Robécourt

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Robécourt
Ancienne maison seigneuriale propriété de la famille Du Bois.
Ancienne maison seigneuriale propriété de la famille Du Bois.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Vosges
Arrondissement Neufchâteau
Canton Darney
Intercommunalité Communauté de communes des Vosges côté Sud Ouest
Maire
Mandat
Régine Thomas
2014-2020
Code postal 88320
Code commune 88390
Démographie
Gentilé Roberticurtien(ne)s
Population
municipale
112 hab. (2014)
Densité 13 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 08′ 31″ nord, 5° 41′ 54″ est
Altitude 350 m (min. : 324 m) (max. : 406 m)
Superficie 8,78 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Vosges

Voir sur la carte administrative des Vosges
City locator 14.svg
Robécourt

Géolocalisation sur la carte : Vosges

Voir sur la carte topographique des Vosges
City locator 14.svg
Robécourt

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Robécourt

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Robécourt

Robécourt est une commune française située dans le département des Vosges en région Grand Est.

Ses habitants sont appelés les Roberticurtiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Village limitrophe de la Haute-Marne, traversé par le Mouzon, une sortie de l'autoroute A 31 est située sur l'A31.Cette accessibilité favorise des projets de toute nature. Une base logistique est en cours d'installation sur l'ancienne base aérienne de Damblain à 7 kilomètres environ. Ce projet porté par le conseil général des Vosges, son président Christian Poncelet et l'entreprise Déret devrait engendrer, outre la construction d'une nouvelle départementale un fort trafic de poids lourds. Un projet de décharge sur le site dit la Fennecière rencontre une forte opposition. Ce site se trouve à 15 de km à vol d'oiseau de Vittel et Contrexéville, célèbres pour leurs eaux minérales. Ce dernier projet est porté par l'entreprise Villers services. Le permis de construire a été refusé par le conseil municipal par deux fois[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Commanderie des chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem[modifier | modifier le code]

Selon certains auteurs[2],[3] , les templiers n'eurent jamais aucune possession à Robécourt, bien qu'il existe dans le village une rue des templiers qui portait déjà ce nom au XVIIIe siècle et que la base Mérimée en fasse pourtant état[4], [5],[6].

On ne sait que peu de choses sur cette commanderie pour les XIIe et XIIIe siècles. On pense qu'elle fut fondée avant 1180, mais on ne sait par qui. En 1206, un prêtre de Savigny, appelé Pierre, vendit aux hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem une maison située entre l'Hôpital et la Maison des religieuses de Sainte-Marie de Vaux pour 10 £. Grâce à cette acquisition, la commanderie put se développer. Il y avait deux établissements de l'ordre : la commanderie, en bordure du village, et l'hôpital (un hospice), près de l'église. En 1220, René d'Aigremont donna aux hospitaliers le bois des Fourches. En 1283, le duc Ferri III leur donna des revenus sur les Salines de Rosières. La commanderie de Robécourt possédait une maison avec une chapelle à Épinal, dans le quartier Saint-Michel.

Lorsque fut créé, en 1317, le grand prieuré de Champagne de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, la commanderie de Robécourt fut associée à plusieurs commanderies (Saint-Georges de Lunéville, Libdeau et Laucourt, Xugney, le Vieil-Aître de Nancy, Vircourt et Norroy-sur-Vair) pour former la « commanderie de Lorraine » qui fut « Chambre Priorale » de Champagne, c'est-à-dire réservée au Grand-Prieur de Champagne (résidant à Voulaines-les-Templiers, dans la Côte-d'Or) qui en touchait les revenus et y déléguait ses pouvoirs à des commandeurs.

La « commanderie de Lorraine » fut démembrée en 1511, Robécourt retrouva alors son indépendance et devint l'une des plus riches de Lorraine. Le terrier de 1769[7] établi à la demande du commandeur, le bailli Pierre d'Alsace-Hennin-Liétard énumère en plus de 2000 pages manuscrites toutes les possessions et droits de la commanderie.

La commanderie de Robécourt avait été constituée de trois immeubles à Robécourt même :

  • Une maison-forte, proche du petit étang, qui fut détruite à la fin du XVe siècle par ordonnance du duc René II ;
  • Un hôpital situé près de l'église, qui fut échangé, on ne sait avec qui, contre un bois probablement au XVIIe siècle ;
  • Au-dessus de la rue Poirot, un vaste immeuble construit autour d'une cour et entouré de murailles avec plusieurs tours. En fait, d'après les recherches effectuées par Jean-François Michel, historien de l'ouest vosgien, cette demeure n'aurait rien à voir avec la commanderie des frères hospitaliers : il s'agirait d'une maison seigneuriale propriété de Jean Du Bois, possesseur du fief de l'Espine à Robécourt.

Liste des Commandeurs[modifier | modifier le code]

Commandeurs :

  • 1400 : Pierre de Bauffremont
  • 1453-1468 : Pierre de Bosredon
  • vers 1550 : Jean de Choiseul du Plessis-Praslin
  • 1597 : René d'Anglure
  • 1630-1638 : Antoine IV de Stainville
  • 1649 : Scipion d'Anglure de Bourlémont
  • 1676 : Charles de Choiseul d'Esquilly
  • 1704-1743 : Benoit de Bouhier
  • 1752-1787 : le Bailli Pierre d'Alsace-Hennin-Liétard, grand-prieur d'Aquitaine, bailli de la Morée, capitaine des Escadres de la Religion.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
  2000 François Poinçot    
2000 en cours
(au 18 février 2015)
Régine Thomas SE Mère au foyer

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune a développé une association de jumelage avec :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[9],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 112 habitants, en diminution de -5,08 % par rapport à 2009 (Vosges : -1,78 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
518 553 566 581 653 620 588 600 502
1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
460 439 385 338 339 318 309 317 300
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
296 256 233 238 216 201 178 161 155
1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014 - -
125 134 128 119 119 117 112 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église de l'Assomption.
  • Ancienne fonderie de cloches, fondée en 1847, fermée en 1939. C'est aujourd'hui un musée.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Michel (Jean-François), La maison "gothique" de Robécourt n'est pas la commanderie, in L'Abeille, 25/05/2017.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Porcherie de Norroy-sur-Vair : Les élus montent au créneau
  2. Itinéraires templiers en Lorraine sur Google Livres, Michel Henry, Ed. Serpenoise, 1998, pages 35,135 et 276, (ISBN 978-2-8769-2367-6)
  3. séances générales de la société française d'archéologie, volume 13 sur Google Livres, 1847, page 267.
  4. « Hôpital Saint-Jean de Jérusalem », notice no IA00126864, base Mérimée, ministère français de la Culture
  5. « Commanderie (ancienne) de Robécourt, 4e quart 16e siècle : 1591 », notice no PA00107262, base Mérimée, ministère français de la Culture
  6. Notice de la Lorraine sur Google Livres, Auguste Calmet, 1840, page 129.
  7. Catherine Guyon, André Philippe et François Dousset, Archives départementales des Vosges - 50 H - Ordres religieux militaires : (commanderies de Robécourt et de Laon, grands prieurés d’Aquitaine et de Champagne) - Répertoire numérique détaillé, Épinal, (1re éd. 1956) (lire en ligne), p. 11
    Cote LH 27
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .