Laurent Grandguillaume

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Laurent Grandguillaume
Laurent Grandguillaume en 2012.
Laurent Grandguillaume en 2012.
Fonctions
Député de la 1re circonscription
de la Côte-d'Or

(5 ans)
Élection
Législature XIVe
Prédécesseur Bernard Depierre
Successeur Didier Martin
Conseiller général de la Côte-d'Or
Élu dans le canton de Dijon-5

(3 ans, 8 mois et 16 jours)
Réélection 27 mars 2011
Prédécesseur François Rebsamen
Successeur Céline Maglica
Biographie
Date de naissance (39 ans)
Lieu de naissance Besançon, Doubs, France
Nationalité française
Parti politique PS (1996-2017)
Diplômé de Université de Bourgogne
CELSA
Profession Conseiller en formation

Laurent Grandguillaume, né le [1] est un homme politique français, député de la Côte-d'Or.

Membre du Parti socialiste (PS) entre 1996 et 2017, il en a été notamment le numéro 3 en tant que secrétaire national à l'organisation et aux adhésions. Il a été un des animateurs du courant réformiste sur le sujet du travail.

Élu local puis national, il a été entre mars 2008 et septembre 2016 conseiller municipal de Dijon et président du groupe majoritaire. Adjoint au maire de Dijon, François Rebsamen, délégué à la jeunesse, à la vie associative et à la démocratie locale, Vice-président délégué aux finances du Grand Dijon, et conseiller général du canton de Dijon-5 jusqu'en 2016. Mandats desquels il a démissionné en septembre 2012, suite à son élection le 17 juin 2012 en tant que député de la première circonscription de la Côte-d'Or. Son rôle de médiateur a été reconnu nationalement dans le cadre de deux conflits : celui entre auto-entrepreneurs et artisans en 2013, et celui entre taxi, VTC et plateformes numériques en 2016.

Également essayiste, il publie son premier livre en février 2016 pour appeler la gauche à une refondation des idées sur l'entreprise, le monde du travail, les technologies, l'environnement et la démocratie. Il publie ensuite un nouvel essai sur le civisme appelant les citoyens à se mobiliser pour voter.

Biographie[modifier | modifier le code]

Laurent Grandguillaume a tout d'abord suivi ses études à Dijon à l’université de Bourgogne au sein de laquelle il obtient une licence et une maîtrise de sciences économiques avec une spécialité en finances. Étudiant, il est membre du syndicat étudiant UNEF-ID, il est élu au conseil d'UFR de la Faculté de sciences économiques et de gestion pendant cinq ans. Il suit ensuite un master 2 en Management, Organisation et Ressources humaines au CELSA - Paris Sorbonne.

Après avoir travaillé dans le secteur du commerce et de la distribution, et dans un grand établissement financier, il rejoint en 2001 l’équipe de François Rebsamen, maire de Dijon, en tant que conseiller auprès du maire. Il participe à l’élaboration de nombreux projets locaux en particulier dans les domaines des nouvelles technologies, de l’économie et des services à la population.

En 2005, il réussit le concours national d’attaché territorial et devient conseiller en formation au sein d’un établissement national.

En mars 2008, il est élu adjoint de la ville de Dijon délégué à la jeunesse, à la vie associative et à la démocratie locale. Spécialiste des finances publiques, il préside la commission des finances du Grand Dijon en sa qualité de Vice-Président délégué aux finances de la communauté d'agglomération du Grand Dijon. Il participe ainsi aux grandes décisions destinées à renforcer l’attractivité de l’agglomération dont notamment la réalisation du tramway.

En novembre 2008, il devient conseiller général du canton de Dijon V et à ce titre siège au Conseil général de la Côte-d'Or dans la commission relative à l'aménagement du territoire, économie, logement, agriculture et développement durable. Il est réélu avec une large majorité lors des élections cantonales de 2011.

Élu député de la 1re circonscription de la Côte d'Or, il démissionne de son mandat de conseiller général. Il a également démissionné de ses mandats d'adjoint au maire de Dijon et de vice président du Grand Dijon avant le mois de septembre 2012 dans le respect de ses engagements en matière de non cumul des mandats entre le mandat de parlementaire et l'exécutif local.

Jean Marc Ayrault, Premier Ministre, l'a sollicité en septembre 2013 dans le cadre des oppositions vives entre autoentrepreneurs, les "poussins" et les artisans, à la suite de la loi Pinel. Il est alors en mission pour le gouvernement et propose des solutions qui sont reprises dans la loi Pinel et qui permettront de sortir du conflit engagé avec le mouvement des « Poussins ». Spécialiste des questions liées à l'entreprise, il est nommé en juin 2014 par Manuel Valls, Premier ministre, co-président du Conseil de simplification pour les entreprises, aux côtés de Guillaume Poitrinal, puis de Françoise Holder.

Il est élu en juin 2015 président du conseil d'administration de l'entreprise sociale « SCIC Habitat Bourgogne ».

Engagement au Parti socialiste[modifier | modifier le code]

Il adhère au Parti socialiste en 1996 à Dijon.

Il devient secrétaire fédéral aux droits de l'Homme et à la laïcité de la fédération de Côte-d'Or du PS en 1998. Il est élu secrétaire de la section de Dijon, dite section Jean Moulin, en 2001, succédant ainsi à François Rebsamen qui occupait cette fonction depuis 1998. La section de Dijon du Parti socialiste devient alors l'une des plus importantes en France en nombre d'adhérents[réf. nécessaire] (jusqu'à 900 en 2006). Aline Ferrière lui succède à cette fonction en juin 2015 après 14 ans de mandat.

Membre depuis 2003 du conseil national du PS, il en a été le délégué national à la formation puis au développement du parti et à la rénovation. Il a notamment participé à l'organisation du Congrès national de Dijon en 2003 et à la mise en place de la campagne nationale d'adhésion de 2006.

Il est désigné secrétaire national adjoint aux fédérations le 17 juillet 2012, secrétaire national à l'organisation et aux adhésions en novembre 2012 à l'occasion du congrès de Toulouse où il préside la dernière Commisson des résolutions. Puis il devient secrétaire national aux politiques industrielles et à l'entreprise en juin 2015.

Le 5 mai 2017, dans l'entre-deux-tours de l'élection présidentielle, il annonce qu'il quitte le Parti socialiste face à l'absence de débat et d'analyse sur les causes de l'échec du PS.

Député[modifier | modifier le code]

Il intègre en début de législature, le 27 juin 2012, la commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire de l'Assemblée nationale. Il est élu membre du bureau du groupe socialiste, radical et citoyen de l'Assemblée nationale et Vice-Président du groupe.

Il est désigné par la commission des finances rapporteur spécial sur l'immigration, l'asile et l'intégration, le 11 juillet 2012. Il intègre la Mission d'évaluation et de contrôle en décembre 2012 aux côtés de Régis Juanico et le Comité consultatif de la législation et de la réglementation financières où il représente l'Assemblée nationale.

Dans le cadre des relations internationales, il est Vice-Président du groupe d'amitié France-Belgique.

Il a été coresponsable d’une coordination d'environ 140 députés socialistes à l’Assemblée nationale avec Gwendal Rouillard, Député du Morbihan, et Martine Pinville, Députée de Charente, créée le 10 juillet 2012, et réunissant des députés proches de François Hollande.

Il crée en novembre 2012 un groupe de réflexion national "Entreprendre à gauche" avec une dizaine de députés socialistes, dont notamment Thierry Mandon, Alain Fauré, Gwendal Rouillard et Sophie Errante. L'objectif est d'organiser régulièrement des débats avec des entrepreneurs et des syndicats afin d'être force de proposition pour le redressement économique. Le groupe publie le 5 février 2013 une tribune dans le journal La Tribune[2] après avoir organisé une rencontre avec l'économiste Dan Breznitz, spécialiste des questions de ré-industrialisation aux États-Unis, et Claude Bartolone à l'Assemblée nationale. A l'été 2013, Il prend position pour le rétablissement de la défiscalisation des heures supplémentaires. Spécialiste de l'entreprise, il est nommé par le Premier Ministre, Manuel Valls, Co-président du conseil de simplification pour les entreprises en juin 2014, avec Guillaume Poitrinal, entrepreneur, pour élaborer les mesures nationales de simplification, puis avec Françoise Holder.

Il est rapporteur thématique de plusieurs textes : la loi portée par Benoît Hamon relative à la consommation sur la partie banque et assurances, la loi portée par Emmanuel Macron sur la partie simplification pour les entreprises. Il est rapporteur de la mission d'information commune sur la Banque Publique d'Investissement Bpifrance.

À la demande du Premier Ministre, Jean Marc Ayrault, il effectue une mission pour le gouvernement afin de sortir de l'opposition entre les autoentrepreneurs et les artisans, dans le cadre du débat sur la loi Pinel, à la suite du mouvement des Poussins. Ses propositions sont reprises à l'unanimité dans la loi Pinel sur les TPE, le commerce et l'artisanat, permettant ainsi de généraliser la simplification pour les microentreprises.

Le 26 janvier 2016, le Premier Ministre Manuel Valls le sollicite pour proposer des solutions dans le cadre du conflit des taxis face aux plateformes numériques. Il réunit alors tous les acteurs et propose des solutions conciliant la sécurité du consommateur (qualification, identification des acteurs et contrôles), la modernisation du secteur (nouveaux usages numériques, transmission du data à un régulateur), et la création d'un fonds de garantie sur les licences pour redonner de la visibilité aux acteurs. Il porte ensuite une loi relative votée à l'unanimité à l'Assemblée nationale et au Sénat, la loi n° 2016-1920 du 29 décembre 2016 relative à la régulation, à la responsabilisation et à la simplification dans le secteur du transport public particulier de personnes.

Il est par ailleurs l'auteur et le rapporteur de la loi n° 2016-231 du 29 février 2016 d'expérimentation territoriale visant à résorber le chômage de longue durée, dite loi "territoires zéro chômeur de longue durée". Cette loi a été votée à l'unanimité de l'Assemblée nationale et du Sénat, et soutenue par le mouvement associatif dont ATD Quart Monde, Emmaüs France, le Secours Catholique, la FNARS, le pacte civique et Bleu Blanc Zèbre.

« Territoires zéro chômeur de longue durée »[modifier | modifier le code]

Après une rencontre avec Patrick Valentin d'ATD Quart Monde, il a créé un groupe de travail en 2014 à l'Assemblée nationale afin de préparer une proposition de loi visant à expérimenter l'idée des "territoires zéro chômeurs de longue durée". Il fait appel à Michel De Virville pour s'appuyer sur son expertise.

Après de nombreuses auditions et le soutien d'ATD Quart Monde, d'Emmaüs France, du Secours Catholique, de la FNARS, du pacte civique et de Bleu Blanc Zèbre, il a déposé la proposition de loi "d'expérimentation territoriale visant à résorber le chômage de longue durée" en juillet 2015 à l'Assemblée nationale. Après un avis du Conseil d'Etat et du Conseil Economique Social et Environnemental (CESE), il a fait adopter la loi à l'unanimité de l'Assemblée nationale et du Sénat.

La loi a été promulguée le 1er mars 2016. Elle permet, à travers un fonds national, de financer des emplois en contrat à durée indéterminée, dans le secteur de l'économie sociale et solidaire, pour répondre à de nouveaux besoins, dans 10 territoires expérimentaux, pendant cinq ans : Colombelles (Calvados), Colombey-les-Belles (Meurthe-et-Moselle), Jouques (Bouches-du-Rhône), Mauléon (Deux-Sèvres), la Métropole de Lille, la communauté de communes Nièvre et Forêt (Nièvre), le 13e arrondissement de Paris, Pipriac (Ille-et-Vilaine), Thiers (Puy-de-Dôme) et Villeurbanne quartier Saint-Jean (Rhône). Ces emplois sont proposés aux chômeurs de longue durée sur la base de leurs compétences. Le financement est de 17000 euros par poste créé et par an, correspondant à l'économie générée, pour l'Etat et les collectivités territoriales, par la sortie du chômage de longue durée des personnes volontaires. Il s'agit de raisonner sur les coûts évités par la sortie du chômage de longue durée. En Europe, la ville de Bruxelles compte aussi s'inspirer de ces expérimentation.

En décembre 2016, Il crée l'association "Territoires zéro chômeur de longue durée", avec comme membres fondateurs ATD Quart Monde, Emmaüs France, le Secours Catholique, le Pacte Civique, la Fédération des acteurs de la solidarité. L'objectif est d'être un comité de vigilance pour les dix premières expérimentations et de défendre l'extension avec la création d'un "droit d'option" pour tout territoires. Les villes de Marseille et de Boulogne-sur-Mer ont rejoint l'association, tout comme une centaine de territoires en France, pour préparer la deuxième etape.

Élections de 2017[modifier | modifier le code]

Le 5 septembre 2016, il annonce qu'il ne sera pas candidat aux élections législatives de 2017. En faveur d'une limitation du cumul des mandats en nombre et dans le temps, il explique vouloir retrouver le secteur privé après dix années de mandats locaux et nationaux. Il démissionne par la même occasion de son mandat de conseiller municipal de Dijon[3],[4].

Opposé au non cumul des mandats en nombre, et dans le temps, il défend l'idée d'une loi qui limite le cumul des mandats à deux mandats successifs pour des mandats locaux et nationaux. Aussi, le 7 septembre 2016, il annonce qu'il ne se représentera pas au renouvellement de ses mandats électifs pour se consacrer à d'autres formes d'engagement, en particulier au bénévolat en tant que President de l'association nationale "Territoires zéro chômeur de longue durée" dont les membres fondateurs sont ATD Quart Monde, Emmaüs France, le Secours Catholique, le Pacte Civique et la Fédération nationale des associations d'accueil et de réinsertion sociale.

Engagements associatifs[modifier | modifier le code]

De 2008 à 2012, il est élu vice-président de Association nationale des conseils d’enfants et de jeunes (ANACEJ).

Il est vice-président de la Fondation Travailler Autrement, membre du Conseil d'administration de l'association "Entreprise et Progrès" depuis 2017, co-animateur de l'observatoire national de la democratie du Pacte Civique, et Président de l'association nationale "Territoires zéro chômeur de longue durée".

Il est par ailleurs membre de l'Association nationale des directeurs des ressources humaines (ANRDH).

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • La gauche a perdu sa boussole, offrons-lui un GPS !, éditions du Moment, avril 2016.
  • "Je vote ou pas ?", éditions Albin Michel, septembre 2016.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Fiche Assemblée nationale
  2. Entreprendre à gauche « La compétitivité c'est bien, la "coopétition" c'est mieux. », La Tribune, Opinions, 8 février 2013.
  3. Sébastien Tronche, « Le député PS Laurent Grandguillaume ne se représentera pas au nom du non-cumul dans le temps », sur Le Lab Europe 1, (consulté le 6 septembre 2016).
  4. B.L. et Charlotte Becquart, « Législatives 2017 : Laurent Grandguillaume ne se représentera pas », sur France 3 Bourgogne, (consulté le 6 septembre 2016).
  1. Economie Entreprise "Laurent Grandguillaume, pompier de la République", Le Figaro, Economie Entreprise, 10 février 2016.

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Liens externes[modifier | modifier le code]