Michel Piquemal (musicien)

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Michel Piquemal

Naissance
Paris, France
Activité principale chef de chœur, chef d'orchestre
Baryton
Style Mélodie (genre)
Lieux d'activité Chœur Vittoria Chœur Région Sud Provence-Alpes-Côte d'Azur, Chœur Abbaye Aux Dames de Saintes
Maîtres Pierre Bernac Denise Duval
Enseignement Maitrise de Radio France
Récompenses Victoires de la musique classique

Répertoire

Michel Piquemal, né le à Paris, figure parmi l'un des plus grands chefs de chœur et chefs d'orchestre français. Il est également chantre baryton[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Originaire de l’Ariège, ses parents étaient instituteurs. Michel Piquemal a pourtant souhaité très tôt faire du piano. C'est un professeur de la ville de Paris, Françoise Deslogères qui en a parlé à ses parents et, grâce à elle, il a commencé à étudier le piano et le solfège au CNR de Boulogne. A son entrée au collège en 6e, c'est elle encore qui a convaincu ses parents qu'il pouvait entrer à la Maîtrise de Radio France de par la qualité de sa voix, grande maîtrise déjà très réputée à l'époque. Il passe l'audition avec succès.

Michel Piquemal commence donc ses études de chant à la maîtrise de l’ORTF devenue aujourd'hui la Maîtrise de Radio France. Il poursuit une formation complète à la Maitrise de Radio France. Il poursuit ensuite sa formation vocale avec Pierre Bernac et Denise Duval (interprète fétiche, fameuse "Voix Humaine" qualifiée de double féminin de Francis Poulenc) pour la mélodie française et enfin, au Mozarteum de Salzbourg pour l'interprétation du Lied.

Michel Piquemal a été décoré Officier de l'ordre national du Mérite, Officier des Arts et des Lettres, et Chevalier de la Légion d’Honneur pour l'ensemble de ses contributions musicales au patrimoine. Il a, de plus, reçu le prix hongrois Pro Artibus.

Chantre[modifier | modifier le code]

Dès 1960, la voix de Michel Piquemal est repérée parmi les élèves "Maîtrisiens" de Radio France. Il a alors 14 ans, et est choisi pour chanter "L'enfant à l'Etoile" aux côtés de Gilbert Bécaud sous la direction de Georges Prêtre le retransmis à la Télévision Française.

Après avoir été l’assistant de Jacques Jouineau à la Maitrise de Radio France, Michel Piquemal enseigne le chant à la Maîtrise de Radio France en parallèle de sa carrière montante de baryton.

Il est repéré dans un de ses concerts par Pierre Bernac (baryton et interprète préféré de Francis Poulenc) qui vient le rencontrer à la fin de celui-ci, et, séduit par sa voix, souhaite le prendre comme élève.

A cette occasion, il croise Jessye Norman, également élève de Pierre Bernac, avec qui il crée des liens forts et réalisera en 1990 un Concert de Noël à la Cathédrale Notre-Dame de Paris qui donnera lieu à un disque de référence (Jessye at Notre-Dame) ainsi qu'une émission de télévision du Grand Echiquier avec Jacques Chancel.

En 1971, il est choisi par Maurice Béjart comme baryton pour interpréter "Le Chant du Compagnon errant", inspiré du cycle de mélodies pour baryton et orchestre de Gustave Mahler (« Lieder eines fahrenden Gesellen ») dans le cadre de la création de son pas de deux au Forest National de Bruxelles, puis aux Palais des Sports de Paris, aux côtés de Rudolf Noureev, (direction musicale Manuel Rosenthal).

Dans les années 1990, il est l'interprète de référence à travers le monde de la Mélodie Française de par la qualité de sa voix de baryton et l'adoubement de son travail par Pierre Bernac en personne, donnant lieu à de nombreux enregistrements de référence.

De 1985 à 1994[2], il enseigne en tant que professeur de chant et de chorale au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris et au conservatoire du 18e arrondissement de Paris jusqu’en 2012. Il a formé et accompagné entre autres : Nora Gubisch, Hélène Le Corre, Sophie Marin-Degor, Béatrice Uria-Monzon, Clémentine Margaine et Norah Amsellem.

Sa discographie de plus d'une cinquantaine de disques est riche et diversifiée. En qualité de baryton, il a enregistré des œuvres de Liszt, Sauguet, Lalo, Rossini, avec la pianiste Christine Lajarrige, des mélodies de Poulenc.

Chef de chœur[modifier | modifier le code]

En 1978, en parallèle de sa carrière de chanteur, il fonde l'Ensemble vocal Michel Piquemal - ensemble professionnel - avec lequel il crée des œuvres de François Vercken, Roger Calmel, Jacques Castérède, Kamillo Lendvay, Marcel Landowski, Jean Guillou ou encore Jean-Louis Florentz mais également dans l'idée de l'accompagner lors des enregistrements de ses disques en tant que baryton. A cette occasion, il parfait sa formation de direction de Choeur.

Son ensemble vocal professionnel (Ensemble Vocal Michel Piquemal) devient rapidement un ensemble de référence de la musique vocale en France et est invité sur de nombreux plateaux de télévisions (Dimanche Martin, Le Grand Echiquier...). Il se produit dans de nombreux concerts à travers la France entière (une soixantaine par an).

En 1987, Michel Piquemal se voit confier la direction artistique et musicale du Chœur régional Vittoria d'Île-de-France lorsque la région Île-de-France souhaite doter la région francilienne d'un choeur de référence.

En 1989, Michel Piquemal devient directeur musical du Chœur régional Provence-Alpes-Côte d'Azur et de l’Académie internationale de chœurs et d’orchestre du Festival de l’Abbaye de Sylvanès.

En 1989, il devient directeur artistique du Grand Chœur de l’Abbaye aux Dames de Saintes.

Largement reconnu par ses pairs, il a à cœur de transmettre sa passion de la musique, notamment française, et de donner leurs chances aux nouveaux artistes [3]. Il décide dès lors de se consacrer à sa carrière de Chef de Choeur et d'Orchestre.

Chef d'Orchestre[modifier | modifier le code]

Dans le cadre de la direction musicale et artistique de ses différents Choeurs et Ensemble, Michel Piquemal se met à la direction d'Orchestre principalement sur des œuvres d'oratorios mêlant voix et orchestre symphonique. Et c'est bien en tant que Chef d'Orchestre et pour sa connaissance des oeuvres d'oratorios qu'il reçoit deux récompenses.

Il est invité à diriger de nombreux orchestres nationaux et internationaux, tels que ceux de Bordeaux, Cannes, Marseille, Nice, Avignon, Nancy, l'Orchestre national de Lille, l'Orchestre national d'Île-de-France, l'Orchestre philharmonique des Pays de la Loire, l'Ensemble orchestral de Paris, l’Orchestre symphonique d’État Hongrois, l’Orchestre de la radio de Budapest, l’Orchestre de Bucarest, l’Orchestre philharmonique royal de Liège, l’Orchestre symphonique de Bretagne, l’Orchestre des Concerts Lamoureux, l'Orchestre philharmonique du Maroc...

Avec ses diverses formations, il a réalisé de nombreux enregistrements de référence consacrés à Rossini, Mendelssohn, Brahms, Schubert, Cornelius, Donizetti, Gabriel Fauré, Ropartz, Poulenc, Lendvay, Duruflé, Arthur Honegger ou encore Tomasi.

Michel Piquemal se spécialise également, à travers la direction, dans la découverte d'œuvres du répertoire de la musique classique oubliées[5].

  • En 2012, il entreprend un travail de réhabilitation de la musique de Martial Caillebotte, frère du peintre impressionniste Gustave Caillebotte, qu'il a enregistré (et fait rééditer) sous la forme de deux albums, dont la Messe solennelle de Pâques, largement salué par la critique [6]. Le disque obtient plusieurs récompenses, entre autres, les 4 F de Télérama et de 4 # diapasons, sous le label des Éditions Hortus[7].
  • En 2014, il poursuit l'exploration de l’œuvre de Martial Caillebotte et sort un nouveau disque consacré à la musique de Martial Caillebotte composé de trois pièces musicales : le Dies Irae, le poème symphonique Une Journée et le Psaume 132 - Ecce quam bonum (Éditions Hortus) en regsutrés avec des solistes d'exception : Karine Deshayes, Clémentine Margaine, Philippe Do, Boris Mychajliszyn, Rudi Fernandez-Cardenas et en récitant Éric Génovèse, Sociétaire de la Comédie-Française.
  • En 2017, avec le Chœur régional Vittoria d’Île-de-France, il fait redécouvrir le travail d’un de ses maîtres, Roger Calmel, responsable des études à la Maîtrise de Radio France, et celui de son fils Olivier Calmel, lors d’un concert où il est question d’un « Passage » entre un père et son fils, d’un maître à son élève, d’une rive à l’autre… En passant commande d’une cantate à Olivier Calmel, Le Colosse de Mahdia, sur le thème de la filiation et des questions de migration, joint à une des oeuvres phare de son père Les chemins retrouvés.
  • En 2018, il noue une collaboration avec Bartabas, autour du Requiem de Mozart. Le spectacle d’origine est créé en 2017 dans le cadre de la Semaine Mozart de Salzbourg avec Marc Minkowski, mais prend une dimension musicale nouvelle à la Grande halle de la Villette, en mai 2018, grâce à l’intervention Michel Piquemal qui propose d'accompagner ce ballet équestre par la transcription peu connu du Requiem de Mozart pour chœur et deux pianos de l’œuvre mozartienne réalisée par Carl Czerny au XIXe siècle.
  • En 2019, son dernier Opus, "le Dilettante d'Avignon" de Fromental Halévy, aux Editions Klarthe[8], connaît un succès retentissant (4 # diapasons, 4 étoiles Classica, Le Clic de Classicnews[9]..). Michel Piquemal a souhaité par cet enregistrement remettre au goût du jour "un petit bijou du XIXe siècle" et un compositeur trop peu joué à son goût. Disque qui renoue avec à sa formation d'origine autour de la Mélodie et de la chanson Française du XIXe.


Michel Piquemal aime également étendre et participer à l'enrichissement du répertoire vocal et du chant choral.

  • En 2017, l'Opus la MisaTango dite « Messe à Buenos Aires » de Martin Palmeri qu’il a enregistré sous le label des Editions Hortus souhaite faire découvrir au public Français une œuvre de Tango Oratorio qui connaîtra immédiatement un succès populaire, renouvelant le répertoire du chant choral, et devenant une des œuvres vocales les plus jouées en France en 2018 et 2019.
  • En 2018, la MisaTango "Messe à Bueno Aires" est chorégraphiée par la Compagnie Julien Lestel alors en résidence à l'Opéra de Massy . Pour cette occasion le compositeur Martin Palmeri présent lors de cette création mondiale a tout spécialement composé une « ouverture » et un « offertoire » à sa MisaTango en remerciement du travail de Michel Piquemal autour de son œuvre en création mondiale.

En parallèle de ses activités avec ses chœurs et son ensemble vocal dont il assure toujours la direction, Michel Piquemal réalise de nombreux stages de chant, Masterclass ou Festival, et ce, afin de continuer à transmettre à un public amateur ou professionnel, ses connaissances de la Direction et du Chant Choral, comme lors de l'Académie de Chœur du Festival de Musique de l'Abbaye de Sylvanès ou au domaine de Bayssac.

Chœurs en direction[modifier | modifier le code]

  • 1978 : il fonde l'Ensemble Vocal Michel Piquemal (ensemble professionnel)
  • 1987 : il se voit confier la direction du Chœur Régional Vittoria d'Ile-de-France
  • 1989 : il se voit confier la direction du Chœur Régional Provence Alpes Côte d'Azur
  • 1989 : il se voit confier la direction de l'Académie du Festival de l'Abbaye de Sylvanès
  • 1994 : il se voit confier la direction du Chœur de l'Abbaye aux Dames de Saintes

Discographie[modifier | modifier le code]

Disques en tant que Baryton[10][modifier | modifier le code]

Disques avec le Chœur régional Vittoria d'Île-de-France[11][modifier | modifier le code]

Disques avec l'Ensemble Vocal Michel Piquemal[12][modifier | modifier le code]

Disques avec le choeur PACA - Région Sud[modifier | modifier le code]

  • 2019 : Le Dilettante d'Avignon de Fromental Halévy, Virginie Pochon (Soprano), Mathias Vidal (Ténor), Julien Véronèse, Arnaud Mazorati, Orchestre régional Avignon-Provence, Choeur régional Provence Alpes Côté d'Azur, Klarthe Label.
  • 1998 : Requiem pour la Paix et fanfares liturgiques de Henri Tomasi, Marie-Paule Lavogé (Soprano), Jacqueline Mayeur (Mezzo), Michel Pastor (Ténor), Didier Henry (Basse), Choeur régional Provence Alpes Côté d'Azur, Orchestre philharmonique de Marseille, Naxos
  • 1991 : Messa di Gloria de Donizetti, Danièle Borst (Soprano), Hélène Jossoud (Mezzo), Jean-Luc Viala (Ténor), Vicent Le Texier (Basse), Orchestre Lyrique de Région Avignon-Provence, editions Adda.
  • 1989 : Stabat mater de Peter Cornelius, Danièle Borst (Soprano), Jacqueline Mayeur (Mezzo), Jean-Luc Viala (Ténor), Frédéric Vassar (Basse), Chœur Région Sud (Chœur régional Provence-Alpes-Côte d'Azur), Orchestre Régional de Cannes-Provence-Alpes-Côte d'Azur Harmonia Mundi.

Autres disques en tant que Chef d'Orchestre[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Documentaires[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]