Volonté populaire (parti)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Volonté populaire
(es) Voluntad Popular
Image illustrative de l’article Volonté populaire (parti)
Logotype officiel.
Présentation
Coordinateur national Freddy Guevara
Fondation
Scission de Primero Justicia
Siège Avenida Francisco de Miranda,
Caracas, Venezuela
Positionnement Centre gauche à droite, fait débat
Idéologie Libéralisme
Affiliation nationale Table de l'unité démocratique
Affiliation internationale Internationale socialiste[1]
Couleurs Orange et blanc
Site web http://www.voluntadpopular.com/
Représentation
Députés
14 / 167
Parlement latino-américain
1 / 12
Parlement du Mercosur
3 / 23

Volonté populaire est un parti politique vénézuélien fondé le 5 décembre 2009 par Leopoldo López[2].

Historique[modifier | modifier le code]

Parmi les fondateurs du parti figure également le député Luis Florido.

Volonté populaire a été officiellement reconnu comme parti politique par le Conseil électoral national du Venezuela en janvier 2011[3].

Plusieurs partis associés à la MUD, dont Volonté populaire, boycottent les élections municipales vénézuéliennes de 2017[4].

Le 5 janvier 2019, l'Assemblée nationale élit à sa tête Juan Guaidó, membre de Volonté populaire, et refuse de reconnaître le nouveau mandat présidentiel de Nicolás Maduro, déclaré vainqueur de l’élection présidentielle contestée de 2018[5],[6]. Le , Juan Guaidó s'autoproclame « président en exercice » du Venezuela et prête serment au cours d'une manifestation organisée à Caracas[7]. Il obtient immédiatement la reconnaissance des États-Unis, du Canada, du Brésil, de la Colombie et du Pérou[8],[9].

Positionnement[modifier | modifier le code]

Le positionnement du parti fait débat et a été différemment apprécié par les sources[10].

Le parti se présente comme étant de centre gauche, « progressiste », ce qui lui vaut d'adhérer à l'Internationale socialiste[11]. Ce classement au centre gauche est repris par certains observateurs[12]. Pour Gabriel S. Delgado C, cité par Le Monde diplomatique, « le parti Volonté populaire [est] la formation la plus à droite, la plus radicale, la plus convaincue qu’une intervention armée est la meilleure méthode pour se débarrasser du chavisme »[13], voire chercherait, selon celui-ci, à cacher son positionnement réel « [...] cette nébuleuse, qui s’illustre par le flou qu’elle entretient autour de ses convictions idéologiques, ainsi que par son comportement clanique »[14]. Toutefois, le parti et ses alliés au sein de la Table de l'unité démocratique (MUD), réfutent les qualificatif de « droite »[15],[16] et d'« extrême droite »[17], utilisés entre autres par le gouvernement du Venezuela et par certaines sources[11]. Enfin, d'autres sources le situent au centre droit[18], ou au centre[19],[20].

En 2015, le correspondant de Libération Simon Pellet-Recht classe même le parti à l'extrême droite, une qualification initialement lancée par le gouvernment chaviste et contestée par l'opposition (comme le député et militant LGBT Rosmit Mantilla), allant également à l'encontre de plusieurs médias (Le Monde, Huffington Post) qui le placent au centre gauche. Quelques jours plus tard, Libération évoque finalement un « malentendu » sur l'emploi de ce terme et ajoute, en 2019 : « d'après plusieurs spécialistes interrogés pour l’occasion, le terme d’extrême droite est avant tout européen, et n’est effectivement pas approprié a fortiori pour décrire adéquatement l'opposition vénézuélienne »[21].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Socialist International - Progressive Politics For A Fairer World » (consulté le 31 janvier 2019)
  2. (esp) http://www.voluntadpopular.com/index.php/quienes-somos
  3. Information sur le parti politique Voluntad Popular
  4. « Venezuela: l'opposition boycotte les municipales », sur Le Figaro (consulté le 1er décembre 2017)
  5. (es) Clarín.com, « Quién es Juan Guaidó, el nuevo presidente del Parlamento venezolano que desafía a Nicolás Maduro », (consulté le 13 janvier 2019)
  6. « Venezuela: le Parlement déclare illégitime le nouveau mandat de Maduro », sur Libération.fr (consulté le 7 janvier 2019)
  7. Venezuela : le président du Parlement s’autoproclame « président en exercice », Le Monde, 23 janvier 2019.
  8. « Venezuela : Guaido se proclame président et obtient la reconnaissance de Trump », Le Figaro, (consulté le 23 janvier 2019)
  9. « Venezuela : Brésil, Colombie, Pérou et Canada reconnaissent le président par intérim », Le Figaro, (consulté le 23 janvier 2019)
  10. « Juan Guaido : « Personne au Venezuela ne s’immolera pour Maduro » », sur Le Monde.fr (consulté le 10 février 2019)
  11. a et b « Venezuela: Juan Guaidó est-il de droite, voire d'extrême-droite ? », sur Libération.fr (consulté le 4 février 2019)
  12. « L’impasse politique au Venezuela suscite une inquiétude croissante », sur www.lemonde.fr (ISSN 1950-6244, consulté le 27 octobre 2017).
  13. « Au Venezuela, la logique du pire », sur www.monde-diplomatique.fr, Mensuel, (consulté le 6 mars 2019)
  14. « La droite dure à la manœuvre au Venezuela : Où va l’opposition à Nicolás Maduro ? », sur www.monde-diplomatique.fr, Mensuel - Mars 2019, (consulté le 6 mars 2019)
  15. « Venezuela: Guaido nomme des «représentants diplomatiques» », sur Le Figaro (consulté le 31 janvier 2019)
  16. « Venezuela en direct : « Seule des élections libres permettraient une sortie de crise pacifique » », sur Le Monde.fr (consulté le 31 janvier 2019)
  17. « Venezuela : sans Chávez, le chavisme sombre », sur Libération.fr (consulté le 4 février 2019)
  18. « Venezuela : les opposantes au régime de Nicolas Maduro ne lâchent rien », sur www.jeuneafrique.com, jeuneafrique1 (consulté le 27 octobre 2017).
  19. (es) « Analysis: Rights trampled in Venezuelan protests - Caribbean360 »,
  20. (es) « Rights Trampled in Venezuelan Protests - Inter Press Service », sur Inter Press Service
  21. « Venezuela: Juan Guaidó est-il de droite, voire d'extrême-droite ? », sur Libération.fr, (consulté le 14 septembre 2019)

Lien externe[modifier | modifier le code]