Auvillars

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Auvillars
L'église Saint-Germain.
L'église Saint-Germain.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Calvados
Arrondissement Lisieux
Canton Mézidon-Canon
Intercommunalité Communauté de communes de Cambremer
Maire
Mandat
Pascal Laleman
2014-2020
Code postal 14340
Code commune 14033
Démographie
Gentilé Auvillargeois
Population
municipale
243 hab. (2014)
Densité 21 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 11′ 49″ nord, 0° 03′ 56″ est
Altitude Min. 36 m – Max. 154 m
Superficie 11,62 km2
Localisation

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Auvillars

Auvillars est une commune française, située dans le département du Calvados en région Normandie, peuplée de 243 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Auvillars[1]
Beaufour-Druval Beaufour-Druval, Bonnebosq Bonnebosq
Repentigny Auvillars[1] Le Fournet
Léaupartie La Roque-Baignard Formentin,
Manerbe (sur quelques dizaines de mètres),
La Roque-Baignard

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Auvillaria[2] et Auvillaribus[3] vers 1350. Le toponyme est issu du latin altum villare[2], « haut village », « haute ferme ».

Le gentilé est Auvillargeois.

Histoire[modifier | modifier le code]

Dans sa Statistique monumentale du Calvados (1862), Arcisse de Caumont décrit ainsi l'historique d'Auvillars :

« Comme toujours, Auvillars eut pour premiers seigneurs des membres d’une famille dont le nom était celui de la commune elle-même. Cette famille s’éteignit dans la personne de Jeanne d’Auvillars, fille et héritière de Guillaume, seigneur châtelain d’Auvillars, Saint Aubin de Sallon et Barneville, qui épousa Robert de Tournebu, baron de la Motte-Cesny, Grimbosc, etc., etc., au commencement du XIVe siècle.

M. Floquet a raconté un curieux procès qu’eut à soutenir Robert de Tournebu, seigneur d’Auvillars, pour avoir maltraité un clerc du prieuré de Beaumont en Auge, en l’année 1342. Il fut condamné à 400 livres d’amende, somme énorme pour cette époque (voyer Histoire du parlement de Normandie). Un siècle plus tard, Richard de Tournebu employa plus utilement sa vigueur, en soutenant un siège héroïque contre les capitaines de l’envahisseur Henry V. Sa capitulation, du 7 août 1417, est conçue dans des conditions qui montrent que les barons normands, malgré le défaut d’organisation où l’invasion les avait trouvés, n’en avaient pas moins opposé une résistance capable de les faire respecter. Le texte de cette capitulation a été publié dans le volume intitulé : rotuli normanniae, imprimé à Londres en 1835, page 285, et par la société des antiquaires de Normandie, tome XV, page 263 de ses mémoires.

À peine le château était-il évacué que Henry sa hâta d’en faire don au comte de Salisbury, son cousin, afin d’être sûr de sa conservation (25 septembre 1417).

À l’époque du décès de Guillemette de Tournebu, en 1485, Jean de Harcourt, son arrière-petit-fils, en hérita, et il ajouta à ses autres titres celui de seigneur et châtelain d’Auvillars. En 1558, Auvillars était entre les mains de la famille de Salcède ; Nicolas de Salcède, qui la possédait en 1582, fut impliqué à cette époque dans une conjuration formée, dit-on, par les Guises contre le duc d’Alençon et le roi Henri III, son Frère. Il fut jugé par le parlement de Paris, convaincu du crime de lèse-majesté, et comme tel condamné à être écartelé. Cette exécution, dont le souvenir s’est toujours conservé à Auvillars, dut avoir lieu vers 1588. En 1600, Mme Charlotte Duquesnel d’Aussebost était douairière d’Auvillars. Après sa mort, arrivée en 1617, cette seigneurie passa à une famille nommée de Miou. Le chef de cette famille était un des principaux officiers de Duc de Lorraine, sa fille, Louise Marie de Miou, épousa Pierre Dauvet de Tréguy.

La famille Dauvet, noblesse de robe, originaire de Picardie, s’allia aux Brézé, aux Montmorency, Saint-Simon, Béthune, Chabannes, etc.

Plusieurs de ses membres prirent l’épée. Benoît Dauvet et Louis-Nicolas Dauvet se distinguèrent dans les batailles de Louis XIV et de Louis XV.

On retrouve des renseignements sur cette maison dans l’Histoire des grands-officiers de la Couronne, de P Anselme. Elle porte bandé de gueules et d’argent de 6 pièces, la première chargée d’un lion de sable passant dans le sens de la bande. Couronne de marquis ; supports, deux Sauvages (voyez Waroquier, tome VII).

C’est ainsi qu’on voit les blasons de la litre funèbre de la chapelle St Jean d’Auvillars.

En 1700, Messire Pierre Dauvet de Tréguy donna pour les pauvres d’Auvillars des herbages situés à Druval et Rumesnil. Ils en jouissent encore. Les mêmes seigneurs de la famille Dauvet avaient fondé une école pour les filles et ils l’avaient dotée en rentes. Les enfants des deux paroisses d’Auvillars et de Repentigny y étaient instruits gratuitement par une sœur de la Providence de la maison de Lisieux. Les rentes sont perdues, fautes de titres. La maison vendue révolutionnairement, a été rachetée par un habitant qui l’a donnée pour sa destination primitive.

Le presbytère, qui avait été aliéné, a été racheté par la commune vers l’an 1806.

On comptait 3 feux privilégiés et 80 feux taillables à Auvillars.

La petite paroisse de Repentigny a toujours été dans une sorte de dépendance de celle d’Auvillars. Les seigneurs d’Auvillars en étaient patrons, comme de la première, et ils s’en montrèrent constamment les bienfaiteurs. Elle avait d’abord été supprimée et réunie à Rumesnil ; mais au commencement du règne de Charles X, elle a été réunie à Auvillars comme vicairie indépendante. »

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie d'Auvillars, construite en 1888.
Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
février 1933 mai 1953 Alexandre Leprévost    
mai 1953 janvier 1981 René Colard    
janvier 1981 juin 1995 Louis Sandret    
juin 1995[4] en cours Pascal Laleman[5] SE Agriculteur)
Pour les données antérieures, dérouler la boîte ci-dessous.
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de onze membres dont le maire et deux adjoints[5] .

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune comptait 243 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (en 2008, 2013, 2018, etc. pour Auvillars[6]) et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 2]. Auvillars a compté jusqu'à 596 habitants en 1806.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
530 449 596 503 434 416 441 446 403
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
398 370 347 346 366 323 348 348 330
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
306 295 292 255 278 256 257 237 260
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
224 185 177 158 178 178 213 235 243
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Germain[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Église Saint-Germain d'Auvillars.

L'église Saint-Germain est inscrite au titre des Monuments historiques depuis 17 juillet 1926[9]. La dalle funéraire du clerc de Tournebu et une Vierge à l'Enfant du XIIIe siècle sont classées à titre d'objets[10].

Chapelle Saint-Jean[modifier | modifier le code]

La chapelle Saint-Jean.

Description de la chapelle Saint-Jean par Arcisse de Caumont en 1862, d'après la Statistique monumentale du Calvados.

La chapelle Saint-Jean s’élève sur un coteau, à 2 kilomètres de l’église d’Auvillars, au midi.

Cette chapelle date de la dernière période ogivale ; elle a environ 30 pieds de longueur sur 15 de largeur.

Le portail occidental, flanqué de deux contreforts, est terminé par un galbe très-aigu qui supporte un toit très-incliné. La porte ogivale est décorée de moulures prismatiques ; elle est surmontée d’une fenêtre du même temps. Devant la chapelle s’élèvent deux beaux peupliers qui décorent l’entrée.

La nef est éclairée par quatre fenêtres, dont deux à plein-cintre avec chanfrein ; les deux autres à arc surbaissé. Les murs, flanqués de contreforts saillants, sont terminés par une corniche formée d’un quart-de-rond.

Le chevet droit est flanqué de deux contreforts et terminé, comme le portail, par un galbe très-incliné, surmonté d’une croix antéfixe.

On aperçoit, sur le mur méridional, les vestiges d’une litre funèbre. Les écussons armoriés peints sur cette litre sont reproduits à l’intérieur de la chapelle.

On remarque, du côté de l’épître, une piscine ogivale.

Deux jolis bas-reliefs attirent également l’attention. L’un de ces bas-reliefs est incrusté dans le mur septentrional, près de l’autel. Il représente Saint Jean Baptiste, le Précurseur, tenant dans une de ses mains un globe surmonté d’une croix.

L’autre bas-relief a été détaché de la muraille où il était incrusté. Il représente un moine ayant les mains jointes et élevées vers le ciel.

Derrière l’autel sont trois niches renfermant d’anciennes statues supportées par de jolis culs-de-lampes. Dans celle du milieu est la statue de Saint Jean Baptiste.

Une statue de la Sainte Vierge, tenant dans ses bras l’Enfant Jésus, est appliquée contre le mur de droite.

La voûte de la chapelle est en lambris, avec entraits.

Manoir de la Bruyère[modifier | modifier le code]

Les façades et toitures du manoir de la Bruyère et du bâtiment du pressoir ainsi que le pressoir proprement dit et son mécanisme sont inscrits au titre des Monuments historiques depuis le 25 février 1974, le jardin du manoir depuis le 16 juin 2008 [11].

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2014.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée »
  2. a et b Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse,
  3. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, t. 1 : Formations préceltique, celtiques, romanes, Genève, (lire en ligne), p. 366
  4. « Pascal Laleman candidat pour un quatrième mandat », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 24 octobre 2015)
  5. a et b Réélection 2014 : « Auvillars (14340) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 24 octobre 2015)
  6. Date du prochain recensement à Auvillars, sur le-recensement-et-moi.fr, site spécifique de l'Insee.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. « Église », notice no PA00111026, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  10. « Œuvres mobilières à Auvillars », base Palissy, ministère français de la Culture.
  11. « Manoir de La Bruyère », notice no PA00111027, base Mérimée, ministère français de la Culture.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]