Binic
| Binic | ||||||
L'avant-port de Binic à marée basse |
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Blason |
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| Administration | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Pays | ||||||
| Région | Bretagne | |||||
| Département | Côtes-d'Armor | |||||
| Arrondissement | Saint-Brieuc | |||||
| Canton | Étables-sur-Mer | |||||
| Intercommunalité | Communauté de Communes du Sud Goëlo | |||||
| Maire Mandat |
Christian Urvoy 2008-2014 |
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| Code postal | 22520 | |||||
| Code commune | 22007 | |||||
| Démographie | ||||||
| Gentilé | Binicais | |||||
| Population municipale |
3 436 hab. (2006[1]) | |||||
| Densité | 577 hab./km2 | |||||
| Géographie | ||||||
| Coordonnées | ||||||
| Altitude | 10 m (min. : 0 m) (max. : 86 m) | |||||
| Superficie | 5,96 km2 | |||||
| Localisation | ||||||
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Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : France |
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| Liens | ||||||
| Site web | www.ville-binic.fr | |||||
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Binic [binik] est une commune française, située dans le département des Côtes-d'Armor et la région Bretagne.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Binic se situe dans la partie ouest de la baie de Saint-Brieuc : la Côte du Goëlo (qui va du sillon de Talbert à l’anse d’Yffiniac). Son port de plaisance, accessible seulement à marée haute, propose 500 places à flot. Il est fréquenté par quelques bateaux de pêche côtière.
Selon le recensement de 1999, elle compte 3 110 habitants. Sa population est à peu près multipliée par trois l’été.
Binic est divisé en plusieurs quartiers :
- les Fontaines-Gicquel
- la Ville-Biard
- la Ville-Even
- la Ville-Garnier
- la Ville-Gilbert
- la Ville-Jacob
Histoire [modifier]
Binic tire son nom du préfixe pen (qui signifie chef) et de Ic qui est le nom de la rivière voisine qui se jette dans la mer. Binic est donc l’embouchure de l’Ic. On la surnomme Cité des Embruns ou encore Le Grain de Beauté des Côtes-d'Armor.
L'histoire de Binic remonte au Néolithique (entre 3500 et 1800 av. J.-C.). En effet, on y a retrouvé des monuments mégalithiques tel le dolmen La Table de Margot (détruit en 1816 lors de travaux du port).
Au Moyen Âge, Binic (alors appelée Benic) était un petit village d'au plus une vingtaine de maisons. Mais c'était toutefois un grand lieu de foires et de marchés où venaient les habitants des villages alentour.
En 1821, grâce à François Le Saulnier de Saint-Jouan, un armateur binicais, et avec l'appui de la Duchesse d'Angoulême, fille de Louis XVI, Binic devient une commune à part entière en se détachant de la paroisse d'Étables-sur-Mer. Elle compte alors 1611 habitants. Il faut attendre 1840 pour que les limites entre Binic et les communes d'Étables-sur-Mer et de Pordic soient définitivement arrêtées.
Au XIXe siècle, Binic connut son apogée en devenant, en 1845, le premier port français pour la Grande Pêche. Le port recevait annuellement 150 à 160 navires et l'activité se partageait entre la pêche à Terre-Neuve et le cabotage (importation de sel, de vin, de bois du Nord, de farines et légumes). Binic était alors le premier port de pêche à la morue.
La période correspondant au premier quart du XXe siècle, jusqu'au seuil des années 1930, est pour la commune celle d'une mutation en profondeur car l'activité de pêche à la morue à Terre-Neuve et en Islande y vit tant bien que mal ses dernières décennies.
Confrontées durant la guerre aux sous-marins allemands, à la hausse des coûts d'armement et aux réglementations sur la pêche de plus en plus strictes -notamment en Islande- dans les années 1920 et à la concurrence des chalutiers à vapeur, les goélettes qui depuis les années 1860 étaient emblématiques des ports du Goêlo finissent par disparaître.
C'est pour le port une période très morose qui débute. Elle va durer une trentaine d'années.
Plus récemment s'est développée la pêche à la coquille Saint-Jacques, spécialité de la baie de Saint-Brieuc. Depuis 1992, les chalutiers binicais débarquent leur pêche au nouveau port de Saint-Quay-Portrieux, ville voisine de 6 kilomètres.
Entre 1906 et 1956 Binic a été desservie par le Chemin de Fer départemental des Côtes-du-Nord et a eu sa gare sur l'esplanade de la Banche, vaste espace remblayé et gagné sur la grève d'ailleurs construit à cet effet par l'ingénieur Briochin Louis Auguste Harel de la Noë.
Le chemin de fer a laissé à Binic des traces importantes : citons notamment les deux viaducs (viaduc de la Hasée dit du Chien noir en face de la station d'épuration et viaduc de Beaufeuillage en face de la zone artisanale) situés tous les deux le long de la D4 en direction de Lantic.
Héraldique [modifier]
| Blasonnement :
D'azur à deux poissons d'argent nageant l'un sur l'autre (superposés en fasce), au chef d'hermine.
Commentaires : Ce blason, institué en 1969 par le docteur Boulard, maire de Binic, est inspiré du blason de la famille Le Saulnier de Saint-Jouan, d'azur à trois poissons d'or, posés en fasce l'un sur l'autre.
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Administration [modifier]
| Période | Identité | Parti | Qualité |
|---|---|---|---|
| 1821 - 1847 | François Le Saulnier de Saint-Jouan | ||
| 1847 - 1849 | Jacques Le Pommelec | ||
| 1849 - 1852 | Louis Marie | ||
| 1852 - 1870 | Jacques Le Pommelec | ||
| 1870 - 1871 | Albert Mancel | ||
| 1871 - 1874 | Jacques Le Pommelec | ||
| 1874 - 1874 | François Le Saulnier de Saint-Jouan | ||
| 1874 - 1881 | Yves Le Suave | ||
| 1881 - 1884 | Louis Le Saulnier de Saint-Jouan | ||
| 1884 - 1908 | Jacques Le Pommelec | ||
| 1908 - 1912 | Gaspard Le Pommelec | ||
| 1912 - 1927 | Louis Piquenais | ||
| 1927 - 1929 | Henri Oriou | ||
| 1929 - 1935 | Joseph Corbille | ||
| 1935 - 1938 | Marcel Duval | ||
| 1938 - 1941 | Joseph Corbille | ||
| 1941 - 1941 | Jules Le Bras | ||
| 1941 - 1944 | Charles Bernard | ||
| 1944 - 1944 | Henri Collin | ||
| 1944 - 1944 | Joseph Corbille | ||
| 1944 - 1944 | Joseph Corbille | ||
| 1944 - 1947 | Robert Bouvier | ||
| 1947 - 1953 | Joseph Le Goaster | ||
| 1953 - 1968 | Ange Rossignol | ||
| 1968 - 1970 | Louis Boulard | ||
| 1970 - 1977 | Suzanne Joret | ||
| 1977 - 1983 | Georges Le Gonidec | ||
| 1983 - 1989 | Jean Burlot | ||
| 1989 - 1995 | Michel Laudrin | PS | |
| 1995 - 1997 | Alain Guilloux | ||
| 1997 - 2008 | Yvon Batard | UMP | |
| 2008 - | Christian Urvoy | PS |
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 3 693 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1831. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Économie [modifier]
Binic comporte une zone artisanale où sont notamment situées les entreprises Binic Gastronomie et la minoterie Hinault.
Lieux et monuments [modifier]
Binic, de par son histoire est riche en monuments et lieux touristiques. Pour retracer son histoire, le Musée des traditions populaires regorge d'objets du passé, donnés par des institutions ou des particuliers, et présentés dans leur cadre d'origine. Ce sont aussi bien des objets de la vie quotidienne, que des instruments de pêche ou des vêtements traditionnels. Le musée évoque la vie quotidienne à Binic il y a un siècle, à travers une collection de coiffes, de costumes bretons et de divers objets se rapportant à la vie maritime et à la grande pêche. Des reconstitutions (salle de classe, forge, atelier de menuisier) complètent la visite.
Les bâtiments religieux [modifier]
- L'église de Binic s'appelle Notre-Dame de Bon Voyage. Sa construction a été décidée à la place de l'ancienne chapelle Saint-Julien après l'instauration de Binic comme commune indépendante d'Étables-sur-Mer en 1821.
- Binic compte également la chapelle Saint-Gilles dans le quartier de la ville-Jacob, où a lieu une procession chaque premier dimanche de septembre.
- La chapelle privée Sainte-Anne est située rue de la Griselle.
Le cimetière [modifier]
Binic possède un très beau cimetière, situé sur les hauteurs qui dominent le bourg.
Voici les personnages connus qui y sont inhumés :
- Gérard Hennebert (1913-1954) : résistant,
- François Le Douarec (1924-2008) : avocat à la cour d’appel de Rennes.
- Édouard Kirmisson (1848-1927) : chirurgien, professeur à la Faculté de Médecine.
- François Le Saulnier de Saint-Jouan (1784-1847) : armateur, fondateur et premier maire de la commune de Binic.
- Régis Le Saulnier de Saint-Jouan (1921-2005), archiviste et historien de Côtes d’Armor.
- Yoko Tani (Yoko Itani : 1928-1999), actrice japonaise qui tourna quelques films dans les années 50 et qui fut l’épouse du comédien Roland Lesaffre.
Les monuments les plus intéressants sont les suivants :
- La chapelle des Verry-Carfantan, famille d'armateur de Binic.
- L'enclos de la famille Le Saulnier de Saint-Jouan,
- L'enclos de la famille Le Suavé, Galerne, Le Noan, Petitjean.
- L'enclos de la famille Besnier-Guilloux,
- Les stèles de Louis, Samuel et Ange Fichet des Grèves, dont la tradition rapporte qu'ils étaient enterrés debout,
- La tombe de L. Marie qui porte un crâne et deux tibias, sans doute pour rappeler que, quelle que soit la notoriété du défunt, les hommes sont égaux devant la mort,
- Le monument funéraire insolite de Yoko Tani.
Les plages [modifier]
Il existe à Binic trois plages donnant sur la Manche.
- L'avant-port est une plage encadrée de pierres : des rochers à chaque extrémité et la digue la surplombant. Au-dessus de la plage, le sentier des douaniers offre un point de vue magnifique sur la mer. La plage de l'avant-port devient touristique à partir de 1906 avec la construction des premières cabines de bain en bois. La rampe en zigzag dite Suavé-Galerne est construite avant 1939. Le tunnel sous la falaise du Goulet est construit pendant la seconde guerre mondiale par les soldats allemands[5].
- La Banche est la plus grande plage de Binic. On y trouve une piscine, un bassin d'eau de mer et un club de plage pour animer les journées des plus jeunes.
- La plage du corps de garde est elle située dans un décor plus sauvage et est nettement moins fréquentée que les deux précédentes.
Le port [modifier]
Celui qui vit partir tant de marins au large de Terre-Neuve accueille aujourd'hui plus de 600 unités sur ponton et mouillage dans le bassin et l'avant-port. Ceinturé par 1 300 m de quais, il est constitué d'un avant-port, de 4 hectares, et d'un bassin à flot, de 3,35 hectares.
Le marché [modifier]
Depuis le XVIe siècle, la situation géographique privilégiée du marché et sa vocation maritime ont inscrit Binic dans l'histoire des Foires et Marchés. À l'époque, on y trouvait toute sorte de produits : produits de la mer, de la terre, du négoce et de l'armement de navires. Plusieurs foires se déroulaient à date fixe chaque année.
Depuis la Révolution française, ce marché a lieu chaque jeudi matin. Aujourd’hui, en saison, près de 200 commerçants s'y installent, proposant des produits régionaux, des produits frais et divers autres produits…
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Louis Massignon (1883-1962), islamologue, avait une villa ("Les Roseraies") à Binic[6].
- François Truffaut a passé plusieurs étés à la villa Ty Rosen que sa grand-mère, Geneviève de Monferrand, louait à Binic. La villa se situait rue de l'Ic. Il y a séjourné pendant l'année scolaire 1939-1940[7].
Festivités [modifier]
- Festival littéraire des Escales, mer et aventures
En mars
- Festival des Marionnet'ic
En avril
- La Morue en fête[8]
En juin
- l'Aqua Bomb
- En juin,
- Compétition officielle de lancer de bombe à eau de mer en origami
- Les Animakids
En juillet-août
- Le Sandball Tour[9]
- En juillet
- Binic Folks Blues Festival
- En août.
- Chaque année depuis 2009, un grand festival de Folks et Blues à Binic organisé par l'association La Nef D Fous[10].
- En 2011, le festival a notamment accueilli Radio Moscow, les Black Diamond Heavies, Johnny Walker et Left Lane Cruiser (en)[10].
- Couleurs de Bretagne[11]
- En août
- Magic Binic
- festival de magie.
- En octobre.
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- populations légales 2006 sur le site de l’INSEE
- liste des maires des Côtes-d'Armor
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Front de mer du Goulet et plage de l'avant-port, sur Archives départementales des Côtes-d'Armor. Mis en ligne le 2007, consulté le 12/08/2011
- Présentation de la commune de Binic, sur Archives départementales des Côtes-d'Armor, 2006. Consulté le 13/08/2011
- Antoine de Baecque et Serge Toubiana, François Truffaut, Éditions Gallimard, 2001 (1re éd. 1996), p. 28
- site officiel de la Morue en fête
- site officiel du Sandball
- Céline Millecam, « 5, 6, 7 août : Festival Folks Blues de Binic », Rock Times, 20 juillet 2011 [texte intégral (page consultée le 13/08/2011)]
- site officiel de Couleurs de Bretagne
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Christian Querré, Binic, port du Goëlo : histoire des origines à nos jours, Éditions du Dahin, Binic, 1987, 285 p.
- Christian Querré et Philippe Leribaux, Souvenirs de Binic, 1900-1960, Éditions du Dahin, Binic, 2004
- Jean-Pol Dumont Le Douarec, Binic, Éditions Celtics Chadenn, 2005
- R. Brouté, La naissance de la commune de Binic, Les Carnets du Goëlo n°3 (1988), bulletin de la Société d'études historiques et archéologique du Goëlo.
- Jean-François Jacq. L'âge d'or des Corsaires. Apogée. Rennes. 2011. ISBN : 978-2-84398-398-6.
Liens externes [modifier]
- Site officiel de Binic
- Binic sur le site de l'Institut géographique national
- Binic sur le site de l'Insee
- Présentation de la commune de Binic, sur Archives départementales des Côtes-d'Armor, 2006. Consulté le 13/08/2011
