Keiko Fujimori

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Keiko Fujimori
Keiko Fujimori en 2010.
Keiko Fujimori en 2010.
Fonctions
Membre du Congrès péruvien
pour la circonscription de Lima

(4 ans)
Première dame du Pérou

(6 ans 2 mois et 28 jours)
Prédécesseur Susana Higuchi
Successeur Nilda Jara de Paniagua
Biographie
Nom de naissance Keiko Sofía Fujimori Higuchi
Date de naissance (41 ans)
Lieu de naissance Lima (Pérou)
Nationalité Japonaise
Péruvienne
Parti politique Force populaire
Père Alberto Fujimori
Mère Susana Higuchi
Conjoint Mark Vito Villanella
Enfants Kyara Sofía
Kaori Marcela
Diplômé de Université de New York

Keiko Fujimori

Keiko Sofía Fujimori Higuchi, née le à Lima, est une femme politique péruvienne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille et origines[modifier | modifier le code]

Keiko Fujimori est la fille aînée de l'ancien président péruvien Alberto Fujimori[1] et de Susana Higuchi. En 1994, à la suite du divorce de ses parents, elle assume le rôle de Première dame du Pérou.

Son père purge une peine de 25 ans pour crimes contre l'humanité lors de ses 10 ans de mandat (condamné en 2009). Lors de l'élection présidentielle de 2011, la stratégie de communication de Keiko Fujimori a consisté à garder un certain recul vis-à-vis de sa filiation avec le président déchu[1]. En , une demande de grâce formulée par les quatre enfants de l'ancien dirigeant - évoquant le développement d'un cancer chez leur père - a été refusée par le président Humala après qu'une étude médicale eut entièrement réfuté la présence d'un cancer chez le sujet[2]. En réaction de cette décision, Keiko Fujimori a affirmé devant la presse que son père était « l'otage de ses ennemis politiques »[3].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Élection présidentielle de 2011[modifier | modifier le code]

Keiko Fujimori participe aux élections générales péruviennes de 2011 en tant que candidate pour le parti Force 2011[4]. Elle se qualifie au second tour de l'élection présidentielle en arrivant en deuxième position, avec 23,5 % des voix[5],[6]. Le , elle est battue de justesse par Ollanta Humala, qui recueille un peu plus de 51 % des voix[7],[8].

Élection présidentielle de 2016[modifier | modifier le code]

Elle est candidate de Force populaire à l'élection présidentielle de 2016. Durant la campagne, elle prend ses distances avec la politique de son père et s'engage à respecter les libertés et l'État de droit. Par rapport à sa candidature de 2011, elle s'appuie cette fois sur un parti centralisé et a effectué un travail de terrain dans tout le pays. Même s'il a évolué, le « fujimorisme » reste l'objet de critiques virulentes de ses adversaires autant qu'une mystique chez ses partisans[9]. Perçue comme proche du peuple, proposant notamment un programme social (doubler le salaire des professeurs, insérer les jeunes dans les entreprises, etc.), elle conserve une image populiste et autoritaire (proposant de rétablir la peine de mort)[10].

Elle arrive largement en tête du premier tour avec 39,7 % des voix[11], face à Pedro Pablo Kuczynski qui en obtient 21 %, Verónika Mendoza 18,8 %, Alfredo Barnechea 7% et Alan García 5,8 %. Le procureur général annonce, le 20 mai 2016, que les services « blanchiment d’argent » du parquet général enquêtent sur près d'un million de dollars de fonds que le parti de Keiko Fujimori a reçus, ainsi que sur l’achat de terres par son mari[12].

En juin 2016, les résultats du second tour la donnent battue de justesse par Pedro Pablo Kuczynski, crédité de 50,12 % des voix contre 49,88 % en sa faveur[13]. Il s'agit de l'élection présidentielle la plus serrée de l'histoire du Pérou[14].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Keiko Fujimori au second tour des élections au Pérou: où sont les soutiens ?, Sciences Po
  2. Marie Sanz, Pérou: l'ex-président Alberto Fujimori restera en prison, Yahoo! News/AFP, 7 juin 2013
  3. "Son père était "l'otage de ses ennemis politiques", Yahoo! News/AFP, 7 juin 2013
  4. Mario Vargas Llosa, La sale campagne de Keiko Fujimori, Courrier International/El Pais, 19 mai 2011
  5. Pérou: Humala reste en tête, Fujimori deuxième de la présidentielle, Le Parisien, 10 avril 2011
  6. Chrystelle Barbier, Duel virulent et indécis au Pérou entre Ollanta Humala et Keiko Fujimori, Le Monde, 2 juin 2011
  7. « Keiko Fujimori reconnaît la victoire d'Ollanta Humala au Pérou »] (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), 6 juin 2011, sur Le Nouvel Observateur
  8. Chystelle Barbier, Pérou : Keiko Fujimori reconnaît la victoire d'Ollanta Humala à la présidentielle, Le Monde, 7 juin 2011
  9. Paulo A. Paranagua, « Au Pérou, Keiko Fujimori vit son "moment Marine Le Pen" », lemonde.fr, 11 avril 2016.
  10. Frédéric Faux, « Au Pérou, le front du "tout sauf Keiko" », Le Figaro, samedi 4 / dimanche 5 juin 2016, page 6.
  11. http://www.lesechos.fr/monde/ameriques/021831129789-perou-keiko-fujimori-en-tete-du-premier-tour-de-lelection-presidentielle-1212950.php?sKvs9s47A56gBJpZ.99
  12. « Pérou : la candidate à la présidentielle Keiko Fujimori soupçonnée de blanchiment d’argent », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  13. http://elcomercio.pe/elecciones-2016-resultados-flash
  14. http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/06/12/97001-20160612FILWWW00224-perou-la-victoire-de-kuczynski-officiellement-proclamee.php

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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