Rouvres-en-Xaintois

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Rouvres-en-Xaintois
Rouvres-en-Xaintois
L'église Saint-Élophe.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Vosges
Arrondissement Épinal
Intercommunalité Communauté de communes de Mirecourt Dompaire
Maire
Mandat
Marie-Brigitte Frament
2019-2020
Code postal 88500
Code commune 88400
Démographie
Gentilé Roburiens, Roburiennes
Population
municipale
277 hab. (2017 en diminution de 3,82 % par rapport à 2012)
Densité 25 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 18′ 37″ nord, 6° 01′ 57″ est
Altitude Min. 302 m
Max. 421 m
Superficie 11,19 km2
Élections
Départementales Canton de Mirecourt
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Rouvres-en-Xaintois

Rouvres-en-Xaintois est une commune française située dans le département des Vosges en région Grand Est.

Ses habitants sont appelés les Roburiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Comme son nom l'indique pour le distinguer de Rouvres-la-Chétive, le village fait partie de la région du Xaintois (peut-être dérivé du nom de la région voisine: Saintois, voir "Toponymie"), à mi-chemin entre Mirecourt et Châtenois. C'est un village en creux, avec une côte au nord orientées sud. Il y a une petite bosse en allant vers Dombasle-en-Xaintois: le lieu s'appelle le bien-nommé "Quatre-vents". La côte au nord, entre Rouvres et Baudricourt, orientée sensiblement est-ouest avec un saillant vers le sud à mi-chemin, s'élève avec le Cochon à son pied. Son versant est orienté sud et était couvert de vignes avant 1900 (le lieu-dit est : les Grandes Vignes). Le haut de la côte est à 352 m pour un village qui est à 313 m.

Communes limitrophes de Rouvres-en-Xaintois
Oëlleville
Dombasle-en-Xaintois Rouvres-en-Xaintois Baudricourt
Ménil-en-Xaintois
Gemmelaincourt
Offroicourt
Viviers-lès-Offroicourt
Remicourt

Hydrographie[modifier | modifier le code]

  • Ruisseau Gebe
  • Ruisseau du Puits de Haie
  • Ruisseau des Fontaines
  • Ruisseau le Canal de l'Etang
  • Ruisseau du Groseillier
  • Ruisseau le Cochon: le Cochon (autrefois le Rupt de Rouvres) a une longueur de 8 600 m. Il rejoint le Val d'Harol à Domvallier, lequel se jette dans le Madon, rive gauche, à Mirecourt à 265 m d'altitude[1].
  • Ruisseau du Pre de la Blanche

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous la forme Ruver dès 1109[2]. On trouve les noms : Rouvre en Seintois (1261), Rouvre en Saintoix (1463), Roux en Sainctois (1622). On trouve Rouvres en Xaintois tardivement, en 1711[3].

Rouvres a pour origine le latin robur (c'est pourquoi les habitants sont des roburiens) qui signifie vigueur, force, dureté et désigne une variété de chêne (Quercus Robur), de haute élévation, aux branches tortueuses et noueuses. Ces arbres sont abondants dans le bois du Chanot situé au sud-ouest du village qui autrefois formait une vaste et unique forêt avec le bois de Haye jusqu'à Gemmelaincourt (carte de Cassini).

Seules trois communes voisines, Ménil, Dombasle et Rouvres sont "en-Xaintois". La lettre [x] a eu différentes prononciations dans les Vosges. Dans les noms de communes, Pouxeux (qui s'écrivait Poucheux sur la carte de Cassini), Uxegney, Xaronval, le [x] se prononçait autrefois [ch], selon Albert Dauzat[4]. La prononciation française [x] a cependant toujours existé pour le nom de la commune de Xertigny. Dans Bouxières-aux-Bois, Jeuxey, Jorxey, Maxey-sur-Meuse, Saulxures-lès-Bulgnéville, Ubexy et Vouxey, le [x] se prononce encore maintenant [ss][5].

Ainsi, le glissement de [s] en [x] pour Rouvres-en-Xaintois au XVIIIe siècle pourrait s'apparenter à une influence française dans la plaine des Vosges.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village comprenait deux seigneuries, distinctes dans la répartition des affouages : la grande avait pour seigneurs les sieurs de Removille et du Châtelet, puis après 1621 les marquis de Removille dont les derniers représentants de la maison de Bassompierre résidaient à Baudricourt ; la petite dépendait de Châtenois et appartenait au duc de Lorraine puis au roi. L’abbé de Chaumousey possédait autrefois d’autre part quelques droits seigneuriaux. Sous l’Ancien Régime, Rouvres-en-Xaintois appartenait au bailliage de Mirecourt.

En 1790, Rouvres-en-Xaintois fut désignée pour chef-lieu du sixième canton du district de Mirecourt. Ce canton a subsisté jusqu’au 19 vendémiaire an X.

Une ordonnance du a réuni à cette commune le bois dit le Pransieux, précédemment enclave de Baudricourt. L’église actuelle a été construite en 1856. La mairie et l’école des garçons ont été construites en 1833 ; l’école des filles en 1836[2].

Le village était vinicole au XIXe siècle. Il y avait beaucoup de vignerons et des marchands de vins. La côte lieu-dit "les Grandes Vignes" était couverte de vignes jusqu'à la fin du XIXe siècle. Mais l'épidémie de phylloxéra atteint les Vosges en 1894. Le département est déclaré officiellement phyloxéré en 1905. Les vignes sont détruites. Elles seront partiellement replantées, notamment en plants Kuhlmann et Oberlin, mais les terrains seront surtout reconvertis en vergers de mirabelliers.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église[modifier | modifier le code]

L’église, dédiée à Saint Élophe, était du diocèse de Toul, doyenné de Porsas. La cure était du diocèse de Toul et, antérieurement, à la collation du chapitre de Brixey.

L'ancien édifice était au même endroit que l'actuel mais orienté sensiblement suivant un axe est-ouest, légèrement incliné vers le sud, le chœur étant vers l'est[6]. Le cimetière était de chaque côté de l'église.

L'église actuelle est orientée sud-ouest. L'édifice a trois nefs et cinq travées. L'abside offre cinq grandes fenêtres. Les vitraux sont en grisaille de l'atelier Pierre Napoléon Rives, peintre-verrier à Nancy. Elle a coûté trente-deux mille francs, ce qui semble raisonnable pour la qualité et l'époque, selon l'abbé Chapia qui en fait la description dans L'ami de la religion et du Roi [7]. L'église a été consacrée le par l'évêque de Saint-Dié (Vosges)[7]. Toutefois, compte-tenu des fonds disponibles, l'église est sans clocher ! Il ne sera construit que 30 ans plus tard. Les cloches sont entreposées dans un hangar à la toiture incertaine (il s'agit donc des cloches de l'ancienne église). Sur un devis de 34 650 francs, la commune demande une subvention de 10 000 francs au Conseil Général des Vosges. La séance du 18 août 1885, sous la présidence de Jules Ferry lui-même, est houleuse, le devis semblant trop élevée et la tour trop haute : 41 m. Une somme de 5 000 francs seulement sera accordée[8].

Lors de la réalisation du réseau communal d'eau potable, vers 1957, les tranchées creusées pour poser les tuyaux le long de la rue allant de la place de l'Église à la rue du Haut-de-l'Âtre (sur la photo de l'église : à l'endroit de la bordure de trottoir), ont révélé un grand nombre d'ossements (fémur, crânes…), témoins de l'ancien cimetière[9].

Vers la même époque, l'église a été rénovée : peinture intérieure; le coq, endommagé à la guerre 39-40, a été remplacé; des vitraux de l'église ont été remplacés. Les chutes de verres colorés ont été utilisées par les enfants qui les broyaient et en faisait des décorations collées avec de la colle de farine sur du carton, du bois…[9]^. D'importants travaux d'entretien sont à nouveau réalisés en 1991-1992.

Le clocher de l'église abrite cinq cloches: la cloche 1, le bourdon, chante le do3, elle pèse 1811 kg et mesure 1450 mm de diamètre.Elle date de 1923 car l'ancienne cloche avait été fendue à l'armistice de 1918 car les habitants l'avaient trop fait sonner ! Elle a été réalisée par la fonderie de cloches Farnier (sous la direction de Georges Farnier) à Robécourt (Vosges)[10]. Cloche 2: Fa3. Cloche 3: Sol3. Cloche 4: La3. Cloche 5: Do4. Ces dernières datent toutes du XVIIIe siècle-XIXe siècle. L'angélus est sonné par la cloche 4 et la volée dominicale (pour les messes dominicale) est sonné par les cloches 2,3 et 4. Le plénum à cinq cloches peut-être écouté[11](le plénum commence a 1:05)

Croix de mission[modifier | modifier le code]

Au sommet de la côte "les Grandes Vignes", il y a une imposante croix de mission en béton, de 10 m de hauteur, tenue par des haubans, datant de la mission catholique de 1933. Elle a été restaurée en 2018.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Avec Aouze, Soulosse-sous-Saint-Élophe et Grand, Rouvres est l'une des quatre communes vosgiennes « candidates » (sans consultation populaire) à l'implantation d'un site d'enfouissement de déchets nucléaires (type FAVL).

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1802 1808 Nicolas Biat    
1808 1830 Sébastien Grandidier    
1830 1836 Joseph Laprevote    
1836 1840 Joseph-François Laprevotte    
1840 1843 Joseph Poirson    
1843 1848 Jean Baptiste Delorme    
1848 1852 Joseph Poirson    
1852 1860 Jean-Nicolas Lhotte    
1860 1871 Jean Baptiste Nestor Laprevotte    
1871 1874 Joseph Noirson    
1874 1874 François Vauthier   Adjoint au maire qui a pris les fonction
1874 1881 Nestor Laprevotte    
1881 1882 Jules Denizot    
1882 1885 Jean-Nicolas Denizot    
1885 1885 Jean-Nicolas Viriot(e?)    
1885 1900 Auguste Prevot    
1900 19? Auguste Parisot    
1923 1929      
1929 1935 Paul Bassot    
1935 1941 Henri Moitsier    
1941 1947      
1947 1953      
1953 1959      
1959 mars 1965 Georges Maton    
mars 1965 mars 1971 Roland Burnel    
mars 1971 mars 1983 René Poirot   Agent administratif SNCF
mars 1983 mars 1989 Hubert Munier    
mars 1989 mars 2001 André Vuillaume    
mars 2001 août 2019 Bernard Charles (1952-2019[12]) DVD[13] Électricien, décédé en cours de mandat.
août 2019 En cours Marie-Brigitte Frament (°1961)    
  • Les maires élu entre 1802 et 1900 ont été trouvés grâce au registre d'état civil de la commune de Rouvres en Xaintois.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[15].

En 2017, la commune comptait 277 habitants[Note 1], en diminution de 3,82 % par rapport à 2012 (Vosges : -2,55 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
361363462519640673673700587
1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
602593551557539515503470454
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
459387430423375395403374356
1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015 2017 -
367385337299297289283277-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Société[modifier | modifier le code]

Vote lors des élections[modifier | modifier le code]

Lors du premier tour de l’élection présidentielle de 2012, le dimanche , le taux d’abstention à Rouvres-en-Xaintois était de 16,23 % (265 inscrits, 222 votants pour 219 exprimés)[18], ce qui est inférieur à l'abstention nationale (20,52 %) mais supérieur à celle de la commune lors du premier tour de la dernière élection présidentielle (11,79 % en 2007)[18].

Lors de ce scrutin, les Roburiens se sont exprimés comme suit :

Résultats du premier tour de l’élection présidentielle 2012
Marine Le Pen François Hollande Nicolas Sarkozy Jean-Luc Mélenchon François Bayrou Nicolas Dupont-Aignan Philippe Poutou Jacques Cheminade Eva Joly Nathalie Arthaud
25,11 % 24,20 % 22,37 % 11,42 % 10,96 % 1,83 % 1,37 % 1,37 % 0,91 % 0,46 %
Source : site internet du journal L'Humanité et AFP[18]

Ce scrutin montre une percée du Front national qui arrive en tête, ainsi que de l'extrême gauche (surtout à travers le Front de gauche) dans la commune, au détriment de Nicolas Sarkozy qui recule nettement.

Lors du deuxième tour de l’élection présidentielle de 2012, le dimanche , le taux d’abstention à Rouvres en Xaintois était de 13,58 % (265 inscrits, 229 votants pour 208 exprimés)[19], ce qui est inférieur à l'abstention nationale (19,66 %) mais supérieur à celle des seconds tours des deux dernières élections présidentielles (respectivement de 8,37 % en 2007 et 12,92 % en 2002)[19].

Lors de ce scrutin, les Roburiens se sont exprimés comme suit :

Résultats du second tour de l’élection présidentielle 2012
François Hollande Nicolas Sarkozy
53,37 % 46,63 %
Source : site internet du journal L'Humanité et AFP[19]

Ce scrutin montre un très bon report des voix de gauche (mais aussi des électeurs de François Bayrou et Nicolas Dupont-Aignan) en faveur de François Hollande. Le score de Nicolas Sarkozy est en effet inférieur au total additionné des voix UMP et FN du premier tour.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Adolphe Joanne, Dictionnaire géographique et administratif de la France et de ses colonies, Paris, 1890-1905
  2. a et b Archives Départementales des Vosges E dpt. 407, Archives communales de Rouvres-en-Xaintois (1746-1943)
  3. Paul Marichal, Dictionnaire topographique du département des Vosges, Paris, , 698 p. (lire en ligne), page 374
  4. Albert Dauzat, Les noms de lieux, Paris, Delagrave, , 260 p., page 69, note de bas de page n°1
  5. Annales de la Société d'émulation du département des Vosges, Société d'émulation du département des Vosges, (lire en ligne)
  6. Archives Départementales des Vosges, « Cadastre de Rouvres-en-Xaintois. Section C. Feuille unique. », Note:le nord n'est pas vers le haut de la feuille, (consulté le 27 novembre 2019)
  7. a et b Abbé Chappia, « Diocèse de Saint-Dié », L'Ami de la religion et du Roi,‎ , page 33 (lire en ligne)
  8. « Séance du Conseil Général des Vosges », Le Mémorial des Vosges,‎ , p. 2 (lire en ligne)
  9. a et b Témoignage personnel
  10. L'ancienne fonderie de cloches de Robécourt. http://www.clocherobecourt.com/Robecourt/AccueilRobecourt.php
  11. P.E. Rose, « Plénum des cinq cloches de Rouvres-en-Xaintois », (consulté le 14 avril 2020)
  12. « rouvres-en-xaintois. Bernard Charles nous a quittés », sur www.vosgesmatin.fr (consulté le 11 octobre 2019)
  13. Bernard Charles est réputé proche de l'extrême-droite car il a été membre du comité de parrainage de l'édition 2011 du défilé de Jeanne d'Arc, comité qui comprend de nombreuses figures de la droite nationale.
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  18. a b et c « Tous les résultats du premier tour par commune et département », sur humanite.fr (consulté le 5 mai 2012)
  19. a b et c « Tous les résultats du second tour par commune et département », sur humanite.fr (consulté le 8 mai 2012)