Montjovet

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Montjovet
Blason de Montjovet
Héraldique
Montjovet
Le bourg de Montjovet
Nom francoprovençal Mondzouèt
Administration
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Drapeau de la région de la Vallée d'Aoste Vallée d'Aoste 
Syndic Jean-Christophe Nigra
2015-2020
Code postal 11020
Code ISTAT 007043
Préfixe tel. 0166
Démographie
Gentilé montjouvain
Population 1 849 hab. (31-12-2010[1])
Densité 103 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 42′ 00″ nord, 7° 41′ 00″ est
Superficie 1 800 ha = 18 km2
Divers
Saint patron Nativité de Marie
Localisation

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Liens
Site web 1

Montjovet est une commune italienne alpine de la Vallée d'Aoste.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation de la commune de Montjovet à l'intérieur de la Vallée d'Aoste

Le territoire de Montjovet occupe une superficie de 18,7 km2 dans la basse vallée d'Aoste, l'altitude minimum est de 370 mètres à Plout, à la limite avec la commune de Verrès, et l'altitude maximum est de 2 174 mètres (le Mont Lyan).

Il constitue un passage obligé sur la route entre l'Italie et la France ou la Suisse, avec le rétrécissement de la vallée (cluse) aux gorges de Montjovet.

C'est la commune valdôtaine avec le plus haut nombre de hameaux.

Le territoire communal est traversé par le d'Arlaz, l'un des plus importants canaux d'irrigation du Val d'Aoste, creusé au XVe siècle pour arroser avec les eaux de l'Évançon (à partir de Challand-Saint-Anselme) la zone exposée au sud, et donc plus sèche.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premiers témoignages de la présence humaine sur le territoire de Montjovet, des incisions rupestres au lieu-dit Chenal, remontent au Néolithique.

Le nom Montjovet dérive du latin Mons Jovis[2], c'est-à-dire Mont de Jupiter. C'est à cet endroit qui se dressait à l'époque romaine un temple à Jupiter. À l'époque romaine remontent aussi un tronçon de la route consulaire des Gaules et des tombeaux.

Montjovet connut une période au Moyen Âge aussi, lorsqu'il devint un fief des Challant après avoir été propriété d'une famille noble locale. Les Challant y bâtirent les deux châteaux de Chenal et de Saint-Germain. La position près d'une cluse faisait de Montjovet un lieu de passage obligé et de collecte d'impôts, et son influence s'étendait aussi sur les communes actuelles de Saint-Vincent, Émarèse et Champdepraz. De nombreux hospices et auberges trouvaient également place près de la route, parcourue non seulement par les marchands, mais aussi par les pèlerins le long de la via Francigena. Un ultérieur témoignage de cette époque nous est donné par les maisons du bourg, avec leurs vieux portails imposants.

La route Montjovette, tronçon de l'actuelle RN 26 permettant le passage au-dessus des gorges de Montjovet, n'a été réalisée qu'en 1771 selon la volonté du roi Victor-Emmanuel III.

La légende de Jupiter[modifier | modifier le code]

Le temple de Jupiter se trouvait sans doute au lieu-dit Barmas, où des traces sont restées sur les rochers. Selon une légende, Jupiter s'amusait à terroriser les habitants du vallon de Petit-Monde en faisant déborder le torrent par d'énormes rochers, ou alors en écrasant les gens qui passaient ou en déplaçant le village de Rodoz au bord d'un gouffre. Dieu décida alors de mettre fin au pouvoir excessif de Jupiter et envoya sur la Terre deux anges qui vainquirent la lutte en l'écrasant contre le rocher où aujourd'hui encore est gravée son image.

Économie[modifier | modifier le code]

Montjovet fait partie de la communauté de montagne Évançon.

Monuments et lieux d'intérêt[modifier | modifier le code]

Deux maisons remontant au XVIe siècle se situent au bourg, l'une avec un portail en style gothique et l'autre avec une tour (1643). L'église paroissiale en style roman est aussi remarquable.

Sur le territoire de la commune sont présents deux châteaux importants :

Société[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Habitants recensés


Fêtes, foires[modifier | modifier le code]

En été, l'association Lo pahtin organise un événement appelé Le pain de l'envers, en occasion de la réouverture des fours de hameau.

Sport[modifier | modifier le code]

Dans cette commune se pratiquent le tsan et le palet, deux des sports traditionnels valdôtains.

Administration[modifier | modifier le code]

Les syndics successifs
Période Identité Étiquette Qualité
9 mai 2005 23 mai 2010 Ivo Surroz   Syndic
24 mai 2010 10 mai 2015 Rinaldo Ghirardi   Syndic
15 mai 2015 En cours Jean-Christophe Nigra Liste civique Syndic
Les données manquantes sont à compléter.

Hameaux[modifier | modifier le code]

Balmet, Barmachande, Barmataz, Berger, Berriat (chef-lieu), Bourg, Broccard, Brun, Chambis, Champérioux, Champ-Sitirou, Chenal, Chénoz, Chosaley, Ciseran, Creston, Croux, Devin, Estaod, Fenillettaz, Fiusey, Fornet, Gaspard, Gettaz, Guaz, Grand-Hoël, Janton, Lavà, Laveuché, Lillaz, Loriaz, Méran, Montat, Montquert, Muret, Oley, Plangerp, Perral, Petit-Hoël, Petit-Monde, Plout, Provaney, Quignonaz, Reclou, Rodoz, Ross, Ruelle, Saint-Germain, Tavernaz, Toffoz, Traversière, Tron, Vervaz, Vianaz, Vignolaz

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Challand-Saint-Victor, Champdepraz, Châtillon, Emarèse, Saint-Vincent, Verrès

Galerie de photos[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (it) Popolazione residente e bilancio demografico sur le site de l'ISTAT.
  2. Vallée d'Aoste autrefois, recueil d'ouvrages de Robert Berton, 1981, Sagep éd., Gênes.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]