Sauvons le climat

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Collectif Sauvons le Climat (S.L.C.)

Cadre
Forme juridique Association loi de 1901, agréée par l’État en tant qu'association d'éducation populaire et de jeunesse
But Lutte contre le changement climatique,Information environnementale, protection de l'environnement
Zone d’influence Pays francophones
Fondation
Fondation 2004
Fondateur Roger Balian, Rémy Carle, Bernard Lerouge et Hervé Nifenecker
Identité
Siège MDA 18 - 15 passage Ramey, 75018 Paris, France
Structure Conseil d'administration, Conseil scientifique, Comité de parrainage, Comité éditorial, Commissions locales d'Information
Président Claude Jeandron
Secrétaire Jean Poitou
Trésorier Eric Martin
Slogan Sauvons le climat !
Site web http://sauvonsleclimat.org

Notes

Manifeste de Sauvons Le Climat

Sauvons Le Climat (SLC) est une association française créée en 2004 par Hervé Nifenecker, Roger Balian, Rémy Carle et Bernard Lerouge. L'association reçoit des adhésions individuelles et celles de personnes morales. Sept associations sont adhérentes et plusieurs milliers de personnes sont signataires de son manifeste : « Sauvons Le Climat ».

Elle a pour objet la lutte contre le réchauffement climatique et l'information du public sur les sujets, fondamentaux pour le développement durable, du climat et de l'énergie, grâce à une suppression de l'utilisation d'énergie fossile en France par un maintien de la part du nucléaire dans la production électrique en parallèle à l'utilisation d'énergie renouvelables de type hydroélectrique et chaleur. En l'absence de système efficace et économique de stockage de l'électricité, SLC considère que l'intermittence des productions éoliennes et photovoltaïques ne leur permettra pas de diminuer massivement le recours aux productions fossiles en France, ni, d'ailleurs en Europe[1].

Organisation[modifier | modifier le code]

L'association admet des adhésions individuelles et celles de personnes morales. Sept associations sont adhérentes : AEPN[2], APPA[3], ARCEA[4], Confrontation Europe[5], CPJF[6], MNLE[7], SFEN[8], et plusieurs milliers de personnes sont signataires de son manifeste : « Sauvons Le Climat »[9].

L'association est agréée par l'État[10] en qualité d'association d'éducation populaire.

Elle est parrainée par un comité de Parrainage[11] comprenant 27 membres dont 3 prix Nobel, 11 académiciens des Sciences, 2 anciens Ministres, 3 députés ou anciens députés et James Lovelock, le père de Gaia.

La qualité des publications de l'association est contrôlée par un conseil scientifique[12] de 35 membres, dont trois climatologues associés directement aux travaux du GIEC.

Activités et dates marquantes[modifier | modifier le code]

En 2010, d'après le baromètre de transparence des ONG, réalisé par la Fondation Prometheus, l'organisation Sauvons Le Climat obtient une note de transparence de 65% et se classe en 28e position sur 102 ONG évaluées[13].

En 2011, Sauvons Le Climat communique son scénario énergétique Négatep[14] de lutte conte les émissions de gaz à effet de serre (GES), qui repose principalement sur la maîtrise de l'énergie et sur le remplacement des énergies fossiles par les sources renouvelables de chaleur et par l'électricité hydraulique et nucléaire, spécificité due à l'historique particulier de la production d'énergie en France.

L'association, représentée par son président Jacques Masurel, a participé à la conférence sur la transition énergétique organisée par le gouvernement français les 14-15 septembre 2012.

Depuis 2008 Sauvons Le Climat tient son université d'été annuellement dans divers sites en France. Celle de 2017, tenue aux Houches, portait sur l'adaptation au réchauffement climatique. Celle de 2018, tenue à Autrans, portera sur les mobilités propres.

En 2013, l'association a élu un nouveau président : Claude Jeandron. Elle a déposé une requête au Conseil d'État pour faire modifier la réglementation thermique applicable à la construction neuve (RT 2012), dans laquelle le critère d'émissions de gaz à effets de serre a été négligé[15].

L'association a développé son action à l'international. Elle a réalisé une étude des scénarios du GIEC (IPCC) et montré que ceux qui étaient susceptibles de limiter la hausse des températures maintenaient un usage important des combustibles fossiles associé à un stockage massif de CO2 atteignant plusieurs dizaines de milliards de tonnes par en. Les experts de "Sauvons Le Climat" ont montré qu'un usage important du nucléaire pouvait éviter ce gigantesque stockage de CO2 tout en limitant la hausse de la température moyenne de surface à 1,5°C[16]. A l'initiative de Sauvons Le Climat a été créé le groupe international Global Initiative to Save Our Climate[17]. Les travaux des experts de Sauvons le Climat et de GISOC, publiées dans des revues internationales à comité de lecture, ont été présentées dans des conférences internationales organisées par l'IAMC (International Assessment Modelling Consortium) à Paris, Pékin, Recife. Sauvons Le Climat a participé aux conférences du GIEC COP21 à Paris, COP22 au Maroc et COP23 à Bonn. Les experts de Sauvons Le Climat participent désormais à la rédaction des rapports du GIEC comme auteurs ou comme évaluateurs.

Sauvons Le Climat a participé activement au débat public sur la PPE en déposant un Cahier d'acteur[18] et ses membres ont déposé plus de 200 contributions, avis ou questions. Elle a organisé un colloque dans les locaux de l'Assemblée Nationale (salle Lamartine) le 16 juin 2018 au cours duquel son cahier d'acteur a été présenté. Une table ronde qui a donné la parole aux principaux acteurs du système électrique français a clos le colloque.

Polémiques[modifier | modifier le code]

Le 27 janvier 2009 Benjamin Dessus, ex-directeur de la recherche au sein de l’Agence de la maîtrise de l'énergie et fondateur de l’association Global Chance, a déclaré : « la principale motivation des membres actifs de l’association semble être d’empêcher, en attaquant systématiquement leurs auteurs, toute mise en critique du dogme nucléaire français »[19].

Le 17 avril 2012 Eva Joly a déclaré : « Sauvons le climat est une association dont le but principal est la défense de la technologie nucléaire. Certains la surnomment « Sauvons le nucléaire » »[20]. Cette analyse est considérée par les membres du conseil d'administration de sauvons le climat comme réductrice, puisque selon eux elle néglige les propositions et l'action continue de l'association en faveur de la prise en compte du réchauffement climatique dans les politiques écologiques, notamment au cours de ses universités d'été[21] et la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre dues aux énergies fossiles placée au premier plan de la plaquette de présentation de l'association[22] et du scénario NEGATEP. Le président d'Honneur de Sauvons Le Climat, Hervé Nifenecker, a néanmoins déclaré le 11 décembre 2011: "Si le réchauffement climatique, soit n'existe pas, soit n'est pas dangereux, quel argument reste-t-il pour défendre le nucléaire dans une Europe presque unifiée énergétiquement (argument de l'indépendance énergétique obsolète) et où l'essentiel de l'électricité est produite par de centrales thermiques? (...) Se passer du nucléaire en disant que les énergies renouvelables pourront un jour régler leurs problèmes de coût et de stockage, et qu'un jour nous auront diminué notre consommation énergétique par 4 est tout simplement criminel."

Le 21 juin 2014, lors d’une émission de France-Culture intitulée « Les médias peuvent-ils être neutres sur la transition énergétique ? », Anne-Laure Barral, journaliste environnement à France Info, a déclaré : « Sauvons Le climat, bien faire attention, car le titre de leur association peut prêter à confusion pour l'auditeur qui ne voit pas forcément la paroisse derrière »[23].

Greenpeace-France a créé la page FaceNuke[24] qui publiait les noms des personnes qu'il considère comme "le lobby nucléaire" dans un objectif de "faire la transparence sur le fonctionnement du système énergétique et notamment nucléaire français". Pour l'association Sauvons le Climat cette initiative constitue "un danger pour la démocratie". Et d'ajouter: "Depuis sa création SLC s’oppose à Greenpeace qui est un des freins principaux à la lutte contre le réchauffement climatique" [25].

« Sauvons le climat est une association dont le but principal est la défense de la technologie nucléaire. Certains la surnomment « Sauvons le nucléaire » »[26]. Cette analyse est considérée par les membres du conseil d'administration de sauvons le climat comme réductrice, puisque selon eux elle néglige les propositions et l'action continue de l'association en faveur de la prise en compte du réchauffement climatique dans les politiques écologiques, notamment au cours de ses universités d'été[27] et la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre dues aux énergies fossiles placée au premier plan de la plaquette de présentation de l'association[28] et du scénario NEGATEP. Le président d'Honneur de Sauvons Le Climat, Hervé Nifenecker, a néanmoins déclaré le 11 décembre 2011: "Si le réchauffement climatique, soit n'existe pas, soit n'est pas dangereux, quel argument reste-t-il pour défendre le nucléaire dans une Europe presque unifiée énergétiquement (argument de l'indépendance énergétique obsolète) et où l'essentiel de l'électricité est produite par de centrales thermiques? (...) Se passer du nucléaire en disant que les énergies renouvelables pourront un jour régler leurs problèmes de coût et de stockage, et qu'un jour nous auront diminué notre consommation énergétique par 4 est tout simplement criminel." (Source: nucleaire@yahoogroupes.fr[réf. incomplète])

Le 21 juin 2014, lors d’une émission de France-Culture intitulée « Les médias peuvent-ils être neutres sur la transition énergétique ? », Anne-Laure Barral, journaliste environnement à France Info, a déclaré: « Sauvons Le climat, bien faire attention, car le titre de leur association peut prêter à confusion pour l'auditeur qui ne voit pas forcément la paroisse derrière »[29].

Greenpeace-France a créé la page FaceNuke[30] qui publiait les noms des personnes qu'il considère comme "le lobby nucléaire" dans un objectif de "faire la transparence sur le fonctionnement du système énergétique et notamment nucléaire français". Pour l'association Sauvons le Climat cette initiative constitue "un danger pour la démocratie". Et d'ajouter: "Depuis sa création SLC s’oppose à Greenpeace qui est un des freins principaux à la lutte contre le réchauffement climatique" [31].

Médias[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Google », sur www.sauvonsleclimat.org (consulté le 16 juillet 2018)
  2. AEPN
  3. APPA
  4. ARCEA
  5. Confrontation Europe
  6. CPJF
  7. MNLE
  8. SFEN
  9. Le manifeste de SLC, Sauvons Le Climat.
  10. Agrément, Sauvons Le Climat
  11. Comité de Parrainage, Sauvons Le Climat
  12. Conseil Scientifique, Sauvons Le Climat
  13. Baromètre 2010 de transparence des organisations non gouvernementales, Fondation Prometheus
  14. Claude ACKET, Pierre BACHER, Le scénario Négatep. Un scénario de lutte contre le réchauffement climatique, Futuribles, 1er juillet 2011.
  15. La RT2012 devant le Conseil d'État, sur le site sauvonsleclimat.org.
  16. SLC relève le défi de la limitation du réchauffement à 1,5°C
  17. GISOC
  18. Cahier d'acteur Sauvons Le Climat, ppe.debatpublic.fr.
  19. Réponse à Sauvons le nucléaire, Global Chance
  20. Eva Joly répond à Sauvons le climat, sur le site energie.eelv.fr
  21. 6e Université d'été de Sauvons Le Climat, Sauvons Le Climat
  22. Plaquette de l'association, Sauvons Le Climat
  23. Les médias peuvent-ils être neutres sur la transition énergétique, France Culture
  24. FaceNuke, Greenpeace
  25. Face-nuke : Greenpeace ou Big Brother, Sauvons le climat
  26. Eva Joly répond à Sauvons le climat, sur le site energie.eelv.fr
  27. 6e Université d'été de Sauvons Le Climat, Sauvons Le Climat
  28. Plaquette de l'association, Sauvons Le Climat
  29. Les médias peuvent-ils être neutres sur la transition énergétique, France Culture
  30. FaceNuke, Greenpeace
  31. Face-nuke : Greenpeace ou Big Brother, Sauvons le climat

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Quel modèle énergétique pour l'Europe en 2030 ?, Actes de la 4e université d'été, Aubin Éditeur - Association Sauvons Le Climat, 201. ISBN 9 782361 110178.

Liens externes[modifier | modifier le code]