Fessée

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La fessée est l’administration, avec la main nue ou munie d’un instrument, de coups donnés sur les fesses. Elle est actuellement le plus souvent utilisée comme punition envers les enfants, mais peut parfois être utilisée entre adultes consentants dans une option érotique.

Représentation médiévale d'un écolier fessé aux verges.

Une histoire de la fessée[modifier | modifier le code]

Instruments pouvant servir à administrer une fessée[modifier | modifier le code]

Dessin humoristique de 1860.
La fessée
Photo de Giorgio Conrad

Autres que la main nue, divers instruments ont été ou sont employés pour administrer une fessée :

  • canne souple en rotin (le célèbre caning tel qu'il se pratiquait dans les écoles du Royaume-Uni et dans de nombreux pays du Commonwealth). Le caning scolaire et judiciaire existe toujours dans certains pays d’Asie comme Singapour et la Malaisie.
  • ceinture (ou ceinturon)
  • chicotte (fouet en cuir utilisé dans certains pays d’Afrique comme le Congo[Lequel ?] et le Bénin)
  • cravache
  • escourgée (sorte de fouet ou verges; ce mot n'est plus utilisé en français mais a donné naissance au mot anglais scourge.)
  • férule
  • fouet (a simple =) lanière, sans ou avec poignée
  • martinet (sorte de petit fouet constitué de plusieurs lanières de cuir rattachées à un manche, naguère très utilisé en France)
  • paddle, planche en bois épais, parfois preforé; cette pratique, populaire en Amérique du Nord, est illustrée dans le film Le Cercle des poètes disparus (1989)
  • brosse (renversée), cuillère en bois
  • savate ('pantoufle', comme le slipper anglais) ou autre soulier
  • tawse (sorte de bande de cuir épais fendue sur environ la moitié de la longueur en deux ou plus de lanières, qui était naguère utilisée en Écosse et autre part dans des pays de l'empire Britannique)
  • verges, surtout fait de bouleau, saule ou noisetier

Histoire de la fessée punitive[modifier | modifier le code]

De tous temps la fessée semble avoir été utilisée pour punir les agissements considérés comme inacceptables, qu’il s’agisse des erreurs de conduite des enfants ou des adultes jugés par leurs parents ou leurs supérieurs hiérarchiques. S’agissant des enfants, les ethnologues nous apprennent que dans les sociétés humaines primitives, ils étaient d’autant plus battus que ces sociétés étaient plus guerrières (Montagu[1], Prescot[2]). La fessée des enfants semble être un acquis culturel qui, s’il s’est développé parallèlement à d’autres violences telles que les rites d’initiation ou les sacrifices, a fait une carrière beaucoup plus longue[3],[4],[5],[6].

La Bible évoque maintes fois ce sujet mais de façons quelque peu contradictoires, ainsi dans l'Ecclésiastique on peut lire « celui qui aime son fils lui donne souvent le fouet » mais dans "Les Proverbes" on note « un reproche fait plus d'effet à un homme intelligent que cent coups à un sot ».

N’oublions pas qu’à cette époque, le pater familias romain pouvait mettre à mort son fils sans avoir à fournir aucune justification, les peines se déclinant pour les adultes en crucifixion, noyade, pendaison, bûcher, jetée aux loups…, mœurs qui ne s'adoucirent qu'au début de l'ère chrétienne : la fessée fait pâle figure auprès de ces violences punitives ! Mais si on évoque les bastonnades « cul nu » reçues en public dans de grandes cérémonies punitives telles qu’elles étaient pratiquées en France mais aussi en Italie, en Russie[réf. nécessaire] et certainement ailleurs, ces punitions n’étaient pas si légères.

Au Moyen Âge, en France, on note un adoucissement progressif des mœurs et les amendes remplacent souvent les punitions physiques pour ceux qui sont en mesure de les payer, à l’école comme en justice pénale! Tandis qu’à la maison le fouet reste toléré.

Mais à la Renaissance, le système éducatif se durcit[7] et instaure une discipline de plus en plus sévère et les fessées au fouet ou à la férule vont à nouveau remplacer les amendes. On voit apparaître des « fesseurs » dans les institutions religieuses et en droit pénal, une grande majorité des délits sont alors punis par le fouet dont le nombre de coups est proportionnel à la faute commise.

Puis sous l’influence des philosophes du siècle des Lumières, on remplace peu à peu les peines physiques par la prison pour les adultes, tandis qu’une grande latitude est laissée aux parents et aux maîtres pour fesser les enfants. L’emploi de la férule pour fesser sera longtemps encore maintenu, surtout dans les institutions religieuses.

Le 6 janvier 1881, un règlement vient interdire les punitions corporelles dans les écoles et une loi institue en 1889 la notion de « déchéance paternelle » en cas de trop mauvais traitements des enfants, loi suivie en 1898 par l’autorisation donnée aux juges de placer ces enfants à l’Assistance publique.

Mais c’est à cette époque qu’en Allemagne le Docteur Schreiber[8] prescrit dans ses écrits sa fameuse « Pédagogie Noire » qui visait, par des fessées très tôt administrées, à « diriger l’enfant d’un seul regard ». Son fils ainé est devenu fou, l’autre s’est suicidé mais le livre du père s’est énormément vendu dans toute l’Europe[réf. nécessaire].

Un « droit de correction paternel » avait été institué en France en 1803 par Napoléon. Ce vocable prête à confusion car ce droit n’était pas un droit de fesser qui allait de soi à cette époque, mais le droit de faire interner son enfant, sans avoir à en justifier les raisons, dans une « maison de correction » véritable système pénitentiaire. Ce droit fut aboli en 1935.

Parallèlement se développait en Angleterre (Gibson[9]) une véritable « flagellomanie » qui eut son apogée dans la période victorienne mais qui a persisté longtemps après. La bonne société faisait fesser ses enfants par des personnes rétribuées pour ce faire, et dans les écoles les fessées dénudées étaient données en public deux ou trois fois par semaine. En 1986, les punitions corporelles sont interdites dans les écoles publiques, puis en 1999 dans les écoles privées.

Ai fil des temps, quelques penseurs s'étaient prononcés pour un usage régulier de la fessée tels qu'Aristote ou Platon. Mais ils furent nettement plus nombreux à s’élever contre cet usage, mettant la fessée vertement en accusation : Homère, Eschyle, Plutarque, Montaigne, Erasme, La Fontaine, Joubert, Rousseau, Voltaire, Pascal, Buffon, George Sand, Victor Hugo, Nietzsche qui tous se déclarèrent successivement hostiles aux punitions corporelles[réf. nécessaire].

Si la fessée reste dans un grand nombre de pays la punition utilisée couramment envers les adultes et parfois avec beaucoup de violence[10], en France, les punitions corporelles furent peu à peu interdites dans les entreprises, les prisons, l'armée, les écoles : elles ne sont plus tolérées que dans la famille, par les adultes sur les enfants.

Mais depuis la fin du XXe siècle, on a vu se multiplier les recherches scientifiques émanant de toutes les contrées du monde, recherches qui ont permis d’apporter des réponses sérieuses à la question longtemps controversée de l’utilité de la fessée : peu à peu on a ainsi pu établir combien la fessée dite « éducative » était en fait à long terme nocive pour les enfants[réf. nécessaire], malgré les quelques bénéfices immédiats sur l’obéissance qui ont contribué à maintenu son usage.

Prenant appui sur l’ensemble de ces travaux, l’OMS[11] prenait parti en 2002 contre l’usage des punitions corporelles, concluant sans ambigüité qu’elles étaient nocives pour le développement des enfants : elle en faisait alors un "problème de santé publique". Le Conseil de l’Europe[12] lui emboitait aussitôt le pas qui engageait dès lors à interdire « même les petites fessées », suivi par l’Unicef en 2003 et l’ONU[13] en 2006. Tous les grands organismes internationaux sont donc unanimes pour affirmer qu’il faut arrêter d’utiliser les fessées pour élever les enfants, arguant de plus qu’on ne peut pas espérer agir sur la violence si on ne peut pratiquer la non-violence dans le quotidien des familles.

Histoire de la fessée érotique[modifier | modifier le code]

Les fesses étant des zones érogènes, il n’est pas très étonnant que certains veuillent utiliser la sensibilité particulière de cette région du corps pour élargir leurs possibilités de satisfaction sexuelle. Mais pourquoi le faire avec violence ? Jean Jacques Rousseau peut peut-être fournir une explication : il rapporte dans ses« Confessions » le trouble sexuel qu’avaient engendré chez lui les fessées qu’il reçut à l’âge de 8 ans de la main de Mademoiselle Lambercier, une femme de 30 ans, ce qui avait provoqué sa jouissance et aurait conditionné, dit-il, son masochisme et sa difficile relation aux femmes. On pourrait donc se demander si les adeptes de la fessée, voire du sado-masochisme ne sont pas, comme J.J. Rousseau, restés accrochés à leurs premières expériences enfantines ? Freud écrivait à ce sujet en 1905 « depuis les confessions de J.J. Rousseau, il est connu de tous les éducateurs que la douloureuse stimulation de la peau des fesses est une des racines érotisantes de l’objet passif de la cruauté (masochisme) ».

Jean Feixas[14] décrit une large utilisation érotique de la fessée au XVIIIe siècle, la flagellation étant tout particulièrement recherchée par les usagers des maisons closes de l’époque, peut-être émules de Sade : aristocrates, ecclésiastiques ou manants y étaient nombreux à se soumettre à ces pratiques. Les « années folles » semblent aussi avoir été celles d’une grande attraction pour la fessée érotique, comme en témoigne la très riche iconographie que l’on peut trouver sur cette époque.

Actuellement, le web donne accès à de très nombreux sites qui prônent entre adultes consentant un usage érotique de la fessée, exposant les techniques pratiquées, les risques encourus et les soins parfois nécessaires.

Histoire de la fessée curative[14][modifier | modifier le code]

Dans l’ère préchrétienne, Asclépiade, médecin grec, assurait que les maniaques devaient être fouettés et Sénèque soutenait que la flagellation dissipait la fièvre quarte et guérissait la torpeur des membres ! Hérodote raconte qu’à la bataille de Salamine, les soldats de Xercès étaient frappés sur les fesses pour les faire avancer… sans doute pas assez fort puisqu’ils furent vaincus !

Et certains médecins du Moyen Âge assuraient que la flagellation permettait de traiter la « mélancolie érotique » et les délires en général. Alors qu’un médecin italien prescrivait la flagellation aux personnes maigres désireuses d’acquérir quelques rondeurs et que Rabelais, médecin de formation, recommandait chaudement la flagellation des fesses au panicaut (chardon piquant).

Quant au Dictionnaire universel Larousse du XIXe siècle, il notait que la flagellation modifie avantageusement l’incontinence d’urine, la paralysie de la vessie, la constipation, l’impuissance, la frigidité et les paraplégies.

La fessée punitive des enfants[modifier | modifier le code]

Situation actuelle[modifier | modifier le code]

La fessée punitive, dans la plupart des pays développés, n’est plus utilisée que pour obtenir des enfants les comportements sollicités par certains de leurs éducateurs. Mais la question est actuellement très débattue de savoir si cette fessée est plus utile que nuisible (ou l’inverse) au bon développement de l’enfant. Beaucoup de gens disent avoir reçu des fessées et ne pas s’en porter plus mal, certains vont même jusqu’à remercier leurs parents de leur en avoir donné. Alors que d’autres considèrent que toute fessée est une violence exercée envers l’enfant et la refusent énergiquement. Et certains éducateurs veulent différencier la fessée, qui serait banale et anodine, des « punitions corporelles » qui seules pourraient être nocives. Mais si l’enfant peut être fessé avec ceinture, martinet, cravache, fouet, férule, verge… et qu’il peut être dénudé pour recevoir sa punition (classique fessée cul nu qui ajoute l'humiliation à la douleur), on doit admettre que la fessée est une punition corporelle dont la violence peut être variable, mais parfois très brutale et donc génératrice de violents stress.

Opposants à la fessée[modifier | modifier le code]

La psychanalyste Alice Miller[4] affirmait en 1979  :« Il faut cesser de se servir des enfants comme d'un exutoire, permettant de se défouler légalement des affects accumulés. On croit encore souvent que de "légères" humiliations, du type claques ou fessées, seraient inoffensives. Car, tout comme pour nos parents, cette idée nous a été inculquée très tôt dans notre enfance. Elle aidait l'enfant battu à minimiser sa souffrance, et par là, à la supporter. Mais sa nocivité se révèle précisément par cette large acceptation : puisque cela était supposé "ne pas faire de mal", à chaque génération des enfants ont subi ces humiliants traitements, et, de plus, ont jugé juste et normal de recevoir des coups. Paradoxalement, dans leur effort d'empêcher leurs enfants de devenir délinquants, les parents leur ont enseigné la délinquance en leur livrant des modèles violents »…

Depuis une trentaine d’années beaucoup de chercheurs ont tenté, en appliquant des méthodes scientifiques, de découvrir où se situait la vérité : avantages et inconvénients de la fessée ont été largement explorés par les médecins, les psychologues, les ethnologues, les historiens… Actuellement, l’ensemble des travaux publiés concordent pour démontrer que la fessée, si elle apporte dans l’immédiat l’impression d’une certaine et rapide efficacité, apparaît le plus souvent comme nocive à plus long terme[15],[16],[17]. S'appuyant sur ces travaux, les instances internationales qui se sont préoccupées de l'éducation des enfants ont toutes condamné, dans les dix dernières années, l'usage des punitions corporelles envers les enfants et demandé qu'elles soient interdites : OMS[15], ONU[13], UNICEF[18], Conseil de l'Europe[19] qui précise que l’interdit doit concerner « même les petites fessées ». Vingt et un des vingt sept pays du Conseil de l’Europe ont déjà suivi ces recommandations de même que douze autres pays dans le monde.

Une psychologue Patricia Cohen[20] avait d’ailleurs montré aux États-Unis que les enfants étaient moins fessés en fonction de ce qu’ils faisaient qu’en fonction de ce dont souffraient leurs parents : fatigue, stress ou dépression.

Évolution sociale et juridique dans différents pays[modifier | modifier le code]

France[modifier | modifier le code]

Un règlement intérieur de l'Éducation nationale interdit tout châtiment corporel dans les écoles depuis 1881. Malgré cela, bon nombre d'enseignants utilisaient encore la fessée au XXe siècle. Un règlement de 1991 rappelle et confirme cette interdiction.

Selon une enquête SOFRES de 1999 pour l'association "Éduquer sans frapper", 84 % des français interrogés disaient avoir reçu des fessées, mais les jeunes moins que les plus âgés et les enfants de parents diplômés moins que ceux des non diplômés : l 'instruction des parents semble donc engager une évolution des mœurs. Évolution qui se confirme dans l’enquête SOFRES de 2009[21] où l’on note que 67 % des parents interrogés donnent encore des fessées alors que 45 % seulement en font un outil normal d’éducation. Les anti-fessées se trouvent plutôt dans les sympathisants de gauche et les cadres. Mais la grande majorité des parents (82 %) reste encore hostile à une loi anti-fessées.

L'article 222-13 du Code Pénal (qui condamne notamment les auteurs de violences sur mineurs de quinze ans, et plus sévèrement lorsque l'auteur est un ascendant) est sensée protéger tout citoyen contre toute violence. Mais elle n’est guère appliquée pour les violences subies par les enfants en raison de la disproportion des pénalités. C’est pourquoi le Conseil de l’Europe demande à la France de revoir sa législation pour se mettre en accord avec la signature de la Charte Sociale Européenne dont l’article 17 interdit toute violence envers les enfants.

La députée Edwige Antier avait déposé en 2009 une proposition de loi pour que soit inscrit dans le Code Civil (et non dans le Code pénal ce qui exclut des pénalités) l’interdiction de frapper les enfants, interdit qui ne visait pas à punir les parents mais à protéger les enfants des violences familiales. Cette interdiction était demandée depuis 1998 par l’association « Éduquer sans frapper » devenue en 2002 « Ni claques ni fessées », demande restée sans suite jusqu'à ce jour.

Angleterre[modifier | modifier le code]

Elle est avec la France l'un des deux grands pays européens à n'avoir pas encore interdit la fessée. On battait encore avec des instruments les élèves dans les écoles privées anglaises jusqu'en 1999. Les punitions corporelles sont maintenant interdites dans toutes les écoles. Mais le 5 juillet 2004, la Chambre des Lords a de nouveau refusé, par 226 voix contre 91, d'interdire tout châtiment physique, et laisse la liberté aux parents d'appliquer une punition corporelle « raisonnable » qui ne laisse pas de trace visible sur la peau. La Chambre des Communes et la reine ont approuvé ce vote en novembre 2004. Ian Gibson, historien de la période victorienne précise que Churchill fut retiré de la "Saint George's preparation school" à cause des coups trop brutaux qu'il y recevait de ses éducateurs[22].

Suède[modifier | modifier le code]

La Suède fut la première nation à interdire la fessée en 1979. Les travaux d'un sociologue canadien J. Durrant[23] et de F. Estrada[24] auraient montré les bénéfices tirés socialement de cette décision. Questionné au sujet d'une proposition de loi « antifessée », le psychosociologue Jean Epstein évoque son caractère « ridicule » et les « aberrations » auxquelles elle conduit, prenant pour exemple la Suède et rappelant qu'« un enfant [suédois] peut à partir de 12 ans choisir de divorcer d'avec ses parents s'il a reçu des fessées ! »[25]

Mais alors qu’avant 1979 on déplorait de nombreux cas de violence mortelle envers enfants, il n’y en plus aucun actuellement. Et les mesures de placements d’enfants pour mauvais traitements ont diminué de 46 % tandis que l’inflation carcérale entre 1983 et 1997 était de 43 % en Angleterre, 39 % en France et 18 % en Suède[23].

États-Unis[modifier | modifier le code]

Une lutte contre les punitions corporelles à l'école a commencé dans les années 1970. Actuellement, 27 des 50 États ont interdit l'usage des fessées à l'école. Selon une étude de 1979, les 23 États qui maintiennent cet usage ont les taux de violences et d'homicides les plus forts[26].

Russie[modifier | modifier le code]

Elle s'est engagée en 2008, en signant l'appel proposé par l'Union Européenne, à évoluer vers l'abolition des punitions corporelles.

planche à fessée

Pays ayant interdit toute violence éducative (en octobre 2011)[modifier | modifier le code]

Selon l'observatoire de la violence éducative[28].

Conséquences physiques des fessées punitives[modifier | modifier le code]

Article principal : Maltraitance sur mineur.

Des traumatismes directs fréquents[modifier | modifier le code]

En France, deux enfants meurent chaque jour des suites des violences qu'ils subissent au motif de les éduquer (chiffres de l'ODAS 2011)[29]. Car de jeunes enfants peuvent être déstabilisés par une fessée et heurter un meuble ou un radiateur, entraînant ainsi un traumatisme crânien parfois mortel. Et il n’est pas difficile d’imaginer que la fessée donnée sur un petit enfant qui bouge et se démène puisse taper ailleurs que sur les fesses, voire sur la tête.

Des répercussions physiques nombreuses[modifier | modifier le code]

Jacqueline Cornet, médecin généraliste et Odile Bourguignon, professeur de psychopathologie, avancent par ailleurs que les accidents et certaines maladies seraient beaucoup plus fréquents et graves chez les enfants qui subissent des fessées que chez ceux qui y échappent (J. Cornet[30], J. Lau[31], O. Bourguignon[32]). Une étude conduite en Arabie saoudite sur 450 patients et 250 personnes en bonne santé tendrait à montrer que les coups (mais aussi les insultes) reçus durant l'enfance seraient « associés à un risque accru de maladie somatique », telle que les cancers, les maladies cardio-vasculaires et l'asthme. Ils expliquent ce risque accru par le stress généré par ce type d'éducation[33].

Le dévelpppement de l'IRM a permis par ailleurs de mettre en évidence des lésions du cerveau en rapport avec l'importance et la précocité des fessées reçues : des études américaines rapportent une association entre l'exposition à la violence ou à la négligence durant la prime enfance et des modifications dans la structure ou le fonctionnement du cerveau[34]. Une étude a également montré une atrophie du corps calleux, de l'hippocampe, du cortex préfrontal et du centre orbitofrontal chez les jeunes adultes exposés à des châtiments corporels sévères[35],[36].

Conséquences psychologiques des fessées punitives[modifier | modifier le code]

Violence parentale et agressivité[modifier | modifier le code]

De très nombreux chercheurs, prenant conscience de l’importance des violences exercées dans le monde au cours du XXe siècle, ont fait de l’étude des phénomènes d’agressivité leur domaine de recherche. Et beaucoup d’entre eux ont ainsi mis en évidence les corrélations étroites qui existent entre la "violence éducative ordinaire" et les violences exercées plus tard par les adultes sur leurs enfants, leurs conjoints ou entre eux.

Le neurobiologiste français Pierre Karli nous dit « toutes les recherches scientifiques aboutissent à la conclusion que les facteurs qui concourent à accroitre la probabilité de survenue de comportements agressifs chez les individus sont avant tout les conditions dans lesquelles un enfant a été élevé dans ses premières années »[37]

Des Commissions d'étude sur la violence organisées par la Californie[38], l'Australie[39] et l'Allemagne[40] concluent toutes les trois que la première cause de la violence agie par les jeunes est la violence subie dans leur famille.  

La psychologue Marie Choquet en France[41], Murray Straus[42] et Catherine Taylor aux États-Unis, comparant des groupes importants d'enfants élevés sans violence à des groupes d'enfants élevés avec des punitions physiques, trouvent de fortes corrélations entre les punitions physiques reçues et l'agressivité des enfants. Catherine Taylor montre ainsi que des enfants de 3 ans fessés par leur mère sont déjà plus agressifs dès l'âge de 5 ans que des enfants non fessés[réf. nécessaire].      

L'anthropologue Ashley Montagu[43], comparant entre elles différentes sociétés primitives, notait que ce qui différenciait les sociétés guerrières de celles qui ne l'étaient pas, c'était la façon d'élever leurs enfants, avec ou sans fessées. Il concluait « fesser un enfant est semer la graine de la guerre ».  

L'abus d'alcool et de drogue[modifier | modifier le code]

L'abus d'alcool et de drogue a été mis en évidence par la pédiatre Harriet McMillan au Canada dans un travail incluant plus de 5.000 adultes : dans ce groupe, les adultes qui ont été fessés sont deux fois plus nombreux à être devenus drogués ou alcooliques[réf. insuffisante][44].

La baisse du Q.I.[modifier | modifier le code]

J. Smith[45] et M. Straus[46] ont montré chacun de leur côté que le QI (quotient intellectuel) des enfants soumis aux fessées était assez inférieur (12 points pour Smith) à celui des enfants élevés avec empathie. Straus a même établi un lien entre le quotient intellectuel moyen des habitants d'un pays et le nombre de personnes donnant la fessée à leurs enfants.[réf. insuffisante]

Ceci pourrait s'expliquer par des analyses IRM[47] faites sur des rats qui ont montré que dans la peur ils excitent fortement leur amygdale cérébrale (centre de la peur) et inhibent complètement leur centre préfrontal (lieu des apprentissages).

La dépression[modifier | modifier le code]

La dépression et les tentatives de suicide sont démontrées comme majorées par les punitions corporelles par M.Straus[48] aux États-Unis, par  A. Edfeldt[49] en Suède et M. Choquet[50] en France.

La délinquance[modifier | modifier le code]

Odile Bourguignon[51] trouve un pourcentage de délits triplé chez les fils ayant reçu de fortes punitions corporelles de leur père.

L’OMS note[52] qu’entre d’autres facteurs qui encouragent les jeunes à entrer dans un gang, figurent les châtiments corporels sévères ou une victimisation à la maison 

Le stress post-traumatique[modifier | modifier le code]

Le stress post-traumatique, bien décrit par la psychiatre Muriel Salmona[53], peut intervenir après des fessées répétées données avec un ceinturon ou d'autres instruments. Car alors, l'amygdale, qui est notre "sonnette d’alarme" devant tout danger, est mise en hyperactivité par les violences subies, et cela fait courir un risque de "survoltage" à tout l’organisme. Parce que ce processus déclenche une surproduction d’adrénaline (risque cardio-vasculaire) et une surproduction de cortisol (lésant des neurones, en particulier ceux de l’hippocampe[réf. souhaitée], lieu privilégié de la mémoire). L’organisme, pour se protéger, va alors court-circuiter l’amygdale, ce qui entraîne un état psychologique de «dissociation» où une partie du cerveau ne répond plus[réf. souhaitée]. Mais la mémoire des traumatismes vécus, bloquée dans l’amygdale, pourra se rallumer brutalement lorsqu’un nouvel évènement rappellera le traumatisme : les manifestations psychiques pourront alors être explosives : hallucinations, déréalisations, dépersonnalisations, déformations perceptuelles[réf. nécessaire].

Totalitarisme et usage de la fessée[modifier | modifier le code]

Katharina Rutschky (de)[54] a longuement décrit ce qu'elle nomme la "pédagogie noire" à la mode en Allemagne à la fin du XIXe siècle, pédagogie dont Hitler avait subi la violence et qui s'était beaucoup répandue dans une partie de l’Europe[réf. nécessaire]. Le Docteur Moritz Schreber (de)[55] enseignait alors comment gérer, même la plus légère infraction, « par des punitions corporelles données même à l'âge le plus tendre… parce que les parties ignobles de la nature brute de l’enfant doivent être affaiblies par la plus grande sévérité ». Alice Miller cite[56], outre K. Rutscky, de nombreux auteurs de cette époque dont les conseils éducatifs étaient absolument identiques.

Le sociologue français Emmanuel Todd[57] rend cette éducation très brutale responsable d'une bonne partie des évènements de 1914, 1917, 1933 et 1939 et il établit un parallèle entre l'autoritarisme familial et le totalitarisme politique[réf. souhaitée]. Car les évènements cités ont tous eu lieu dans les pays les plus instruits du monde, mais qui venaient tous d’être influencés par une très violente mode éducative.

La fessée dans la littérature[modifier | modifier le code]

Jean-Jacques Rousseau évoque au premier livre des Confessions la fessée que lui a donnée mademoiselle Lambercier et qui eut l'effet inattendu de lui faire découvrir le plaisir sexuel. Comme elle s'était bien gardée de recommencer, vu le résultat obtenu, il chercha ailleurs et, rapporte-t-il, « j'avais avec une petite mademoiselle Goton des tête-à-tête assez courts, mais assez vifs, dans lesquels elle daignait faire la maîtresse d'école ». Rousseau se sert d'allusions mais n'emploie jamais le mot « fessée » ; avec mademoiselle Lambercier c'était « la punition des enfants ». Cet épisode a fait dire à Jean Cocteau : « Le postérieur de Jean-Jacques est-il le soleil de Freud qui se lève ? J'y distingue plutôt le clair de lune romantique[58] ».

Charles Nodier, nous dit sa fille[59], toujours sans prononcer le mot, a connu une expérience qu'il a beaucoup moins appréciée. Tombé amoureux à dix ans d'une jolie femme il lui avait demandé un rendez-vous qu'elle avait accepté mais…

Il marchait devant lui sans avoir conscience de l'action matérielle qu'il accomplissait, mais malgré la nuit tombée, il n'était pas difficile de trouver son chemin le long de la promenade déserte. Il était moins difficile encore de s'y rencontrer. À cette heure d'étoiles, ce ne pouvait être qu'elle, et ce ne pouvait être que lui.

Enfin il arrive! il arrive hors d'haleine, palpitant, suffoqué par le bonheur et aussi un peu par l'orgueil, hélas! il avait lu quelque part qu'en pareille situation il était d'usage de tomber à genoux ; il se garde bien d'y manquer en voyant venir à lui cette ombre enveloppée de dentelles blanches, dont son cœur connaît trop la forme élégante, et qu'il devine à travers l'épaisseur des arbres et de l'obscurité.

Deux mains adorables, mais énergiques et irritées, le relèvent vivement, enchaînent ses bras par un mouvement rapide que son trouble ne peut s'expliquer, et lui infligent en silence la plus humiliante des corrections maternelles.

Quel dénouement et quel réveil !

Dans les années 1950, la littérature enfantine n'hésitait pas à faire rire ses lecteurs aux dépens d'un garnement ou d'une chipie recevant une fessée. Les histoires de Donald Duck datant de cette époque se terminent souvent par une vignette montrant l'irascible canard en train d'administrer une fessée à ses neveux ou courant après eux dans ce but[60]. Une histoire drôle peut même se terminer par une fessée, comme dans un épisode de Sylvie paru dans les Bonnes Soirées.

La fessée au cinéma[modifier | modifier le code]

Les scénaristes du film Associés contre le crime (2012), réalisé par Pascal Thomas, utilisent à des fins burlesques la méthode de la fessée, lorsque le personnage de Prudence Beresford (joué par Catherine Frot) demande à son mari Bélisaire (interprété par André Dussollier) de lui administrer une brève (et chaste) fessée pour l'aider à se souvenir de détails oubliés relatifs à un savant mystérieux.

Ingmar Bergman dans "Fanny et Alexandre" (1982) met en scène deux jeunes enfants suédois de la bourgeoisie qui vivent difficilement le remariage de leur mère avec un Pasteur rigide et autoritaire. Mais Alexandre, face à ce beau–père tyrannique multipliant brimades et brutales fessées, (histoire qui n’est pas sans évoquer la propre enfance de Bergman), ne se soumettra pas, échappant aux brimades grâce à sa faculté d’inventer, appelée par les uns « mensonges » mais par d’autres« créativité ».

Michael Haneke raconte dans "Le ruban blanc" (Palme d'or à Cannes 2009) l'histoire d'un petit village allemand au seuil de la première guerre mondiale. Il y montre la violence des rapports d’autorité, en particulier des hommes sur les femmes et des adultes sur les enfants, violence ayant pour but d’anéantir les désirs des inférieurs pour les soumettre à l'ordre familial, social ou religieux. La scène où le régisseur fesse son fils atteignant des sommets de violence. Ce film est apparu comme une préface aux évènements fascistes du XXe siècle, faisant surgir l’hypothèse que les enfants violentés de 1913 pourraient être les nazis de 1940 ?

Les fessées au cinéma peuvent être à l'origine d'un fantasme originaire.

Représentations de la fessée dans l'art[modifier | modifier le code]

La fessée est également une pratique érotique, et l'on en trouve la trace dès l'Antiquité (on peut citer à titre d'exemple des fresques retrouvées à Pompéi et des romans comme le Satyricon de Pétrone). La fessée est souvent présente dans la littérature érotique.

La fessée est représentée dans une célèbre toile de Max Ernst, la Vierge corrigeant l'Enfant Jésus (1926). La Fessée est un film érotique français de Claude Bernard-Aubert (avec Antoine Fontaine, Emmanuelle Parèze, Danielle Altenburger, Marie-Christine Chireix, Massimo Del Arte…) sous-titré La fessée ou les mémoires de Monsieur Léon, Maître-Fesseur (1976). La fessée est une chanson de Georges Brassens (1966) dans laquelle une fessée est administrée comme châtiment corporel mais se change en pratique érotique.

Une des œuvres écrites de Pierre Gripari s'intitule Le marchand de fessées. Dans cette histoire, un marchand de fessées a la malchance de vivre dans un pays où les enfants ne font jamais de bêtises et où les parents ne punissent jamais leur enfant. Ce qui fait que personne ne lui achète jamais une seule fessée. Pour autant, le marchand de fessées n'a pas dit son dernier mot.

Milo Manara a illustré une œuvre érotique de Jean-Pierre Enard, intitulée L'Art de la fessée.

En 1934, Walter Lantz réalisa un dessin animé intitulé Le Renard et le Lapin. Dans ce dessin animé, un lapereau quitte son école et se retrouve aux prises avec un renard. Seule l'intervention de sa mère lui sauvera la vie. À la fin, la mère et son fils tous deux assis sur un tronc d'arbre abattu rient en voyant le renard s'enfuir poursuivi par un essaim d'abeilles. Mais au bout d'un moment, les sourcils froncés, se souvenant de la désobéissance de son fils, la mère le couche sur ses genoux sans crier gare, déboutonne sa salopette rouge et lui donne une fessée pour le punir de sa mauvaise conduite.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Feixas, Histoire de la fessée, Gawsewitch, 2010.
  • Edwige Antier, L'autorité sans fessée, Robert Laffont, 2010.
  • Olivier Maurel, La fessée, 100 questions-réponses sur les châtiments corporels, La Plage Éditions,‎ 2004.
  • Alexandre Dupouy, Anthologie de la fessée et de la flagellation, La Musardine,‎ 2002.
  • Jacqueline Cornet, Faut-il battre les enfants ?, Hommes et perspectives, 1997.
  • Stanislas Tomkiewicz, Aimer mal, châtier bien, Seuil, 1991.
  • Alice Miller, C'est pour ton bien, Aubier, 1984.
  • Jacques Serguine, Éloge de la fessée, Gallimard, Folio,‎ 1976.

Notes et références[modifier | modifier le code]

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  4. a et b Ariès P., Histoire de la vie familiale sous l'Ancien Régime, paris Seuil, 1973
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  7. Ariès Philippe, L'enfant et la vie familiale sous l'Ancien Régime
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  57. Todd E., Le fou et le prolétaire, RobertLaffont, Paris, 1979.
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  59. Marie Mennessier-Nodier, Charles Nodier. Épisodes et souvenirs de sa vie
  60. On lira d'ailleursdans le n° 57 du Journal de Mickey un récit intitulé « Une fessée qui s’imposait ».
  61. Jean Streff Le masochisme au cinéma, Veyrier, 1990, op. cit. p. 133.
  62. Article Georges De Coulteray - Revue Positif no 96
  63. Georges de Coulteray Le Sadisme au cinéma, Le Terrain Vague, 1964, op. cit. p. 252 photo et commentaire
  64. Capitaine mystère [1]
  65. Vidéo Fessée administrées par Gary Cooper[2]

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