Fellini Roma

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Fellini Roma
Titre original Roma
Réalisation Federico Fellini
Scénario Federico Fellini
Bernardino Zapponi
Acteurs principaux
Sociétés de production Drapeau : Italie Ultra Film
Drapeau : France Les Artistes Associés
Pays d’origine Drapeau de la France France
Drapeau de l'Italie Italie
Genre Essai cinématographique
Durée 113 minutes
Sortie 1972

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Fellini Roma (Roma) est un film franco-italien réalisé par Federico Fellini et sorti en 1972.

Synopsis[modifier | modifier le code]

En complète rupture avec les structures de la dramaturgie classique, le film se présente comme une suite de courts récits et saynètes où Fellini évoque des souvenirs d'enfance et de jeunesse et restitue l'ambiance de la Rome de la première moitié du vingtième siècle.

Sont mis en parallèle, entre autres, ces saynètes :

  • l'arrivée du provincial dans la Rome de la fin des années 1930, d'après les souvenirs de jeunesse de Fellini ;
  • l'arrivée dans la Rome moderne par une autoroute bondée ;
  • un spectacle populaire dans un music-hall pendant les bombardements aériens de la Seconde Guerre mondiale ;
  • le percement du métro qui débouche sur la découverte de sites antiques ;
  • les bordels d'autrefois, à l'époque du fascisme ;
  • un défilé de mode ecclésiastique dans le palais d'une aristocrate ;
  • la Rome contemporaine et la génération du mouvement hippie.

Une longue séquence presque documentaire montre les travaux du métro, en cours de percement à l'époque. Les ouvriers découvraient régulièrement des sites archéologiques importants, ignorés jusque-là. Fellini crée ici un lien poétique entre l'antiquité et la période contemporaine en donnant au visage des fresques antiques les traits de ceux qui, dans un même mouvement, les découvrent et provoquent involontairement leur destruction.

La fabrication du film est parfois exhibée : Fellini montre sa grue de tournage, on assiste au vol (anecdote réelle ou fictive ?) d'une caméra pendant la festa de Noantri… Avec les apparitions de célébrités dans leur propre rôle[note 1], cela fait de Fellini Roma un film aux prises avec le réel, souvent dans ce qu'il a de plus terre-à-terre, mais aussi de fascinant.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Réception critique[modifier | modifier le code]

« Je ne peux qu'admirer son dernier film, cette évocation, ces souvenirs mêlés à des reportages, à des rêveries, cette déambulation dans la Rome de sa jeunesse et celle d'aujourd’hui, ses souvenirs de classe et de bordel et ses farces énormes comme la présentation de la nouvelle collection des costumes ecclésiastiques devant un cardinal. »

— Michel Duran, Le Canard enchaîné, 24 mai 1972

« Roma, fantastique explosion cinématographique, n'arrêtera pas de stimuler notre imagination que les autres films anémiants du Festival ont failli depuis une semaine nous priver d'un élément essentiel : l'inspiration et l'élan. »

— Henry Chapier, Combat, 15 mai 1972

« Une suite de scènes brillantes, bruyantes, de morceaux de bravoure fort applaudis, un défilé de personnages pittoresques et souvent monstrueux avec l'apparition fugitive de la grande Anna Magnani, filmée dans la nuit au moment où elle va rentrer chez elle. Fellini l’interpelle. Mais elle s’éclipse après avoir lancé : Va donc te coucher, Federico. Il est tard !. »

— Robert Chazal, France-Soir, 16 mai 1972

« En sortant de ce film tumultueux, baroque, échevelé, et, cependant, si parfaitement dominé, si subtilement composé, de ce film que l'on ne peut comparer aux autres, tant il paraît être fait d'une étoffe, d'un métal différent, comment ne pas se dire que, parmi tant d'excellents cinéastes, Federico Fellini est décidément un des rares qui mérite vraiment le nom de créateur. »

— Jean de Baroncelli, Le Monde, 16 mai 1972

« Monumental. Telle est l'épithète qui s'impose. D'abord parce que ce film frappe par l'ampleur de son architecture, par l'harmonie grandiose de ses proportions, par l'originalité vigoureuse avec laquelle se manifeste le tempérament (pour ne pas dire le génie) de son architecte. Si vigoureuse cette originalité que l'architecte s’est senti obligé de partager le rôle central du film avec la vedette. »

— Jean-Louis Bory, Le Nouvel Observateur, 2 mai 1972

Autour du film[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Marcello Mastroianni et Alberto Sordi ont participé au tournage, mais leurs scènes ont été coupées au montage destiné à l'exploitation commerciale.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]