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Juan Guaidó

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Juan Guaidó
Illustration.
Juan Guaidó en 2016.
Fonctions
Président de la République bolivarienne du Venezuela[note 1]
(autoproclamé, intérim)
En fonction depuis le
(27 jours)
Prédécesseur Nicolás Maduro
Président de l'Assemblée nationale du Venezuela[note 2]
En fonction depuis le
(1 mois et 14 jours)
Élection
Vice-président Edgar Zambrano
Stalin González
Prédécesseur Omar Barboza
Biographie
Nom de naissance Juan Gerardo Guaidó Márquez
Date de naissance (35 ans)
Lieu de naissance La Guaira (Venezuela)
Nationalité vénézuélienne
Parti politique Volonté populaire
Conjoint Fabiana Rosales
Diplômé de Université catholique Andrés Bello
Université George-Washington

Signature de

Juan Guaidó
Présidents de l'Assemblée nationale du Venezuela
Présidents de la République bolivarienne du Venezuela

Juan Guaidó Márquez, né le à La Guaira, est un homme d'État vénézuélien.

Membre du parti Volonté populaire, il est président de l'Assemblée nationale depuis le . Alors que l’investiture de Nicolás Maduro pour un second mandat est contestée, il s’autoproclame président de la République par intérim le suivant. Il reçoit la reconnaissance de nombreux pays.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est originaire de l'État de Vargas, dans lequel a lieu en 1999 une catastrophe naturelle à laquelle il survit[1].

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Membre du parti Volonté populaire depuis 2009[2], il est député fédéral à l'Assemblée nationale pour l'État de Vargas depuis le 5 janvier 2016.

Le 5 janvier 2019, l'Assemblée nationale l’élit à sa tête et refuse de reconnaître le nouveau mandat présidentiel de Nicolás Maduro, déclaré vainqueur de l’élection présidentielle contestée de 2018[3],[4]. Sans succès, le groupe de Lima annonce ne pas reconnaître le nouveau mandat de Nicolás Maduro, l'appellant à transférer le pouvoir à l'Assemblée nationale[5].

Juan Guaidó est dès lors poussé par sa majorité à assumer la réalité du pouvoir en tant que chef d'un gouvernement de transition. Juan Guaidó rappelle alors que la Constitution lui donne ce pouvoir d'assumer la conduite d'un gouvernement de transition[6],[7]. Maduro raille un « coup d’État twittesque » tandis que la ministre des Services pénitentiaires le menace d’emprisonnement[6].

Juan Guaidó est brièvement arrêté par les services de renseignement vénézuélien (Sebin) le 13 janvier 2019, alors qu'il se rend à un meeting[8]. Après sa libération, la justification de celle-ci reste très confuse (acte incontrôlé du Sebin selon le ministre de la Communication, protection contre un attentat selon une autre source gouvernementale)[9]. Christophe Ventura, directeur de recherche à l'IRIS, affirme : « Cette arrestation, cette libération, c'est en fait une forme d'avertissement. Le gouvernement n'est pas complètement idiot, il l'a manifestement libéré pour ne pas donner à ses opposants ce qu'ils attendent »[10].

Carte illustrant, lors de la crise présidentielle de 2019, le soutien à :
     Nicolás Maduro ;
     Juan Guaidó ;
     l'Assemblée nationale.

Le , Juan Guaidó s'autoproclame « président en exercice » du Venezuela et prête serment au cours d'une manifestation organisée à Caracas[11]. Il obtient immédiatement la reconnaissance des États-Unis, du Canada, du Brésil, de la Colombie et du Pérou[12],[13]. Après l'expiration d'un ultimatum lancé à Nicolás Maduro pour convoquer des élections libres, les principaux pays de l'Union européenne reconnaissent officiellement Juan Guaidó comme « chef de l'État par intérim »[14]. Un mandat d'arrêt contre Guaidó aurait été émis par les autorités vénézueliennes[15]. Selon Ronal Rodríguez, professeur de sciences politiques à l'université du Rosaire de Bogota, « s'il est vrai que Guaidó a obtenu une reconnaissance internationale, la réalité du pouvoir est toujours entre les mains de Maduro »[16]. D'autres pays, notamment la Chine, la Russie ou la Turquie, assurent leur soutien à Nicolás Maduro après la proclamation de Guaidó[17],[18].

Le , la Cour suprême du Venezuela interdit toute sortie du territoire à Juan Guaidó, qui s'est auto-proclamé président et qui reconnaît avoir « discuté avec le président » Donald Trump[19].

Le 8 février, Guaidó dit ne pas exclure de demander une intervention militaire américaine pour renverser le régime si celui-ci continue de bloquer l'entrée de l'aide humanitaire[20].

Positionnement politique[modifier | modifier le code]

Dans un entretien accordé au Monde en février 2019, Juan Guaidó définit ainsi son positionnement politique : « Je suis de centre gauche sur les questions sociales. Je partage une grande partie des valeurs de la social-démocratie, en particulier sur les questions liées à la diversité, les avancées en matière de droits. Sur le plan économique, on peut dire que je suis du centre, tendance libérale »[21]. Il affirme alors que ses priorités dans le domaine social sont « la mise en place de politiques d’assistance sociale, d’inclusion, d’autonomisation et d’égalité des sexes » et dans le domaine économique « la libre entreprise de marché, l’autonomisation de l’entrepreneuriat et la compétitivité »[21].

Vie privée et familiale[modifier | modifier le code]

Marié à Fabiana Rosales, une diplômée en communication qui l'accompagne dans son combat politique, il est père d'une fille[22],[23].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. En concurrence avec Nicolás Maduro.
  2. Pendant cette période, Juan Guaidó se considère toujours en fonction comme président de l'Assemblée nationale, ainsi que la majorité des députés élus en 2015. Il est en concurrence avec Diosdado Cabello.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « 5 choses à savoir sur Juan Guaido, président autoproclamé du Venezuela », sur L'Obs (consulté le 28 janvier 2019)
  2. (es) Prensa VPA, « Diputado por Vargas Juan Guaidó » (consulté le 13 janvier 2019)
  3. (es) Clarín.com, « Quién es Juan Guaidó, el nuevo presidente del Parlamento venezolano que desafía a Nicolás Maduro », (consulté le 13 janvier 2019)
  4. « Venezuela: le Parlement déclare illégitime le nouveau mandat de Maduro », sur Libération.fr (consulté le 7 janvier 2019)
  5. « Venezuela : quatorze pays ne reconnaîtront pas le second mandat de Nicolas Maduro », sur Le Monde.fr (consulté le 7 janvier 2019)
  6. a et b « Venezuela : le Parlement appelle à la mobilisation pour un « gouvernement de transition » », Le Monde (journal), (consulté le 13 janvier 2019)
  7. « Vénézuela - Le parlement déclare Nicolas Maduro illégitime », (consulté le 13 janvier 2019)
  8. (en) « Venezuela opposition leader briefly detained », sur BBC News (consulté le 13 janvier 2019)
  9. Patrick Bèle, « Venezuela : le président du parlement brièvement arrêté », Le Figaro, (consulté le 13 janvier 2019)
  10. « Venezuela: brève arrestation du président de l'Assemblée nationale - Amériques - RFI », sur RFI (consulté le 14 janvier 2019)
  11. Venezuela : le président du Parlement s’autoproclame « président en exercice », Le Monde, 23 janvier 2019.
  12. « Venezuela : Guaido se proclame président et obtient la reconnaissance de Trump », Le Figaro, (consulté le 23 janvier 2019)
  13. « Venezuela : Brésil, Colombie, Pérou et Canada reconnaissent le président par intérim », Le Figaro, (consulté le 23 janvier 2019)
  14. « Venezuela : la France, l’Allemagne et l’Espagne reconnaissent Juan Guaido comme président par intérim », {{Article}} : paramètre « périodique » manquant,‎ (lire en ligne)
  15. « L'armée, arbitre de la crise politique au Venezuela? - Amériques - RFI », sur RFI (consulté le 24 janvier 2019)
  16. https://www.challenges.fr/monde/venezuela-guaido-entend-maintenir-la-pression-sur-maduro_638530
  17. (es) « Rusia y China le expresan su respaldo a Nicolás Maduro », sur CNN, (consulté le 4 février 2019)
  18. « Venezuela : ces pays qui soutiennent toujours Maduro », sur Europe 1 (consulté le 4 février 2019)
  19. https://www.tdg.ch/monde/juan-guaido-interdit-quitter-venezuela/story/22496024
  20. Le Point, magazine, « Venezuela : Guaidó ne ferme pas la porte à une intervention militaire américaine », sur Le Point (consulté le 9 février 2019)
  21. a et b Jean-Pierre Bricoure, Juan Guaido : « Personne au Venezuela ne s’immolera pour Maduro », Le Monde, 8 février 2019.
  22. « Juan Guaido, le "gamin" qui défie Maduro au Venezuela », sur FranceSoir (consulté le 24 janvier 2019)
  23. Laurence Debray, « Venezuela : La main tendue au peuple », Paris Match, semaine du 31 janvier au 6 février 2019, p. 48-53.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]