La Roque-Baignard

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La Roque-Baignard
L'église Saint-Martin.
L'église Saint-Martin.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Basse-Normandie
Département Calvados
Arrondissement Lisieux
Canton Cambremer
Intercommunalité Communauté de communes de Cambremer
Maire
Mandat
Roland Lécluze
2008-2014
Code postal 14340
Code commune 14541
Démographie
Gentilé Baignarochains
Population
municipale
111 hab. (2011)
Densité 24 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 10′ 44″ N 0° 05′ 57″ E / 49.178889, 0.099167 ()49° 10′ 44″ Nord 0° 05′ 57″ Est / 49.178889, 0.099167 ()  
Altitude Min. 51 m – Max. 156 m
Superficie 4,64 km2
Localisation

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La Roque-Baignard est une commune française, située dans le département du Calvados en région Basse-Normandie, peuplée de 111 habitants[Note 1] (les Baignarochains[1]).

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est à l'ouest du pays d'Auge. Son bourg est à 5,5 km au nord-est de Cambremer, à 14 km à l'ouest de Lisieux et à 16 km au sud-ouest de Pont-l'Évêque[2].

Communes limitrophes de La Roque-Baignard[3]
Auvillars Auvillars Auvillars
Léaupartie La Roque-Baignard[3] Manerbe
Montreuil-en-Auge Montreuil-en-Auge Manerbe

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1896 1900 André Gide SE Écrivain
         
1924 1968 André Jourdain SE Agriculteur bouilleur de cru
1976 Bernard Leroy SE Agriculteur
mars 2008 Pierre Specht SE  
en cours Roland Lecluze SE Ingénieur en agroalimentaire
Les données manquantes sont à compléter.


Le conseil municipal est composé de onze membres dont le maire et deux adjoints.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 111 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (en 2006, 2011, 2016, etc. pour La Roque-Baignard[4]) et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 2]. La Roque-Baignard a compté jusqu'à 322 habitants en 1831.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
286 279 316 295 322 285 250 248 247
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
230 208 189 177 184 180 179 158 149
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
181 153 132 146 144 132 130 123 132
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
99 87 67 57 93 116 125 111 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6])
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Les activités économiques exercées sur le territoire communal sont historiquement liées à l'élevage en général et plus particulièrement, équin. L'environnement de type herbagé bénéficie d'un relief avantageux et très favorable aux équidés sur les pentes de la vallée comme sur le plateau dominant le village lui-même. Quelques agriculteurs exploitent encore bovins et caprins dans le cadre de leur production de viande ou de lait sur le territoire communal à ce jour.

D'importants haras comme de plus modestes y ont trouvé leur compte, contribuant ainsi à la richesse et au maintien du paysage.

Les élevages historiques tels que l’Élevage Roc, naisseur de l'étalon PFS Athys Roc et devenu aujourd'hui aussi éleveur de trotteurs reconnus. L'élevage du Costil G est installé depuis vingt ans et spécialisé dans la production artisanale de poneys français de selle de CSO. Ces véritables petits chevaux sont destinés aux jeunes cavaliers compétiteurs les plus exigeants comme aux autres disciplines. L'élevage du Costil G a notamment produit les performeuses reconnues comme Ludvina du Costil et Régate du Costil, elles aussi élites et surtout l'étalon PFS Silancer du Costil aujourd'hui stationné au haras national à Saint-Lô. Citons par ailleurs le très renommé Haras de la Roque qui a rejoint récemment ce territoire d'exception pour y exercer une activité non moins exceptionnelle d'élevage et d'entrainement de chevaux de selle d'envergure internationale.

La commune propose par ailleurs des gîtes comme la ferme de la Trigale ainsi que le gîte de la Vallée.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Retable du maitre-autel : L'Assomption saint Martin et saint Jacques, classé à titre d'objet.
  • Château de La Roque-Baignard (XVIe et XIXe siècles), inscrit aux Monuments historiques[7]. Il est appelé La Morinière dans le roman L'Immoraliste d'André Gide. Il a appartenu à la famille Labbey, unie au Rocca, premier seigneur de La Roque Baignard, puis par mariage Catherine Baignard fait partie de la lignée des possesseurs du château, avant que le grand-père d'André Gide, M. Rondeau, la rachète.[réf. nécessaire] La Morinière était en fait la ferme du château.
  • L'église Saint-Martin (XVe siècle) est remarquable ainsi que les bâtiments qui l'entourent. Elle abrite des œuvres classées à titre d'objets aux monuments historiques (autel-retable, statues…)[8]. Dans le cimetière on retrouve les monuments des derniers Labbey de la Roque.

Le village s'étend sur différents sites et lieux-dits comme le Faingot : lieu de fabrication des fagots pour le château ; le carrefour : avec la Cabane de Charles Mérouvel, écrivain disparu ; le château, la scierie et le four à chaux ; le Lieu Bréard, le Chemin Blanc, la Forge, le Quartier du Chien, la Vallée…

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Le territoire est propice aux promenades et randonnées pédestres comme équestres sur les chemins ruraux ancestraux entretenus et rouverts grâce à une politique communale de protection du patrimoine public.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

André Gide, prix Nobel de littérature 1947, a été maire de cette commune de 1896 à 1900. Il possédait le château (vendu en 1900) ainsi que des terres (cédées en 1909 à l'écrivain Charles Mérouvel).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, afin de permettre les comparaisons entre communes selon une périodicité de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999, de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, outre les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement, que les années 2006, 2011, 2016, etc. et la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Ouest-france.fr - Mairie de La Roque-Baignard » (consulté le 21 janvier 2010)
  2. Distances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr
  3. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  4. Date du prochain recensement à La Roque-Baignard, sur le-recensement-et-moi.fr, site spécifique de l'Insee.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  7. « Château et sa poterne d'entrée », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  8. « Œuvres mobilières à La Roque-Baignard », base Palissy, ministère français de la Culture.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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