vuitton Malletier, pour ses boutiques de luxe, et fut installé dans 360 boutiques à travers le monde durant la période de Noël, dont la célèbre 5e avenue de New York. Pour cela, Olafur Eliasson a utilisé le principe du four solaire, généralement employé pour la cuisson des aliments grâce au rayonnement solaire. Celui-ci est réalisé en poli miroir. En son centre, une lampe au sodium émettant une lumière monofréquence illumine la rue et crée des jeux de réflexion avec les voitures passantes ainsi qu'avec le vitrage des magasins avoisinants. La perception de cet « objet » varie en fonction de la position du spectateur grâce à la présence d'un disque de verre chromatique devant la lampe. Ce projet fait référence à la notion de « regarder » et « d'être regardé » : les passants peuvent observer l'objet dans la vitrine qui leur renvoie leur propre image. Ce reflet incarne le désir envers un objet de consommation inabordable pour beaucoup. La question de la mesure de la valeur est alors posée. Il est important de noter que l'ensemble des honoraires a été reversé à la fondation 121ethiopia, créée par l'artiste et son épouse[14].


Your mobile expectations – BMW H2R Project, Tes espérances mobiles - projet de la BMW H2R – 2007

La firme BMW a fait appel à Olafur Eliasson pour créer une Art Car. Le travail sur ce projet a débuté en 2005, avec la livraison d'une BMW H2R à moteur hydrogène. Une équipe formée d'architectes, de designers, de scientifiques et de théoriciens a participé à l'élaboration de ce projet. Les objectifs étaient de travailler sur la mobilité, la perception, le design et l'architecture. « Le but de cette recherche était de considérer la voiture non comme un objet, mais comme une partie d'un ensemble complexe de relations et d'échanges avec l'environnement.» Olafur Eliasson [15] La structure a subi une série de tests. Complètement dévêtu de son corps d'alliage d'origine, le véhicule a reçu un nouveau cadre constitué de barres en acier. Dans un premier temps, le dôme géodésique ainsi créé fut entièrement recouvert de glace - le véhicule étant conservé dans un pavillon où la température était inférieure à 0°C. Lors de la seconde étape, deux milles litres d'eau ont été projetés sur la structure en acier soudé et miroirs. Une peau de glace et des stalactites se sont développées entre les deux couches. Enfin, la art car fut mise en lumière depuis l'intérieur par une lampe monofréquence.


"Pour la petite histoire..."

La collection des voitures d'art de la firme BMW a débuté en 1975. Elle compte aujourd'hui 16 réalisations signées par divers artistes mondialement reconnus tels que David Hockney, Jenny Holzer, Roy Lichtenstein, Frank Stella, Robert Rauschenberg, ou encore Andy Warhol. C'est d'abord le pilote français Hervé Poulain qui fait appel à son ami et artiste Alexandre Calder afin qu'il lui peigne sa voiture de course BMW au début des années 1970. Ceci amena la firme BMW à développer ce concept. Parcourant différents musées et galeries à travers le monde tels que le Louvre à Paris, le Palazzo Grassi à Venise, le Powerhouse Museum de Sydney ou encore les musées Guggenheim de New York et Bilbao, les Arts Cars sont exposées de manière permanente au Musée BMW de Munich[16].


The New-York city waterfalls, Les Cascades de New York – 2008

Il s'agit d'une installation temporaire réalisée de juillet à octobre 2008 à la suite d'une commande du Public Art Fund de New York. Dans le secteur de l'East River, quatre cascades artificielles ont été créées grâce à des structures imposantes (30 à 40 m de haut) composées d'échafaudages, et de pompes reliées à des tuyaux. L'une était située sous le pont de Brooklyn, une autre entre les appontements 4 et 5 de Brooklyn, et les deux dernières à Lower Manhattan (appontement 35) et sur Governors Island. Ce projet s'inscrit dans la continuité des premières œuvres réalisées en 1998, Waterfall et Reversed Waterfall ainsi que Waterfall en 2004[17].


Your atmospheric colour atlas, Ton atlas d'ambiance colorée - 2009

Connu pour explorer les modes de la perception humaine à travers ses œuvres, Olafur Eliasson en fait une nouvelle fois la démonstration au musée d'art contemporain du XXIe siècle de Kanazawa, au Japon en 2009. Dans cette installation, l'artiste parvient à capturer la lumière colorée dans la brume via une approche originale mêlant effets lumineux, eau et brouillard. L'utilisation de vert, de bleu et de rouge fluorescents permet aux spectateurs de percevoir toute la palette du spectre lumineux alors qu'ils déambulent dans la pièce. De cette manière, le visiteur s'immerge totalement dans une expérience sensible de l'espace[18].


Your rainbow panorama, Ton panorama en arc-en-ciel - 2011

Depuis mai 2011, "Your rainbow panorama" a investi l'ARos Kunstmuseum, réalisé par l'architecte Schmidt Hammer Lassen, dans la ville de Aarhus au Danemark. Des panneaux transparents aux couleurs du spectre chromatique bordent un couloir circulaire de 52 mètres de diamètre et de 3 mètres de large. Situé au sommet du bâtiment, la promenade offre une vue dégagée à 360° sur la ville danoise. Véritable arc-en-ciel en lévitation, les visiteurs suspendus entre la ville et le ciel, participent à une véritable expérience sensorielle[19],[3].


Starbrick

Ce qui fait l'une des singularités de la Starbrick est le fait qu'il s'agisse de la première réalisation commercialisée en édition illimitée. Développée comme un module, sa structure la rend extrêmement polyvalente. Le luminaire peut aussi bien être suspendu au plafond, que posé simplement sur le sol ou disposé sur un meuble. L'assemblage de modules peut se faire à l'infini. La structure de base du module consiste en un cube sur lequel six surfaces cubiques supplémentaires ont été ajoutées et positionnées selon un angle à 45°. Ces dernières permettent l'imbrication de la starbrick avec d'autres modules. Les dimensions de "l'objet" sont de 550 × 560 × 460 mm pour une masse de 7 kg. La starbrick est formée de composants de polycarbonate de surface noire matte, modelés par injections. Dans le cœur, les surfaces de miroir jaune semi-transparent sont rétroéclairées par des LED. L'intensité lumineuse peut être contrôlée grâce à une télécommande permettant de varier les ambiances[20].

Récompenses[modifier | modifier le code]

Le 16 mai 2007, il reçut le prix Joan Miro, organisé conjointement par la fondation Miro de Barcelone et la Fondation Caixa Girona. Une donation de 70 000 euros a été remise à l'artiste ainsi qu'un trophée dessiné par André Ricard. Un an plus tard, la fondation Joan Miro et le Centre culturel de Caixa Girona ont accueilli en juin 2008 une exposition de l'artiste spécialement créée pour ces deux lieux, dont le thème principal était celui de la perception des couleurs et de la lumière à travers les espaces et la capacité du spectateur à s'interroger sur la nature des choses par la conscience et l'expérimentation physique[21],[22].


Take your Time, MoMA, 2008

Voir aussi[modifier | modifier le code]

  • Umschreibung
  • Sciences Po-The sun has no money by Olafur Eliasson [1]
  • Your rainbow panorama [2]
  • Olafur Eliasson : Playing with space and light [3]
  • The weather Project [4]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. cf : Olafur ELIASSON et Anna ENGBERG-PEDERSEN, Studio Olafur Eliasson, an Encyclopedia, Taschen, Cologne, 2008, p.32-45
  2. http://www.artmediaagency.com/50526/olafur-eliasson-la-star-de-lart-danois/
  3. a et b http://www.olafureliasson.net/pdf/Eliasson_Your_rainbow_panorama_statement.pdf
  4. a et b cf : Olafur ELIASSON et Anna ENGBERG-PEDERSEN, Studio Olafur Eliasson, an Encyclopedia, Taschen, Cologne, 2008, p.125
  5. Ibid, p.374
  6. Qui ressemble beaucoup à ce que l'artiste Uriburu fait depuis 1968, où il derversa de la fluorescéine dans le grand canal à l'occasion de la Biennale.
  7. Ibid, p.258-259
  8. Ibid, p.244-245
  9. ibid, p.224-227
  10. Ibid, p.250-251
  11. Ibid, p. 314-317
  12. ibid, p.115-123
  13. ibid, p.306-307
  14. Ibid, p. 484-485
  15. Ibid, p.426-434
  16. idem
  17. Ibid, p. 360-361
  18. http://www.tumblr.com/tagged/your-atmospheric-colour-atlas
  19. http://www.arcspace.com/architects/olafur_eliasson/rainbow-panorama/rainbow-panorama.html
  20. http://www.starbrick.info/fr/olafur-eliasson.html
  21. http://www.artmediaagency.com/tag/prix-joan-miro/
  22. http://www.fundaciomiro-bcn.org/

Sources[modifier | modifier le code]