Château de Champtocé

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Château de Champtocé
Image illustrative de l'article Château de Champtocé
Le château de Champtocé, depuis la route.
Période ou style Médiéval
Type Forteresse
Début construction XIIIe siècle
Fin construction XVIe siècle
Protection classé Monument historique (1926)
Coordonnées 47° 24′ 45″ N 0° 51′ 43″ O / 47.4125, -0.86194444444447° 24′ 45″ Nord 0° 51′ 43″ Ouest / 47.4125, -0.861944444444  
Pays Drapeau de la France France
Région historique Drapeau de l'Anjou Anjou
Région Pays de la Loire
Département Maine-et-Loire
Commune Champtocé-sur-Loire

Géolocalisation sur la carte : Maine-et-Loire

(Voir situation sur carte : Maine-et-Loire)
Château de Champtocé

Le château de Champtocé est un château d'origine médiéval localisé à Champtocé-sur-Loire, en Anjou, dans le département de Maine-et-Loire. Il est connu pour avoir été un des lieux de résidence de Gilles de Rais.

Localisation[modifier | modifier le code]

La rivière Romme coulant devant le château de Champtocé.

Le château se situe sur la rive droite de la Loire, sur le territoire de la commune de Champtocé-sur-Loire. Il s'élève sur un promontoire de schiste, surplombant la Romme qui alimente la boire de Champtocé[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

La popularité du château est due à Gilles de Rais (Retz), qui y naquit en 1405, de l'union de Marie de Craon et de Guy de Laval, sieur de Retz. Au Moyen Âge, le château fut la première place forte de l'Anjou sur la rive droite de la Loire, la première ligne de défense contre le duché de Bretagne et surtout, un péage très important. Ce n'est qu'au XIIIe siècle que la forteresse de Champtocé prit sa forme actuelle.

Premiers temps de la forteresse[modifier | modifier le code]

Le site est mentionné aux alentours de l'an 1000 sous le vocable de Cantosciaco dans le Cartulaire de la Trinité de Vendôme. Il est possible que le site ait été aux mains des comtes d'Anjou eux-mêmes afin de contrôler le trafic fluvial sur la Loire. Foulques Nerra y inféode un certain Orry. Suite aux forfaits de celui-ci, il l'en dépouille et confie la terre au début du XIe siècle à une famille de chevaliers qui prend le nom de Champtocé, et dont le premier membre connu est Hugues de Champtocé[2]. Le site est qualifié de castellum vers les années 1075-1084, démontrant sa nature fortifiée[3]. Le fief passe dans les mains de la famille de Craon par le mariage de Tiphaine de Champtocé avec Maurice de Craon vers 1100. En 1212, pendant le conflit entre Capétiens et Plantagenêt, Amauri de Craon prend le parti du roi de France Philippe Auguste en s'engageant à lui remettre la forteresse[2].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Temps modernes et ruine[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Description[modifier | modifier le code]

Châtelet[modifier | modifier le code]

Le château tel qu'il est connu aujourd'hui se compose d'un châtelet, système d'entrée, orienté vers le village. Celui-ci se compose de deux portes, l'une charretière, l'autre piétonne. On y accédait après avoir emprunté un pont dormant, doublé de pont-levis. L'entrée est défendue par un système de canonnières, et pouvait être fermée par une herse.

Enceinte[modifier | modifier le code]

L'enceinte de la forteresse se constituait de onze tours, dont une seule d'entre elle, éventrée, subsiste et s'élève face à la route.

À l'est, une poterne, défendue par des assommoirs, permet d'accéder à l'intérieur de salles souterraines.

Organisation intérieur[modifier | modifier le code]

Hormis la présence d'un puits, l'aménagement de l'intérieur de la cour reste inconnu faute d'études archéologiques[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. IGN et BRGM, Géoportail Champtocé-sur-Loire (49), consulté le 17 décembre 2012
  2. a et b Port 1965, p. 636
  3. Collectif 2010, p. 69
  4. Description du château par l'Association La Croix de Sable

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Arthur Bourdeaut (abbé), « Chantocé, Gilles de Rays et les ducs de Bretagne », Mémoires de la Société d'histoire et d'archéologie de Bretagne, Rennes, Société d'histoire et d'archéologie de Bretagne, t. V, Première partie,‎ 1924, p. 41-150 (lire en ligne)
  • Célestin Port, Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire et de l'ancienne province d'Anjou : A-C, t. 1, Angers, H. Siraudeau et Cie,‎ 1965, 2e éd. (notice BnF no FRBNF33141105, lire en ligne)
  • Collectif, Projet Collectif de Recherche : Les enceintes médiévales dans le grand Ouest, rapport 2010, DRAC Pays de la Loire,‎ 2010, 177 p. (lire en ligne)