Îles Saint-Marcouf

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Îles Saint-Marcouf
Vue sur les îles Saint-Marcouf. depuis la plage de Ravenoville
Vue sur les îles Saint-Marcouf. depuis la plage de Ravenoville
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Archipel Aucun
Localisation Baie de Seine, Manche (océan Atlantique)
Coordonnées 49° 29′ 45″ N 1° 09′ 00″ O / 49.495833, -1.1549° 29′ 45″ N 1° 09′ 00″ O / 49.495833, -1.15  
Nombre d'îles 2
Île(s) principale(s) Île de Terre, Île du Large
Géologie Îles continentales
Administration
Région Basse-Normandie
Département Manche
Démographie
Population Aucun habitant
Autres informations
Découverte Préhistoire
Fuseau horaire UTC+1

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Îles Saint-Marcouf
Îles Saint-Marcouf

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Îles Saint-Marcouf
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Archipels de France

Les îles Saint-Marcouf sont un archipel de la baie de Seine dans la Manche, constitué de deux îles (l’île de Terre et l’île du Large), situées à environ sept kilomètres au large de la localité de Saint-Marcouf sur la côte est de la péninsule du Cotentin, elles font partie du territoire communal de la commune française de Saint-Marcouf (Manche, Basse-Normandie).

Histoire[modifier | modifier le code]

Autrefois les deux îles portaient le nom de Duolimonis.

Au VIe siècle, saint Marcouf, né à Bayeux en Neustrie, venait y passer le carême. Cet homme, connu pour guérir quiconque de la scrofule, donna son nom à l’archipel. Il y mourut en 558 (ses reliques ont été déplacées à l’abbaye de Corbeny dans l’Aisne).

Étymologie : du latin Marculfus (en français : Marcouf, à prononcer « Saint-Marcou »).

L’occupation anglaise[modifier | modifier le code]

Bien plus tard, les Anglais s'emparèrent de l'archipel et perturbèrent fortement le trafic de marchandises dans la baie de Seine : les navires quittant Cherbourg ou Le Havre étaient arraisonnés par les corsaires qui s'y étaient établis[1].

C'est là que fut engagé le premier sous-marin de guerre, le Nautilus, en 1800, construit par l'inventeur américain Robert Fulton, sur ordre de Napoléon Ier, pour chasser les Anglais qui occupaient l'île.

Les îles furent restituées à la France par l'Angleterre en 1802 au cours de la paix d'Amiens[2]. Napoléon Ier les fit fortifier pour éviter tout assaut étranger ; les travaux durèrent de 1802 à 1867. L'ensemble militaire comprend un fort de 170 mètres de diamètre et 48 bouches à feu, un port, un magasin à poudre, un bâtiment électrosémaphorique, le tout ceinturé par des douves creusées dans le rocher à même la mer. Ce site n'a jamais été attaqué depuis lors[3].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

À trois semaines du débarquement du 6 juin 1944, les îles furent suspectées d'être un poste avancé allemand armé de batteries lourdes. L'état-major décida donc qu'il ne fallait prendre aucun risque et que cette position devait être neutralisée avant le débarquement. Le Jour J, à 4 h 30, un commando composé des Sergeants Harvey S. Olson, Private Thomas C. Killeran (Troop A), Sergeant John W. Zanders, Corporal Melvin F. Kenzie (Troop B) du 4th Cavalry Group nagea vers les îles armés de simples couteaux. Ils n'y trouvèrent ni canons ni soldats et purent baliser le terrain pour permettre le débarquement d'un détachement de 132 hommes des 4th et 24th Cavalry Groups sous le commandement du lieutenant-colonel Edward C. Dunn. À 5 h 30, le détachement était débarqué et les îles occupées, mais les hommes durent déplorer dix-neuf pertes (17 blessés et 2 tués) à cause des mines-S semées le long des grèves[4].

État actuel[modifier | modifier le code]

Les Îles Saint-Marcouf ne faisaient partie d'aucune commune de France jusqu'au 30 avril 1987, date à laquelle le rattachement à la commune de Saint-Marcouf dans le département de la Manche a été prononcé par arrêté préfectoral.

Faisant partie du domaine privé de l'État, l'archipel est composé de deux îles, l'île du Large et l'île de Terre ; elles sont interdites d'accès : pour des raisons de sécurité sur l'île du Large, depuis 1999, et pour des raisons de réserve ornithologique sur l'île de Terre, depuis 1967, peuplée principalement de goélands et de cormorans. Le mouillage y est toutefois autorisé entre les deux îles.

Les îles Saint-Marcouf et le domaine public maritime correspondant ont été classés parmi les « sites pittoresques » au sens de la loi du 2 mai 1930 par un décret du 28 décembre 1981[5]. Elles sont également au centre d'une zone de protection spéciale du réseau Natura 2000[6],[7].

Les autres statuts de l'archipel sont les suivants :

  • Site classé : arrêté du 28 décembre 1981.
  • Réserve de chasse par arrêté du 30 juin 1972. 
  • Périmètre maritime en réserve de chasse maritime par arrêté interministériel du 25 juillet 1973.
  • Site ZICO, désigné par la France auprès de la CEE comme zone de protection spéciale (catégorie a).

L’île du Large[modifier | modifier le code]

Sur l'île du large se trouve un fort en cours de restauration.

Article détaillé : Île du Large.

L’île de Terre[modifier | modifier le code]

L’île de Terre est une réserve naturelle.

Article détaillé : Île de Terre.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Vidéo : Une brève histoire des îles avec des images de France 3.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les Anglais aux Îles Saint-Marcouf, L’Expédition de 1798, Gabriel Vanel, Éd. Louis Jouan, Caen, 1910
  2. http://napoleon1er.perso.neuf.fr/Traite-d-Amiens1802.html Texte du traité d'Amiens, 1802
  3. Edmond Thin, Les Îles St-Marcouf : Histoire, navigation, écologie, Cully, OREP,‎ 2005, 143 p. (ISBN 2-912925-76-2).
  4. Site DDay-Overlord « Les îles Saint-Marcouf en 1944 ».
  5. Arrêté du 28 décembre 1981 portant classement parmi les sites (département de la Manche), JORF no complémentaire 34 du 10 février 1982, p. 1572, sur Légifrance.
  6. Arrêté du 6 janvier 2005 portant désignation du site Natura 2000 des îles Saint-Marcouf (zone de protection spéciale), JORF no 12 du 15 janvier 2005, p. 676, texte no 44, NOR DEVN0430443A, sur Légifrance.
  7. Fiche du site fr2510047 : Baie de Seine occidentale, sur le site de Natura 2000 en France.