Pierre Gripari

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Pierre Gripari

Activités écrivain, journaliste, critique théâtral
Naissance 7 janvier 1925
Paris
Décès 23 décembre 1990 (à 65 ans)
Paris
Langue d'écriture français
Genres roman, nouvelles, théâtre, poésie, essai, littérature de jeunesse
Distinctions Prix de la Nouvelle de l'Académie Française (1988)

Œuvres principales

Compléments

Inspecteur Toutou

Pierre Gripari, né à Paris le 7 janvier 1925 et mort dans cette même ville le 23 décembre 1990, est un écrivain français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né en 1925 d'une mère coiffeuse et médium, parisienne originaire de Rouen, et d'un père ingénieur originaire de Mykonos[1]. Durant la Seconde Guerre mondiale, ses deux parents meurent. Il doit alors abandonner ses études littéraires au lycée Louis-le-Grand[1] pour exercer divers petits métiers : commis agricole, clerc expéditionnaire chez un notaire et même, à l'occasion, pianiste dans des bals de campagne. Il s'engage ensuite, de 1946 à 1949, comme volontaire dans les troupes aéroportées.

De 1950 à 1957, il est employé de la Mobil Oil, et exerce à cette occasion les fonctions de délégué syndical CGT. Il arrête ensuite de travailler pour écrire. Ne parvenant pas à faire publier ses œuvres, il trouve une place de garçon de bibliothèque au CNRS.

Il se fait connaître en 1962 avec une pièce de théâtre, Lieutenant Tenant, crée à la Gaîté-Montparnasse, puis avec un récit autobiographique, Pierrot la lune, publié aux éditions de la Table ronde en 1963. Sa carrière d'auteur commence alors vraiment. Ses œuvres littéraires suivantes ne rencontrent cependant pas le succès. Ayant quitté le CNRS pour vivre de sa plume, Gripari connaît la pauvreté. Refusé successivement par dix-sept éditeurs, il retrouve finalement une maison d'édition en 1974 grâce à Vladimir Dimitrijević, le patron des éditions L'Âge d'Homme (un auditeur qui aime lire disait-il), qui lui accorde une liberté d'auteur totale en acceptant systématiquement tous ses livres.

Gripari a exploré à peu près tous les genres. Excellent connaisseur des patrimoines littéraires nationaux, il sait aussi mettre à profit les mythes et le folklore populaire, sans dédaigner les récits fantastiques et la science-fiction. Il est ainsi parvenu à créer tout un univers. « Les seules histoires qui m'intéressent, écrit-il dans L'arrière-monde, sont celles dont je suis sûr, dès le début, qu'elles ne sont jamais arrivées, qu'elles n'arriveront jamais, qu'elles ne peuvent arriver ». On lui doit aussi bien des romans que des nouvelles, des poèmes, des récits, des contes, des pièces de théâtre et des critiques littéraires.

Mais Pierre Gripari est surtout connu du grand public comme un écrivain pour enfants. Son œuvre la plus célèbre, les Contes de la rue Broca, paraît en 1967. Elle est composée d'un ensemble d'histoires mettant en scène le merveilleux dans le cadre familier d'un quartier de Paris à l'époque contemporaine ; certains de ses personnages sont des enfants d'immigrés. À la fin des années 1970, les illustrateurs Fernando Puig Rosado et Claude Lapointe contribuent à populariser ces contes. Les premières éditions des Contes de la rue Broca (chez la Table Ronde) passent inaperçues, mais leur réédition par Gallimard apporte succès et célébrité à Gripari. Ce recueil est traduit notamment en Allemagne, au Brésil, en Bulgarie, en Grèce, en Hongrie, en Italie, au Japon, en Pologne et en Thaïlande. Pierre Gripari a également été critique théâtral pour le journal Écrits de Paris.

Il reçut en 1976 le Prix Voltaire pour l'ensemble de son œuvre. On retrouve nombre d'éléments biographiques dans un livre d'entretiens avec Alain Paucard réalisés en 1984, Gripari mode d'emploi. En 1988, il obtient le Prix de l'Académie française pour Contes cuistres.

Décédé le 23 décembre 1990 à l'hôpital Saint-Joseph à Paris des suites d'une intervention chirurgicale, il est incinéré au cimetière du Père-Lachaise le 4 janvier 1991 au columbarium.

Personnalité[modifier | modifier le code]

Cet iconoclaste détestait les fanatiques et les gens sérieux et se définissait lui-même comme « un Martien observant le monde des hommes avec une curiosité amusée, étranger au monde terrestre ». Entre rue Broca et rue de la Folie-Méricourt, et quoiqu'il soit aussi épicurien, il mène une vie de bohème quasiment monacale. Indifférent à toute ambition matérielle, il s'accommode de la pauvreté pour ne jamais tomber dans la compromission. « Il y a des sacrifices, disait-il. Le plaisir de l'écriture vaut tout ça[2] ». Pierre Gripari était membre de la Mensa.

Positions politiques[modifier | modifier le code]

Communiste de tendance stalinienne de 1950 à 1956, il se rapproche ensuite des milieux d'extrême droite (il sera ainsi membre d'Europe-Action). Néanmoins, son absence ultérieure d'engagement politique ferme manifeste son désintérêt profond de la politique active, bien qu'il participe au comité de parrainage du journal d'extrême droite Militant au cours des années 1980[3]. Il s'intéresse aux religions pour en pointer le folklore, souvent sous forme de pastiche. Cet anti-conformiste a ensuite participé à l'association culturelle européenne du Groupement de recherche et d'études pour la civilisation européenne (GRECE).

Le Dictionnaire des écrivains de langue française (Larousse, 2001) le qualifie d'« écrivain ironique, qui se tient à l'écart » et commente « Quant à ses prises de position “fascistes”, il faut y voir le goût de la provocation chez un homme à qui répugnaient la bonne conscience et les idées reçues, fussent-elles “démocratiques”[4] ».

Style et thèmes de prédilection[modifier | modifier le code]

L'œuvre littéraire de Pierre Gripari est marquée par l'érudition, la citation et l'exercice de style. Il s'essaie en effet à des genres divers et variés : roman épistolaire (Frère gaucher ou Le Voyage en Chine), roman de chevalerie (Le Conte de Paris), science-fiction (Vies parallèles de Roman Branchu), etc.

Figurent parmi les thèmes récurrents de ses ouvrages l'histoire du XXe siècle, le refus des prétentions totalitaires, l'Europe comme patrie spirituelle, l'homosexualité et la critique des religions monothéistes, notamment la religion juive, qu'il jugeait totalitaire et raciste. De fait, certains comme Pierre-André Taguieff, qui le qualifie d'« anarchiste d'extrême droite » et lui attribue une « filiation célinienne[5] », considèrent cet antijudaïsme comme antisémite. Symétriquement d'autres, comme son éditeur Vladimir Dimitrijević, contestent qu'il ait été antisémite et considèrent ses attaques contre le judaïsme, présentes dans certains de ses articles de presse et romans, comme une critique respectable de la religion juive[6].

Gripari traite l'homosexualité, qu'il vit sans complexes, sur un ton à la fois ironique et tragique, sa conception des choses de l'amour constituant le soubassement de sa vision pessimiste de l'existence.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • 1963 : Pierrot la Lune, roman, Éditions La Table Ronde, 307 p.
  • 1962 : Lieutenant Tenant
  • 1964 : L’Incroyable Équipée de Phosphore Noloc racontée par un témoin oculaire avec quelques détails nouveaux sur les gouvernements des îles de Budu et de Pédonisse, roman, Éditions La Table Ronde, 273 p.
  • 1965 : Diable, Dieu et autres contes de menterie, nouvelles, Éditions La Table Ronde.
Contient : La Chienne, L’ours, Diable, Dieu, Chronique du surhomme, Les enfants sur le crâne, Le fiancé, Le petit Jéhovah, Opération Pucelle, Kurt von Dupont, Le bélier, Midi.
Rééd. en Folio, 1980, 1988.
Contient : La sorcière de la rue Mouffetard, Le géant aux chaussettes rouges, La paire de chaussures, Scoubidou, la poupée qui sait tout, Roman d’amour d’une patate, Histoire de Lustucru, La fée du robinet, Le gentil petit diable, La sorcière du placard aux balais, La maison de l’oncle Pierre, Le prince Blub et la sirène, Le petit cochon futé, Je-ne-sais-qui, je-ne-sais-quoi.
  • 1968 : La vie, la mort et la résurrection de Socrate-Marie Gripotard, roman, Éditions La Table Ronde, 310 p.
  • 1972 : L’Arrière-monde et autres diableries, nouvelles, Éditions Robert Morel éd., 246 p.
Contient : Ma maison, La suerie, Le cauchemar, La robote au grand cœur, L’époux céleste, Mon auteur, La planète bleue, Qui êtes-vous, Père Noël ? Vie et naissance de Pop, Vénus maritima, L’assassin de Monsieur Bidel, La méprise, Un témoin à décharge, Cette année-là, Dieu fut.
Rééd. en 1973 aux Éditions Gérard en Belgique, Marabout S.F., n°455.
Rééd. en 1980 aux Éditions l’Age d’Homme, collection Poche-Suisse.
  • 1973 : Gueule d’Aminche, roman, Éditions Robert Morel éd., 214 p.
  • 1975 : Frère Gaucher ou le voyage en Chine, roman, Éditions L’Âge d’Homme, 245 p.
  • 1975 : Le Solilesse, poèmes, Éditions L’Âge d’Homme, 119 p.
  • 1976 : Rêveries d’un martien en exil, nouvelles, L’Âge d’Homme, 194 p.
Rééd. Livre de poche n°6717, 1990.
Rééd. L’Âge d’Homme, 2010.
Contient : La peau d’un autre, Philosophies, Consultation, La femme soûle, Petit monstre, Folklore, Iceberg, Lady Macbeth, Fantôme, Bestiaire, L’Ankou-couteau, Traduit de l’infernal, Antigone contre Thèbes, Suite onirique, L’autre Russie, Le Rougalou, La fille du Président, Pathologie, Les Juifs de Mars, Écrit avant l’aurore, La bête qui disparaît, Bibliothèque de poche, Vengeance de comédienne, La mort du mandarin.
  • 1976 : Histoire du Prince Pipo, de Pipo le cheval et de la Princesse Popi, roman pour enfants, Éditions Grasset-Jeunesse, 79 p., illustrations de Gérard Brun, Robert Constantin, Alain Gauthier, Jean-Marie Gauthier, Bernard Giroudroux, Gérard Hauducœur, René Hausman, Claude Lapointe, Alain Letort, Jean-Claude Marol, Tito Topin, Michel Trichet, Dominique Bauerlé, Philippe Delangle, Philippe Poirier.
Rééd. 1992, coll. Grands lecteurs, Éditions Grasset-Jeunesse
  • 1977 Pièces enfantines, Éditions L’Âge d’Homme, 170 p.
Contient : Pierrot Prophète, Crac ! dans le sac !, Texas Jim ou le coboye triste
Rééd. de Texas Jim, 1980, coll. Renard poche, L’École des Loisirs, illustrations de Philippe Dumas.
Rééd. Crac ! dans le sac !, 1984, avec Inspecteur Toutou, coll. Neuf, L’École des Loisirs, illustrations de Philippe Dumas.
Rééd. 1999. L’Age d’Homme.
  • 1977 : Pedigree du vampire, anthologie, Bibliothèque fantastique, Éditions L’Âge d’Homme, 227 p.
  • 1978 : Les Vies parallèles de Roman Branchu, roman, Éditions L’Âge d’Homme, 178 p.
  • 1978 : Nanasse et Gigantet, conte en forme d’échelle, Éditions Grasset-Jeunesse, illustrations de Jean-Luc Allart.
  • 1978 : Pirlipipi, deux sirops, une sorcière, Éditions Grasset-Jeunesse, illustrations de Claude Lapointe (repris dans les Contes de la Folie-Méricourt en 1983).
  • 1979 : Café-théâtre, Éditions L’Âge d’Homme, 175 p.

contient : La divine farce, État-civil, Bérénice et le Tsar, Les cloches de Kitèje, Le No de Saint-Denis, Papa-Grognon.

  • 1980 : Le Conte de Paris, roman, Éditions L’Âge d’Homme, 186 p.
  • 1980 : L’Évangile du rien, anthologie, L’Age d’Homme, 197 p.
  • 1981 : Paraboles et fariboles, nouvelles, Éditions L’Âge d’Homme, 193 p.
Contient : Opéra cosmique, Miracles à Moscou, Une nuit agitée, Carnet de croisière (août 1974), La Vénus d’El, Frère musulman, Le Touriste de pierre, Celui qui rêvait, Reportage radio, Monologue de toile, La balle au mur, La règle du silence, Comment naissent les contes (postface).
  • 1981 : L’Enfer de poche, poèmes libertins, Éditions L’Âge d’Homme, 112 p.
  • 1981 : Critique et autocritique, recueil d’articles, Éditions L’Âge d’Homme, 163 p.
Contient : Marcel Aymé, écrivain du siècle, Léon Bloy, un Céline chrétien, Ivy Compton Burnett et le roman féminin, Dickens, notre grand frère, Pour une culture européenne, La fiction et sa fonction, De Gogol à Siniavski, Pierre Gripari vu par Pierre Gripari, Hoffmann ou la double vision, Victor Hugo et le romantisme, Judaïsme, racisme et sionisme, Kafka, son Dieu, ses symboles, Revenir à Kipling, Après une lecture du Koran, Littérature orale, littérature écrite, Orthodoxie et censure, Le roman arthurien et le mythe du Graal, Sade et la liberté, Soljenitsyne et l’Archipel du Goulag, Michel Tournier et le mythe de la phorie, Le phénomène Volkoff, Oscar Wilde contre le réalisme.
  • 1982 : Moi, Mitounet-Joli, roman, Éditions Julliard/L’Âge d’Homme, 206 p.
  • 1982 : Les Chants du Nomade, poèmes, Coll. Le Bruit du Temps, Éditions L’Âge d’Homme, 139 p.
  • 1982 : Pièces mystiques, Éditions L’Âge d’Homme, 223 p.
Contient : Lieutenant Tenant, La Damnation de Méfisto.
  • 1982 : Pièces poétiques, Éditions L’Âge d’Homme, 202 p.
Contient : La mort de Jézabel, Médée.
  • 1982 : Patrouille du conte, roman, Éditions L’Âge d’Homme, 160 p.:rééd. 2010
  • 1983 : Reflets et réflexes, essai, Éditions L’Âge d’Homme, 102 p.
Contient : Pendant le sommeil de la raison, Miettes critiques, Sur l’art d’écrire, Sur les beaux-arts, Pour qui écrivez-vous ?, Questionnaire de Michel Peltier, Questionnaire de Jean-Louis Kuffer, Réflexions morales, De la famille et de l’amour, À propos de l’éducation, Pour la peine de mort, De la religion, De la sagesse, À propos de l’Histoire, Miettes politiques, À propos de la question juive, Poésie ou révolution ?
Contient : Les déménageurs, Le renard et sa queue (conte russe), Pirlipipi, deux sirops, une sorcière, Jeannot et l’ogresse (conte russe), Le marchand de fessées, Le Gel au nez rouge (conte russe), La Cinq fois belle (conte grec), Pouic et la merlette, Le juste et l’injuste (conte russe), Catherine sans nom, Le paysan et le moineau (conte français), La princesse Barbue, La sorcière et le commissaire.
  • 1984 : Rose Londres, Histoire de Prose, roman, Coll. Le Manteau, Éditions Julliard/L’Âge d’Homme, 236 p.
  • 1984 : Du rire et de l’horreur, anatomie de la « bien bonne », anthologie, Éditions Julliard/L’Âge d’Homme, 132 p.
  • 1985 : La Rose réaliste, nouvelles, Coll. Contemporains, Éditions L’Âge d’Homme, 172 p.
Contient : La rose réaliste, Histoire de ce jour, Autour du monde, L’école des Saints, L’ennemi à la porte, Voyage nocturne, L’homme public, Au cinéma, Droit de réponse, L’art de la fugue, Fenêtre sur la mort, Le château de Langendorf, La chartreuse de Parme, La bataille de l’eau de Lourdes, Conseils aux malades, Après le jugement, Défense d’aimer, Céleste, Histoire d’un quart d’heure, Sonate amoureuse, Mésaventures de Dieu, Une idée de roman, L’autre hémisphère, Lettres romaines.
  • 1985 Jean-Yves à qui rien n’arrive, roman pour enfants, Éditions Grasset-Jeunesse, illustrations de Claude Lapointe, 90 pages.
Rééd., 1991, coll. Grands lecteurs, Éditions Grasset-Jeunesse.
  • 1985 : Adaptations théâtrales, Éditions L’Âge d’Homme, 177 p.
Contient La Maison aux sept pignons, d’après Hawthorne, Le Colis ou le Grillon du Foyer, d’après Dickens, Les Immortels, opéra en trois actes et cinq tableaux, d’après le conte Écrit avant l’aurore extrait du recueil Rêveries d’un martien en exil.
  • 1985 : Gripari, mode d’emploi, Entretiens d’Alain Paucard avec Pierre Gripari, enregistrés les 25 juin, 28 juin et 5 juillet 1984, Pierre Gripari se chargeant de la rédaction définitive, Éditions L’Âge d’Homme, coll. Le Bruit du Temps, 145 p.
  • 1986 : Le Canon, roman, Éditions L’Âge d’Homme, 157 p.
  • 1986 : Le Septième Lot, roman, Julliard/L’Âge d’Homme, 200 p.
  • 1986 : Nouvelles Pièces enfantines, Éditions L’Âge d’Homme, 166 p.
Contient : Inspecteur Toutou, Satinette fille du Diable, Le Magasin d’antiquités, d’après Dickens
Rééd. , Inspecteur Toutou (avec Crac ! dans le sac !)), coll. Neuf en poche, L’École des Loisirs, illustrations de Philippe Dumas
  • 1987 : Contes cuistres, nouvelles, Éditions L’Âge d’Homme, 159 p.
Contient : Portrait de la sorcière, L’intoxiqué, Le drame du camp n°7, Nuit de mai, Le vampire de la Place Rouge, Ptycon ou la chironomie, Le crucifié, Dialogue avec l’invisible, Conte chinois, L’inverseur de temps, Réunion discrète, Histoire jamais contée, La Sainte-Chair, La véritable histoire de Pinocchio, L’assassin de M. Zola, Masque de tigre, Vie amoureuse de Jean Valjean, Le cas Gripari.
  • 1987 : Nouvelles critiques, recueil d’articles, L’Age d’Homme, 146 p.
Contient : Du bon usage de l’argent, Arrabal et Genet, Le fantastique chez Marcel Aymé, Les contes romantiques de Balzac, Deuxième jeunesse d’Henri Béraud, À propos de Boris Godounov, À propos de la Commune, Don Juan et Dalila, À propos d’Eugène Oniéguine, Flaubert-Sand : un roman d’amitié, Anatole France ou la contestation mondaine, À propos de Lulu, La Palatine et la Maintenon, L’Évangile du Rien, Du rire et de l’horreur, Edmond Rostand et Cyrano, La comtesse de Ségur, née Rostoptchine, À propos de Tristan.
  • 1988 : Histoire du Méchant Dieu, essai, Éditions L’Âge d’Homme, 140 p.
  • 1988 : Sept farces pour écoliers, Éditions Grasset-Jeunesse, illustrations de Boiry, 167 p.
Contient : La fausse gourde, Chien et bébé, Deux téléphones, La télé farceuse, Goulu et son âme, Cent ans de cuisine française, Le marchand de fessées.
  • 1988 : Marelles, poèmes pour enfants, Éditions De Fallois/L’Âge d’Homme, illustrations de Laurent Cocchi, 111 p.
Rééd. 1988
Contient Il était un petit navire, La Joie de Lire, Genève, illustrations de vingt-et-un graphistes (Choix de poèmes du recueil)
Rééd. Grasset-Jeunesse, 1996, illustrations de Chica.
  • 1989 : Notes d’une hirondelle, recueil de chroniques théâtrales, Éditions L’Âge d’Homme, 235 p.
  • 1989 : Huit farces pour collégiens, Éditions Grasset-Jeunesse, illustrations de Boiry, 218 p.
Contient : Le bourricot, La Sorcière de la rue Mouffetard, L’Ange, Le Géant aux chaussettes rouges, Le démarcheur, La fée du robinet, Pour l’annonce, La sorcière du placard aux balais.
  • 1990 : Contes d’ailleurs et d’autre part, contes, coll. Grands lecteurs, Éditions Grasset-Jeunesse, 177 p.
Contient : Mademoiselle Scarabée, Madame La terre-est-basse, Le diable aux cheveux blancs, Histoire du bagada, Le voyage de Saint-Déodat, Petite sœur, L’eau qui rend invisible, Sadko (histoire russe).
Rééd. 1993, album Grasset-Jeunesse, illustrations de Claude Lapointe.
Rééd. 1997, coll. Lampe de Poche, Grasset-Jeunesse, illustrations de Cecco Mariniello, Petite Sœur.
  • 1990 : Les derniers jours de l’Éternel, roman, L’Age d’Homme, 171 p.
  • 1990 : Le Musée des apocryphes, nouvelles, Éditions L’Âge d’Homme, 192 p.
Contient : Lettre anonyme à Balzac, Cinq lettres, Lettre anonyme au Docteur Destouches, Au tribunal, La voyante, Conte arabe, La passion de John Bow, Notre agent à Tanis, Une révélation au Théâtre français, Psaumes de Saül, Carnets de Salomé, Le roman de Perrault, Confession d’un éditeur, L’histoire de Jennifer Brown, Le dernier jour du monde, Les dernières aventures de Passepartout.
  • 1990 : L’Affaire du petit pot de beurre, in Contes de la Table ronde, plaquette hors-commerce, Éditions La Table ronde, 30 p.
  • 1991 : Monoméron, ou je ne sais quantième consultation du Docteur Noir sur la vraie religion du peuple français, roman, Coll. Le Bruit du Temps, Éditions L’Âge d’Homme, 109 p.
  • 1992 Énigmes, devinettes pour les enfants illustrées par Puig Rosado, Éditions Grasset-Jeunesse, 23 p.
  • 1992 : Je suis un rêve et autres contes exemplaires, Éd. de Fallois/L’Age d’Homme, anthologie des nouvelles de Pierre Gripari établie par Jean-Pierre Rudin, préface de Jean Dutourd, 330 p.
Contient : Je suis un rêve, Apologue, Conte chinois, La rose réaliste, Dieu, Le chat, Le bélier, Le petit Jéhovah, La règle du silence, Conte de Noël, Cette année-là, Dieu fut, Qui êtes-vous, Père Noël ?, Bibliothèque de poche, Le lièvre, La chartreuse de Parme, La véritable histoire de Pinocchio, Carnets de Salomé, La robote au grand cœur, Pluviose, L’époux céleste, La fée, Kurt von Dupont, Petit monstre, Au tribunal, Ma maison, La chienne, Vie et naissance de Pop, Monologue de toile, L’ours, La suerie, Un témoin à décharge, Le touriste de pierre, La femme soûle.
  • 1995 : Fables et confidences, fables, Coll. Le Bruit du Temps, l’Age d’Homme, 118 p.
  • 1996 : Le Devoir de blasphème, éd. du Labyrinthe, 109 p.
  • Entretiens et critiques parus dans la revue Éléments.

Publications consacrées à l'auteur[modifier | modifier le code]

  • Alain Paucard (entretiens avec Pierre Gripari), Gripari, mode d’emploi, L'Âge d'Homme, 1985
  • Collectif, Le Tombeau de Pierre, L'Âge d'Homme, 1995
  • Anne Martin-Conrad (dir), Pierre Gripari, Les Dossiers H, L'Âge d'Homme, 2001
  • Anne Martin-Conrad et Jacques Marlaud, Gripari, "Qui suis-je?", Pardès, 2010

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Présentation de l'auteur, P4 de La sorcière de la rue Mouffetard, Folio junior, février 1990
  2. Anne-Martin Conrad (dir.), Pierre Gripari, Les Dossiers H, L'Âge d'Homme, 2001.
  3. Christophe Bourseiller, Les ennemis du système, p. 1967.
  4. Jean-Pierre de Beaumarchais, Daniel Couty, Alain Rey (dir.), Dictionnaire des écrivains de langue française, Larousse, éd. 2001.
  5. Pierre-André Taguieff, « Sources antisémites du “racisme juif” », L'Arche VIII.
  6. « Son racisme est une affabulation malveillante. Simplement, il n'aimait pas les juges, les rabbins et les prêtres. Cet homme tolérant ne tolérait pas l'intolérance religieuse, qu'il associait aux doctrines monothéistes. » (Vladimir Dimitrijević, contribution à l'ouvrage Pierre Gripari, Les Dossiers H, L'Âge d'Homme, 2001)