Haras national de Saint-Lô

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Haras national de Saint-Lô
Haras de saint-lô 2.jpg
Haras de Saint-Lô
Présentation
Type
Construction
Propriétaire
Propriété de l'état
Statut patrimonial
Localisation
Pays
Région
Département
Commune
Coordonnées
Localisation sur la carte de la Manche
voir sur la carte de la Manche
Red pog.svg
Localisation sur la carte de France
voir sur la carte de France
Red pog.svg

Le haras national de Saint-Lô est l'un des haras nationaux français. Il se situe sur la commune de Saint-Lô, dans le département de la Manche, en région Basse-Normandie.

Les bâtiments actuels ont été érigés entre 1882 et 1890, pour la plus grande partie, sur un site de près de 7,50 hectares. Détruits au cours de la Seconde Guerre mondiale, ils ont été reconstruits à l’identique. Le haras accueille aujourd’hui près de quarante étalons et est spécialisé dans le cob normand et le selle français.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le haras a été ouvert en 1806 sous l'impulsion de Napoléon Ier pour servir de dépôt d'étalons[1]. Le dépôt a tout d’abord été installé sur le site de l’ancienne abbaye Sainte-Croix[1].

Les premiers étalons arrivent dès 1806 en provenance du haras du Pin[2]. D’autres chevaux sont également achetés chez des particuliers[2]. En 1807, on dénombre ainsi trente étalons, dont vingt-quatre sont répartis dans le pays pour y faire la monte[3]. Le dépôt prend au fil des années de plus en plus d’importance, accueillant jusqu’en 1830 une trentaine d’animaux en moyenne, puis 70 animaux en 1844, pour passer à 84 en 1850 et enfin à une petite centaine en 1874[4] auxquels viennent s’ajouter 130 chevaux de plus à la suite de la loi du 29 mai[5].

Les bâtiments utilisés n’ont alors plus la capacité de recevoir un tel nombre d’animaux. Le conseil municipal de la ville de Saint-Lô décide alors d'acquérir et de céder gratuitement à l'État un terrain de 7 hectares au bord de la route de Bayeux, qui est aujourd'hui le site actuel du haras[5]. La première pierre est posée le 11 juin 1882 et une grande partie des travaux est livrée au milieu de l’année 1890[6]. Mais il faut attendre 1898 pour que les derniers bâtiments puissent être occupés par l’Administration[7]. En 1905, on compte 300 places disponibles pour accueillir les étalons[7]. L’apogée du haras se situe en 1912 avec 422 étalons[1].

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, les bâtiments ont été partiellement détruits par les bombardements du 6 juin 1944[1], mais reconstruits à l’identique après la guerre[8].

Crime passionnel, l'affaire criminelle André Duguet-Francis Gougeon se déroula dans le haras même en juillet 1958 et fut jugée aux assises de la Manche, à Coutances[9].

Depuis le , les façades et toitures des bâtiments anciens, les murs de clôture avec la grille d'entrée et ses piliers, ainsi que les sols, les cours, les pelouses et le parc sont inscrits au titre des monuments historiques[10].

Le haras accueille près de quarante étalons et est spécialisé dans les races selle français et cob normand, race pour laquelle il accueille le siège du syndicat national.

En novembre 2015, l'IFCE annonce que ce haras sera mis en vente en janvier 2016, faute d'avoir développé des activités pérennes[11].

Missions[modifier | modifier le code]

Le haras a plusieurs missions dont les principales sont la mise à disposition d'étalons de qualité, la formation des professionnels et du grand public et l'organisation de concours.

Évènements[modifier | modifier le code]

Présentation d'un attelage de chevaux percherons lors des Jeudis de Saint-Lô.

Durant la période estivale, le haras organise un évènement grand public : les Jeudis de Saint-Lô. Cette manifestation se déroule sur une après-midi et est composée d'une présentation par les agents du haras des étalons attelés, suivie d'une succession de visites sur plusieurs ateliers comme le dressage, le saut d'obstacles, ou une présentation de cobs[12].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d « Haras national de Saint-Lô », sur Les haras nationaux (consulté le 7 septembre 2011).
  2. a et b de Choin 1912, p. 9.
  3. de Choin 1912, p. 11.
  4. de Choin 1912, p. 18.
  5. a et b de Choin 1912, p. 19.
  6. de Choin 1912, p. 20.
  7. a et b de Choin 1912, p. 21.
  8. « Le haras national », sur Normandie Mémoire (consulté le 7 septembre 2011).
  9. Jean-François Miniac, Les Nouvelles Affaires criminelles de la Manche, Paris, de Borée, .
  10. Notice no PA00125304, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  11. « Le site des Haras nationaux sera bientôt mis en vente », sur La Dépêche (consulté le 6 novembre 2015).
  12. « Spectacle au haras tous les jeudis - Saint-Lô », Ouest France,‎ (lire en ligne).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre de Choin, Le Haras et la Circonscription du dépôt d'étalons à Saint-Lô, J.B. Baillière, , 164 p. (lire en ligne)
  • Gérard Guillotel, Les Haras nationaux, Paris, Lavauzelle,
  • Guy Bideault (préf. Henry Blanc), Le Haras de Saint-Lô à la fin du XXe siècle : éléments d'une politique publique pour l'élevage du cheval de sport en France, Le Molay-Littry, Yves Bernard imprimeur, , 297 p. (notice BnF no FRBNF38893493)