Laurent Grandguillaume

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Laurent Grandguillaume
Laurent Grandguillaume
Laurent Grandguillaume
Fonctions
Député de la 1re circonscription
de la Côte-d'Or
En fonction depuis le
(4 ans 9 mois et 6 jours)
Élection
Législature XIVe
Prédécesseur Bernard Depierre
Conseiller général de la Côte-d'Or
Élu dans le canton de Dijon-5

(3 ans 8 mois et 16 jours)
Réélection 27 mars 2011
Prédécesseur François Rebsamen
Successeur Céline Maglica
Biographie
Date de naissance (39 ans)
Lieu de naissance Besançon, Doubs, Franche-Comté, Drapeau de la France France
Parti politique PS
Profession Conseiller en formation

Laurent Grandguillaume, né le [1] est un homme politique français, député de la Côte-d'Or.

Membre du Parti socialiste (PS) depuis 1996, il en est secrétaire national à l'organisation et aux adhésions, il est depuis le 17 juin 2012 député de la première circonscription de la Côte-d'Or.

Il est depuis mars 2008 conseiller municipal de Dijon. Il a été adjoint au maire de Dijon, François Rebsamen, délégué à la jeunesse, à la vie associative et à la démocratie locale, vice-président délégué aux finances du Grand Dijon, mandats desquels il a démissionné en septembre 2012 dans le cadre de son engagement de non cumul des mandats entre le mandat de député et un exécutif local. Et en novembre 2008 jusqu'au 2 juillet 2012, il a été conseiller général du canton de Dijon-5.

Le 7 septembre 2016, il annonce se retirer de la vie politique pour d'autres formes d'engagement.

Biographie[modifier | modifier le code]

Laurent Grandguillaume a suivi ses études à Dijon à l’université de Bourgogne au sein de laquelle il obtient une maîtrise de sciences économiques avec une spécialité en finances. Étudiant, il est membre du syndicat étudiant UNEF-ID, il est élu au conseil d'UFR de la Faculté de sciences économiques et de gestion pendant cinq ans.

Après avoir travaillé dans le secteur du commerce et de la distribution, et dans un grand établissement financier, il rejoint en 2001 l’équipe de François Rebsamen, maire de Dijon, en tant que conseiller auprès du maire. Il participe à l’élaboration de nombreux projets locaux en particulier dans les domaines des nouvelles technologies, de l’économie et des services à la population.

En 2005, il réussit le concours national d’attaché territorial et devient conseiller en formation au sein d’un établissement national.

En mars 2008, il est élu adjoint de la ville de Dijon délégué à la jeunesse, à la vie associative et à la démocratie locale. Spécialiste des finances publiques, il préside la commission des finances du Grand Dijon en sa qualité de Vice-Président délégué aux finances de la communauté d'agglomération du Grand Dijon. Il participe ainsi aux grandes décisions destinées à renforcer l’attractivité de l’agglomération dont notamment la réalisation du tramway.

En novembre 2008, il devient conseiller général du canton de Dijon V et à ce titre siège au Conseil général de la Côte-d'Or dans la commission relative à l'aménagement du territoire, économie, logement, agriculture et développement durable. Il est réélu avec une large majorité lors des élections cantonales de 2011.

Élu député de la 1re circonscription de la Côte d'Or, il démissionne de son mandat de conseiller général. Il a également démissionné de ses mandats d'adjoint au maire de Dijon et de vice président du Grand Dijon avant le mois de septembre 2012 dans le respect de ses engagements en matière de non cumul des mandats entre le mandat de parlementaire et l'exécutif local.

Jean Marc Ayrault, Premier Ministre, l'a sollicité en septembre 2013 dans le cadre des oppositions vives entre autoentrepreneurs et artisans à la suite de la loi Pinel. Il est alors en mission pour le gouvernement et propose des solutions qui sont reprises dans la loi Pinel et qui permettront de sortir du conflit engagé avec le mouvement des « Poussins ». Spécialiste des questions liées à l'entreprise, il est nommé en juin 2014 par Manuel Valls, Premier ministre, co-président du Conseil de simplification pour les entreprises.

Il est élu en juin 2015 président du conseil d'administration de l'entreprise sociale « SCIC Habitat Bourgogne ».

Engagement au Parti socialiste[modifier | modifier le code]

Il adhère au Parti socialiste en 1996 à Dijon.

Il devient secrétaire fédéral aux droits de l'Homme et à la laïcité de la fédération de Côte-d'Or du PS en 1998. Il est élu secrétaire de la section de Dijon, section Jean Moulin, en 2001, succédant ainsi à François Rebsamen qui occupait cette fonction depuis 1998. Aline Ferrière lui succède à cette fonction en juin 2015.

Membre depuis 2003 du conseil national du PS, il en a été le délégué national à la formation puis au développement du parti et à la rénovation. Il a notamment participé à l'organisation du Congrès national de Dijon en 2003 et à la mise en place de la campagne nationale d'adhésion de 2006.

Il est désigné secrétaire national adjoint aux fédérations le 17 juillet 2012, secrétaire national à l'organisation et aux adhésions en novembre 2012, puis secrétaire national aux politiques industrielles et à l'entreprise en juin 2015.

Le député[modifier | modifier le code]

Il intègre en début de législature, le 27 juin 2012, la commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire de l'Assemblée nationale. Il est élu membre du bureau du groupe socialiste, radical et citoyen de l'Assemblée nationale et Vice-Président du groupe.

Il est désigné par la commission des finances rapporteur spécial sur l'immigration, l'asile et l'intégration, le 11 juillet 2012. Il intègre la Mission d'évaluation et de contrôle en décembre 2012 aux côtés de Régis Juanico et le Comité consultatif de la législation et de la réglementation financières où il représente l'Assemblée nationale.

Dans le cadre des relations internationales, il est Vice-Président du groupe d'amitié France-Belgique.

Il a été coresponsable d’une coordination d'environ 140 députés socialistes à l’Assemblée nationale avec Gwendal Rouillard, Député du Morbihan, et Martine Pinville, Députée de Charente, créée le 10 juillet 2012, et réunissant des députés proches de François Hollande.

Il crée en novembre 2012 un groupe de réflexion national "Entreprendre à gauche" avec une dizaine de députés socialistes, dont notamment Thierry Mandon, Alain Fauré, Gwendal Rouillard et Sophie Errante. L'objectif est d'organiser régulièrement des débats avec des entrepreneurs et des syndicats afin d'être force de proposition pour le redressement économique. Le groupe publie le 5 février 2013 une tribune dans le journal La Tribune[2] après avoir organisé une rencontre avec l'économiste Dan Breznitz, spécialiste des questions de ré-industrialisation aux États-Unis, et Claude Bartolone à l'Assemblée nationale. A l'été 2013, Il prend position pour le rétablissement de la défiscalisation des heures supplémentaires. Spécialiste de l'entreprise, il est nommé par le Premier Ministre, Manuel Valls, Co-président du conseil de simplification pour les entreprises en juin 2014, avec Guillaume Poitrinal, entrepreneur, pour élaborer les mesures nationales de simplification.

Il est rapporteur thématique de plusieurs textes : la loi relative à la consommation sur la partie banque et assurances, la loi Macron sur la partie simplification pour les entreprises. Il est rapporteur de la mission d'information commune sur la Banque Publique d'Investissement "Bpi France".

À la demande du Premier Ministre, Jean Marc Ayrault, il effectue une mission pour le gouvernement afin de sortir de l'opposition entre les autoentrepreneurs et les artisans, dans le cadre du débat sur la loi Pinel, à la suite du mouvement des Poussins. Ses propositions sont reprises dans la loi Pinel sur les TPE, le commerce et l'artisanat, permettant ainsi de généraliser la simplification pour les microentreprises.

Le 26 janvier 2016, le Premier Ministre Manuel Valls le sollicite pour proposer des solutions dans le cadre du conflit des taxis face aux plateformes numériques. Il réunit alors tous les acteurs et propose des solutions conciliant la sécurité du consommateur (qualification, identification des acteurs et contrôles), la modernisation du secteur (nouveaux usages numériques, transmission du data à un régulateur), et la création d'un fonds de garantie sur les licences pour redonner de la visibilité aux acteurs.

Après une rencontre avec Patrick Valentin d'ATD Quart Monde, il a créé un groupe de travail en 2014 à l'Assemblée nationale afin de préparer une proposition de loi visant à expérimenter l'idée des "territoires zéro chômeurs de longue durée". Après de nombreuses auditions et le soutien d'ATD Quart Monde, d'Emmaüs France, du Secours Catholique, de la FNARS, du pacte civique et de Bleu Blanc Zèbre, il a déposé la proposition de loi "d'expérimentation territoriale visant à résorber le chômage de longue durée" en juillet 2015. Après un avis du Conseil d'Etat et du Conseil Economique Social et Environnemental(CESE), il a fait adopter la loi à l'unanimité de l'Assemblée nationale et du Sénat. Elle a été promulguée le 1er mars 2016. Elle permettra, à travers un fonds national, de financer des emplois en contrat à durée indéterminée, dans le secteur de l'économie sociale et solidaire pour répondre à de nouveaux besoins, dans 10 territoires expérimentaux, pendant cinq ans. Ces emplois seront proposés aux chômeurs de longue durée sur la base de leurs compétences. Le financement sera de 15000 euros par poste créé et par an, correspondant à l'économie générée, pour l'Etat et les collectivités territoriales, par la sortie du chômage de longue durée des personnes volontaires. Il s'agit de raisonner sur les coûts évités par la sortie du chômage de longue durée. En Europe, la ville de Bruxelles compte aussi s'inspirer de ces expérimentation.

Le 5 septembre 2016, il annonce qu'il ne sera pas candidat aux élections législatives de 2017. En faveur d'une limitation du cumul des mandats en nombre et dans le temps, il explique vouloir retrouver le secteur privé après dix années de mandats locaux et nationaux. Il démissionne par la même occasion de son mandat de conseiller municipal de Dijon[3],[4].

Ouvrage[modifier | modifier le code]

  • La gauche a perdu sa boussole, offrons-lui un GPS !, éditions du Moment, avril 2016.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Fiche Assemblée nationale
  2. Entreprendre à gauche « La compétitivité c'est bien, la "coopétition" c'est mieux. », La Tribune, Opinions, 8 février 2013.
  3. Sébastien Tronche, « Le député PS Laurent Grandguillaume ne se représentera pas au nom du non-cumul dans le temps », sur Le Lab Europe 1,‎ (consulté le 6 septembre 2016).
  4. B.L. et Charlotte Becquart, « Législatives 2017 : Laurent Grandguillaume ne se représentera pas », sur France 3 Bourgogne,‎ (consulté le 6 septembre 2016).
  1. Economie Entreprise "Laurent Grandguillaume, pompier de la République", Le Figaro, Economie Entreprise, 10 février 2016.

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Liens externes[modifier | modifier le code]