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NGC 1559

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NGC 1559
Image illustrative de l’article NGC 1559
La galaxie spirale barrée NGC 1559
Données d’observation
(Époque J2000.0)
Constellation Réticule
Ascension droite (α) 04h 17m 35,8s[1]
Déclinaison (δ) −62° 47′ 01″ [1]
Magnitude apparente (V) 10,7[2]
11,0 dans la Bande B[2]
Brillance de surface 12,81 mag/am2[2]
Dimensions apparentes (V) 3,5 × 2,0[2]
Décalage vers le rouge +0,004350 ± 0,000013[1]
Angle de position 64°[2]

Localisation dans la constellation : Réticule

(Voir situation dans la constellation : Réticule)
Astrométrie
Vitesse radiale 1 304 ± 4 km/s [1]
Distance 19,24 ± 1,35 Mpc (∼62,8 millions d'al)[1]
Caractéristiques physiques
Type d'objet Galaxie spirale barrée
Type de galaxie SB(s)cd[3],[1] SBc[2]
Dimensions environ 23,17 kpc (∼75 600 al)[1],[a]
Découverte
Découvreur(s) James Dunlop[3]
Date [3]
Désignation(s) PGC 14814
ESO 84-10
AM 0417-625[2]
Liste des galaxies spirales barrées

NGC 1559 est une galaxie spirale barrée située dans la constellation du Réticule. Sa vitesse par rapport au fond diffus cosmologique est de 1 305 ± 4 km/s, ce qui correspond à une distance de Hubble de 19,2 ± 1,4 Mpc (∼62,6 millions d'al)[1]. Elle a été découverte par l'astronome écossais James Dunlop en 1826.

La classe de luminosité de NGC 1558 est III-IV et elle présente une large raie HI[1].

On pensait que NGC 1559 était un membre du groupe de la Dorade[4], mais des observations subséquentes[5] ont montré qu'elle n'appartient à aucun groupe et qu'il n'y a pas de galaxies à proximité. NGC 1559 est donc une galaxie du champ, c'est-à-dire qu'elle n'appartient pas à un amas et qu'elle est donc gravitationnellement isolée.

À ce jour, 33 mesures non basées sur le décalage vers le rouge (redshift) donnent une distance de 14,942 ± 3,841 Mpc (∼48,7 millions d'al)[6], ce qui est à l'intérieur des valeurs de la distance de Hubble. Notons cependant que c'est avec la valeur moyenne des mesures indépendantes, lorsqu'elles existent, que la base de données NASA/IPAC calcule le diamètre d'une galaxie et qu'en conséquence le diamètre de NGC 1559 pourrait être d'environ 29,8 kpc (∼97 200 al) si on utilisait la distance de Hubble pour le calculer.

Morphologie

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NGC 1559 par le télescope spatial Hubble.

NGC 1559 a été utilisée par Gérard de Vaucouleurs comme une galaxie de type morphologique SA(rl)0+ dans son atlas des galaxies[7],[8].

NGC 1559 présente une courte barre orientée d'est en ouest dont la longueur fait environ 40′′[9]. Cette barre et ses bras spiraux sont la source de très fortes émissions d'ondes radio[9].

Eskridge, Frogel et Pogge ont publié un article en décrivant la morphologie de 205 galaxies spirales ou lenticulaires rapprochées. Les observations ont été réalisées dans la bande H de l'infrarouge et dans la bande B (le bleu). Selon Eskridge et ses collègues, NGC 1559 est de type SBc dans la bande B et SBcd dans la bande H. NGC 1559. L'inclinaison de NGC 1559 est moyenne. Son noyau elliptique présente une courte barre de haute brillance de suface qui est plus épaisse au milieu qu'aux extrémité. C'est le signe de la présence d'un bulbe. Le motif spiralé de la galaxie est cotonneux et il existe des indices de la présence d'au moins trois bras inégaux. Les bras sont riches en nœuds de formation d'étoiles. À de faibles niveaux de brillance de surface, il existe un certain nombre d'extensions vaporeuses des bras. Dans la bande H, des taches de poussière de forte absorption apparaissent en rouge et elles sont entrecoupées de nœuds bleu vif. Le disque est beaucoup plus lisse dans la bande H que dans la bande optique.

Quatre supernovas ont été découvertes dans NGC 1559 : SN 1984J, SN 1986L, SN 2005df et SN 2009ib[10].

Cette supernova a été découverte le par l'astronome amateur Robert Evans. Cette supernova était de type II[11].

Cette supernova a aussi été découverte par Robert Evans le . Cette supernova était de type II[12].

La supernova est l'étoile brillante juste au-dessus de la galaxie (Image de l'ESO).

Une supernova de type Ia dans la galaxie NGC 1559 a aussi été découverte par Robert Evans tôt dans la matinée du [13]. Le , la magnitude apparente de cette supernova était de 13,4 et elle a atteint le maximum de son éclat le avec une magnitude de 12,3[14].
Une étude[15] du spectre de la supernova dans le proche infrarouge, réalisée entre le 200e jour et le 400e jour après l'explosion, a permis de déterminer la densité de la naine blanche à l'origine de l'explosion. La valeur de cette densité (0,9 ± 0,2 g/cm3) est consistante avec celle d'une naine blanche de masse égale 1,313±0,034 , une masse près de la limite de Chandrasekhar. Les résultats suggèrent que la compagne nourricière de la naine blanche n'était pas une étoile de la séquence principale brulant de l'hydrogène, mais plutôt une étoile fusionnant de l'hélium ou même une naine blanche éclatée par la force de marée[15].

Cette supernova a été découverte le par une équipe d'astronomes[16]. dans le cadre du programme de recherche de supernovas CHASE (CHilean Automatic Supernova sEarch) de l'université du Chili. Cette supernova était de type IIP[17].

Notes et références

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  1. Diamètre isophote du relevé ESO-LV Quick Blue"" IIa-O.

Références

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  1. a b c d e f g h et i (en) « Results for object NGC 1559 », NASA/IPAC Extragalactic Database (consulté le ).
  2. a b c d e f et g « Les données de «Revised NGC and IC Catalog by Wolfgang Steinicke», NGC 1500 à 1599 », sur astrovalleyfield.ca (consulté le )
  3. a b et c (en) Courtney Seligman, « Celestial Atlas Table of Contents, NGC 1559 » (consulté le ).
  4. J.P. Huchra et M.J. Geller, « Groups of galaxies. I - Nearby groups », Astrophysical Journal, vol. 257,‎ , p. 423-437 (DOI 10.1086/160000)
  5. M.A.G. Maia, L.N. da Costa et David W. Latham, « A catalog of southern groups of galaxies », Astrophysical Journal Supplement Series, vol. 69,‎ , p. 809-829 (DOI 10.1086/191328, Bibcode 1989ApJS...69..809M)
  6. « Your NED Search Results, Distance Results for NGC 1559 », sur ned.ipac.caltech.edu (consulté le )
  7. Atlas des galaxies de Vaucouleurs sur le site du professeur Seligman, NGC 1559
  8. (en) « The Galaxy Morphology Website, NGC 1559 » (consulté le )
  9. a et b R. Beck, V. Shoutenkov, M. Ehle, J.I. Harnett, R.F. Haynes, A. Shukurov, D.D. Sokoloff et M. Thierbach, « Magnetic fields in barred galaxies, The atlas », Astronomy and Astrophysics, vol. 391 #1,‎ , p. 83-102 (DOI 10.1051/0004-6361:20020642, lire en ligne)
  10. (en) « Central Bureau for Astronomical Telegrams » (consulté le )
  11. (en) « Other Supernovae images » (consulté le )
  12. (en) « Other Supernovae images » (consulté le )
  13. (en) « Central Bureau for Astronomical Telegrams, Electronic Telegram No. 192 » (consulté le )
  14. (en) « Supernova 2005df in NGC 1559 » (consulté le )
  15. a et b Tiara Diamond, Peter Hoeflich et Christopher L. Gerardy, « Late-time near-infrared observations of SN 2005df », The Astrophysics Journal,‎ , p. 13 (DOI 10.1088/0004-637X/806/1/107, lire en ligne)
  16. (en) « Central Bureau for Astronomical Telegrams, Electronic Telegram No. 1902 » (consulté le )
  17. (en) « Bright Supernovae - 2009 » (consulté le )

Articles connexes

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Liens externes

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