Mario Giacomelli

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Mario Giacomelli
Mario-Giacomelli con una Kobell.jpg
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 75 ans)
SenigalliaVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités

Mario Giacomelli (, Senigallia, Italie - , même lieu) est un peintre, poète et photographe italien.

Biographie[modifier | modifier le code]

En 1934, son père meurt et sa mère devient blanchisseuse dans un hospice de vieillards.

Il travaille dès 1938 dans une imprimerie et s'intéresse fortement aux caractères typographiques. Durant la guerre, l'imprimerie est détruite mais il la reconstruit, y travaille, et pendant son temps libre, peint des compositions abstraites (d'où ressort une certaine matérialité). Aussi, il se lance avec un grand intérêt dans la poésie et dans la course automobile.

En 1952, un grave accident durant une course le convainc d'abandonner cette passion. Il achète son premier appareil photo et ressent tout de suite un lien entre celui-ci et sa pratique de peintre. Il bricole son appareil, monte son laboratoire de photographie et fait le choix d'utiliser un papier contrasté dès le départ dans son travail.

Il fait la connaissance de Giuseppe Cavalli grâce auquel il entre dans un groupe de photographie amateur : MISA où des personnalités sont présentes: Piergiorgio Branzi (it), Alfredo Camisa (it), Silvio Pellegrini (es). Il retourne à l'hospice où il travaillera la photographie pendant trois ans (Vie d'hospice) tout en s'intéressant aussi aux photographies de paysages et aux natures mortes ainsi qu'à l'exploitation du hasard. Il remporte en 1955 le premier prix à l'exposition nationale de Castelfranco Veneto. Il dit que « les plus belles photos sont celles, peut-être, qu'on ne fait pas, parce que si on les avait faites, on aurait gâché quelque chose ».
Il entreprend (toujours seul) des voyages courts à Scanno, Peschici et Lourdes.
Au début des années soixante, il rencontre Luigi Crocenzi, en accord avec sa volonté de photographie narrative.

En 1963, John Szarkowski, directeur du département de Photographie du musée d'art moderne de New York, achète ses photos de Scanno pour la collection des maîtres de la photographie internationale.
Un an après, il réalise une nouvelle série de photographies consacrée aux saisons et à la terre. Pendant un an, il suit le rythme de vie d'une famille de paysans (moissons, fêtes, récoltes, etc.).
Puis, il refait des visites à l'hospice et change le titre de son travail : La Mort viendra qui aura tes yeux.
Il photographie des troncs d'arbres coupés dans une quête de l'abstraction et réalise une série de photographies en couleur : Le Chantier du paysage en liant à la photographie la poésie et la peinture abstraite.

De 1969 à 1980, il s'intéresse particulièrement à l'abstraction lyrique et effectue diverses séries. Il continue ses poèmes lyriques et travaille au Rêve (récit.). En 1997 il décore les tasses à café italienne de collection Illy.

Ses sources d'inspiration sont, entre autres, Pablo Picasso, Paul Klee, Osvaldo Licini, Giorgio Morandi, Robert Rauschenberg et Barnett Newman.

Prix et récompenses[modifier | modifier le code]

Séries[modifier | modifier le code]

Après 1971 :

  • 1971-1973 : Caroline Branson
  • 1976-1981 : Poetic Space
  • 1981-1983 : Non fatemi domande.
  • 1984-1987 : The Sea of My Story (Il mare dei miei racconti)
  • 1985-1987 : Ninna Nanna
  • 1986-1992 : The Theatre of Snow (Il teatro della neve)
  • 1986-1988 : Infinite,
  • 1987-1988 : To Silvia,
  • 1994-1995 : Happiness attained… (Felicità raggiunta, si cammina…) (La notte lava la mente) poèmes de Mario Luzi.
  • 1997-1999 : Exile (Bando)
  • 1998-2000 : My Whole Life (La mia vita intera), poèmes de Jorge Luis Borges.

Expositions importantes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Mario Giacomelli, texte de Ennery Tarramelli, Contrejour, 1992
  • L'aventure de la Photo contemporaine de Louis Mesplé, Éditions du Chêne_Hachette Livre, 2006.
  • Mario Giacomelli, introduction par Alistair Crawfor, coll. « Photo Poche », no 19, France, 1985
  • Mario Giacomelli - texte Jean Dieuzaide - Château d'eau de Toulouse - 92° monographie, Toulouse, 1985.
  • photographies / histoires parallèles Musée Nicéphore-Niépce - France 2000 - article les paysages topographiques de Giacomelli par Gilles A. Tiberghien (p. 33-37)
  • Nouvelles frontières, le paysage dans la photographie contemporaine, textes de François Cheval, Sylvain Besson, Suzanne Carrel-Lantelme, Nelly Déprés, photographies de Claire Chevrier, Lewis Baltz, Bertrand Meunier, Mario Giacomelli, Musée départemental du Bugey-Valromey, Musée Nicéphore-Niépce, Libel, 2009 [1]
  • Mario Giacomelli. Le Noir attend le blanc, textes de Christian Caujolle, Alistair Crawford, Goffredo Fofi, Simone Giacomelli, Alessandra Mauro, Paolo Morello, Fernandino Scianna et Roberta Valtora, traduit de l’italien par Marguerite Pozzoli et Daniel de Bruycker, Actes Sud, 2010
  • Mario Giacomelli. Je ne suis pas photographe, je ne sais pas le faire, textes de Mario Giacomelli et Katiuscia Biondi,Contrejour, 2016

Voir aussi sur Wikipédia[modifier | modifier le code]

  • La série d'émissions « Contacts »