Usseau (Vienne)

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Usseau
Le château de la Motte.
Le château de la Motte.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Vienne
Arrondissement Châtellerault
Canton Châtellerault-2
Intercommunalité Communauté de communes Mâble et Vienne
Maire
Mandat
Pascal Rocher
2014-2020
Code postal 86230
Code commune 86275
Démographie
Gentilé Usselois
Population
municipale
642 hab. (2014)
Densité 34 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 52′ 37″ nord, 0° 30′ 34″ est
Altitude Min. 71 m – Max. 163 m
Superficie 18,95 km2
Localisation

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Usseau est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vienne (région Nouvelle-Aquitaine).

Géographie[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La région d'Usseau présente un paysage de plaines vallonnées plus ou moins boisées. Le terroir se compose[1] :

  • de tuffeau jaune pour 45 %, de bornais sableux du Loudunais (ce sont des sols brun clair sur limons, profonds et humides, à tendance siliceuse) pour 16 % et d'argilo pour moins de 1 % sur les collines et les dépressions sableuses des bordures du Bassin parisien ;
  • de champagnes ou d'aubues (ce sont des sols gris clair, argilo-limoneux, sur craie et donc calcaires) pour 38 % sur les autres collines.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par 1 km de cours d'eau.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique avec des étés tempérés.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous la forme Ussellum en 1090.

Le nom du village provient de Uxellum qui signifie petite colline ou promontoire[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Usseau accueille favorablement les avancées de la Révolution française. Elle plante ainsi son arbre de la liberté, symbole de la Révolution. Il devient le lieu de ralliement de toutes les fêtes et des principaux événements révolutionnaires, mais est abattu lors de la réaction royaliste[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
mars 2001 réélu en 2008[4] Michel Hamoir    

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel de Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 642 habitants, en diminution de -1,23 % par rapport à 2009 (Vienne : 1,65 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
361 318 300 454 445 480 441 461 436
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
467 501 522 635 556 531 532 504 520
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
528 533 503 502 456 443 464 449 446
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
439 383 383 489 521 573 643 655 642
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2008, selon l’Insee, la densité de population de la commune était de 34 hab./km2, contre 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 pour la France.

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Selon la direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes[9], il n'y a plus que 14 exploitations agricoles en 2010 contre 15 en 2000.

Les surfaces agricoles utilisées ont très légèrement augmenté et sont passées de 1 062 hectares en 2000 à 1 089 hectares en 2010. 55 % sont destinées à la culture des céréales (blé tendre pour plus de la moitié des surfaces céréalières mais aussi orges et maïs), 17 % pour les oléagineux (colza et tournesol) et 27 % pour le fourrage. En 2000 comme en 2010, 2 hectares étaient consacrés à la vigne.

Industrie[modifier | modifier le code]

Carrière de tuffeau, entreprise Maquignon Frères.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château de la Motte d'Usseau[modifier | modifier le code]

C'est un château datant des XVe et XIXe siècles. Il a été bâti en 1452 par Guillaume de Bec, aux confins de la Touraine et du Poitou. Il occupe un site fortifié très ancien où l'on a retrouvé des souterrains aménagés.

Le château est accolé à une motte, l'actuelle « haute cour » sur laquelle se dressait un premier château au XIIe siècle. Le château se compose d'un corps de bâtiment rectangulaire et d'une petite aile en retour d'équerre. Il est cantonné d'une importante tour circulaire à l'angle sud-ouest et sa façade est, d'une tour d'escalier polygonale et d'une tourelle carrée. Cette construction du XVe siècle est éclairée par de larges fenêtres à meneaux ou de simples baies à traverse. Le château présente un appareil militaire au sommet de la tour circulaire : parapet sur mâchicoulis percé d'archères canonnières.

Cette tour crénelée qui faisait office de donjon a été réaménagée au XVIIIe siècle. Elle possède un bel escalier de chêne. Une superbe voûte hémisphérique est coiffée par une salle pourvue d'une cheminée du XVe siècle. Dans le corps principal du château, un escalier à vis à crémaillère permet d'accéder aux étages supérieurs et à la salle du guet.

On accède au château par une allée bordée de cerisiers menant à un petit parc de tilleuls plusieurs fois centenaires.

Le château abrite un beau jardin pédagogique d'inspiration médiévale qui présente sous les aspects historiques et ethnobotaniques, une grande variété de plantes vivrières du Moyen Âge et quelques curiosités botaniques.

Le jardin a été créé progressivement de 2001 à 2006. Il constitue un écrin mettant en valeur le château médiéval. La structure même du jardin reprend l'esthétique et la fonctionnalité des jardins de la fin du Moyen Âge avec ses plans géométriques. Le jardin présente des espaces appelés Les Vergers, Le Jardinet des Baies, Le Petit Bois, différents parterres et massifs et un jardin clos ou Hortus Conclusus qui contient en priorité les espèces vivaces de l'époque médiévale: herbes fraiches, herbes aromatiques et condimentaires, herbes médicinales et certains petits fruits oubliés de nos jours.

Les espèces toxiques employées pour la magie et la sorcellerie sont éloignées de ces jardins centrés sur sa fontaine, également d'inspiration médiévale.

Un autre espace ordonné, nommé Jardin de Lumière, présente une collection de plantes annuelles qui répondaient à une utilisation vivrière et nourricière mais aussi artisanale pour la confection de textile et leur teinture.

Le château est inscrit comme monument historique depuis 2004 pour le logis,la galerie, l'escalier en vis et le site archéologique.

Le château de Remeneuil[modifier | modifier le code]

Château datant du XIVe – XVe siècle mais remanié ensuite tout au long de son histoire jusqu'au XIXe siècle. En 732, la légende locale rapporte que l'avant-garde sarrasine qui fut massacrée par le Grand Charles le martel n'a pu être sauvée à temps par le reste du corps armé qui suivait, car retardé par la marche sur les fastidieuses collines de Remeneuil, ces derniers arrivés trop tard ne purent que constater le massacre et prirent la décision de faire demi-tour[13]. Remeneuil doit son nom au toponyme « Romanoculus »[14] en raison de la présence des troupes romaines dirigées par César lui-même et qui sont passées par la région Ier siècle av. J.-C.. Les Seigneurs de Remeneuil ont été : - Pierre de Remeneuil en 1258. - Guillaume de Remeneuil, chevalier mort le 19 septembre 1356 à la bataille de Poitiers. - un autre Guillaume de Remeneuil, gouverneur de Touraine, capitaine du château de Chinon. - Pierre de Brizay en 1400. - Jean de Fougères en 1430[15]. - Louis de Fougères 1494 - François De Gain en 1668. - Taveau en 1724. - Jean-François Antoine de la Haye Moutbault en 1753 - Joseph-François Dumont Acquet comte d'Ozée, maréchal de camp en 1786, mort en émigration. - De Cougny-Prefeln en 1863. Bourgeoisie d'Empire - Abandonné depuis 1963 - Géré par Gestion d'affaire privée depuis février 2006.

Philippe-Armand du Vergier, marquis de la Rochejaquelin, propriétaire de Remeneuil en 1716, est le grand père de celui qui deviendra en 1793 le général en chef des armées catholiques et royales de Vendée.

Catherine Radegonde-Amable de la Haye-Montbault, propriétaire de Remeneuil, son frère aîné pris la tête d'une armée d'insurgés lors de l'insurrection vendéenne. Il fut malheureusement pris les armes à la main et exécuté en janvier 1794 en criant : « Je meurs pour mon Dieu et mon Roy ».

Les autres monuments d'Usseau[modifier | modifier le code]

  • L'église de Remeneuil, reconstruite au XVe siècle par la puissante famille de Fougères, patron de la paroisse. Le prieuré-cure de Remeneuil remonte à l'an 1037. Paroisse crée en 1789 et rattachée à la paroisse d'Usseau en 1818 par décret, elle est aujourd'hui devenue une propriété privée. Inscrite comme monument historique depuis 2002.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La commune abrite une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF)[10]qui couvre 7 % de la surface communale. Il s'agit du bois de la Bonde - brandes de Corbery.

Le bois de la Bonde et les brandes de la Corbery se situent dans l’extrême nord du département de la Vienne, aux confins des régions Nouvelle-Aquitaine et Pays de la Loire, sur les territoires des communes de Antran, Usseau, Vaux-sur-Vienne et Vellèches. Ces deux sites sont recouverts de bois et de landes. Ils occupent un haut plateau siliceux qui domine la rive gauche de la Vienne.

Sur ce territoire, comme dans tout le nord-ouest du département actuel de la Vienne, entre les villes de Châtellerault et de Loudun, les formations crétacées sont recouvertes de sols sableux ou limoneux, acides et hydromorphes, riches en cailloux et blocs siliceux, dénommés : les "bornais". Sur ces terres de médiocre qualité, la forêt et la lande ont longtemps dominé. La végétation était, autrefois, périodiquement incendiée afin de régénérer la production herbacée et offrir, ainsi, un pâturage aux animaux. Les cultures céréalières étaient plutôt réservées aux plaines calcaires.

De nos jours la moitié du site a été planté de résineux et a perdu, ainsi, une partie de sa spécificité. Toutefois, la zone a quand même pu conserver un certain nombre des habitats typiques hérités de ces anciennes activités agro-sylvo-pastorales. Ainsi, la chênaie calcifuge composée de chênes sessiles et de chênes pédonculés existe toujours. Elle est mêlée avec des sorbiers, des trembles et des châtaigniers. La chênaie alterne avec des landes atlantiques à «brande» ou bruyère à balais et ajoncs. En outre, le bois de la Bonde a été morcellé par le passage de l’autoroute A10. Malgré ces modifications récentes, le site offre encore un fort intérêt biologique qui se manifeste notamment dans sa richesse ornithologique et qui a justifié son classement comme zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) .

Parmi les quelque 50 espèces d’oiseaux répertoriées sur ce territoire, onze sont particulièrement rares et font l’objet d’une protection au niveau national (Bouvreuil pivoine Huppe fasciée, Locustelle tachetée, Mésange huppée, Moineau friquet, Pipit rousseline). Le Busard Saint-Martin et le Busard cendré, deux élégants rapaces gris pâle au vol onduleux et bas nichent sur la zone. En revanche, le Circaète Jean-le-Blanc, un grand rapace méridional, vient des boisements alentour pour capturer dans la lande les serpents et autres reptiles qui représentent l’essentiel de son régime alimentaire. Parmi les passereaux, on remarque surtout la présence de la Fauvette pitchou, qui a trouvé dans les étendues de bruyère à balais, un milieu de substitution aux maquis méditerranéens qui constituent son biotope d’origine. L ’Engoulevent d’Europe chasse, à la nuit tombée, au-dessus de la lande et dans les clairières de la forêt, les gros insectes nocturnes qui constituent l'essentiel de sa nourriture. Le Faucon hobereau, un petit rapace sombre, amateur lui aussi de gros insectes et de petits passereaux, chasse aussi à la tombée de la nuit mais juste avant l'Engoulevent d’Europe.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles de Wikipédia[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Chambre Régionale d'agriculture de Poitou-Charente - 2007
  2. Le Patrimoine des communes de la Vienne en 2 tomes – Edition FLOHIC – 2002 – (ISBN 2-84234-128-7)
  3. Robert Petit, Les Arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne, Poitiers : Éditions CLEF 89/Fédération des œuvres laïques, 1989, p. 153
  4. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  10. Secrétariat scientifique de l'inventaire des ZNIEFF, DREAL Poitou-Charentes , 2011