Barret-de-Lioure

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Barret-de-Lioure
Barret-de-Lioure
Église de Barret-de-Lioure.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Nyons
Intercommunalité Communauté de communes des Baronnies en Drôme Provençale
Maire
Mandat
Ginès Achat
2020-2026
Code postal 26570
Code commune 26026
Démographie
Gentilé Barretiers, Barretières
Population
municipale
74 hab. (2017 en diminution de 7,5 % par rapport à 2012)
Densité 2,1 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 11′ 13″ nord, 5° 29′ 39″ est
Altitude Min. 708 m
Max. 1 440 m
Superficie 34,64 km2
Élections
Départementales Canton de Nyons et Baronnies
Législatives Troisième circonscription

Séderon (avant mars 2015)

Localisation
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Barret-de-Lioure

Barret-de-Lioure est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Vieux village perché, accroché à la montagne, il surplombe la vallée de l'Anary et ses pics rocheux, au milieu des prés et des champs de lavande avec, en toile de fond, toute la chaîne du massif du Ventoux.

Ses habitants sont dénommés les Barretiers.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Barret-de-Lioure est située à 7 km de Montbrun-les-Bains et à 7 km de Séderon, par le col de Macuègne (1 068 m).

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Deux rivières ont leur source sur la commune :

Une autre source, la Génisseaux, alimente en eau les communes de Montbrun-les-Bains, Reilhanette et Barret-de-Lioure.

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est séparée de celle de Ferrassières par le col de l'Homme Mort.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Petit village ancien perché[4].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Barret do Liore en occitan.

Attestations[modifier | modifier le code]

  • 1277 : Castrum de Barreto (Inventaire des Dauphins, 9)[5].
  • 1337 : Barreto de Libra (Duchesne, Dauphins, 18)[5].
  • 1442 : Barretum (choix de docum., 283)[5].
  • 1516 : mention du prieuré : Prior curalus de Barrelo Libra (pouillé de Gap)[5].
  • 1539 : Barret de Liure (archives de la Drôme, E 3143)[5].
  • 1891 : Barret-de-Liourre, commune du canton de Séderon[5].

Étymologie[modifier | modifier le code]

  • Barret dériverait de l'oronyme gaulois barro désignant en toponymie une "barrière montagneuse" et du suffixe diminutif -et[6].
  • Lioure viendrait de l'occitan loira / loeria, « loutre », du latin lutra[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Rocher du Moulin : site néolithique[réf. nécessaire].

Antiquité : les Gallo-romains[modifier | modifier le code]

Vestiges d'une villa gallo-romaine[4].

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

La seigneurie[5] :

  • Terre de la baronnie de Mévouillon.
  • 1293 : acquise par les Rigaud.
  • Passe aux Algoult de Sault.
  • 1460 : passe (par mariage) aux Montauban.
  • 1611 : passe aux Artaud.
  • 1637 : une moitié est vendue aux Dupuy-Montbrun.
  • L'autre moitié passe (par mariage) aux Ripert, derniers seigneurs.

Aux XIIe et XIIIe siècles, une église et les revenus afférents appartenaient à l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon[8].

1270 : charte de franchises[4].

1682 : À Barret-de-Lioure, la ligne est surveillée par des hommes du régiment de Poitou[9] revenant d'Espagne[10] à partir de fin octobre. La communauté est requise pour construire des corps de garde pour loger les soldats le long de la ligne : deux sont prévus[11], mais finalement, douze corps de garde sont construits, ainsi que 24 guérites placées dans les intervalles, à une moyenne de 250 m[12]. Les soldats sont renforcés par huit hommes levés dans la population de Barret-de-Lioure (en plus de ceux envoyés à la compagnie de milice placée sur la Durance)[13].

1720 à 1722 : Lors de l'épidémie de peste de 1720-1722, Barret-de-Lioure est située au nord de la ligne du Jabron, élément du cordon sanitaire allant de Bollène à Embrun et isolant la Provence du Dauphiné (et dont fait partie le mur de la peste)[14]. L'interdiction de franchir le Jabron, sous peine de mort, est décidée par le gouverneur d'Argenson début août, et le cordon est mis en place le 26 septembre[15] pour n'être levé par ordonnance royale que le 19 novembre 1722[15].

Avant 1790, Barret-de-Lioure était de l'intendance et parlement d'Aix, et de la viguerie et recette de Sisteron. Elle formait une paroisse du diocèse de Gap[5].

De la Révolution à nos jours[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendance politique et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Mairie de Barret-de-Lioure.
Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1953 Pierre Eugène Espieu    
1953 1957 Gaston Louis Jasses    
1957 1965 Louis Désiré Quenin   Chef cantonnier
1965 1974 Andrée Espieu   Aubergiste
1974 1989 Michel Cossantelli DVG Cultivateur, conseiller général
1989 2002 André Reynaud   Cultivateur
2003 2014 Jean-Baptiste Acquaviva   Employé
2014 En cours
(au 20 novembre 2014)
Ginès Achat[16] DVG Ingénieur

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Finances locales[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[18].

En 2017, la commune comptait 74 habitants[Note 1], en diminution de 7,5 % par rapport à 2012 (Drôme : +4,12 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
480367555545588604603596607
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
549428429414376361372305254
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2742572401811491101018582
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
755234434247717578
2013 2017 - - - - - - -
8274-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Barret-de-Lioure dépend de l'académie de Grenoble.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête : le 6 août[4].

Loisirs[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Services et équipements[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Entrée de l'église Saint-Laurent.

La paroisse catholique de Barret de Lioure dépend du diocèse de Valence, doyenné de Buis-les-Baronnies[21].

Économie[modifier | modifier le code]

En 1992 : Forêts (bois), lavande, vignes, caprins, ovins[4].

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • Site du village en belvédère[4].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • Nombreux panoramas (en particulier du col de Macuègne)[4].
  • Grottes à stalagmites[4].
  • Grotte des Faux-Monnayeurs[réf. nécessaire].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Selon Louis de Bresc, les armes de Barret-de-Lioure se blasonnaient ainsi en 1866 :

« de gueules, à un grand rocher d'argent, sur le haut duquel est bâti un bourg composé d'une église et de quelques maisons essorées de sable[22]. »

Blason de Barret-de-Lioure

De gueules au rocher d’argent sommé d’un bourg composé d’une église et de quelque maisons du même essorées de sable[23].

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Fiche de la Méoune sur le site du SANDRE
  2. Fiche du Ravin de Toussas sur le site du SANDRE
  3. Fiche de l'Annary sur le site du SANDRE
  4. a b c d e f g h i et j Michel de la Torre, Drôme, le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 2-7399-5026-8), Barret-de-Lioure
  5. a b c d e f g et h J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 21
  6. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, page 130, (ISBN 2600028838)
  7. Y.-L. Martinent, Toponymie ardéchoise autour de Lagorce, 2011
  8. Guy Barruol, Michèle Bois, Yann Codou, Marie-Pierre Estienne et Élizabeth Sauze, « Liste des établissements religieux relevant de l'abbaye Saint-André du Xe au XIIIe siècle », dans Guy Barruol, Roseline Bacon et Alain Gérard (directeurs de publication), L'abbaye de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, histoire, archéologie, rayonnement (Actes du colloque interrégional tenu en 1999 à l'occasion du millénaire de la fondation de l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon), Mane, Alpes de Lumières, coll. « Cahiers de Salagon » (no 4), , 448 p. (ISBN 2-906162-54-X, ISSN 1254-9371), p. 214.
  9. Joly, op. cit., p. 26
  10. Joly, op. cit., p. 14
  11. Joly, op. cit., p. 19
  12. Joly, op. cit., p. 27-29
  13. Joly, op. cit., p. 37
  14. Jean-Pierre Joly, « La ligne du Jabron pendant la peste de 1720 », Chroniques de Haute-Provence, no 360,‎ , p. 9.
  15. a et b Joly, op. cit., p. 11
  16. Barret-de-Lioure sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de la Drôme (consulté le 20 novembre 2014).
  17. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  21. paroisse de Barret de Lioure
  22. Louis de Bresc, Armorial des communes de Provence ou Dictionnaire géographique et héraldique des villes et villages des Bouches-du-Rhône, du Var, des Basses-Alpes, de Vaucluse et des Alpes-Maritimes, Paris, Librairie Bachelin-Deflorenne, , VIII-370 p. (lire en ligne).
  23. Armorial des communes des Alpes-de-Haute-Provence