Port de Nantes

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Port de Nantes
Nantes Pont de Cheviré.JPG
Terminaux portuaires de Roche-Maurice (premier plan)
et de Cheviré (arrière plan)
Géographie
Coordonnées
Pays
Région
Département
commune française
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Le port de Nantes est un port de commerce aménagé au fond de l'estuaire de la Loire. On regroupe sous cette appellation l'ensemble des infrastructures édifiées dans les limites de la commune de Nantes, dans le département français de la Loire-Atlantique, en vue de l'accueil des navires de commerce et des opérations de manutention portuaire. En 1966, le port de Nantes et le port de Saint-Nazaire fusionnent en une entité unique, un établissement public de l'Etat dénommé « Port autonome de Nantes-Saint-Nazaire », devenu Grand port maritime de Nantes Saint-Nazaire en 2008.

Présentation[modifier | modifier le code]

Le port de Nantes inclut les terminaux de Cheviré (enclave nantaise sur la rive gauche de la Loire, au pied du pont éponyme) et ceux de Roche-Maurice, sur la rive opposée. Peu connus du grand public en raison de leur éloignement du centre-ville, ils cumulent cependant 10% des trafics du Grand port maritime de Nantes Saint-Nazaire, soit environ 3 millions de tonnes de marchandise manutentionnée par an (bois, tourbe, ferraille, sable, vin, céréales, engrais notamment).

Le port de Nantes compte également des quais de nos jours fermés au trafic maritime en raison du glissement de l'activité vers l'aval : le quai Wilson, le quai de la Fosse, le quai des Antilles (Hangar à bananes), le quai Marquis-d'Aiguillon, le quai Ernest-Renaud notamment.

Historique[modifier | modifier le code]

A partir du IIIe siècle, Portus Namnetus, le port des Namnètes, qui donneront leur nom à la ville de Nantes, entame son développement. C'est à cet endroit que la marchandise venue de la mer par bateau est déchargée. Une partie est transbordée sur des gabarres pour être acheminée plus en amont. Le sel remonte ainsi par batellerie à Orléans, puis à Paris[1].

A partir du Moyen Age, Nantes s'impose comme un port de premier ordre dans le royaume de France. Des galères royales y sont notamment amarrées. Au fil du temps, d'autres ports, tels que celui d'Ancenis, se développent à proximité en amont pour accompagner la croissance des trafics de vin, de sel, de bois, de charbon ou encore de sable[1].

Le fleuve étant peu profond et les bateaux de plus en plus gros, la navigation se heurte à des contraintes de tirant d'eau. C'est ainsi que naissent des avant-ports, où la marchandise est déchargée sur des unités plus petites qui à leur tour, remontent l'estuaire. Des ports voient ainsi le jour à Couëron, Le Pellerin et plus tard, Paimboeuf (XVIIIe siècle) puis Saint-Nazaire (créé entre 1856 et 1881), Donges et Montoir-de-Bretagne (XXe siècle)[1].

Le port de Nantes prend part au commerce triangulaire à la fin du XVIIe siècle, entraînant une explosion des trafics. La construction navale devient une priorité et l'industrie locale s'adapte à un nouveau produit : le sucre de canne. Pas moins de douze raffineries sont implantées à Nantes en 1700, et les navires font des allers-retours jusqu'aux Antilles en passant par les côtes de l'Afrique de l'Ouest pour y trouver de la main-d'œuvre. En 1785, Nantes devient le premier port d'Europe. L'abolition de l’esclavage en France, le développement de l'empire colonial français et la révolution industrielle entraînent la transformation du port[1].

Jusqu'en 1966, la manutention portuaire du port est gérée par la chambre de commerce et d'industrie de Nantes, les aménagements sont sous la responsabilité de l'administration des Ponts et chaussées.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d Loire-Atlantique, le magazine du Département, juin - juillet 2019, numéro 161

Voir aussi[modifier | modifier le code]