Montreuil-au-Houlme

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Montreuil-au-Houlme
Montreuil-au-Houlme
L’église Saint-Maurice.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Orne
Arrondissement Argentan
Intercommunalité Communauté de communes du Val d'Orne
Maire
Mandat
Marie-Françoise Frouel
2020-2026
Code postal 61210
Code commune 61290
Démographie
Gentilé Montreuillois
Population
municipale
134 hab. (2017 en augmentation de 3,08 % par rapport à 2012)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 41′ 14″ nord, 0° 15′ 43″ ouest
Altitude Min. 184 m
Max. 262 m
Superficie 7,82 km2
Élections
Départementales Canton d'Athis-de-l'Orne
Législatives Troisième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Normandie
Voir sur la carte administrative de Normandie
City locator 14.svg
Montreuil-au-Houlme
Géolocalisation sur la carte : Orne
Voir sur la carte topographique de l'Orne
City locator 14.svg
Montreuil-au-Houlme
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Montreuil-au-Houlme
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Montreuil-au-Houlme

Montreuil-au-Houlme est une commune française, située dans le département de l'Orne en région Normandie, peuplée de 134 habitants[Note 1] (les Montreuillois[1]).

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Montreuil au Houlme en 1793, Montreuil en 1801[3].

Le toponyme Montreuil est issu du latin monasteriolum[4], « petit monastère ».
Houlme est le pays traditionnel.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1066, Richard Basset (1035-1080), fils de Foulques d'Aulney, seigneur d'Ouilly (« le Basset »), possède le petit fief de Montreuil-au-Houlme avec son château (de bois ?). Il figure parmi les barons normands qui combattent aux côtés de Guillaume le Conquérant à la bataille d'Hastings. En récompense, il reçoit plusieurs fiefs en Angleterre où il fonde une lignée de nobles anglo-normands : son petit-fils Ralph sera le « grand justicier » d'Angleterre auprès d'Henri Ier. Dans la guerre de succession d'Henri Ier, en 1135, le gendre de ce dernier, Geoffroy V, comte d'Anjou (fondateur des « Plantagenêt »), entreprend — contre le nouveau roi d'Angleterre — la conquête du duché de Normandie ; cette action durera plusieurs années. Lors d'une de ses expéditions, en 1138, Geoffroy, venant du Maine, s'empare des « châteaux » de Carrouges, Écouché, Bazoches-au-Houlme… Mais il échoue devant le château de Montreuil-au-Houlme, précédemment renforcé par Ralph Basset au moyen d'une solide tour carrée en pierres de taille. Aussitôt après, l'ancien assiégé, Guillaume de Montpinçon, complétera encore les défenses du premier château de pierre.

À la fin du XVIe siècle, la seigneurie de Montreuil est achetée par Jacques d'Argouges nouveau baron de Rasnes, (descendant d'une noble famille normande ayant participé en 1066 à la conquête de l'Angleterre, il était précédemment seigneur de Gratot dans le département de la Manche). En 1672, Montreuil est une des quatre paroisses, avec Faverolles, Annebecq et Rasnes, constituant le nouveau « marquisat de Rannes », (aujourd'hui Rânes), créé par Louis XIV au profit de Nicolas d'Argouges, colonel général des Dragons.

Dans la dernière décennie de l'Ancien Régime, le curé de Montreuil est Messire Pierre Guesnerot et le vicaire Me Fontellaye. En 1789, en prévision des États généraux convoqués au château de Versailles par le roi Louis XVI, Me Paussier de la Boderie (de la paroisse de Montreuil-au-Houlme dans le bailliage de Falaise) est élu député du Tiers état à l'assemblée des trois ordres du . En 1791, en application de la constitution civile du clergé Me Jacques-François Guesnerot (précédemment « chapelain » ou titulaire d'une « chapelle » dans l'église de Rasnes) est élu curé constitutionnel de Montreuil. L'ancien curé de Montreuil, Me François Faucillon, originaire de Briouze, est déporté à l'île de Ré en 1799.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1989 mars 2014 Guy Chevaucherie SE Maçon
mars 2014[5] En cours Marie-Françoise Frouel SE-DVD Formatrice, conseillère départementale
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de onze membres dont le maire et deux adjoints[5].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[7].

En 2017, la commune comptait 134 habitants[Note 2], en augmentation de 3,08 % par rapport à 2012 (Orne : -2,29 %, France hors Mayotte : +2,36 %). En 1831, la commune comptait 560 habitants[réf. nécessaire].

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
469452524535523512481472439
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
409384390372350308272251261
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
249241189227222184207205180
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013
147109103104110119120121135
2017 - - - - - - - -
134--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Maurice : les éléments Louis XIII du maître-autel proviendraient de l'église de Rânes. En effet, dans le cours de la première moitié du XVIIe siècle, le baron Henry d'Argouges fit ériger — dans l'église de Rasnes, lieu des sépultures seigneuriales — le retable encore visible (portant les armes du seigneur de Rasnes et de sa femme née de Cauvigny). L'ancien autel fut alors donné à l'église de Montreuil dont le curé était François Héron (originaire de la Rousselière, en Beauvain) ; ce dernier était le frère de Jacques Héron curé de Rasnes et doyen d'Asnebec qui, en 1672, supervisa la reconstruction de la nef de l'église de Rasnes.
  • Chapelle Saint-Hermeland. (lieu-dit la Chapelle).

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2017.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  • Altitudes, coordonnées, superficie : IGN[9].

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :