Mimic (film)

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Mimic
Titre québécois Métamorphose
Titre original Mimic
Réalisation Guillermo del Toro
Scénario Matthew Robbins
Guillermo del Toro
Sociétés de production Dimension Films
Miramax Films
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Horreur
Durée 102 minutes
112 minutes (Director's Cut)
Sortie 1997

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Mimic, ou Métamorphose[1] au Québec, est un film américain réalisé par Guillermo del Toro, sorti en 1997.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Une terrible épidémie transmise par des cafards ravage Manhattan, plusieurs milliers d'enfants sont contaminés et condamnés. Une action chimique étant impossible à cause de la résistance de ces insectes, le seul moyen est alors de trouver une arme biologique. Le seul espoir pour New York est de faire appel à une brillante entomologiste et généticienne : le Docteur Susan Tyler. Grâce à ces « Judas » (insectes génétiquement modifiés), elle va pouvoir combattre et éradiquer ces cafards porteurs de la maladie. Trois ans passent et plus de maladie. Mais quelque chose de bien pire attend New-York. Un remède bien plus dévastateur que le mal.

Résumé détaillé[modifier | modifier le code]

À Manhattan, les cafards propagent la « maladie de Strickler » qui fait des centaines de morts parmi les enfants de la ville. Le Docteur Peter Mann, directeur adjoint du CDC (centre de contrôle et de prévention des maladies), recrute le docteur Susan Tyler, entomologiste, qui utilise le génie génétique pour créer ce qu'elle appelle la race Judas, un gros insecte qui a la capacité de libérer une enzyme qui accélère le métabolisme des cafards, les faisant ainsi mourir de faim. La maladie parvient donc à être éradiquée, et Peter et Susan finissent par se marier.

Trois ans plus tard, un prêtre est poursuivi et traîné sous terre par un étrange assaillant. Le seul témoin est Chuy, le fils autiste d'un cireur de chaussures de métro, Manny. Chuy a la capacité de pouvoir déterminer la marque et la taille d'une paire de chaussure au simple bruit de pas du propriétaire de celle-ci. Au même-moment, deux enfants vendent un étrange insecte provenant du métro à Susan, sur lequel elle effectue des tests. Celle-ci découvre alors que cet insecte ressemble étrangement à sa race de Judas. Pourtant, Susan n'y croit pas. En effet, les spécimens crées il y a trois ans étaient entièrement féminins et conçus pour une durée de vie de seulement quelques mois, garantissant ainsi la mort de la race au bout d'une génération. Elle décide donc de consulter son mentor, le Docteur Gates, qui autopsie un plus grand spécimen trouvé dans les stations d'épuration de la ville. Il constate que ses organes sont complètement formés, concluant ainsi que la race Judas est non seulement vivante, mais qu'elle est devenue également une espèce viable.

À la recherche de spécimens plus précieux, les deux enfants descendent dans le métro, où ils finissent par trouver des œufs d'insectes. Cependant, ils finissent par être à leur tour tués par le même étrange assaillant. Intrigué par ce dernier, le jeune Chuy décide d'entrer à son tour dans l'église pour le trouver, mais l'enfant est capturé sans laisser la moindre trace. Peter, son assistant Josh et l'officier Leonard entre dans les tunnels du métro pour enquêter mais Peter et Leonard se séparent de Josh, qui est finalement tué en essayant de retrouver la sortie. Sur les quais du métro, Susan rencontre ce qui semble être un homme ténébreux vêtu d'un long manteau. Mais cependant, cet homme se dévoile être petit à petit un insecte de la taille d'un être humain qui s'est adapté pour prendre forme humaine. La créature enlève Susan et la conduit dans les tunnels du métro. Manny, le père de Chuy, entre à son tour dans le métro pour partir à la recherche de son fils, et finit par rencontrer Susan qu'il parvient à sauver avec Peter et Leonard. Le petit groupe se barricade alors dans un wagon abandonné.

Susan soupçonne que le métabolisme accéléré de la race Judas leur a permis de se reproduire plus rapidement que la moyenne et qu'il a donc permis une évolution de la race sur des dizaines de milliers de générations en seulement trois ans, développant notamment la capacité d'imiter son agresseur : l'humain. Le groupe trouve alors une solution pour faire avancer le wagon : Peter se chargera de remettre en route l'alimentation tandis que Manny aura pour mission de changer le sens de la voie. Susan prévoit que les Judas se répandront dans les tunnels et envahiront la ville, à moins de pouvoir tuer l'unique mâle fertile de la colonie. Manny, alors en route pour remplir sa mission, tombe nez à nez avec son fils Chuy. Mais quelques secondes après leur retrouvaille, Manny se fait tuer par le mâle Judas sous les yeux de son fils. Susan parvient cependant à sauver Chuy des griffes du monstre. Au même moment, la jambe blessée de Leonard se met à saigner abondamment. Conscient que l'odeur du sang va commencer à attirer les Judas, Leonard crée une diversion, permettant ainsi au reste du groupe de s'échapper. Leonard finit par mourir sous les assauts répétés des Judas. Peter trouve alors un monte-charge et met Susan et Chuy dedans. Mais cependant, Peter préfère rester en bas pour pouvoir retarder les Judas et détruire la race définitivement. Il est alors poursuivi par les monstres et trouve refuge dans une immense pièce, qui se révèle être finalement le nid des Judas. À l'aide d'un tuyau de gaz mal ajusté et d'une simple étincelle, Peter parvient alors à faire sauter le nid des Judas, avant de plonger sous l'eau pour se mettre à l'abri.

Le mâle Judas échappe cependant à l’explosion et se met alors à poursuivre Chuy. Mais celui-ci est distrait par Susan qui parvient à l'attirer dans la trajectoire d'un train en sens inverse où il finit par être tué. Susan et Chuy remontent enfin à la surface où ils retrouvent Peter, dont Susan avait supposé la mort suite à l'explosion.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Producteur délégué : Michael Phillips
Coproducteurs : Cary Granat, Michael Zoumas, Richard Potter, Andrew Rona, Scott Shiffman
Coproducteurs délégués : Stuart Cornfeld et Harvey Weinstein
Drapeau des États-Unis États-Unis :
Drapeau de l'Italie Italie : (Mostra de Venise 1997)
Drapeau de la France France : (Festival du cinéma américain de Deauville)
Drapeau de la France France :
Drapeau du Canada Canada : (Director's cut - Toronto Rue Morgue Cinemacabre)
  • Film interdit aux moins de 12 ans lors de sa sortie en France

Distribution[modifier | modifier le code]

Légende : Version Française = V. F.[2],[3] et Version Québécoise = V. Q.[4]

Production[modifier | modifier le code]

Mimic est l'adaptation cinématographique de la nouvelle éponyme de Donald A. Wollheim parue pour la première fois en 1942 dans la revue Astonishing Stories[5]. Dans les années 1990, Dimension Films, filiale de Miramax Films spécialisée dans les films d'horreur, veut l'adapter comme l'un des segments d'un film à sketches intitulé Light Years[5]. La nouvelle est finalement adaptée en long-métrage classique[5]. Le projet passe ensuite par une longue phase d'écriture.

Tournage[modifier | modifier le code]

Le tournage s'est déroulé à Los Angeles et Toronto. Les scènes de métro ont été tournées dans celui de Toronto[6].

Director's cut[modifier | modifier le code]

Guillermo del Toro n'a guère aimé réaliser ce film car les producteurs lui ont souvent mis des bâtons dans les roues. Ceux-ci lui ont alloué un maigre budget de 25 000 000 $ et sont souvent intervenus pour changer les séquences et le script[7]. Quelques années après la sortie en salles, le réalisateur a pu réaliser une version director's cut en se replongeant dans les archives de Miramax.

« J'ai toujours dit que j'avais besoin de le faire. Je pouvais ainsi m'amender. Je n'avais pas pu faire le long-métrage que j'avais imaginé, mais je savais qu'il serait possible de proposer un meilleur montage. Nous avons ainsi réintégré dix ou douze minutes de scènes supplémentaires, tout en nous débarrassant d'une grande partie du matériel tourné par la seconde équipe, que je détestais[7]. »

— Guillermo del Toro

« Plusieurs idées fausses circulent sur le sentiment du réalisateur à l'égard de son film. En réalité, Guillermo Del Toro ne rejette pas en bloc Mimic, même si des blessures et de l'amertume persistent quand il songe à ce qu'aurait pu être le film s'il avait eu une entière liberté. Contrairement à ses autres réalisations, hétérogènes et feuilletées, Mimic est un pur film de monstres, sans métissage d'aucune sorte, ce dont s’accommode parfaitement le cinéaste puisqu'il se dit prêt à réitérer le tournage d'une bande d'horreur de même facture. Satisfait par les trois quarts du film, particulièrement la séquence d'ouverture et celle du meurtre des enfants dans le métro, ses regrets concernent essentiellement les dernières minutes : " Un director's cut du film est sorti en Blu-ray et DVD aux états-Unis, mais c'est simplement une version plus proche de ce que j'aurais voulu faire. Il ne contient pas la fin que j'avais écrite, et elle n'existera jamais. Je n'ai pas imaginé une quelconque explosion pour mon dénouement, mais quelque chose de simple et de déroutant... »

Guillermo Del Toro : Des hommes, des dieux et des monstres de Charlotte Largeron

Bande originale[modifier | modifier le code]

La bande originale est composée par Marco Beltrami. On peut également entendre, Give Me Central 209, composée par Robert Ellen, Wake Up This Morning, interprétée par Doug MacLeod ou encore By The Stream d'Alec Gould[8].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

  • Saturn Awards 1998 : meilleur maquillage pour Rick Lazzarini et Gordon J. Smith
  • International Monitor Awards 1998 : meilleurs génériques d'ouverture et fermeture pour Chip Houghton et Debra Kaufman, meilleur montage de génériques pour Fred Fouquet

Nominations[modifier | modifier le code]

Suites[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]