Sōsaku hanga

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Portrait de Hagiwara Sakutarō', par Onchi Kōshirō (1943).

Le sōsaku hanga (littéralement « estampe créative ») est un mouvement artistique japonais né au début du XXe siècle, s'inscrivant dans la mouvance des estampes japonaises ukiyo-e, mais en réaction avec la conception traditionnelle de l'élaboration de ces estampes.

Le sōsaku hanga adopte en effet une conception occidentale de l’art : l'estampe ne doit pas être le résultat du travail de plusieurs « artisans » (le dessinateur, le graveur, l'imprimeur), mais l'œuvre d'un « artiste » unique, à la fois peintre, graveur et imprimeur, maîtrisant l'ensemble du processus[1]. Ce mouvement s'oppose donc à l’ukiyo-e traditionnel, où les différentes étapes - le dessin, la gravure, l’impression et la publication - sont séparées et exécutées par des personnes différentes et hautement spécialisées. Le mouvement est établi formellement avec la formation de la Société japonaise d’épreuves créatives en 1918 mais connaît cependant un succès commercial moindre que celui du shin hanga, dont les collectionneurs occidentaux préfèrent l’aspect plus traditionnellement japonais. Produisant essentiellement des estampes produites à partir de gravure sur bois (comme pour l’ukiyo-e traditionnel), le sōsaku hanga s'intéresse peu à peu de plus en plus aux procédés occidentaux que sont la lithographie, l'eau-forte, ou la sérigraphie, à partir de la fin des années 1950[2].

Références[modifier | modifier le code]

  1. James Quandt, Cinematheque Ontario, Kon Ichikawa, Indiana University Press,‎ (lire en ligne), p. 277
  2. Helen Merritt, Nanako Yamada 1995, p. 1907

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]