Iván Duque

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Iván Duque
Illustration.
Iván Duque en 2018.
Fonctions
Président de la République de Colombie
En fonction depuis le
(11 mois et 10 jours)
Élection 17 juin 2018
Vice-président Marta Lucía Ramírez
Prédécesseur Juan Manuel Santos
Membre du Sénat de la République

(3 ans, 8 mois et 21 jours)
Biographie
Nom de naissance Iván Duque Márquez
Date de naissance (42 ans)
Lieu de naissance Bogota (Colombie)
Nationalité Colombienne
Parti politique Centre démocratique
Conjoint María Juliana Ruiz
Diplômé de Université Sergio Arboleda
American University
Université de Georgetown
Profession Juriste
Résidence Palais Nariño

Iván Duque
Présidents de la République de Colombie

Iván Duque Márquez, né le à Bogota, est un homme d'État colombien. Membre du parti de droite Centre démocratique et proche d'Álvaro Uribe, il est président de la République depuis le .

Situation personnelle[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Son père, Iván Duque Escobar.

Son père, Iván Duque Escobar, est ministre des Mines sous la présidence de Belisario Betancur Cuartas ainsi que gouverneur de l'Antioquia[1]. Sa mère, Juliana Márquez Tono, est politologue.

Formation[modifier | modifier le code]

En plus d’être diplômé de l’université Sergio Arboleda de Bogotá, il est titulaire d'un LL.M., obtenu à l'American University, et d'un master en gestion publique de l'université de Georgetown.

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Il est juriste de profession et travaille à la Banque interaméricaine de développement et à l'Organisation des Nations unies[2].

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Sénateur et soutien d'Álvaro Uribe[modifier | modifier le code]

Membre du Centre démocratique et proche du président Álvaro Uribe, il est sénateur de 2014 à 2018[2]. Il fait notamment voter une loi sur la liberté d'entreprise et l'économie de l'innovation[3].

Élection présidentielle de 2018[modifier | modifier le code]

Le 11 mars 2018, il remporte la primaire de droite (Grande consultation pour la Colombie) en vue de l'élection présidentielle colombienne de 2018, obtenant 67,8 % face à Marta Lucía Ramírez et Alejandro Ordonez[4]. Il prend comme colistière Marta Lucía Ramírez[5].

Pendant la campagne présidentielle, il reçoit l'appui explicite des milieux d'affaires colombiens[6]. Il est également soutenu par les anciens présidents Álvaro Uribe, Andrés Pastrana et César Gaviria[7]. Après être arrivé en tête du premier tour, il est élu au second, le 17 juin, avec 54,0 % des voix contre 41,8 % pour le candidat de gauche, Gustavo Petro[8].

Président de la République[modifier | modifier le code]

Il est investi président de la République le .

Qualifiant le gouvernement vénézuélien de Nicolás Maduro de dictatorial, il n'exclut pas une forme d'intervention armée contre lui[9].

Le gouvernement colombien prévoit, par son Plan national de développement 2018-2022, de relancer les marchés de l’or et du cuivre dans le pays. En outre, 161 nouveaux sites de forage pétrolier sont programmés pour 2022, soit quatre fois plus que les 46 existants en 2018. La fracturation hydraulique (fracking) est en cours de légalisation en 2019. Ce plan est largement décrié par les écologistes, qui le jugent dangereux pour l'environnement et le climat (au profit des énergies fossiles, très émissives de gaz à effet de serre), et offrant des ressources non renouvelables du pays des multinationales étrangères (la part des bénéfices de l’extraction versée à l’État a chuté au taux de 0,4 % pour l’or et l’argent, et 3,27 % pour les mines de charbon à ciel ouvert). Ce plan menace en outre des communautés indigènes, dont les territoires et ressources sont à nouveau menacés (mi-2019 la route Panaméricaine est bloquée pendant plusieurs semaines par la mobilisation de milliers d'indigènes dans le département du Cauca)[10].

Controverses[modifier | modifier le code]

Certaines de ses déclarations comme ancien candidat à la présidence et président actuel ont suscité des critiques de la part de ses opposants, dont par exemple la phrase : « Nous ne permettrons pas à la Colombie de devenir comme le Venezuela »[11], et qu'il serait malheureux d'être gouverné par Gustavo Petro[12] (déclarations faites dans le cadre d'un débat)
Plusieurs membres du parti du Centre Démocratique, dont lui-même, ont affirmé que leurs travaux viseraient à "surmonter la menace de la gauche et à lutter contre la misère engendrée par le socialisme au XXIe siècle"[13].

Plusieurs analystes politiques ont affirmé qu'il a eu une stratégie politique et publicitaire pour gagner des partisans à l'élection présidentielle colombienne de 2018 en dés informant et en suscitant la crainte des politiques proposées par Gustavo Petro[14],[15].

Dans le cadre des enquêtes sur le Scandale Petrobras et l'opération Lava Jato, il a été accusé d’avoir des liens avec l’organisation Odebrecht. Les enquêtes relatives à l'affaire Odebrecht ont confirmé que Duque rencontrait l'homme d'affaires controversé Duda Mendonça, une réunion à laquelle Óscar Iván Zuluaga était également présent et pour lequel ce dernier faisait l'objet d'un processus judiciaire. L'affaire fait l'objet d'une enquête de la part du système judiciaire colombien (et de la justice brésilienne)[16].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (es) « Las 22 cosas que no sabía de Iván Duque, el nuevo presidente de Colombia - Las2orillas », Las2orillas,‎ (lire en ligne, consulté le 18 juin 2018)
  2. a et b Editorial, « Colombians pick candidates in two primaries for May presidential... »
  3. Tescher, « Colombie : Ivan Duque, cet homme pressé »,
  4. Editor, « Iván Duque Presidente, Marta Lucía Vicepresidente - Periódico Debate », sur periodicodebate.com
  5. « Colombie: Ivan Duque, en tête, et Gustavo Petro s'affronteront au second tour »,
  6. (es) « Iván Duque suma nuevo apoyo de sector financiero », Blu Radio señal,‎ (lire en ligne, consulté le 9 juin 2018).
  7. (es) « Gaviria se unió a Duque supuestamente para proteger a su hijo de una investigación », Voces,‎ (lire en ligne, consulté le 11 juin 2018).
  8. (es) « ¿Regresa el uribismo a Colombia tras elección de Duque como presidente? », Telesur,‎ (lire en ligne, consulté le 18 juin 2018)
  9. « Venezuela : pourquoi Nicolas Maduro accuse la Colombie d'avoir tenté de l'assassiner ? », Les Inrocks,‎ (lire en ligne, consulté le 10 août 2018)
  10. « En Amazonie colombienne, les terres autochtones pillées par l'extractivisme », sur Reporterre (consulté le 21 juin 2019)
  11. Moreno, Juan (28 de febrero de 2018). «“No permitiremos que Colombia se vuelva como Venezuela”: Iván Duque desde el Paseo Bolívar». El Heraldo (Colombia). Consultado el 1 de abril de 2018.
  12. «Iván Duque dice que su mayor infelicidad sería ser gobernado por Gustavo Petro». Radio FM. 15 février 2018. Consulté le 1er avril 2018.
  13. David Jáuregui Sarmiento (11 mars 2018). «Iván Duque será el candidato presidencial de la Gran Consulta por Colombia». Consulté le 16 avril 2018.
  14. «[ https://www.elespectador.com/elecciones-2018/noticias/politica/petro-es-parte-del-crecimiento-de-ivan-duque-daniel-coronell-articulo-746733 Petro es parte del crecimiento de Iván Duque: Daniel Coronell». El Espectador. 26 mars 2018. Consulté le 16 avril 2018.
  15. Joaquín Robles (14 février 2018). «Descabezar o desprestigiar a Petro, esa es la consigna». Semana. Consulté le 16 avril 2018.
  16. «Iván Duque, testigo de reunión de Zuluaga con 'Duda' Mendonça». El Tiempo (Colombia). 2 février 2017.

Lien externe[modifier | modifier le code]