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Rome, ville ouverte

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Rome, ville ouverte
Description de cette image, également commentée ci-après
Anna Magnani et Aldo Fabrizi dans une scène du film.
Titre original Roma città aperta
Réalisation Roberto Rossellini
Scénario Sergio Amidei
Federico Fellini
Alberto Consiglio (it)
Roberto Rossellini
Acteurs principaux Aldo Fabrizi
Anna Magnani
Marcello Pagliero
Pays de production Drapeau du Royaume d'Italie Royaume d'Italie
Genre Film dramatique
Film de guerre
Durée 103 minutes
Sortie 1945

Série Trilogie de la guerre

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

Rome, ville ouverte (titre original : Roma città aperta) est un film italien néoréaliste réalisé par Roberto Rossellini, sorti en 1945.

1944. À la suite de l'armistice italien de septembre 1943, Rome, déclarée ville ouverte, est occupée par l'armée allemande. Chef d'un réseau de résistance communiste, l'ingénieur Manfredi, traqué par les SS de la Gestapo, se cache chez un imprimeur, Francesco (qui doit prochainement épouser une veuve, Pina), qui le fait rentrer en contact avec Don Pietro, le curé de la paroisse, lui aussi résistant. Don Pietro fournit des faux-papiers à Manfredi. Marcello, fils de Pina et de son défunt époux, participe avec les gamins de son âge à des actions de résistance spontanées.

La Gestapo, dirigée par le Major Bergmann, organise une grande rafle dans l'immeuble où habitent Francesco et Pina. Celle-ci, témoin de l'arrestation de Francesco, court en hurlant vers le camion où les hommes arrêtés ont été placés et est abattue par les soldats allemands. Le camion est ensuite attaqué par des partisans, ce qui permet à Francesco (entre autres) de s'évader.

Manfredi et Francesco se réfugient chez Marina Mari, maîtresse de Manfredi. Mais celle-ci est sous la coupe d'Ingrid, agent de la Gestapo qui lui procure de la drogue. Marina les trahit. Manfredi et Don Pietro sont arrêtés dans la rue avec un déserteur autrichien, alors qu'ils s'apprêtent à quitter Rome. Francesco, qui a perdu du temps en expliquant à Marcello qu'il doit s'absenter, échappe à l'arrestation.

Manfredi est torturé à mort dans les bureaux de la Gestapo, en présence de Bergmann et d'Ingrid, mais ne parle pas. Marina, entrée peu après, s'évanouit, Ingrid récupère un manteau qu'elle lui avait prêtée. Le déserteur se pend dans sa cellule. Don Pietro, qui a assisté Manfredi sur le point de mourir, est fusillé dans un terrain découvert, sous le regard de Marcello et d'autres enfants de la paroisse, debout derrière la grille de clôture.

Fiche technique

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Marcello Pagliero dans une scène du film

Distribution

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Francesco Grandjacquet dans une scène du film

Acteurs non crédités :

Autour du film

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Anna Magnani dans une scène du film

Ce film raconte l'histoire d'un groupe d'Italiens vivant l'occupation nazie de 1944. Les résistants sont incarnés par une mère et son fils, un typographe, un militant communiste et un prêtre catholique[source secondaire souhaitée]. La dénonciation et la pauvreté sont deux thèmes importants de ce long métrage qui marque les débuts du mouvement du néoréalisme italien d'après-guerre. Malgré une représentation de la résistance qui intègre différentes classes de la société, le film est censuré à la télévision italienne en 1954[2][source insuffisante].

Pour le scénario, Rossellini, aidé par Sergio Amidei et Federico Fellini, alors jeune journaliste, s'est inspiré d'histoires vraies :

Cette œuvre de Rossellini pourrait être considérée comme un document historique en raison de son réalisme[réf. nécessaire]. Film réalisé avec de très petits moyens (Rossellini s'est servi de pellicules de photographie mises bout à bout en chambre noire), il est considéré par beaucoup de cinéphiles comme le premier film néoréaliste de l'histoire du cinéma italien[réf. nécessaire].

Dans la filmographie du réalisateur, ce film fait partie de la « Trilogie de la guerre » avec Païsa et Allemagne, année zéro. Les 2 principaux rôles du film sont tenus par Anna Magnani et Aldo Fabrizi.

Distinctions

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Le film a reçu le Grand Prix (ancêtre de la Palme d'or) lors du Festival de Cannes 1946 conjointement avec dix autres films[3].

Notes et références

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  1. « Rosselini: Offene Stadt », Der Spiegel, vol. 9,‎ (lire en ligne)
  2. Attal, Frédéric., Gabilliet, Jean-Paul., Delporte, Christian (1958-....). et Moine, Caroline (1973-....)., Culture, médias, pouvoirs aux États-Unis et en Europe occidentale (France, Italie, RFA, Royaume-Uni), 1945-1991, Malakoff, Armand Colin, 338 p. (ISBN 978-2-200-62341-8 et 2200623410, OCLC 1054482955, lire en ligne), p. 101
  3. « La Sélection - 1946 - Palmarès », site officiel du Festival de Cannes

Bibliographie

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  • Édouard Waintrop, « Le Nouveau Cinéma aux portes de Rome, ville ouverte », Libération no 8158, , encart p. IV–V
  • Enrique Seknadje, « Ressortie de Rome, ville ouverte (1945) - Un point de vue analytique et critique », Culturopoing,  : Texte

Articles connexes

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Liens externes

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