Rospigliani

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Rospigliani
Rospigliani
Vue de Rospigliani.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Collectivité territoriale unique Corse
Circonscription départementale Haute-Corse
Arrondissement Corte
Canton Fiumorbo-Castello
Intercommunalité Communauté de communes du Centre Corse
Maire
Mandat
Paul Péraldi
2014-2020
Code postal 20242
Code commune 2B263
Démographie
Gentilé Rospiglianais
Population
municipale
80 hab. (2014)
Densité 8,1 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 11′ 28″ nord, 9° 13′ 51″ est
Altitude 700 m
Min. 238 m
Max. 1 450 m
Superficie 9,82 km2
Localisation

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Rospigliani est une commune française située dans la circonscription départementale de la Haute-Corse et le territoire de la collectivité de Corse. Elle appartient à l'ancienne piève de Rogna.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Rospigliani (Ruspigliani) est une commune de montagne de l'intérieur de l'île, située en rive droite de la vallée du Vecchio et s'étendant des flancs du Monte Rotondo et du Monte d'Oro jusqu'au Tavignano. Au XVIIIe siècle, c'était encore une communauté de l'ancienne piève de Rogna avant de devenir membre du canton de Vezzani à partir de 1793. Elle fait depuis 2015 partie du canton de Fiumorbo-Castello. Bien que limitrophe du parc naturel régional de Corse (P.N.R.C.), elle n'en est pas adhérente.

Communes limitrophes
Rose des vents Noceta Noceta, Altiani Altiani Rose des vents
Noceta N Altiani
Vezzani
O    Rospigliani    E
S
Noceta
Muracciole
Vezzani Vezzani

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Géologie[modifier | modifier le code]

Schiste lustré dans la forêt de Padule.

La commune se situe au sud de la série de la Castagniccia qui est un ensemble mal connu et auquel elle est intégrée. Les natures des limites de l’entité hydrogéologique avec les bassins sédimentaires de Francardo, Ponte-Leccia et Solenzara, la plaine alluviale de la Marana¬Casinca, la Plaine orientale et le socle granitique sont inconnues[1].

Elle est dans le prolongement méridional du massif du Monte San Petrone dont les diverses ramifications sont essentiellement formées par les schistes à mica blanc avec bancs de calcaires phylliteux surmontés par les schistes verts amphiboliques à glaucophane, au sein desquels les roches vertes intrusives sont très abondantes. Cet ensemble de sédiments, mais principalement les schistes à mica blanc avec bancs de calcaires phylliteux, forme les terrains de la rive gauche du Tavignano ; sur la rive droite, l'érosion a été intense. Ces sédiments sont quelquefois surmontés par des masses importantes de calcaires et de schistes verts amphiboliques intrusives. Les « schistes lustrés[Note 1] » ont pour substratum la protogine qui est un granite alcalin, présentant aussi quelquefois les caractères d'une granulite.

« Souvent le tout est très tourmenté, plissé, plissoté, écrasé, broyé, ce que l'on remarque surtout en se rapprochant de Noceta, c'est-à-dire de la limite occidentale des schistes lustrés sur lesquels sont finalement les masses importantes de schistes et de poudingue de Venaco appartenant au nummulitique. »

— D. Hollande in Géologie de la Corse, Bulletin de la Société des Sciences historiques et naturelles de la Corse - Imprimerie Allier Frères 16, cours de Saint-André Grenoble, janvier 1917 - p. 107.

Relief[modifier | modifier le code]

Rospigliani occupe partie des flancs septentrionaux de la Punta Paglia (altitude 1 528 m) au nord du Renoso, massif de la « Corse cristalline », à roches magmatiques, qui comprend les deux tiers de l'île à l'ouest de l'axe dépressionnaire central allant de L'Île-Rousse à Solenzara en passant par Corte. Son territoire représente le bassin versant du ruisseau de Lavagnano[2], un affluent rive droite du Tavignano qui coule au nord.
En 1866 Rospigliani et Noceta ont cédé des territoires communaux pour la création de Casevecchie qui était leur « plaine ». Aujourd'hui ses limites territoriales sont en grande partie naturelles, soit des lignes de crête ceinturant le bassin versant du Lavagnano. Elle est cernée à l'est par Altiani et Vezzani, et à l'ouest par Noceta.

  • À l'Est, depuis la pointe de Ruja (altitude 509 m) au nord, la démarcation coupée par le lit du ruisseau de Lavagnano à la côte 220, se dirige au sud-est vers la pointe Muracinto (654 m), extrémité orientale de la commune, avant de se diriger vers la punta Paglia, proche de son extrémité méridionale à 1 460 m d'altitude[Note 2], via la punta de la Ringhella (834 m), la punta di Tana (1 279 m) et la punta d'Eria (1 222 m).
  • À l'Ouest, la démarcation prend la direction sud en suivant la ligne de crête qui passe par la punta Bagliacone (altitude 784 m), la punta di Butrone (728 m), le col de Croce (644 m) sur la route D43, le rocher de Rasella (836 m) qui domine le village à l'ouest, d'où elle repart en droite ligne jusqu'au lit du ruisseau de Grado[3] après avoir coupé la route D343 avant de rejoindre en droite ligne son culmen 1 460 m à l'extrémité méridionale.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Sur son territoire relativement réduit (superficie de 9,82 km2), le réseau hydrographique est très dense. Il est le bassin versant du ruisseau de Lavagnano[2] affluent rive droite du Tavignano qui ne longe ni ne traverse la commune. Dans chaque pli du relief court un ruisseau ; les principaux ont pour nom : ruisseau d'Isola Marzolina[4] et ruisseau de Grottarse[5]. Tous deux sont tributaires du Lavagnano (ou ruisseau de Canapeo en amont), long de 6,1 km et qui a sa source sur la commune.

Les sources et fontaines sont nombreuses. Pour celles qui sont nommées sur les cartes, citons : sources captées de Limosa et de Sambuco, fontaines de Padula, d'Erbajo, de Vaccili, d'Aja Longa, de Cicciani, de Purcaja, de Pinzalone, de Truenda, de Pasciola.

Climat et végétation[modifier | modifier le code]

Fontaine de Padula.
Article détaillé : Forêt de Padula.

Rospigliani est une commune rurale de l'intérieur, de moyenne montagne, verte et boisée. La zone habitée se situe à une altitude d'environ 650 m. Elle bénéficie d'un climat méditerranéen, avec des étés chauds mais toutefois plus tempérés que sur le littoral. De par sa situation, les hivers y sont rigoureux, la neige présente sur les hauteurs parfois plusieurs jours de l'année. Les vents dominants sont ceux orientés du Nord au Sud-est, soit la tramontana nordique, froide et humide en hiver, le grecale (ou nordet pour les marins) vent du nord-est apportant en hiver froid et neige, le levente vent d'Est et le sirocco vent chaud du sud, souvent chargé de particules rouges de sable.

Les précipitations sont quelquefois fortes ; mais aucune catastrophe naturelle ou technologique n'y a été encore recensée. Le risque majeur demeure les incendies qui pour l'instant ont épargné la commune.

Les confins du secteur méridional de la commune, le plus en altitude, sont couverts par la forêt territoriale de Rospa-Sorba. En contrebas de cette forêt, se trouvent les forêts communales de Noceta ou forêt de Padula, de Rospigliani, de Vezzani et de Pietroso, qui occupaient les parties basses de l'ancienne forêt royale et qui sont soumises au régime forestier par décret du . Ce sont toutes des forêts de conifères (laricio).
La forêt de Padula, d'une superficie de 237,72 ha, s'est agrandie d'une surface de 15,65 ha en 1990 par suite de l'acquisition par la commune de terrains appartenant à des particuliers. Ces terrains sont soumises au régime forestier par décret du . Elle descend jusqu'à l'altitude de 670 m, au-dessus des premières maisons du village.
S'y trouve le stade Campo Rosso, l'ancien terrain de football de la commune de Vezzani.

La châtaigneraie habille les abords du village et une grande partie de son territoire urbanisé, située entre 500 et 700 mètres, comme la quasi totalité des villages de l'intérieur de l'île. À l'alentour, le chêne vert est majoritaire. Les parties basses de la commune sont couvertes d'un épais maquis.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès routiers[modifier | modifier le code]

Deux routes départementales traversent la commune :

Transports[modifier | modifier le code]

La gare la plus proche est celle de Vivario, distante de 16 kilomètres par la route.
Le village est distant, par route, de :

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La population vit au village, seul lieu habité de la commune qui est en train de développer son urbanisation vers le col de Croce, après le cimetière, à l'entrée nord du village. La municipalité de Rospigliani veut fixer la population du village en réhabilitant d'anciennes habitations, allotir des terrains constructibles. À cet effet, en 1982 déjà, un stade de sixte, des courts de tennis et des vestiaires avaient été construits[6].
Au village même, toutes les venelles présentent un dallage récent réalisé avec de la lauze (teghja, teghia en langue corse), un matériau généralement utilisé pour la couverture des habitations dans la partie schisteuse de l'île. Seuls l'église et un petit bâtiment situé à proximité, possèdent un toit de teghie. Dans la traversée du village, la route D43 possède un remarquable éclairage public, ainsi que des ralentisseurs.

Autrefois la fontaine de Prato alimentait en eau tout le village.

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Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

En fin du XVe siècle, le territoire était celui de la pieve de Rogna, qui avait pour lieux habités : Vivario (composé de li Gati, le Murachiole, Arche), Herbajolo, la Valle di Sera, la Fosigia, la Lamella, Altiani, lo Petragio, lo Pè di la Corte, lo Lunello, Porra, lo Piano Buono, la Petra Serena, Santa Maria de Talsini, Corte, Omessa, Santa Lutia, Tralunca, lo Soarello, Castirla[7]. Rogna relevait du diocèse d'Aléria.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

  • Vers 1520, la Rogna que le Tavignano partage en deux parties inégales, comptait environ 4 250 habitants[7]. Elle contenait environ huit cent cinquante feux.

« Dans la piève de Rogna, au-delà de la rivière (Tavignano), se trouve le pays de Vivario qui contient trois villages, le Muracciuole, le Arche et li Gatti ; trois autres se trouvent presque en dehors de Vivario, ce sont Noceta, Rospigliani et Antisanti, qui est le village le plus considérable des trois. »

— Agostino Giustiniani in Description de la Corse[Note 3] - Histoire de la Corse, traduction de l'Abbé Letteron - Tome I, p. 34.

  • Au début du XVIIIe siècle, l’abbé Francesco Maria Accinelli à qui Gênes avait demandé une estimation des populations de Corse, avait rédigé un texte manuscrit en langue italienne à partir des registres des paroisses.

« L’ultima di questa Giurisditione è la pieue di Rogna con 2380.abitanti compartiti in 850.fuoghi, passa in mezzo di questa il fiume Tauignani, che auendo la sua /260/ Sorgente dal monte Gualango in uicinanza del lago Creno, scende al luogo di Corte, et in uista di un ponte e del Conuento de Frati minori di S.Francesco, riceue nelle sue acque il fiume Restonica, e uicino al Ponte detto dell’Elice il fiuminale detto fiume, longhissima di Sito è questa Pieue, mentre ancora essa dalle spiagge della distrutta Alleria, continua sino à monti detti dell’oro. Li suoi Uillaggi sono Uiuario, Moracciola, Peri, Catti, Noceta, Rospigliani, et Antisanti, in uicinanza del quale in longa pianura è il Procoio detta di SS.ri Scaglia Genouesi, gli altri luoghi sono Giucagio, Pancaraccia, Pietraserena, Piedicorte di grigio, Altiani, Fogiccia, Arbagiola, e Casanoua : termina con questa Pieue la Giurisditione di Corte, e qui anco la descrittione Geografica dell’Isola. »

— Francesco Maria Accinelli in L’histoire de la Corse vue par un Génois du XVIIIe siècle - Transcription d’un manuscrit de Gênes - ADECEC Cervioni et l’Association FRANCISCORSA Bastia 1974

Les pievi de Rogna, Castello et Fiumorbu, sur la carte du capitaine Vogt (1737).
  • Au début du XVIIIe siècle la Rogna subira plusieurs découpages, pour la création des pièves de Talcini et de Bozio.
  • 1737 - Rospigliani paraît dans la piève de Rogna sur la carte : L'Isle de Corse apartenante à la République de Genes présentement divisée et soulevée sous les ordres du Baron de Neuhoff élu Roy de Corse sous le nom de Theodore Premier du capitaine L. Vogt (1737).
  • 1768 - L'île passe sous administration militaire française.
  • 1789 - La Corse appartient au royaume de France. Rospigliani se trouve dans le ressort de la juridiction royale de Corte. Survient la Révolution française qui supprime les juridictions royales. La Constituante divise la France en 83 départements.
  • 1790 - Le département de Corse est créé avec Bastia pour préfecture. Les anciennes communautés ou paroisses prennent le nom de communes. La piève de Rogna devient le canton de Rogna.
  • 1791 - Corte devient chef-lieu du département ; le siège de l’évêché est fixé à Ajaccio.
  • 1793 - An II. la Convention divise l'île en deux départements : El Golo (l'actuelle Haute-Corse) et Liamone (l'actuelle Corse-du-Sud) sont créés. La commune porte le nom de Rospigliani et intègre le nouveau canton de Sorba (issu de la piève de Castello), dans le district de Corte et le département d'El Golo.
  • 1794 - Le , une Consulte générale du peuple corse à Corte vote une constitution qui fait de la Corse une nation indépendante sous la protection de l’Angleterre. Naissance du Royaume de Corse (1794-1796).
  • 1796 - L’ordre est donné à Sir Elliot d’évacuer la Corse. Les troupes françaises reprennent l'île.
  • 1801 - Sous le Consulat[Note 4], la commune de Rospigliani est dans le canton de Sorba, l'arrondissement de Corte, dans le département d'El Golo.
  • 1811 - Les départements d'El Golo et du Liamone sont fusionnés pour former le département de Corse.
  • 1828 - Le canton de Sorba devient le canton de Vezzani.
  • 1866 - Est créée la commune de Casevecchie par transfert de territoires communaux de Noceta et de Rospigliani.
  • 1896 - Construction de l'église paroissiale Saint-Martin de Tours, en remplacement d'une plus ancienne qui se trouvait de l'autre côté du ruisseau de Tragone.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Paul-Jean Peraldi PRG Retraité, ancien conseiller général
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[9],[Note 5].

En 2014, la commune comptait 80 habitants, en diminution de -4,76 % par rapport à 2009 (Haute-Corse : 5,24 %, France hors Mayotte : 2,49 %).

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
116115161203203217225354307
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
354341227241233270274247267
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
284293273267256243209141122
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 -
12195726278838480-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Il n'y a pas d'établissement scolaire à Rospigliani. Les écoles élémentaires les plus proches se trouvent à Vezzani et à Vivario. Les collège et lycée les plus proches sont le collège et le lycée Pascal Paoli de Corte.

Santé[modifier | modifier le code]

Le village est distant de 25 km de l'hôpital régional de Corte qui est jumelé avec celui de Tattone. Médecin et pharmacie les plus proches se trouvent à Venaco. Le cabinet d'infirmières le plus proche est installé à Vezzani.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Fête du bois et de la forêt[modifier | modifier le code]

Fontaine de Padule.

Rospigliani est partenaire de la commune de Vezzani pour la Festa di u legnu è di a furesta (« Fête du bois et de la forêt ») qui est organisée chaque année au mois d'août par l'association a Leva, à la fois au village de Vezzani et dans la forêt de Padula.

Culte[modifier | modifier le code]

Le culte pratiqué à Rospigliani est le catholicisme. Le seul lieu de culte existant est l'église paroissiale Saint-Martin de Tours. La paroisse fait partie de l'ensemble interparoissial de Venaco-Vezzani et le Bozio[12] ; elle relève du diocèse d'Ajaccio.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

La commune de Rospigliani n'a aucun patrimoine architecturel ou patrimoine mobilier recensé au titre des Monuments historiques. Toutefois, divers édifices font l'objet d'une liste[13] à l'Inventaire préliminaire du patrimoine de la Corse (bâti) sur la base de territoires pertinents (micro-régions de la Corse)[14].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monument aux morts.
  • Le monument aux Morts, situé place de l'église.

Église Saint-Martin de Tours[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Saint-Martin de Tours date de 1896, comme l'atteste plaque de marbre apposée au-dessus du portail : D.O.M MUNIFICENTIA POPULI ET SOLERTIA PAROCHI A.F. COLONNA DIVO MARTINO DICATUM AN. DOM. MDCCCXCVI. Elle remplace l'ancienne église qui se trouvait de l'autre côté du ruisseau de Tragone. C'est un édifice de plan allongé à chevet plat, formé d'une nef à un vaisseau. Ses façades en moellons de pierres, autrefois enduites, ont retrouvé leur premier aspect au début du siècle présent. Le clocher actuel, une tour de cinq niveaux, a été réalisé au cours du XXe siècle, en remplacement de l'ancien bâti en pierre de granite taillé. La façade principale présente une petite niche à dévotion. Des portes sont sur chaque façade latérale. Son chevet est la sacristie. Tout comme ses façades sans ornement, l'intérieur est austère. S'y trouvent des statues du Christ, de la Vierge et de saints qui ornent les piliers, un chemin de croix en bois sculpté ainsi qu'une plaque commémorative en honneur des morts de la Première Guerre mondiale.

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Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

ZNIEFF[modifier | modifier le code]

La commune est concernée par une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique de 2e génération :

Forêt de Rospa-Sorba
Pommes de pin laricio

La zone d'une superficie de 3 068 ha située à l'est de Vivario, couvrent les hauteurs de six communes : Muracciole, Noceta, Pietroso, Rospigliani, Vezzani et Vivario. Ce vaste massif forestier occupe les versants nord-est et nord-ouest d'une petite chaîne montagneuse se présentant sous l'aspect d'un "V" renversé.

L'essence principale est le pin laricio, avec un sous-bois de bruyère arborescente. Est également présent le pin maritime en mélange aux altitudes inférieures et sur les versants les mieux exposés. Le chêne vert couvre des secteurs rocheux. Dans le fond des vallons se développe l'aulne glutineux[15].

Natura 2000[modifier | modifier le code]

Zone de Protection Spéciale (Dir. Oiseaux)
Forêts territoriales de Corse
La ZPS « Forêts territoriales de Corse », site de la directive "Oiseaux" Natura 2000, couvre une superficie de 13 223 ha. Elle est inscrite à l'INPN sous la fiche FR9410113 - Forêts territoriales de Corse[16].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Dolinde Luciani (Rospigliani 11 janvier 1913 - Ajaccio 07 janvier 2016), Juste parmi les Nations.[17].
  • Jean-Baptiste Pierazzi, originaire de Rospigliani. Footballeur, a joué en Ligue 1 avec le club d'Ajaccio.
  • Titus Guerrini (Rospigliani - † Boofzheim ), « Gradé d'une bravoure et d'un calme au feu incomparable ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Sous l'expression de « schistes lustrés », on comprend des roches appelées calcschistes, c'est-à-dire des roches calcaires qui renferment de la séricite, de la chlorite, de la calcite, du quartz, des substances argileuses et même charbonneuses. On y trouve encore des amphibolites, des schistes à glaucophane, des chloritoschistes, des séritoschistes, des talcschistes, des micaschistes, de faux gneiss, le tout avec nombreux éléments accessoires. Il y a aussi des variétés de cipolins, soit des calcaires cristallins rubanés et plissotés ; des schistes amphiboliques également rubanés et plissotés. En réalité, les schistes lustrés comprennent un amalgame de roches pas toujours facile à définir nettement. Il y a cependant une donnée assez caractéristique à citer : c'est la présence de roches vertes dites intrusives qui leur ont fait donner le nom de « Pietre verdi ». En Corse, les sédiments appelés schistes lustrés, bien que correspondant à la série trias-jurassique, ne sont pas situés dans un géosynclinal représentant celui du Piémont. - D. Hollande in Géologie de la Corse, p. 51.
  2. Selon les courbes de la carte topographique IGN
  3. Ce fut sans doute pendant les neuf années (1521-1530) du retour dans son diocèse, que l'évêque de Nebbio composa la description de la Corse
  4. La loi du 28 pluviôse an VIII (19 février 1800) porte sur l'administration locale. Elle conserve les départements hérités de la Révolution mais elle redécoupe les divisions intérieures. Les districts deviennent des arrondissements, la commune est définie et le canton créé. À chaque niveau on trouve un fonctionnaire public (nommé) ainsi qu'une assemblée consultative (élue)
  5. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Fiche 604AC – Formations métamorphiques de la Castagniccia du BRGM
  2. a et b Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau de Lavagnano (Y9100520) » (consulté le 29 septembre 2017)
  3. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau de Cardiglione (Y9021500) » (consulté le 29 septembre 2017)
  4. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau d'Isola Marzolina (Y9101200) » (consulté le 29 septembre 2017)
  5. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau de Grottarse (Y9101180) » (consulté le 29 septembre 2017)
  6. [1] Corse-matin : Rospigliani Fixer la population
  7. a et b Éléments pour un dictionnaire des noms propres Corse A-D. Monti ADECEC
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  12. [2] Ensemble interparoissial de Venaco-Vezzani et le Bozio
  13. [3] Laura Fresi et Jérôme Mosso - Rospigliani, Médiathèque Culturelle de la Corse et des Corses, consulté le 30 septembre 2017
  14. [4] Inventaire préliminaire du patrimoine de la Corse (bâti)
  15. ZNIEFF 940004216 - Forêt de Rospa-Sorba sur le site de l’INPN.
  16. FR9410113 .html Fiche FR9410113  - Forêts territoriales de Corse sur le réseau Natura 2000 (consulté le )
  17. Dolinde Luciani sur ajpn.org.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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