Noaillan

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Noaillan
La mairie (septembre 2010).
La mairie (septembre 2010).
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Langon
Canton Le Sud-Gironde
Intercommunalité Communauté de communes du Sud Gironde
Maire
Mandat
Laurence Harribey
2014-2020
Code postal 33730
Code commune 33307
Démographie
Gentilé Noaillannais
Population
municipale
1 645 hab. (2014)
Densité 52 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 28′ 49″ nord, 0° 21′ 55″ ouest
Altitude Min. 17 m – Max. 99 m
Superficie 31,8 km2
Localisation

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Liens
Site web www.noaillan.fr

Noaillan est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Gironde, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située sur le Ciron, la commune se trouve, par la route, à 51 km au sud-est de Bordeaux, chef-lieu du département, à 15 km au sud-ouest de Langon, chef-lieu d'arrondissement et à 3 km au nord de Villandraut, ancien chef-lieu de canton[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes en sont Léogeats au nord, Roaillan au nord-est en quadripoint (point de la surface de la Terre où quatre frontières différentes se rejoignent), Le Nizan à l'est, Uzeste au sud-est, Villandraut au sud et Balizac à l'ouest.

Communes limitrophes de Noaillan[2]
Léogeats
 
Roaillan
(quadripoint)                                             
Balizac Noaillan[2] Le Nizan
Villandraut Uzeste

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune de Noaillan est arrosée par le Ciron et ses affluents le Ballion et le ruisseau de la Hure.

Communications et transports[modifier | modifier le code]

Le territoire communal et le bourg sont traversés par la route départementale D8 qui mène à Langon via Fargues vers le nord et à Villandraut vers le sud.
L'accès à l'autoroute A62 (Bordeaux-Toulouse) le plus proche est le no 3, dit de Langon, distant de 13 km vers le nord-est.
L'accès no 1, dit de Bazas, à l'autoroute A65 (Langon-Pau) se situe à 12 km vers l'est-sud-est.

La gare SNCF la plus proche est celle, distante de 14 km vers le nord-est, de Langon sur la ligne Bordeaux-Sète du TER Aquitaine.

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'origine étymologique est le mot latin « novalia » qui signifie jachère, pour ensuite dériver en Novelhan, Noalhan, Noailhan, puis Noaillan[3].

En gascon, le nom de la commune est Noalhan.

Les habitants sont appelés les Noaillannais[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les informations sur l'histoire de la commune de Noaillan remontent au XIIe siècle avec la première baronnie de la région et ses seigneurs, tous issus de la famille de Noaillan. Cette famille s’éteindra au XIVe siècle en laissant un château féodal en ruine et des vestiges gallo-romains témoignant de son riche passé.

L'histoire de Noaillan est essentiellement bien connue à partir du XIIIe siècle, même si quelques vestiges gallo-romains ou mérovingiens découverts çà et là laissent présager d'une occupation bien plus ancienne.

Durant tout le Moyen Âge, l'histoire du village se lit à travers celle de son château, puisqu'au XIIIe siècle - et peut-être même avant, mais les textes manquent à ce sujet - Noaillan est une seigneurie. Ainsi, en 1225, c'est Amanieu de Noailhan qui est le possesseur du château et de ses terres. D'après les textes, il est chevalier et un proche du roi Henri III, roi d'Angleterre, et duc d'Aquitaine. Noaillan n'échappe donc pas à la domination de l'Angleterre sur la Guyenne.

Les textes permettent aussi de suivre les successions, et bon nombre de seigneurs sont tour à tour propriétaires des lieux aux XIIIe et XIVe siècles. Ils appartiennent cependant tous à la même famille, celle de Noailhan. La seigneurie de Noaillan reste donc, jusqu'à la fin du XIVe siècle, une propriété familiale. Les seigneurs de la famille de Noailhan prêtent tous allégeance à la couronne d'Angleterre puisqu'en 1274 par exemple, Bertrand de Noailhan reconnait dans un acte être le chevalier du roi Édouard Ier d'Angleterre et tenir de lui la seigneurie de Noailhan.

Ce n'est qu'à la fin du XIVe siècle que cette famille perd sa seigneurie. le transfert des possessions va également être l'occasion de changer de camp. En effet, un acte de 1383 mentionne un Gaillard de la Mote, seigneur de Noaillan pour le sire d'Albret. Noaillan redevient donc français pour un court laps de temps. Effectivement, ce revirement de situation ne s'opéra pas sans quelques troubles, le roi d'Angleterre n'appréciant guère de voir ainsi lui échapper des terres durement confisquées par ses aïeuls. Il confisque d'ailleurs celles de la seigneurie pour les confier, au tout début du XVe siècle, à un certain Charles de Beaumont qui, bien entendu, avait prêté allégeance à la couronne d'Angleterre. S'ensuivirent quelques heurts entre les habitants de Noaillan et l'autorité, mais, malgré tout, Charles de Beaumont et ses successeurs gardent les terres anglaises jusqu'à la fin de la guerre de Cent Ans (1453).

Une fois la Guyenne libérée de la domination anglaise, la famille De la Mote reprend possession des terres. Puis, entre 1560 et 1590, la seigneurie est vendue à maintes reprises avant de redevenir la propriété d'un Joseph de la Mote en 1592.

Au XVIIe siècle, la seigneurie change de nouveau de mains par ventes et successions. Le territoire est alors fractionné, et plusieurs propriétaires se partagent la seigneurie. Ce n'est qu'en 1700 que Catherine de Suduiraut la réunit à nouveau. Au XIXe siècle, le château appartenait toujours à la famille Guillot-Suduiraut.

Les textes permettent de connaitre les détails de l'histoire de Noaillan. Mais seuls les vestiges que l'on peut observer encore aujourd'hui laissent imaginer, au travers de cet édifice, les péripéties qu'a pu connaitre la commune, autrefois seigneurie, et le pouvoir que pouvait exercer le seigneur de Noaillan sur son territoire par cet imposant château.

Pour plus d'information sur la situation de la commune au XVIIIe siècle, voir l'ouvrage de Jacques Baurein[5].

À la Révolution, la paroisse Saint-Vincent de Noaillan forme la commune de Noaillan. Le 1er mai 1869, la commune de Noaillan a été démembrée de ses sections E, F, G, rattachées à Villandraut[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Jean Peringuey PS Conseiller général (1998-2004)
mars 2008 en cours Laurence Harribey[7] PS Retraitée
Présidente de la CC du canton de Villandraut (2008-2013),
1re vice-présidente de la CC du Sud Gironde (2014-),
suppléante du député Gilles Savary, conseillère régionale de Nouvelle-Aquitaine
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Le 1er janvier 2014, la communauté de communes du canton de Villandraut ayant été supprimée, la commune de Noaillan s'est retrouvée intégrée à la communauté de communes du Sud Gironde siégeant à Mazères.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[9],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 645 habitants, en augmentation de 9,89 % par rapport à 2009 (Gironde : 5,99 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 177 2 059 1 967 2 148 2 485 2 158 2 434 2 460 2 520
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 528 2 509 2 308 2 056 1 966 1 844 1 735 1 747 1 584
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 530 1 497 1 439 1 166 1 141 1 057 1 102 941 921
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
861 779 772 762 858 1 015 1 445 1 615 1 645
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

D’après l’INSEE, en 1968, Noaillan comptait 779 personnes ; en 1982, on en comptait 762, soit 17 personnes de moins, ce qui fait une diminution de 2,2 % de la population. À partir de 1982 la population a commencé à augmenter. En 1999, il y a 1 015 personnes à Noaillan soit 253 personnes de plus qu’en 1982, c'est-à-dire 33,2 % % de la population en plus.

Les personnes âgées de plus de 60 ans représentent 293 personnes soit 28,9 % de la population de Noaillan.

De 1975 à 1982, il y a eu 102 décès et 24 naissances ; de 1982 à 1990, il y a eu 100 décès, soit 2 % de moins, et 39 naissances soit 62,5 % % de plus.
De 1990 à 1999, il y a eu 95 décès, savoir 5 % en moins que de 1982 à 1990, et 80 naissances soit 105,1 % de plus.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Logo monument historique - rouge ombré, encadré.svg Le château de Noaillan est un ensemble castral composé d'une enceinte, du château et de l'église susdite. Le château est mentionné pour la première fois en 1274. Le château actuel, des XIIIe et XIVe siècles, a remplacé un édifice plus ancien. Il se compose de bâtiments d'époques diverses situés autour d'une cour centrale et appuyés sur une courtine de forme polygonale. Cette muraille, flanquée de deux tours, a été remaniée à plusieurs reprises, dont le XVIe siècle. Le corps de logis, actuellement ruiné, date du XVIe siècle mais a été remanié au XVIIe siècle. C'est un bâtiment rectangulaire à deux niveaux, percé de baies avec croisées à meneaux. Un nouveau logis lui est accolé au XVIIIe siècle. Plusieurs bâtiments agricoles complètent l'ensemble. Il a été inscrit à l'inventaire des Monuments historiques en 2004[14]. Il est aujourd'hui la propriété d'une personne privée et ne peut être visité.
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  2. Une chapelle est dite castrale lorsqu'elle fait partie intégrante d'un château.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances les plus courtes par la route - Les distances orthodromiques sont respectivement de 43,7 km pour Bordeaux, 12,2 km pour Langon et 2,5 km pour Villandraut. Données fournies par Lion1906.com, consulté le 27 juin 2011.
  2. Noaillan sur Géoportail, consulté le 31 octobre 2015.
  3. Noaillan sur le site « Visites en Aquitaine - Région Aquitaine » (CC-BY-SA), consulté le 31 octobre 2015.
  4. Nom des habitants de la commune sur « habitants.fr », consulté le 27 juin 2011.
  5. Jacques Baurein, Variétés Bordeloises, t. 6, Bordeaux, (lire en ligne), article 6.VII, pages 241-247
  6. Historique des communes, p. 38, sur GAEL (Gironde Archives en ligne) des Archives départementales de la Gironde, consulté le 31 octobre 2015.
  7. Commune de Noaillan sur le site de l'AMF, Association des Maires de France, consulté le 27 juin 2011.
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  12. « Notice MH de l'église Saint-Vincent », notice no PA00083652, base Mérimée, ministère français de la Culture, consulté le 3 novembre 2010.
  13. « Illustrations de l'église Saint-Vincent », base Mémoire, ministère français de la Culture, consulté le 3 novembre 2010.
  14. « Notice MH du château », notice no PA33000081, base Mérimée, ministère français de la Culture, consulté le 3 novembre 2010.