Neoval

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Neoval
Description de cette image, également commentée ci-après
Un Neoval, variante CityVal de Siemens de la ligne B du métro de Rennes.
Identification
Désignation Propre à chaque réseau
Surnom Cityval / Airval
Composition 2 caisses
Conduite Automatique (PCC)
Couplage 2 à 9 voitures
Construction Années
Modèle d’origine Issu du VAL 208
Constructeur(s) Siemens Mobility France
Affectation
Utilisation Urbaine ou aéroportuaire
Caractéristiques techniques
Roulement Pneus
Captage Frotteur sur le rail latéral.
Tension ligne de contact 750 V
 Tension moteurs 750 VDC
Largeur 2,65 ou 2,80[1] m
Hauteur 3,61[1] m
Longueur totale 11,20 à 100,8 m
Portes 8 (2 par caisse et par face)
Intercirculation Oui
Places assises par voiture : jusqu'à 24 pl.
Climatisation Oui
Vitesse maximale 80 km/h

Le VAL dernière génération ou Neoval est un métro automatique sur pneus produit par Siemens Mobility France[1], en partenariat avec l'industriel français Lohr.

Le Neoval a été développé par les ingénieurs de Siemens Transportation Systems en Île-de-France et en région toulousaine, en coopération avec l'entreprise industrielle Lohr, en Alsace. Les rames sont assemblées sur le site Siemens de Vienne, en Autriche, tandis que le système CBTC est conçu en France[2].

Neoval a été le nom d'un programme de recherche de transport modulaire automatique sur pneus, en « rail guidé[3] », piloté par Siemens Mobility, filiale de Siemens SA (France), intégrée au sein de la branche ferroviaire du groupe Siemens. Les recherches ont abouti à la création du Siemens Cityval, qui sera mis en service sur la ligne B du métro de Rennes en 2022[4] et du Siemens Airval qui sera mis en service dans les aéroports de Bangkok-Suvarnabhumi et de Francfort-sur-le-Main.

Modèles[modifier | modifier le code]

Il existe deux types de Neoval. Sur une infrastructure en site propre[3], aérienne ou souterraine, à rail guidé (brevet Lohr), le matériel roulant est de type métro[5] automatique sur pneus, décliné en deux produits. La gamme comprend :

Histoire[modifier | modifier le code]

Le programme Neoval a été l'un des premiers projets retenus par l'Agence de l'innovation industrielle (AII) (devenue Oséo, puis Bpifrance). Le développement de ce projet était estimé à 62 millions d'euros, dont 11 millions de subvention et 15 millions d'avance remboursable par l'AII[8].

Les recherches ont abouti à la concrétisation de deux offres baptisées Cityval et Airval au catalogue du constructeur ferroviaire Siemens[9],[10]. La construction, en lien avec des entreprises de travaux publics comme Transroute, d'une voie d'essais[11], ouverte en 2008, sur le site de production de Duppigheim, permet des expérimentations et la validation de choix. Par exemple, le rail de guidage est préféré boulonné plutôt que « noyé dans la masse » comme le Translohr[3].

La première[12] présentation d'un véhicule, a lieu en octobre 2008 à Duppigheim, et en juin 2009 à Vienne[3], lors du congrès de l'Union internationale des transports publics, a lieu la première communication publique des procédés technologiques mis en œuvre.

En , la variante Cityval du Neoval est retenue pour la seconde ligne du Métro de Rennes[6].

Technologie[modifier | modifier le code]

Cityval[13],[14] et Airval sont, selon les fabricants, conçus et construits dans une « démarche éco-durable ». Leurs caractéristiques comportent notamment des systèmes de stockage embarqué d’électricité et de récupération d’énergie au freinage.

Tous deux reposent sur une technologie hybride, permettant de faire baisser les coûts de production et améliorer les performances. Le véhicule est guidé par un rail central et deux galets en V[15], à l'image du Translohr. Ce dispositif a l'avantage de réduire fortement les pressions exercées sur le rail et les galets et simplifie aussi les appareils de voies[15]. Le système de roulage et de freinage sera importé du monde routier, comme beaucoup d'autres éléments (châssis, essieu, suspension) afin de réduire les coûts. Le châssis est porteur des roues, du système de guidage et de la suspension[15]. La combinaison des technologies routières et ferroviaires permettra en outre un très faible rayon de courbure, de l'ordre de 10,5 mètres et, selon ses concepteurs, empêcherait tout déraillement[15].

Initialement, le groupe Lohr est chargé de l'ensemble du véhicule et Siemens de la partie système. Siemens recupèrera par la suite aussi l'ensemble du véhicule. Le système de contrôle intègre la dernière génération d'automatismes CBTC (Communication Based Train Control), appelée Trainguard MT CBTC, prévue pour accroître la fréquence, la régularité et la capacité. Ces automatismes doivent permettre d'adapter la composition des rames à la demande de trafic, de façon dynamique pendant la journée d'exploitation. Siemens prévoit d'y intégrer également sa chaîne de traction et ses systèmes de conversion d'énergie.

La grande modularité du NeoVal lui permet de transporter de 1 000 à 45 000 passagers par heure et par direction.

Énergie[modifier | modifier le code]

Les moteurs électriques du Neoval seront des moteurs-roues. Deux versions de véhicules seraient prévues : la première disposant d'une alimentation classique par rail de traction, la seconde disposant d'un système de stockage d'énergie embarqué sous forme de batteries et de supercondensateurs. Ces derniers fourniront la puissance au démarrage et doivent permettre de récupérer une grande part de l'énergie cinétique de freinage, dans le but de réduire la consommation globale d'énergie.

Implantations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c (en) « Cityval / Airval Brochure », sur siemens.com, Siemens Mobility France, (consulté le )
  2. « Un VAL pour l'aéroport de Bangkok », sur www.constructioncayola.com (consulté le )
  3. a b c et d Site le moniteur, Le rail donne sa force motrice aux Val du futur, par Laurent Miguet, le 1er septembre 2009. lire en ligne (consulté le 23 mai 2010).
  4. « Siemens dévoile son nouveau métro automatique, le CityVal®, mis en service à Rennes en 2020 », sur clccom.com (consulté le )
  5. Site Oséo, Neoval nouveau métro sur pneus tout automatique et modulaire, publié le 15 octobre 2008 lire en ligne (consulté le 23 mai 2010).
  6. a et b Le CityVal de Siemens pour la seconde ligne de métro de Rennes - Ouest-France - 4 novembre 2010
  7. a et b (en) « Automated People Mover | Rolling Stock | Siemens Mobility Global », sur Siemens Mobility Global Website (consulté le )
  8. « L’Agence de l’innovation industrielle soutient le projet NeoVal de Siemens Transportation Systems, Siemens.com »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  9. [PDF] Le projet NeoVal : Une innovation dans les systèmes de transport urbains de voyageurs (page 14)
  10. « Siemens Transportation Systems, Offre de systèmes VAL »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  11. Duppigheim (Alsace) : une piste d'essais en béton armé continu (BAC), revue Routes no 101, septembre 2007 lire en ligne (consulté le 23 mai 2010).
  12. Site Dernière nouvelle d'Alsace, Duppigheim, première sortie chez Lohr, article du 17 octobre 2008 lire en ligne (Consulté le 23 mai 2010).
  13. [PDF] http://www.euromedtransport.org/fileadmin/download/maincontract/Meed2006/meed2006_day2_siemens.pdf
  14. [PDF] http://www.siemens.dk/ccmi/bu/ts/download/pdf/tog/naerbaner1/PeopleMower_Cityval_eng.pdf
  15. a b c et d « Le Neoval », sur https://www.linternaute.com (consulté le )
  16. (de) « People mover for the Frankfurt Airport – fully automated », sur INTERNATIONALES VERKEHRSWESEN, (consulté le )
  17. (en) « Siemens builds fully Automated People Mover at Bangkok Airport », sur Siemens, (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]