Montreuil-au-Houlme

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Montreuil-au-Houlme
L’église Saint-Maurice.
L’église Saint-Maurice.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Orne
Arrondissement Argentan
Canton Athis-de-l'Orne
Intercommunalité CdC du Val d'Orne
Maire
Mandat
Marie-Françoise Frouel
2014-2020
Code postal 61210
Code commune 61290
Démographie
Gentilé Montreuillois
Population
municipale
138 hab. (2014)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 41′ 14″ nord, 0° 15′ 43″ ouest
Altitude Min. 184 m – Max. 262 m
Superficie 7,82 km2
Localisation

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Montreuil-au-Houlme est une commune française, située dans le département de l'Orne en région Normandie, peuplée de 138 habitants[Note 1] (les Montreuillois[1]).

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Montreuil-au-Houlme[2]
Saint-Hilaire-de-Briouze Les Yveteaux La Lande-de-Lougé
Faverolles Montreuil-au-Houlme[2] Lougé-sur-Maire
Faverolles Faverolles, Rânes Rânes

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Montreuil est issu du latin monasteriolum[3], « petit monastère » ; Houlme est le pays traditionnel.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1066, Richard Basset (1035-1080), fils de Foulques d'Aulney, seigneur d'Ouilly (« le Basset »), possède le petit fief de Montreuil-au-Houlme avec son château (de bois ?). Il figure parmi les barons normands qui combattent aux côtés de Guillaume le Conquérant à la bataille d'Hastings. En récompense, il reçoit plusieurs fiefs en Angleterre où il fonde une lignée de nobles anglo-normands : son petit-fils Ralph sera le « grand justicier » d'Angleterre auprès d'Henri Ier. Dans la guerre de succession d'Henri Ier, en 1135, le gendre de ce dernier, Geoffroy V, comte d'Anjou (fondateur des « Plantagenêt »), entreprend — contre le nouveau roi d'Angleterre — la conquête du duché de Normandie ; cette action durera plusieurs années. Lors d'une de ses expéditions, en 1138, Geoffroy, venant du Maine, s'empare des « châteaux » de Carrouges, Écouché, Bazoches-au-Houlme… Mais il échoue devant le château de Montreuil-au-Houlme, précédemment renforcé par Ralph Basset au moyen d'une solide tour carrée en pierres de taille. Aussitôt après, l'ancien assiégé, Guillaume de Montpinçon, complétera encore les défenses du premier château de pierre.

À la fin du XVIe siècle, la seigneurie de Montreuil est achetée par Jacques d'Argouges nouveau baron de Rasnes, (descendant d'une noble famille normande ayant participé en 1066 à la conquête de l'Angleterre, il était précédemment seigneur de Gratot dans le département de la Manche). En 1672, Montreuil est une des quatre paroisses, avec Faverolles, Annebecq et Rasnes, constituant le nouveau « marquisat de Rannes », (aujourd'hui Rânes), créé par Louis XIV au profit de Nicolas d'Argouges, colonel général des Dragons.

Dans la dernière décennie de l'Ancien Régime, le curé de Montreuil est Messire Pierre Guesnerot et le vicaire Me Fontellaye. En 1789, en prévision des États généraux convoqués au château de Versailles par le roi Louis XVI, Me Paussier de la Boderie (de la paroisse de Montreuil-au-Houlme dans le bailliage de Falaise) est élu député du Tiers état à l'assemblée des trois ordres du 16 mars 1789. En 1791, en application de la constitution civile du clergé Me Jacques-François Guesnerot (précédemment « chapelain » ou titulaire d'une « chapelle » dans l'église de Rasnes) est élu curé constitutionnel de Montreuil. L'ancien curé de Montreuil, Me François Faucillon, originaire de Briouze, est déporté à l'île de Ré en 1799.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1989 mars 2014 Guy Chevaucherie SE Maçon
mars 2014[4] en cours Marie-Françoise Frouel SE Formatrice
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de onze membres dont le maire et deux adjoints[4].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[6],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 138 habitants, en augmentation de 13,11 % par rapport à 2009 (Orne : -1,55 % , France hors Mayotte : 2,49 %) En 1831, la commune comptait 560 habitants[réf. nécessaire].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
469 452 524 535 523 512 481 472 439
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
409 384 390 372 350 308 272 251 261
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
249 241 189 227 222 184 207 205 180
1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014 -
147 109 103 104 110 121 135 138 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Maurice : les éléments Louis XIII du maître-autel proviendraient de l'église de Rânes. En effet, dans le cours de la première moitié du XVIIe siècle, le baron Henry d'Argouges fit ériger — dans l'église de Rasnes, lieu des sépultures seigneuriales — le retable encore visible (portant les armes du seigneur de Rasnes et de sa femme née de Cauvigny). L'ancien autel fut alors donné à l'église de Montreuil dont le curé était François Héron (originaire de la Rousselière, en Beauvain) ; ce dernier était le frère de Jacques Héron curé de Rasnes et doyen d'Asnebec qui, en 1672, supervisa la reconstruction de la nef de l'église de Rasnes.
  • Chapelle Saint-Hermeland. (lieu-dit la Chapelle).

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2014.
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  • Altitudes, coordonnées, superficie : IGN[9].
  1. « Ouest-france.fr - Mairie de Montreuil-au-Houlme » (consulté le 8 avril 2013)
  2. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  3. René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Condé-sur-Noireau, Éd. Charles Corlet, (ISBN 2-95480-455-4 (édité erroné), notice BnF no FRBNF36174448), p. 181
  4. a et b « Montreuil-au-Houlme (61210) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 14 mai 2014)
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. « Montreuil-au-Houlme sur le site de l'Institut géographique national » (archive Wikiwix)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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