Châtenois (Vosges)

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Châtenois
Châtenois (Vosges)
Cimetière de Châtenois, croix.
Blason de Châtenois
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Vosges
Arrondissement Neufchâteau
Intercommunalité Communauté de communes de l'Ouest Vosgien
Maire
Mandat
Guy Sauvage
2020-2026
Code postal 88170
Code commune 88095
Démographie
Gentilé Castinien(ne)s
Population
municipale
1 698 hab. (2018 en diminution de 0,99 % par rapport à 2013)
Densité 97 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 18′ 13″ nord, 5° 49′ 59″ est
Altitude 324 m
Min. 303 m
Max. 484 m
Superficie 17,57 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Neufchâteau
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Mirecourt
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Châtenois
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Châtenois
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Châtenois
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Châtenois
Liens
Site web http://www.ville-chatenois88.fr

Châtenois est une commune française située dans le département des Vosges, en Lorraine, dans la région administrative Grand Est.

Ses habitants sont appelés les Castiniens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Châtenois est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Neufchateau dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 72 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (51,1 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (52,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (38,6 %), forêts (38,1 %), zones urbanisées (6,9 %), terres arables (6,1 %), cultures permanentes (4,7 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (3,8 %), zones agricoles hétérogènes (1,7 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Chastinetum; Chastenoy; Chatenoi; Chatenoy

Histoire[modifier | modifier le code]

L’origine latine du nom Châtenois, Castinetum, qui signifie châtaignier, témoigne de l’existence de la ville à l’époque gallo-romaine.

Châtenois fut une place forte dès le XIe siècle. Gérard d'Alsace en fit la première capitale du duché de Lorraine en 1048. Châtenois était alors un landgraviat. Quand ses successeurs eurent fait de Nancy leur capitale, ils n'oublièrent pas leur ancienne résidence. Ils firent de Châtenois, au XIIe siècle, le siège d'une prévôté très importante, de laquelle dépendait Neufchâteau même. Ils y revinrent de temps en temps comme le prouvent les ordonnances publiées dans ce lieu.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1904 1908 Eugène Aymé[8]   Médecin
Les données manquantes sont à compléter.
1959 1993 Jean Virot RI puis RPR Pharmacien
Conseiller général du canton de Châtenois (1961-1993)
mars 1993 mars 2014 Jean-Pierre Florentin UMP Cadre commercial retraité
Conseiller général du canton de Châtenois (depuis 1993)
Président de la CC du Pays de Châtenois (jusqu'en 2014)
mars 2014 En cours Guy Sauvage DVD Commerçant

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[10].

En 2018, la commune comptait 1 698 habitants[Note 3], en diminution de 0,99 % par rapport à 2013 (Vosges : −2,43 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
1 1221 3791 4241 3951 5471 5681 5981 6341 448
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 5111 4821 4111 3951 3041 2851 2651 2201 177
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 2041 2011 0371 0501 0489588438151 014
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016 2018
1 5912 1102 2372 0651 9061 7921 7641 7041 698
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La traditionnelle fête du pâté lorrain se tient chaque année à Pâques, et se conclut par l'élection du meilleur pâté. Il y a à cette période de l'année une grande foire toujours très populaire, accompagnée par un grand nombre de manèges, tout ceci occupant une grande place au sein de la commune.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La ville de Châtenois est également reconnue pour ses monuments anciens (datant essentiellement du XVIIIe siècle) dont le prieuré bénédictin fondé en 1069.
  • L'orgue de tribune de l'église Saint-Pierre transféré de Domremy provenait du petit séminaire d'Autrey[13].
  • La croix du vieux cimetière dite croix du vieux bourg du XVe siècle[14], située devant l'église, classée au titre des monuments historiques par arrêté du [15].
  • La croix de chemin dite croix de Mannecourt de 1554, située rue Pierre de Coubertin, classée au titre des monuments historiques par arrêté du [16].
  • La croix de village dite croix Le Breuil de 1746[17], située rue du Breuil, classée au titre des monuments historiques par arrêté du [18].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Anne Français (1909-1995), artiste peintre, créatrice du « ionnisme » en art, née à Châtenois[19] où elle repose. De nombreux musées, le Palais du Luxembourg à Paris et la mairie de Châtenois possèdent de ses œuvres.
  • Laurine Durand, première femme-pompier volontaire de France décédée en opération, a été décorée à titre posthume en 2005 par Nicolas Sarkozy. Le ministre s'est déplacé spécialement pour son enterrement. La caserne de pompiers a été récemment rebaptisée centre de secours Laurine-Durand.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules aux trois têtes de loup en rencontre arrachées d'or.
Commentaires : Ce sont les armes d'une famille Châtenoy, d'ancienne chevalerie, "éteinte depuis fort longtemps" déjà au XVIIe siècle. En 1608, la ville était représentée par un écu de gueules au pal d'or chargé de trois raisins de pourpre, mais le blason actuel est attesté en 1845 par Lepage et Charton[20].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et fortifications de la France au Moyen Âge, Strasbourg, éditions Publitotal, 1978, reprint 1991, 1287 p. (ISBN 978-2-86535-070-4 et 2-86535-070-3)
    Une vision d’ensemble de l’architecture castrale. Page 313 : Châtenois

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Neufchâteau », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. 1791-2003, le grand livre des élus vosgiens page 18
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  13. Association d’Étude pour la Coordination des Activités Musicales (ASSECARM), Orgues Lorraine Vosges, Metz, Éditions Serpenoise, , 677 p. (ISBN 2-87692-093-X), p. 185 à 186.
  14. « Croix-calvaire du vieux cimetière (XVe siècle) ».
  15. « Croix du vieux bourg », notice no PA00107109, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  16. « Croix de chemin, à Mannecourt », notice no PA00107110, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  17. « Croix Le Breuil à Châtenois ».
  18. « Croix Le Breuil », notice no PA00107111, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  19. Emmanuel Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, Gründ, 1999. Voir tome 5 page 632.
  20. U.C.G.L. les blasons des Vosges