NGC 1672

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NGC 1672
La galaxie spirale barrée NGC 1672.
La galaxie spirale barrée NGC 1672.
Données d’observation
(Époque J2000.0)
Constellation Dorade
Ascension droite (α) 04h 45m 42,5s[1]
Déclinaison (δ) −59° 14′ 50″
Distance 18,6 ± 1,3 Mpc (∼60,7 millions d' a.l.) [2]
Magnitude apparente (V) 9,7 [3]
10,5 dans la Bande B [3]
Brillance de surface 13,5 mag/as²[3]
Dimensions apparentes (V) 6,7 × 5,6[3]
Redshift 0,004440 ± 0,000013[1]
Angle de position 170°[3]
Vitesse radiale 1 331 ± 4 km/s[4]
Caractéristiques physiques
Type d'objet Galaxie spirale barrée
Type de galaxie SB(s)b [1]
Dimensions 118 000 a.l.[5]
Découverte
Découvreur(s) James Dunlop[6]
Date 5 novembre 1826[6]
Désignation(s) PGC 15941
ESO 118-43
VV 826
AM 0444-592
IRAS04449-5920 [3]
Liste des galaxies spirales barrées

NGC 1672 est une galaxie spirale barrée située dans la constellation de la Dorade à environ 61 millions d'années-lumière de la Voie lactée. Elle a été découverte par l'astronome australien James Dunlop en 1826[6].

On a d'abord cru que NGC 1672 était un membre du groupe de la Dorade[7], mais cette appartenance a plus tard été rejetée[8].
NGC 1672 est une galaxie active de type Seyfert[1].

Une mesure non basée sur le décalage vers le rouge (redshift) donne une distance de environ 14,500 Mpc (∼47,3 millions d' a.l.) [9]. L'incertitude sur cette valeur n'est pas donnée sur la base de données NED et elle est légèrement à l'extérieur des distances calculées en employant la valeur du décalage [2].

Structure de NGC 1672[modifier | modifier le code]

Le centre de la galaxie renferme une barre centrale dont la brillance de surface est élevée. Quatre bras spiraux partent des extrémités de cette barre vers l'extérieur. Ces bras spiraux sont asymétriques. Le bras de la région nord-est est significativement plus brillant que celui qui lui est opposé (voir l'image DSS). On estime que la longueur de la barre centrale de NGC 1672 est d'environ 20 kpc (65 000 années-lumière)[10]. Des lignes de champ magnétique font un angle prononcé par rapport à la barre et elles sont tournées vers le centre de la galaxie[10]. Les bras spiraux renferment de nombreuses régions de formation d'étoiles dont certains couvrent même une région aussi grande que 4 secondes d'arc[11].

NGC 1672, une galaxie active[modifier | modifier le code]

D'intenses ondes radio sont émises par le bulbe de NGC 1672 ainsi que par sa barre et par les régions internes des bras spiraux[10]. Le noyau de NGC 1672 est de type Seyfert et il est parsemé de région à sursaut de formation d'étoiles[10].

Le noyau de NGC 1672[modifier | modifier le code]

La classification du noyau de NGC 1672 est incertaine. Selon la nature du spectre, le noyau de la plupart des galaxies entrent dans l'une de ces trois catégories :

Cependant, NGC 1672 est l'une des nombreuses galaxies rapprochées qui ne cadre pas avec cette classification. Son spectre semble être intermédiaire entre ces trois classes[12]. On pourrait y trouver à la fois des régions de formation d'étoiles et un noyau actif alimenté par un trou noir central. Dans certaine partie du spectre électromagnétique (comme l'ultraviolet), les régions de formation d'étoiles sont la source première des émissions[13].

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d (en) « NASA/IPAC Extragalactic Database », Resultats pour NGC 1672 (consulté le 25 décembre 2016)
  2. a et b On obtient la distance qui nous sépare d'une galaxie à l'aide de la loi de Hubble : v = Hod, où Ho est la constante de Hubble (70±5 (km/s)/Mpc) . L'incertitude relative Δd/d sur la distance est égale à la somme des incertitudes relatives de la vitesse et de Ho.
  3. a, b, c, d, e et f (en) « Revised NGC and IC Catalog by Wolfgang Steinicke » (consulté le 25 décembre 2016)
  4. On obDtient la vitesse de récession d'une galaxie à l'aide de l'équation v = z×c, où z est le décalage vers le rouge (redshift) et c la vitesse de la lumière. L'incertitude relative de la vitesse Δv/v est égale à celle de z étant donné la grande précision de c.
  5. On obtient le diamètre d'une galaxie par le produit de la distance qui nous en sépare et de l'angle, exprimé en radian, de sa plus grande dimension.
  6. a, b et c (en) « Site du professeur C. Seligman » (consulté le 25 décembre 2016)
  7. J.P. Huchra et M.J. Geller, « Groups of galaxies. I - Nearby groups », Astrophysical Journal, vol. 257 #1,‎ , p. 423-437 (DOI 10.1086/160000, lire en ligne)
  8. M.A.G. Maia, L.N. da Costa et David W. Latham, « A catalog of southern groups of galaxies », Astrophysical Journal Supplement, vol. 69,‎ , p. 809-829 (DOI 10.1086/191328, lire en ligne)
  9. « Your NED Search Results », sur ned.ipac.caltech.edu (consulté le 25 décembre 2016)
  10. a, b, c et d R. Beck, V. Shoutenkov, M. Ehle, J.I. Harnett, A. Haynes et et. al., « Magnetic fields in barred galaxies* I. The atlas », Astronomy and Astrophysics, vol. 391 #1,‎ , p. 83-102 (DOI 10.1051/0004-6361:20020642, lire en ligne)
  11. (en) A. Sandage, J. Bedke, Carnegie Atlas of Galaxies, Washington, D.C., Carnegie Institution of Washington, (ISBN 0-87279-667-1)
  12. P. Veron, A.C. Goncalves et M.P. Veron-Cetty, « AGNs with composite spectra », Astronomy and Astrophysics, vol. 319,‎ , p. 52-66 (lire en ligne)
  13. A.L. Kinney, R.C. Bohlin, D. Calzetti, N. Panagia et Rosemarry F.G. Wyse, « An atlas of ultraviolet spectra of star-forming galaxies », Astrophysical Journal Supplement Series (ISSN 0067-0049), vol. 86,‎ , p. 5-93 (DOI 10.1086/191771, lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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