Chalandray

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Chalandray
Église Notre-Dame.
Église Notre-Dame.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Vienne
Arrondissement Poitiers
Canton Vouneuil-sous-Biard
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Vouglaisien
Maire
Mandat
Claudette Rigollet
2014-2020
Code postal 86190
Code commune 86050
Démographie
Gentilé Chalandraisiens
Population
municipale
803 hab. (2014)
Densité 32 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 39′ 42″ nord, 0° 00′ 02″ ouest
Altitude Min. 131 m – Max. 171 m
Superficie 24,97 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Vienne

Voir sur la carte administrative de la Vienne
City locator 14.svg
Chalandray

Géolocalisation sur la carte : Vienne

Voir sur la carte topographique de la Vienne
City locator 14.svg
Chalandray

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Chalandray

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Chalandray

Chalandray est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Nouvelle-Aquitaine.

Ses habitants sont appelés les Chalandraisiens[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique avec des étés tempérés.

D’une manière générale[2], le temps est assez sec et chaud pendant l’été, moyennement pluvieux en automne et en hiver avec des froids peu rigoureux.

La température moyenne est de 11 °C. Juillet est le mois le plus chaud (maximale absolue 40,8 °C en 1947). Janvier est le mois le plus froid (minimale absolue – 17,9 °C en 1985). 9 °C à peine sépare les moyennes minimales des moyennes maximales (6 °C en hiver - 11 °C en été). L’amplitude thermique est de 15 °C.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Chalandray est desservi par la route nationale 149. La gare de Chalandray ne sert qu'au transport de marchandises.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts paroissial de la Première Guerre mondiale est orné d'une Pietà.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie de Chalandray.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
avant 2005 mars 2008 Marie Pineau    
mars 2008 octobre 2011 Martine Lévêque[3]   démission pour raisons de santé[4]
décembre 2011   Claudette Rigollet[4]    

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel de Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Services publics[modifier | modifier le code]

Les réformes successives de la Poste ont conduit à la fermeture de nombreux bureaux de poste ou à leur transformation en simple relais. Toutefois, la commune a pu maintenir le sien.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune de Chalandray comptait 803 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans. Les autres « recensements » sont des estimations.

En 2008, selon l’Insee, la densité de population de la commune était de 30 hab./km2 contre 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 pour la France.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
196 133 189 636 634 742 718 722 796
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
842 840 885 913 953 1 018 1 075 1 036 969
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
981 968 1 013 884 861 854 840 843 834
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
777 722 656 646 670 671 731 783 803
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Silos de la coopérative céréalière.

Selon la direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes, il n'y a plus que 22 exploitations agricoles en 2010 contre 31 en 2000.

Les surfaces agricoles utilisées ont, toutefois, augmenté de 10 % et sont passées de 1 691 hectares en 2000 à 1 869 hectares en 2010. 3 8% sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussi l'orge), 28 % pour les oléagineux (essentiellement le colza et un peu de tournesol), 1 % pour les protéagineux (pois), 24 % pour le fourrage et 6 % reste en herbes.

11 exploitations en 2010 (contre 14 en 2000) abritent un élevage de bovins (1 317 têtes en 2010 contre 1 262 têtes en 2000). 3 exploitations en 2010 (contre 7 en 2000) abritent un élevage d'ovins (173 têtes en 2010 contre 282 têtes en 2000). Les élevages de chèvres et de volailles ont disparu en 2010.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil et religieux[modifier | modifier le code]

Le château de la Motte est classé comme Monument Historique depuis 1995 pour son escalier et sa cheminée.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Les plaines du Mirebalais et du Neuvillois[modifier | modifier le code]
La plaine de Vouzailles[modifier | modifier le code]

Elle est située au cœur du seuil du Poitou. Elle est classée comme zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) [7]. Elle couvre un vaste secteur de la bande de calcaires jurassiques qui forme un croissant entre Poitiers et Thouars. Elle couvre en partie ou en totalité le territoire de onze communes (Amberre, Ayron, Chalandray, Champigny-le-Sec, Cherves, Cuhon, Maillé, Maisonneuve, Massognes, Le Rochereau, Vouzailles). Il s’agit d’une plaine faiblement ondulée. Les sols sont argilo-calcaires, profonds et fertiles : ce sont des groies, terres riches qui font l’objet d’une céréaliculture intensive. Les cultures céréalières sont interrompues çà et là par quelques îlots de vignobles traditionnels. La plaine de Vouzailles présente, donc, un paysage très ouvert. Elle est emblématique de ces plaines cultivées du Centre-Ouest de la France.

Malgré cette présence très forte de l’homme, de nombreux oiseaux ont pu se maintenir jusqu’à nos jours. Ces espèces comprennent notamment des espèces à affinités steppiques qui ont su s’adapter - du moins jusqu’à une époque récente, à une agriculture restée traditionnelle qui générait une mosaïque d’emblavures suffisamment diversifiée pour subvenir à leurs besoins vitaux.

La plaine de Vouzailles, comme celle du Mirebelais et du Neuvillois, abrite un très important noyau reproducteur d’Outarde canepetière (47 couples en 2000). C’est une espèce en très fort déclin en Europe de l’Ouest (plus de 50 % de diminution des effectifs) et dont la région Poitou-Charentes constitue, avec la plaine de la Crau, un des derniers sites de nidification en France. Cette population représente plus du tiers de la population nationale. L’outarde est une espèce migratrice présente dans les plaines poitevines entre avril et octobre. C’est une espèce d’origine steppique qui a su s’adapter aux plaines ouvertes où l’activité agricole principale est de type polyculture-élevage. Pour leur parade, les mâles utilisent les parcelles à végétation basse et peu dense alors que les parcelles de luzerne sont activement recherchées en période de reproduction pour leurs ressources en insectes. Toutefois, le développement d’une agriculture modernisée ces dernières années est responsable du déclin dramatique de l’outarde. Ainsi, les effectifs nicheurs ont diminué de plus de 50 % en six ans. En effet, l’utilisation systématique des tracteurs détruit les nichées situées au sol ; l’utilisation d’insecticides provoque une diminution importante voire la disparition des insectes, nourriture principale de ces oiseaux, l’augmentation de la taille des parcelles et le recours croissant au maïs irrigué ont modifié considérablement en peu d’années le biotope de ces oiseaux.

L’ornithologue amateur pourra, aussi, voir :

  • Le Bruant ortolan (une centaine de couples) qui se trouve à proximité des vignes. C’est une espèce en fort déclin en Europe. Dans toute la moitié Nord de la France, on ne compte que 60 à 70 couples. Cette espèce fait l’objet d’une protection sur tout le territoire français ;
  • Les busards sont des rapaces typiques des milieux ouverts (landes, steppes, marécages). Ils nichent aujourd’hui principalement dans les céréales à la suite de la réduction de leurs habitats naturels. Leurs effectifs sont étroitement liés aux fluctuations d’abondance des campagnols des champs qui constituent l’essentiel de leur alimentation et en font d’utiles auxiliaires de l’agriculture. Le Busard cendré et le Busard Saint-Martin sont tous les deux des espèces protégées dans toute la France. Le busard cendré utilise les céréales à paille pour installer son nid. Son territoire de chasse recouvre la plaine et ses abords : il y recherche gros insectes et campagnols ;
  • La Chevêche d’Athéna ;
  • Le Petit-duc scops ;
  • L’ Œdicnème criard (espèce protégée dans toute la France). Il recherche la plaine pour se reproduire, pour nicher, dans des zones de terre nue, souvent pierreuses ou avec une maigre végétation rase, sur sol sec. Il pond à même le sol, souvent dans un semis de tournesol ou entre deux rangs de vigne. C’est un gros consommateur d’insectes, d’escargots et de limaces. À l’automne, les familles se rassemblent en des lieux favorables réutilisés année après année. Les groupes atteignent parfois 300 individus avant leur départ en migration vers le sud, Espagne ou Afrique. Quelques oiseaux hivernent sur place ;
  • La perdrix grise ;
  • Le Pluvier doré , une espèce limicole qui trouve en la plaine de Vouzailles le principal site d’hivernage dans le département de la Vienne durant la mauvaise saison où ils peuvent encore capturer les invertébrés du sol qui représentent l’essentiel de leur nourriture ;
  • Le Vanneau huppé une espèce limicole qui trouve en la plaine de Vouzailles le principal site d’hivernage dans le département de la Vienne durant la mauvaise saison où ils peuvent encore capturer les invertébrés du sol qui représentent l’essentiel de leur nourriture.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles de Wikipédia[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Sources[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 29/09/2008.
  2. Livret simplifié de la carte des pédopaysages de la Vienne – Novembre 2012, édité par la Chambre d’Agriculture de Poitou-Charentes
  3. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  4. a et b « Claudette Rigollet élue maire », La Nouvelle-République, publié le 19 décembre 2011, consulté le 31 juillet 2013
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  7. Secrétariat scientifique de l'inventaire des ZNIEFF, DREAL Poitou-Charentes , 2011