Chapbook

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Frontispice d'un chapbook : fin du XVIIIe siècle ou début du XIXe siècle.

Chapbook est un terme anglais générique désignant une catégorie particulière de petits livres au format poche, dont la popularité s'étend du XVIe siècle à la seconde moitié du XIXe siècle. Il est difficile d'en fournir une définition très précise[1]. En France, il existait un équivalent appelé la Bibliothèque bleue, mais en beaucoup moins illustré.

Le terme de chapbook a été officialisé par les bibliophiles du XIXe siècle pour désigner une variété de supports imprimés jetables contenant une littérature populaire ou folklorique. Ceci comprend de nombreuses formes littéraires, telles que des brochures de nature politique ou religieuse, des comptines pour enfant, de la poésie, des ballades populaires (broadside ballads[N 1]), des contes folkloriques, de la littérature enfantine, et des almanachs. Lorsque ces ouvrages étaient illustrés, c'était au moyen d'images populaires, analogues aux images d'Épinal que l'on trouvait en France et conçues à partir de gravures sur bois puis coloriées à la main.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le terme chapbook a pour origine chapmen, terme qui désignait des colporteurs qui avaient inclus ces sortes de livres parmi les marchandises dont ils faisaient commerce[2],[3]. Le mot « chapman » lui-même vient du vieil anglais céapmann, « négociant », « vendeur », à rapprocher de l'allemand Kaufmann (« marchand », « commerçant ») ou encore de l'anglais britannique moderne cheap (a good cheap, une bonne affaire). Le mot chapman est utilisé dès 1600 environ pour désigner un colporteur, un vendeur itinérant.

Histoire[modifier | modifier le code]

Il existe des écrits du Cambridgeshire parlant dès 1553 d'un homme proposant dans un cabaret une ballade ordurière intitulée The Maistres mass, puis plus tard, d'un colporteur vendant aux gens « des petits livres » (lytle books).

Des ballades, des chansons populaires, imprimées sur une seule feuille bon marché, parfois illustrée (broadside ballads), étaient vendues pour un penny ou un demi-penny dans les rues des villes et villages de Grande-Bretagne entre le XVIe siècle et le début du XIXe siècle. Distinctes des chapbooks, qu'elles précédèrent, elles en avaient cependant le système de vente, avec de plus un contenu assez similaire.

Les chapbooks commencèrent à disparaître progressivement à partir du milieu du XIXe siècle du fait de la concurrence des journaux bon marché, et aussi - en particulier en Écosse - du fait de sociétés religieuses qui les considéraient comme « impies » (ungodly).

Bien que le genre soit né en Grande-Bretagne, de nombreux chapbooks furent produits aux États-Unis durant la même période.

Du fait de sa fragilité, ce genre de productions est aujourd'hui difficile à trouver et est donc collectionné. Les chapbooks visaient comme clientèle des acheteurs qui n'avaient ni bibliothèque ni goût pour la bibliophilie. Le papier étant coûteux, on les réutilisait comme emballage, ou pour la cuisine, sans oublier les références faites à l'époque à l'utilisation des chapbooks comme bum fodder (c'est-à-dire comme papier hygiénique).

Beaucoup des chapbooks qui sont consultables aujourd'hui viennent des collections que Samuel Pepys constitua entre 1661 et 1688, aujourd'hui conservées au Magdalene College de Cambridge. Anthony Wood a également collectionné soixante-cinq chapbooks (dont vingt datant d'avant 1660), qui se trouvent aujourd'hui à la Bodleian Library. Il existe également des collections non négligeables en Écosse. Les collectionneurs modernes, tels que Peter Opie, portent essentiellement un intérêt d'érudit au genre littéraire que ces supports véhiculent.

Production et distribution[modifier | modifier le code]

Illustration d'un chapbook représentant le géant Blunderbore, tirée de Jack le tueur de géants, vers 1820.

Les chapbooks étaient en général de petits livres formé d'un cahier non relié, avec une couverture en papier, cahier généralement imprimé sur une feuille unique repliée pour former des volumes de 8, 12, 16 ou 24 pages, souvent illustrés d'estampes issues de gravures sur bois sommaires, et parfois sans rapport avec le texte. L'impression était de basse qualité ; un collectionneur a ainsi écrit[Qui ?] :

« L'impression en était dans bien des cas exécrable, le papier plus encore, les gravures sur bois servant d'illustrations - dont certaines étaient utilisées pour divers contes sans se soucier de leur adéquation - étaient parfois pires que papier et impression réunis. »

Cependant, les frontières de cette catégorie d'ouvrage n'étaient guère précises : certains chapbooks comportaient plus d'un cahier, d'autres étaient élaborés avec soin, et enfin, les contenus s'avéraient parfois exacts sur le plan historique.

Le centre de la production de chapbooks et de ballades était la capitale anglaise, et, jusqu'au Grand incendie de Londres (1666), les imprimeurs étaient regroupés autour du pont de Londres. Cependant, une caractéristique des chapbooks fut la prolifération d'imprimeurs en province, essentiellement en Écosse et à Newcastle upon Tyne.

Caractéristiques et contenu[modifier | modifier le code]

Clientèle, prix et tirages[modifier | modifier le code]

Illustration montrant le géant Cormoran, tirée d'un chapbook vers 1820.

Les chapbooks s'avérèrent un moyen important pour répandre la culture populaire au petit peuple, en particulier dans les campagnes. C'était tout à la fois une source de distraction, d'information, et de connaissance de l'Histoire (même si celle qui figurait dans les chapbooks était généralement peu fiable). On voit en eux aujourd'hui des archives témoignant de la culture populaire, où sont traités des aspects culturels qui peuvent avoir totalement disparu sous d'autres formes.

Le prix des chapbooks les vouait aux classes laborieuses, même s'ils ne se restreignaient pas à ce seul marché. Les broadside ballads (ballades populaires imprimées sur une feuille) étaient vendues pour un demi-penny, ou quelques pence. Le prix des chapbooks variait de 2 à 6 pence, à comparer avec le salaire journalier des ouvriers agricoles, qui était alors de 12 pence. Il ne faut pas oublier que, au début de l'Angleterre moderne, l'analphabétisme n'était pas rare, et sans doute plus présent encore en Écosse. Cependant, une certaine partie de la classe laborieuse savait lire, sans avoir pour autant une pratique de l'écriture, ni les moyens et vraiment le temps pour cela. Les structures agraires anglaises, avant l'irruption de la société industrielle, laissait parfois place à des périodes de lecture, notamment d'écrits religieux. Les chapbooks étaient certainement utilisés pour être lus à voix haute dans les familles (veillées), ou à de petits groupes réunis dans les cabarets (lectures publiques).

Ils contribuèrent même au développement de l'alphabétisation : Francis Kirkman, auteur et éditeur, rapporta qu'ils enflammèrent son imagination et son amour des livres. Il existe d'ailleurs des preuves qu'ils étaient lus par des autodidactes.

Quoi qu'il en soit, les tirages de ces livres étaient importants : dans les années 1660, quelque 400 000 almanachs furent imprimés chaque année, assez pour qu'une famille anglaise sur trois en possède. Un éditeur de chapbooks londonien au XVIIe siècle détenait en stock l'équivalent d'un livre pour 15 familles de son comté. Dans les années 1520, le libraire d'Oxford, John Dorne, notait dans son journal avoir vendu jusqu'à 190 ballades par jour, à un demi-penny chacune. L'inventaire officiel (dans le cadre de ses dispositions testamentaires) de 1664 de Charles Tias, à L'Enseigne des trois Bibles, sur le pont de Londres, son stock comprenait des livres et des feuilles imprimés pour faire environ 90 000 chapbooks (y compris 400 rames de papier) et 37 500 ballades d'une feuille. De son côté, l'inventaire de Josiah Blare, à L'Enseigne de la longue-vue sur le pont de Londres, en recensait en 1707 quelque 31 000, et 257 rames de feuilles imprimées. Le bas de la fourchette de leurs ventes rien qu'en Écosse était de plus de 200 000 exemplaires par an dans la seconde moitié du XVIIIe siècle.

Ces imprimeurs fournissaient des chapbooks aux chapmen en leur faisant crédit ; ceux-ci parcouraient alors le pays en faisant du porte à porte, en allant sur les marchés et les foires, revenant ensuite pour payer leur fournisseur avec le produit de leurs ventes. Ce système permettait une large distribution et des ventes importantes avec une mise de fonds minimale, tout en permettant aux imprimeurs de connaître ainsi les titres qui se vendaient le mieux. Les ouvrages les plus populaires étaient alors réédités, piratés, amendés, et faisaient l'objet d'éditions différentes. Francis Kikman, dont les yeux étaient toujours à observer le marché, écrivit ainsi deux suites à un ouvrage populaire, Don Bellianus of Greece, publié pour la première fois en 1598.

Les éditeurs produisaient également des catalogues, et les chapbooks se retrouvaient dans les bibliothèques des gros fermiers ou de la petite aristocratique provinciale, yeomen ou gentry. John Whiting, un yeoman Quaker emprisonné à Ilchester, dans le Somerset dans les années 1680, se fit envoyer des livres de Londres, par coursier, qui les laissa à son intention dans une auberge.

Principaux thèmes[modifier | modifier le code]

Samuel Pepys, grand collectionneur de chapbooks. Par John Hayls, 1666.

Samuel Pepys avait une collection de ballades reliées en volumes, selon la classification ci-dessous, où l'on peut regrouper la plupart des chapbooks en fonction de leur contenu :

  1. Dévotion et moralité (Devotion and Morality) ;
  2. Histoire - vraie et fabuleuse (History – true and fabulous) ;
  3. Tragédie, par exemple, meurtres, exécutions, et jugements de Dieu (Tragedy: viz. Murders, executions, and judgements of God) ;
  4. État, et époque (State and Times) ;
  5. Amour - agréable (Love – pleasant) ;
  6. Idem - désagréable (Ditto – unpleasant) ;
  7. Mariage, cocuage, etc. (Marriage, Cuckoldry, &c.) ;
  8. Mer - amour, vaillance et actions (Sea – love, gallantry & actions) ;
  9. Boisson et bons compagnons (Drinking and good fellowship) ;
  10. Humour, badinages, et divers (Humour, frollicks and mixt).

Les histoires véhiculées par les chapbooks ont parfois pour sources des légendes, contes et mythes locaux anciens. Bevis of Hampton était par exemple une histoire d'amour anglo-normande remontant au XIIIe siècle, et qui provenait sans doute elle-même de matières antérieures. La structure de The Seven Sages of Rome (Les Sept Sages de Rome) vient de l'Orient, et a été utilisée par Chaucer. De nombreuses plaisanteries au sujet d'un clergé avide et ignorant provenaient de The Friar and the Boy, imprimé vers 1500 par Wynkyn de Worde, et de The Sackfull of News, de 1557.

Illustration des Three Wise Men of Gotham, de 1902 :
« Trois hommes sages de Gotham
S'en allèrent en mer dans un bol.
Et si le bol avait été plus solide,
Ma chanson aurait été plus longue. »

Les récits historiques situés dans un passé mythique et fantastique étaient très populaires. La sélection en est intéressante : Charles Ier, et Olivier Cromwell n'apparaissent pas en tant que personnages historiques dans la collection de Samuel Pepys, et Elizabeth Ire seulement une fois. La Guerre des Deux-Roses et la Première Révolution anglaise n'apparaissent pas du tout. Henry VIII et Henry II n'apparaissent que déguisés, prenant le parti du droit avec des cordonniers (cobblers) et des meuniers, pour les inviter ensuite à la Cour et les récompenser. On retrouve aussi comme motif l'histoire de héros de noble naissance, qui surmontent l'adversité grâce à leur courage, comme saint George, Guy de Warwick, Robin des Bois (qui à ce moment ne donne pas encore aux pauvres ce qu'il prend aux riches), ou encore de héros d'humble extraction qui se hissent à un rang social supérieur grâce à la force des armes, comme Clim of Clough, et William of Cloudesley. Le clergé apparaît souvent au travers de personnages tournés en dérision, et les paysans stupides sont également populaires (par exemple, The Wise Men of Gotham). D'autres œuvres visaient des publics régionaux ou campagnards (par exemple, The Country Mouse and the Town Mouse, Le Rat des villes et le Rat des champs).

À partir de 1597 apparurent des chapbooks destinés à une clientèle spécifique, selon leur métier, drapiers, tisserands, cordonniers (shoemakers), ces derniers étant généralement alphabétisés. Thomas Deloney, un tisserand, écrivit Thomas de Reading, où l'on parle de six drapiers venant de Reading, de Gloucester, de Worcester, d'Exeter, de Salisbury et de Southampton, voyageant de concert et rencontrant à Basingstoke leurs congénères de Kendall, Manchester et Halifax. Dans Jack de Newbury, daté de 1600 et situé à l'époque de Henry VIII, l'apprenti d'un tisserand de drap noir de première qualité (broadcloth) reprend son fond et épouse sa veuve à sa mort. Lorsqu'arrive le succès, il est généreux envers les pauvres et refuse d'être anobli pour les services d'importance qu'il a rendu au roi.

D'autres exemples de la collection Pepys comprennent The Countryman's Counsellor, or Everyman his own Lawyer, et Sports and Pastimes, écrits pour les écoliers, y inclus des tours de magie tels que comment « extirper un shilling d'un mouchoir », écrire à l'encre invisible, faire des roses en papier, attraper au collet des canards sauvages, et même, faire péter une servante sans qu'elle puisse s'en empêcher...

Les provinces et l'Écosse avaient leurs propres héros locaux. Robert Burns, le grand poète écossais, remarquait que l'un des deux premiers livres qu'il ait lus « en privé » était « l'histoire de Sir William Wallace », qui « fit couler dans mes veines un préjugé en faveur de l'Écosse qui y bouillonnera tant que les portes de la vie ne se refermeront pas pour le repos éternel »[N 2].

Influence[modifier | modifier le code]

Les chapbooks ont eu une influence large et durable. On estime que 80 % des chansons folkloriques anglaises rassemblées par les collectionneurs du début du XXe siècle se retrouvent dans des ballades imprimées sous forme de chapbooks (broadsides), dont 90 que l'on ne retrouve que sur les feuilles imprimées avant 1700. En analysant ces documents, on a émis l'hypothèse que la majorité des ballades qui ont survécu jusqu'à aujourd'hui remontent aux années 1550-1600.

Un des chapbooks à la fois les plus populaires et ayant eu le plus d'influence est celui de Richard Johnson daté de 1560 et intitulé The Seven Champions of Christendom (Les Sept Champions de la Chrétienté), dont on pense qu'il est à l'origine du personnage de Saint George dans les pièces de théâtre populaires anglaises[4].

Il existait encore en 1680 des éditions bon marché du roman Dorastus and Fawnia de Robert Green (initialement appelé Pandosto) (1588), qui servit de point de départ à la tragi-comédie de Shakespeare, The Winter's Tale. Quelques histoires étaient encore publiées au XIXe siècle, telles que Jack of Newbury, Friar Bacon, Dr Faustus et The Seven Champions of Christendom).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les broadside ballads étaient des ballades imprimées sur une seule feuille de papier et d'un seul côté ; elles étaient parfois illustrées d'une xylographie.
  2. Citation originale : ... [that ] poured a Scottish prejudice in my veins which will boil along there till the flood-gates of life shut in eternal rest.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Voir l'« introduction » dans John Simons, Guy of Warwick and other Chapbook Romances, University of Exeter Press, Exeter, Angleterre, 1998, (ISBN 0-85989-445-2), pour les problèmes de définition rencontrés.
  2. Margaret Spufford, The Great Reclothing of Rural England, Hambledon Press, Londres, 1984, (ISBN 0-907628-47-8)
  3. R. Leitch, "‘Here Chapman Billies Take Their Stand’: A Pilot Study of Scottish Chapmen, Packmen and Pedlars", Proceedings of the Scottish Society of Antiquarians, 1990, p. 120, p. 173–188
  4. Les sept champions en question sont les saint patrons de l'Angleterre, de l'Écosse, de l'Irlande, de la France, de l'Espagne, du Portugal et du Pays de Galles, qui sont respectivement Saint George, Saint André, Saint Patrick, Saint Denis, Saint Jacques le Majeur, Saint Antoine le Mineur, et Saint David.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Margaret Spufford, Small Books and Pleasant Histories: Popular Fiction and its Readership in seventeenth Century England, (Methuen, 1981)
  • F. J. Furnivall| ed., Captain Cox, His Ballads and Books, 1871.
  • University of South Carolina, G. Ross Roy Collection [1]
  • Victor E. Neuburg, Chapbooks: a guide to reference material on English, Scottish and American chapbook literature of the eighteenth and nineteenth centuries, 2e édition, Londres, Woburn Press, 1972
  • Victor E. Neuburg, The penny histories: a study of chapbooks for young readers over two centuries, illusté avec des facsimilés de sept chapbooks, The Juvenile Library, Londres, Oxford University Press, 1968
  • Victor E. Neuburg, Chapbooks: a bibliography of references to English and American chapbook literature of the eighteenth and nineteenth centuries (London: Vine Press, 1964)
  • Victor E. Neuburg,, A select handlist of references to chapbook literature of the eighteenth and nineteenth centuries, Édimbourg, imprimé à titre privé par J. A. Birkbeck, 1952
  • Harry B. Weiss, un livre au sujet des chapbooks, Hatboro, Folklore Associates, 1969
  • Weiss, Harry B. un catalogue de chapbooks à la New York Public Library, New York, New York Public Library, 1936

Liens externes[modifier | modifier le code]

Collections de chapbooks 
  • The National Library of Scotland détient une importante collection de chapbooks écossais, de l'ordre de 4 000 sur un total publié de 15 000. On peut trouver en ligne des catalogues de la plupart des chapbooks écossais.
  • The Library of the University of Glasgow détient plus de 1 000 exemples dans ses collections, parmi lesquels on peut faire des recherches au travers du Scottish Chapbooks Catalogue, référençant environ 4 000 œuvres, qui couvrent la collection du château de Lauriston, les bibliothèques de la ville d'Édimbourg et de l'université de Stirling. La G. Ross Roy Collection de l'université de Caroline du Sud collabore aux travaux de recherche pour le projet portant sur le chapbook écossais (Scottish Chapbook Project).
  • The Bodleian Library of the University of Oxford possède plus de 30 000 ballades composant plusieurs collections majeures. Les matériaux imprimés d'origine vont du XVIe siècle au XXe siècle. Le projet Broadside Ballads met à disposition des versions numérisées des feuilles et ballades disponibles.
  • The Lilly Library, à l'université de l'Indiana (Chapbook Collection) compte 1 900 chapbooks provenant d'Angleterre, d'Écosse, d'Irlande, de France et des États-Unis, qui faisaient partie de la collection Elisabeth W. Ball. Possibilité de recherche en ligne.
  • La salle Elizabeth Nesbitt, à l'université de Pittsburgh, héberge plus de 270 chapbooks imprimés en Angleterre ou en Amérique entre les années 1650 et 1850 (quelques chapbooks écossais y figurent aussi). On y trouve une liste des titres, des informations bibliographiques et des images numérisées des couvertures des chapbooks.
  • The McGill University Library possède plus de 900 chapbooks britanniques et américains publiés aux XVIIIe et XIXe siècles. Une grande partie de la collection est entièrement numérisée et accessible en ligne.