Alexeï Broussilov

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Alekseï Alekseïevitch Broussilov
Алексей Алексеевич Брусилов
Alexeï Broussilov en 1916
Alexeï Broussilov en 1916

Naissance 3 août 1853
Tbilissi
Décès 17 mars 1926 (à 72 ans)
Moscou
Origine Drapeau de la Russie Impériale Empire russe
Allégeance Drapeau de la Russie Impériale Empire russe
Flag of the Soviet Union (1923-1955).svg Union soviétique
Arme Cavalerie
Grade IRA F8GenBranch 1917 h.png Général de cavalerie
Adjudant-général
Années de service 18721924
Conflits guerre russo-turque de 1877-1878
Première Guerre mondiale
Guerre russo-polonaise de 1920
Commandement 15e dragon de Tver
Académie de cavalerie de St-Pétersbourg
2e division de cavalerie de la garde
Commandant des forces militaires du district de Varsovie
12e Corps
8e Armée
Commandant du front sud-ouest
Commandant suprême du gouvernement intérimaire
Faits d'armes Bataille d'Ardahan
Bataille de Kars
Bataille de Tannenberg (1914)
Distinctions Ordre de St-Georges IIIe classe Ordre de Saint-Georges
Ordre de Saint-Vladimir Ie classe Ordre de Saint-Vladimir
Ordre de Sainte-Anne Ie classe Ordre de Sainte-Anne
Ordre de Saint-Stanislas Ie classe Ordre de Saint-Stanislas

Alekseï Alekseïevitch Broussilov (en russe : Алексей Алексеевич Брусилов), né le 3 août 1853 à Tbilissi et mort le 17 mars 1926 à Moscou, est un général russe de la Première Guerre mondiale, rallié ensuite au pouvoir bolchevique durant la guerre civile russe.

Il est devenu célèbre par l'offensive qu'il a dirigée en 1916 en Galicie et qui à reçu son nom, l'offensive Broussilov.

Famille[modifier | modifier le code]

Fils du lieutenant-général Alexeï Broussilov (?-1859) et d'Anna Louisa Niestojemska. Frère aîné de Boris Alexeïevitch Brusilov (vers 1855-?), officier de cavalerie, et du vice-amiral Lev Alexeïevitch Broussilov (1857-1919).

Mariage[modifier | modifier le code]

En 1884, Alexeï Alexeïevitch Broussilov épousa sa cousine, Anna Nikolaïevna Gagenmeister (?-1908).

De cette union naquit Alexeï Alexeïevitch Broussilov (1887-1919) qui décéda au cours de la Guerre civile russe.

Veuf, Alexeï Alexeïevitch Broussilov épousa Nadejda Vladimirovna Jelikhovskaïa (la nièce de Madame Blavatsky, fondatrice de la Société théosophique).

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille noble du gouvernement de Novgorod, orphelin dès son plus jeune âge, avec ses deux frères cadets, Broussilov fut élevé par sa tante G.A. Gagenmeister.

Formation et début de carrière[modifier | modifier le code]

Né à Tbilissi, en Géorgie, et entre à quatorze ans en 1867 au Corps des Pages impériaux (une prestigieuse école militaire russe) et en sort diplômé en 1872 ; il est affecté au 15e régiment de dragons de Tver, passe lieutenant en 1874. Il prend part à la guerre russo-turque de 1877-1878 comme officier de cavalerie en prenant part à la reddition des forteresses d'Ardahan et de Kars, il reçoit l'Ordre de Sainte-Anne de troisième classe et de Ordre de Saint-Stanislas de troisième puis second degrés, pour ses faits de guerre.

Il passe à l'école de cavalerie de Saint-Pétersbourg en 1881 et en prend la tête en tant que lieutenant-général en 1902, pendant cette époque il voyage en France, en Autriche-Hongrie et en Prusse ; il écrit aussi de nombreux articles.
Il commande la deuxième division de cavalerie de la garde et est promu général en 1906. En 1909 à la frontière avec le Reich allemand il commande le 14e Corps d'Armée. En 1912, il est promu général de cavalerie et devient commandant adjoint du district militaire de Varsovie.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le vainqueur de Galicie[modifier | modifier le code]

Au début de la Première Guerre mondiale, il commande la 8e armée russe. En septembre 1914, il s'illustre face aux Autrichiens par sa victoire à la bataille de Lemberg et avance jusqu'aux Carpates. Mais, à l'été 1915, malgré une importante résistance des mois durant, son armée est repoussée jusqu'en Pologne. En mars 1916, Broussilov est affecté au commandement du Corps Sud Ouest regroupant quatre armées russes en remplacement de Nikolaï Ivanov. En juin, il lance son offensive en Galicie. Celle-ci, au début victorieuse et prometteuse, se révèle au fil des mois extrêmement coûteuse en hommes, mais convainc la Roumanie d'entrer en guerre.

Le commandant en chef de 1917[modifier | modifier le code]

Malgré l'issue ambiguë de cette bataille, le prestige de Broussilov n'est pas atteint et il est nommé, après la première révolution russe, commandant en Chef des armées russes. En juillet 1917, il ordonne une nouvelle offensive en Galicie, mais celle-ci échoue piteusement, notamment à cause du très faible moral de ses hommes et de l'absence d'officiers de qualité que la révolution avait alors écartés. Il est remplacé par Kornilov.

La Révolution russe[modifier | modifier le code]

Maison de Alexeï Alexeïevitch Broussilov dans la ville de Vinnitsa, Ukraine

À la suite de ses défaites, Broussilov perd le commandement de l'armée en août 1917, et attendra 1920 avant de reprendre sa carrière militaire.

Se ralliant aux bolcheviks durant la guerre civile russe, il sert dans l'Armée rouge durant la campagne de Pologne de 1920 mais ne bénéficie pas d'un rôle militaire important. En effet il est nommé comme consultant militaire puis inspecteur de cavalerie. On peut penser qu'il fut écarté par le nouveau pouvoir car il représentait aux yeux du peuple l'« ancienne Russie » dont les bolcheviks voulaient effacer le souvenir.

Décès et inhumation[modifier | modifier le code]

Il prend sa retraite en 1924, et meurt d'une insuffisance cardiaque en 1926 à Moscou après avoir écrit et publié ses mémoires de guerre. Il est inhumé avec les honneurs militaires au cimetière de Novodevitchi à Moscou.

À noter[modifier | modifier le code]

Son fils, Alexeï Alexeïevitch Broussilov qui commande un régiment de cavalerie dans l'Armée rouge, est capturé par l'Armée Blanche en 1919. Selon certaines sources, il est exécuté sur l'ordre d'Anton Ivanovitch Denikine, selon d'autres il s'engage alors côté blanc et décède du typhus[1].

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Sources[modifier | modifier le code]

Tombe du général Broussilov au cimetière de Novodevitchi de Moscou
  • Wikipedia anglophone

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]