Traite négrière à Nantes

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Vue du port de Nantes prise de l'île Gloriette au XVIIIe siècle, attribuée à Nicolas Ozanne.
Reconstitution de l'entrepont d'un navire négrier au sein de l'exposition « Les Anneaux de la Mémoire » au château des ducs de Bretagne à Nantes (1992-1994).

La traite négrière à Nantes est à l'origine de la déportation, de la fin du XVIIe au début du XIXe siècle, de plus de 500 000 esclaves noirs d'Afrique vers les possessions françaises en Amérique, principalement aux Antilles. Avec 1 744 expéditions négrières, Nantes se place en première position des ports négriers français pour l'ensemble de la période concernée. La ville est la dernière place forte du commerce des esclaves en France, puisqu'il y est pratiqué jusqu'en 1831, année de promulgation de la loi interdisant la traite négrière[1].

Contexte[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Commerce triangulaire.

La traite atlantique, faite par les Européens et les Américains, a déporté 12 à 13 millions de Noirs, dont l'essentiel à partir de la fin du XVIIe siècle. En 1997, l'historien Hugh Thomas donnait un total de 13 000 000 d'esclaves « ayant quitté l'Afrique » lors de la traite atlantique, dont 11 328 000 arrivés à destination au moyen de 54 200 traversées[2]. Tous les grands ports européens ont pratiqué la traite négrière mais avec une intensité différente. Les ports anglais sont en première ligne ; ainsi Liverpool organise 4 894 expéditions et Londres 2 704.

La France métropolitaine arma environ 4 220 navires négriers et se classe au troisième rang des nations négrières après la Grande-Bretagne et le Portugal[3]. La ville de Nantes organisa à elle seule 1 744 expéditions soit 41,3 % du total français. Suivent trois villes avec par ordre d'importance : Bordeaux, La Rochelle et Le Havre qui totalisent à elles trois 33,5 % des expéditions négrières[4].

L'importance de la traite nantaise s'explique notamment par sa situation géographique : la ville bénéficiait de sa proximité avec Lorient où était installée la Compagnie des Indes orientales, ce qui permettait de se fournir en indiennes ou cauris, très appréciés des marchands d'esclaves africains[5].
Cette situation compensait le faible niveau de tirant d'eau de l'estuaire de la Loire, limité à 11 pieds qui ne permettait qu'aux navires de 150 à 170 tonneaux maximum en pleine charge de remonter jusqu'à Nantes, alors que la Gironde avait un niveau de tirant d'eau de 14 à 16 pieds, grâce auquel les vaisseaux de 250 tonneaux pouvaient remonter jusqu'à Bordeaux, port situé à l'écart des grands axes entre Londres et plaine du Pô, qui sut exporter les richesses que lui offrait le bassin aquitain[6].

Nantes se lança tardivement dans la traite négrière, en 1707. Les armateurs trouvaient le commerce triangulaire beaucoup plus rentable que le commerce « en droiture » qui consistait à effectuer la navette entre l'Europe et les Amériques, d'autant qu'au début du XVIIIe siècle le port avait surtout une vocation interrégionale et européenne (la péninsule Ibérique, les îles Britanniques et la mer du Nord), dont le trafic se basait surtout sur le commerce traditionnel, en usage depuis la période médiévale, avec des produits comme le blé, le vin et sel[7].

Chronologie de la traite nantaise[modifier | modifier le code]

Les débuts[modifier | modifier le code]

Le premier navire à avoir été armé pour la traite négrière à Nantes pour le compagnie du Sénégal, fut probablement en 1707, L'Hercule appartenant à la famille Montaudouin[7],[8].

Puis après une phase d'attente de 4 ans (entre 1707 et 1711), le trafic démarre en 1712 avec 7 navires. Les 15 années suivantes le nombre des vaisseaux armés pour la traite prend de l'ampleur :

Nombre annuel de navires armés pour la traite à Nantes[8]
1713 1715 1716 1717 1718 1719 1720 1721 1722 1723 1727 1728
14 20 2 11 12 9 20 16 11 24 6 10


À partir des années 1730, le tonnage des navires négriers nantais est en progression constante passant d'un peu plus de 1 000 tonneaux en 1735 à 6 000 tonneaux en 1740[9].

Les années 1740 à 1752[modifier | modifier le code]

Puis les années qui suivent sont plus chaotiques, la guerre de Succession d'Autriche à laquelle participe la France entravera le commerce maritime (théâtre de prédilection de la rivalité franco-anglaise durant cette période). Ainsi le tonnage des navires négriers nantais sera extrêmement faible (ne dépassant pas les 500 tonneaux) durant les trois années de fin de conflit (1745, 1746 et 1747). Le traité d'Aix-la-Chapelle signé en 1748, peut permettre à l'activité commerciale de reprendre timidement avec plus de 1 000 tonneaux. Mais l'année suivante, ce tonnage atteint un chiffre record de près de 9 000 tonneaux[9].

Les années 1750 et 1751 connaissent un creux d'activité dû notamment au fait que les armateurs nantais attendaient de connaitre les résultats de leurs investissements relancés après la guerre[10]. En effet, le temps normal de parcours d'un navire négrier dans un système de commerce triangulaire entre l'Europe, l'Afrique et les Amériques prenait entre 14 et 18 mois[7].

Les années 1752 à 1763[modifier | modifier le code]

Rassurés, les armements nantais voient, durant les années 1752, 1753 et 1754, leurs tonnages dépasser les 5 000 tonneaux, que l'on considérera comme une période de forte activité, puisqu'au cours des années 1735 à 1759, ce niveau ne sera dépassé que cinq fois.
En 1755, l'activité connait un ralentissement et dépasse à peine les 3 000 tonneaux de jauge, avant de s'effondrer totalement de 1756 à 1763, sous les effets de la guerre de Sept Ans, durant laquelle les Anglais s'emparent d'abord de Gorée et de Saint-Louis-du-Sénégal en 1758, principaux centres de regroupement d'esclaves africains venant du continent, puis de la Guadeloupe en 1759[7].

Les années 1763 à 1793[modifier | modifier le code]

La signature du traité de Paris en 1763, permet à la traite nantaise de rétablir un niveau d'activité élevé, même si les 699 expéditions organisées durant les trente années qui vont suivre représenteront moins de la moitié de l'ensemble du commerce négrier français durant cette période, alors qu'il dépassait les 50% avant le conflit. Jusqu'à la première abolition de l'esclavage en 1793, cette part ne cessera pas de baisser.

Part de la traite nantaise sur le trafic français
Période Pourcentage
de la
traite nantaise[11]
1763 - 1766 49,3 %
1767 - 1771 42,5 %
1772 - 1778 34,4 %
1783 - 1789 34,3 %
1789 - 1793 36,1 %

Cette perte de parts de marché s'explique par plusieurs facteurs notamment :

  • par la perte du privilège exclusif du commerce des Noirs de la côte d’Afrique que détenait, jusqu'au , la Compagnie des Indes, ceci, afin de les inciter à armer pour la traite. L’arrêt du accorde aux ports de la Manche (Saint-Malo, Le Havre et Honfleur, l’exemption du droit de 10 livres par Noir vendu aux Antilles, versé jusque-là à la société privilégiée. L’exemption est étendue à La Rochelle le 4 février 1768 et à Bordeaux, le 21 mars de la même année.
  • par la reconversion des armateurs rochellais dans la traite négrière qui chercheront à compenser la forte diminution de trafic de fourrures due à la perte du Canada, et feront ainsi de la concurrence à leurs homologues ligériens[12].

Cependant, même si le nombre des expéditions négrières chute de 29 par an en moyenne (entre 1763 et 1766), à 22,2 (entre 1767 et 1771) et 20,6 (entre 1772 et 1778, c'est-à-dire au début de la guerre d'indépendance des États-Unis), le tonnage baisse légèrement (de 3 954 tonneaux par an en moyenne entre 1763 et 1766, à 3 556 tonneaux entre 1772 et 1778), ce qui signifie que les armateurs nantais arment moins de navires, mais utilisent des vaisseaux de plus grande capacité. La jauge moyenne d’un bateau négrier est passée de 140 tonneaux après la guerre de Sept Ans, à 175,5 tonneaux entre 1772 et 1778[12].

Après l'indépendance américaine, on compte 32 départs par an en moyenne entre 1783 et 1788, soit 193 armements nantais pour l’ensemble de cette période, contre 116 à Bordeaux, 111 au Havre et 75 à La Rochelle.
Durant les deux premières années de la Révolution, 89 négriers seront armés à Nantes (46 en 1789 et 43 en 1790). Entre 1789 et 1793, le port de Nantes avec 152 armements représentera avec 36,1 % une part importante du marché de la traite, soit autant que ses principaux concurrents réunis, Bordeaux et Le Havre[12].

Durant cette même période, le nombre d'esclaves transportés par les navires nantais se chiffrera à 200 000, provenant notamment de la golfe de Guinée (essentiellement de la région de Calabar, sur la côte Sud-Est de l'actuel Nigeria) et de « côte d’Angole » (côtes angolaise et congolaise actuelles[13])[14], soit :

Nombres d'esclaves transportés par des navires négriers nantais[15]
Période Nombre d'esclaves
1763-1766 32 300
1767-1771 33 854
1772-1778 35 161
1783-1788 55 932
1789-1793 38 361

Si les Nantais s’adaptent aux conditions du marché en Amérique comme en Afrique. Ils sont aussi capables de changer de lieu de vente, en fonction de la concurrence. Mais c'est néanmoins à Saint-Domingue qu'ils écoulent l'essentiel de leur cargaison humaine. Disposant d'un réseau de relations dans toute l'île, celle-ci devient une « chasse gardée » des négriers ligériens. Le Cap Français (actuel Cap-Haïtien) et le Port-au-Prince sont les principaux sites de vente, accueillant respectivement 30 et 25 % des navires négriers nantais. Ces derniers assurent ainsi 46,8 % de l'approvisionnement de Port-au-Prince, 60,7 % de celui de Léogâne, 64,7 % aux Cayes et 81,6 % à Saint-Marc[16].

Le décret d'abolition de l'esclavage du 29 août 1793, mettra fin à toute activité de traite sur l'ensemble du territoire français pendant neuf ans.

Les années 1802 à 1830[modifier | modifier le code]

Le rétablissement de l'esclavage par Napoléon Bonaparte en 1802, relancera l'activité négrière pendant 15 ans (70 % de la traite nationale, plus de 300 expéditions)[17], qui se fera cependant de manière illégale, d'autant que la marine royale française luttera efficacement dès les années 1820 contre les trafiquants illégaux, jusqu'à l'interdiction de la traite en 1831, préfigurant l'abolition définitive de l'esclavage sous l'impulsion de Victor Schœlcher, le .

Aspect économique[modifier | modifier le code]

Le XVIIIe siècle marquera incontestablement l'apogée du commerce nantais et l'essor de la ville qui verra doubler sa population, passant ainsi de 40 000 à 80 000 habitants durant ce siècle[18].

Le commerce maritime[modifier | modifier le code]

L'activité portuaire sera bien sûr la première bénéficiaire de ce commerce, même si la part du tonnage total de l'ensemble des navires transatlantique (comprenant aussi bien les navires négriers, que ceux effectuant du commerce droiture vers les îles de l’Amérique, ainsi que les vaisseaux équipés pour la course) entrant dans le port de Nantes ne plafonnera pas au-delà de 25,4 % en 1772[19].
Le commerce antillais domine le trafic : en 1786, Nantes envoie 126 navires représentant un tonnage global de 44 375 tx, 106 d'entre eux vont à Saint-Domingue soit 85 % des vaisseaux (représentant 40 000 tx), six se dirigent vers le Martinique (soit 4,75 % des navires et à peine 3% du tonnage total), 14 vers Guadeloupe et 4 vers Guyane. En comparaison avec Bordeaux, le tonnage vers Saint-Domingue est de 65 %, de 24 % vers la Martinique et 9 % vers la Guadeloupe[20].

Le commerce triangulaire stimulera aussi l'essor du commerce « en droiture » entre Nantes et les îles, puisque les négriers eux-mêmes ne ramenaient au terme de leur circuit, que seulement une partie des denrées issues de la vente des esclaves dans les « colonies de plantations ». comme le sucre et le café, exigeant ainsi que d'autres navires viennent depuis Nantes pour en charger le surplus[7].

Les denrées ramenées depuis les colonies dans le port de Nantes sont variées : sucre, café, coton et indigo, sont débarqués sur le nouveau quai de la Fosse qui concentre désormais l'essentiel des activités portuaires en aval de l'ancien « port au Vin » (actuelle place du Commerce). Ces produits sont revendus avec de substantiels bénéfices, soit pour alimenter le marché intérieur français, soit pour approvisionner l'industrie locale en plein essor[21].
Mais c'est surtout, le sucre (principalement du sucre brut ou « sucre roux » destiné au marché national) qui, de loin représente le poste le plus important des importations nantaises avec 22 605 000 livres en 1786, soit 60,8 % de la valeur totale des marchandises importées[22].

Tout cette activité commerciale issu du commerce triangulaire générera l'essor du commerce maritime à l'intérieur du royaume et avec le reste du continent européen.
Ainsi le tonnage à destination des ports étrangers passe de 8 352 tx en 1702, à 30 428 tx en 1772 (représentant une échelle de 1 à 3,6). Tandis que celui à destination des ports français passe durant la même période de 32 276 tx à 61 686 tx soit une échelle de 1 à 1,9)[23].

L'industrie[modifier | modifier le code]

La traite négrière a alimenté les capitaux des grandes familles de commerçants et d'armateurs, lesquels ont investi dans le foncier (terres agricoles), dans l'immobilier (hôtels particuliers ou folies), ainsi que dans l'industrie naissante qui se développera au côté d'une industrie « traditionnelle », de style artisanale[24].
Ainsi, en 1775, Nantes compte pas moins de 17 manufactures :

  • Essentiellement des fabriques d'indiennes tenues pour les trois quart par des immigrants Suisses protestants, dont la première fut fondée en 1758 par un Sieur Langevin. Celles-ci produisaient annuellement 5 000 pièces de tissus. À la veille de Révolution on comptait neuf fabriques de toiles peintes employant 4 500 ouvriers et qui entraîneront la création de filatures mécaniques ;
  • des fabricants de toiles de lin, de nantaises et de clissons, sortis de 500 métiers que faisait battre 400 ouvriers et 140 chef d'ateliers ;
  • des corderies comme celles de MM. Brée et Bodichon, qui compteront deux établissements et dix-sept magasins employant 1 200 personnes ;
  • des clouteries, une cinquantaine employant 400 personnes ;
  • des chapelleries qui fourniront 50 000 chapeaux pour la traite et les colonies ;
  • des établissements traitant de l'amidon ;
  • des raffineries de sucre ;
  • une verrerie employant quarante ouvriers et dix manœuvres qui produisait des bouteilles ;
  • deux brasseries[24],[25].

Le commerce triangulaire favorisera également durant le XVIIIe siècle l'essor de la construction navale. En juillet 1738, les chantiers auparavant installés sur le quai de la Fosse déménagent  : trois nouveaux chantiers voient le jour à l'embouchure de la Chézine, puis sont progressivement déplacés entre 1780 et 1790 vers Chantenay, en aval de Nantes. Plus en aval encore, les chantiers de l'île d'Indret connaissent leur premier développement au XVIIe siècle, alors qu'au niveau du fleuve sur la rive nord, les chantiers de Basse-Indre sont créés en 1779. Le XVIIIe siècle est marqué par une augmentation notable de la superficie des chantiers nantais qui passe donc de 3 230 m2 au début de ce siècle, à 50 067 m2 en 1780)[26], faisant de ceux-ci les premiers constructeurs français de navires marchands[27].

La société nantaise face à la traite négrière[modifier | modifier le code]

Mémoire[modifier | modifier le code]

Évocation de la traite dans l'Odonymie nantaise[modifier | modifier le code]

L'association bordelaise « DiversCités » a recensé une dizaine de rues pouvant faire référence au passé négrier de Nantes[réf. nécessaire], sachant que les interprétations qui sont faites de certains de ces odonymes sont dû soit à l'existence d'un homonyme, soit à la méconnaissance de l'histoire et la géographie locale. Cette association réclama en vain en 2009 que la municipalité débaptise cette dizaine de rues portant le nom de personnes et de lieux liés selon elle de près ou de loin à la traite[28].

Ainsi serait citées : les rues Kervégan (ancien maire qui a participé à la traite négrière[29]) Montaudouine (rappelant le souvenir de la famille Montaudouin), Guillaume-Grou, Leroy[30] (négrier), Maurice-Terrien[30] (photographe nantais, homonyme d'un négrier natif de Paimbœuf[31]) et Colbert (co-rédacteur du Code Noir). Les avenues Bourgault-Ducoudray (Ouest-France contredit l'association expliquant qu'elle a été baptisée en hommage au compositeur et non au père de ce dernier qui serait négrier[30]), Guillon et Millet, l'impasse Baudoin et le chemin Bernier. Le quai de la Fosse et la rue de la Fosse fait référence à un chenal naturel de faible profondeur creusé par la Loire, courant le long du quai en question[32] et n'évoque donc pas particulièrement la traite.

Cependant, il n'existe pas dans la ville de plaque de rue en hommage aux victimes de l'esclavage[33].

Expositions et musée[modifier | modifier le code]

Au début des années 1990, l'association Anneaux de la mémoire qui a pour but de faire connaitre au grand public l’histoire de la traite négrière, de l’esclavage, organisera avec le soutien de municipalité, une exposition homonyme présentée au château des ducs de Bretagne entre décembre 1992 et mai 1994 consacrée à la traite négrière et à l'esclavage. En dix-huit mois, cette exposition aura accueilli plus de 400 000 visiteurs[34].

Depuis, le « musée d'histoire de Nantes » installé au sein même du château des ducs, consacre une part importante de ses collections (dont une présentée lors de l'exposition des Anneaux de la mémoire) à la traite négrière.

Mémorial[modifier | modifier le code]

Le 25 mars 2012, un mémorial de l'abolition de l'esclavage est inauguré sur le quai de la Fosse, quatorze ans après en avoir décidé la construction lors du 150e anniversaire de l’abolition de l’esclavage[35].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Nantes, la traite négrière et l’esclavage
  2. Cf. Hugh Thomas, "La traite des Noirs, 1440-1870", éd. R. Laffont pour la traduction française, Paris 2006, pp.870-871 : "Statistiques approximatives". Voir aussi la note consacrée à ces statistiques, pp. 933-935, où l'auteur retrace la succession d'estimations depuis les années 1950.
  3. Jean Mettas et Serge Daget, Répertoire des expéditions négrières françaises au XVIIIe siècle, L'Harmattan, , 972 p.
  4. http://hgc.ac-creteil.fr/spip/La-traite-des-Noirs-en-30 Académie de Créteil : La traite des Noirs en 30 questions par Éric Saugera
  5. Gérard Vindt et Jean-Michel Consil, « Nantes, Bordeaux et l'économie esclavagiste - Au XVIIIe siècle, les villes de Nantes et de Bordeaux profitent toutes deux de la "traite négrière" et de l'économie esclavagiste », Alternatives économiques, no 325,‎ , p. 17-21
  6. Meyer 1977, p. 117
  7. a, b, c, d et e L'esclavage à Nantes
  8. a et b Meyer 1977, p. 136
  9. a et b Michon 2007, p. 6
  10. Michon 2007, p. 7
  11. Weber, p. 26
  12. a, b et c Weber, p. 27
  13. Michon 2007, p. 7
  14. La traite à la « côte d'Angole »
  15. Weber, p. 34
  16. Michon 2007, p. 37-38
  17. Traite négrière à Nantes - 150 ans d’une histoire noire
  18. Michon 2, p. 73
  19. Michon 2, p. 76
  20. Meyer 1977, p. 142
  21. Leroux 1984, p. 55
  22. Meyer 1977, p. 139
  23. Michon 2, p. 76 à 78, faisant ainsi de Nantes le premier port de commerce français
  24. a et b Leroux 1984, p. 57
  25. Meyer 1977, p. 194
  26. La construction navale sur le site du conseil général de Loire-Atlantique.
  27. Bruno Cailleton, La construction navale et civile dans l’amirauté de Nantes au XVIIIe siècle, Hérault Cholet 2000 in site du Maillé-Brézé.
  28. Une pétition pour « débaptiser les rues de négriers - Article de Ouest-France du 28 août 2009.
  29. « Sur les traces du passé négrier nantais », sur outre-mer 1ère (consulté le 30 août 2017)
  30. a, b et c « Faut-il renommer les rues de négriers ? », Ouest-France.fr,‎ (lire en ligne)
  31. Pajot 2010, p. 201
  32. Histoire de Nantes par Paul Bois - (ISBN 2708947176) - page 14
  33. Les secrets des noms de rue à Nantes - Ouverture sur le monde - Article de L'express du 26 février 2009.
  34. (fr) Becker, Charles, Article critique de l’exposition, Politique Africaine n° 52 (déc. 1993). Consulté le 12 novembre 2010
  35. Site officiel du mémorial

Annexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Ouvrages récents[modifier | modifier le code]

  • Serge Daget (dir.) et al., De la traite à l'esclavage : actes du Colloque international sur la traite des noirs, Nantes et Paris, Centre de recherche sur l'histoire du monde atlantique et Société française d'histoire d'outre-mer (1985), , 733 p., 2 volumes (ISBN 2-900486-02-5 et 2-85970-011-0).
  • Philippe Le Pichon, « Mellier et la traitre négrière : le mémoire de 1716 sur le statut juridique des Noirs esclaves en France », dans Dominique Le Page (dir.), Hélène Rousteau-Chambon (dir.) et Guy Saupin (dir.), Gérard Mellier, maire de Nantes et subdélégué de l'intendant de Bretagne (1709-1729), Société d'histoire et d'archéologie de Nantes et de Loire-Atlantique, , 459 p. (ISBN 978-2-9537374-1-7), p. 121-150.
  • Olivier Pétré-Grenouilleau, Nantes, histoire et géographie contemporaine, Plomelin, Éditions Palantines, , 2e éd., 299 p. (ISBN 978-2-35678-000-3). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Armel de Wismes, Nantes et le temps des négriers, Paris, France-Empire, , 2e éd. (1re éd. 1983), 232 p. (ISBN 2-7048-0694-2).
  • Jean Meyer, Histoire de Nantes, Toulouse, Privat, , 475 p. (ISBN 2-7089-4717-6), p. 117.
  • Émilienne Leroux, Histoire d'une ville et ses habitants - Nantes - Des origines à 1914, vol. 1, ACL, , 475 p. (ISBN 2-86723-000-4), p. 117.
  • Stéphane Pajot, Nantes histoire de rues, Les Sables d'Olonne, d'Orbestier, , 215 p. (ISBN 978-2-84238-126-4).

Ouvrages anciens[modifier | modifier le code]

  • Eugène Augeard, Étude sur la traite des noirs avant 1790, au point de vue du commerce nantais, Nantes, A. Dugas, , 199 p. (notice BnF no FRBNF31741636).
  • un Américain de Nantes, Lettre sur la traite des noirs, à la Société des amis de la morale chrétienne, par un Américain, Nantes, imprimerie de Mangin, , 48 p. (notice BnF no FRBNF36491619, lire en ligne).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]