Laurence Debray

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Laurence Debray
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Laurence Debray en 2013.
Naissance
Paris
Nationalité Française
Pays de résidence France
Activité principale
Femme de lettres
Autres activités
Journaliste, trader
Famille
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres
Roman, Biographie

Œuvres principales

Juan Carlos d'Espagne (2013)

Laurence Debray, née en à Paris[1], est une femme de lettres française. Fille de l'intellectuelle Elizabeth Burgos et de l'écrivain Régis Debray, elle est ancienne trader au New York Stock Exchange et une ancienne banquière[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Laurence Debray est la fille unique de l'intellectuel, ex-castriste et théoricien de la guérilla marxiste-léniniste Régis Debray et de l'historienne vénézuélienne et guérillera proche de Fidel Castro, Elizabeth Burgos[1]. Elle est la filleule de l'actrice Simone Signoret et du peintre chilien Roberto Matta, et elle est également la petite-fille de Janine Alexandre-Debray[3]. À l'âge de 10 ans, elle est envoyée en camp de pionniers à Cuba, où elle apprend à tirer[4].

Ses parents révolutionnaires lui apportent une culture littéraire et intellectuelle et elle est très jeune entourée de réfugiés des dictatures d'Amérique du Sud, mais elle prend par la suite le contre-pied de son père, par ses études, par son mariage et par son désir de découvrir les États-Unis (dans l'éducation donnée par son père, raconte-t-elle, « c'était normal de ne même pas avoir envie de boire du Coca ou de manger des corn-flakes, parce que c'était américain ») ; elle se rapproche alors de ses grands-parents.

Elle fugue une première fois après que son père décroche une photo de Juan Carlos (« exemple du roi républicain ») sur un mur, pour la remplacer par une de François Mitterrand, et une seconde fois, lorsqu'il refuse qu'elle se fasse baptiser[5].

Diplômée de l'École des hautes études commerciales de Paris (HEC), Laurence Debray a travaillé comme trader au New York Stock Exchange, pour le Crédit lyonnais et HSBC[1].

Elle a publié une biographie du roi d'Espagne, Juan Carlos, en France en 2013 puis en Espagne en 2014. Cet ouvrage a servi de base au documentaire, Moi, Juan Carlos, roi d'Espagne, réalisé par Miguel Courtois, dans lequel elle interviewe Juan Carlos et Felipe VI, diffusé en prime time sur France 3 le [6].

En octobre 2017, elle publie l'ouvrage Fille de révolutionnaires aux éditions Stock[1]. L’occasion pour l'auteure de dresser un portrait intime et politique de ses parents[7].

Elle collabore régulièrement à Paris Match[8],[9] et à Point de vue, hebdomadaire people spécialisé dans les familles royales d'Europe.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Elle est mariée à Émile Servan-Schreiber, fils de Jean-Jacques Servan-Schreiber[1].

Polémique[modifier | modifier le code]

La pertinence de cette section est remise en cause, considérez son contenu avec précaution. En discuter ? (janvier 2018)

Elle questionne Jean-Luc Mélenchon sur son engagement en faveur du gouvernement vénézuélien de Nicolas Maduro dans L'Émission politique présentée par Léa Salamé le 30 novembre 2017[10]. Le député de la France Insoumise s'emporte violemment, la traite de menteuse et lui tourne le dos[11],[12],[13]. Libération confirme par la suite la véracité des propos tenus par Laurence Debray[14]. Le retentissement de l'émission atteint même l'Amérique latine[15]. Jean-Luc Mélenchon persiste et tente ensuite de décrédibiliser Laurence Debray dans son blog[16],[17].

Publications[modifier | modifier le code]

  • (es) Laurence Debray (trad. José Villa Rodríguez), La forja de un rey: Juan Carlos I, de sucesor de Franco a Rey de España : política exterior y democratización interior, Fundación El Monte, (lire en ligne).
  • Laurence Debray, Juan Carlos d'Espagne, Perrin, (ISBN 978-2-262-03472-6, lire en ligne)
Caroline Eliacheff, « Vive le roi ! », sur HuffPost, .
  • (es) Laurence Debrays (trad. Íñigo Sánchez-Paños, Elena M. Cano), Juan Carlos de España, Editorial Alianza, (lire en ligne)
(es) Natalia Junquera, « Un padre contra un rey », El País,‎ (lire en ligne).
Serge Raffy, « Laurence Debray, « fille de révolutionnaires », règle ses comptes avec sa famille », sur L'Obs, .
Aude Lancelin, « Laurence Debray règle ses comptes avec son père », sur Le Journal du dimanche, .

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Le Vaillant 2017.
  2. « Laurence Debray, l'historienne pro-Macron attaquée par Mélenchon », LExpress.fr,‎ (lire en ligne)
  3. Raffy 2017.
  4. Manguez 2017.
  5. Fulda 2017.
  6. « Documentaire – Moi, Juan Carlos, roi d'Espagne », sur Cinétévé.
  7. de Montclos 2017.
  8. Laurence Debray et Karen Isère, « Cuba libre! », sur Paris Match, .
  9. Laurence Debray, « Mariela Castro vante les mérites de la « Revolucion », sur parismatch.com, Paris Match, .
  10. Extrait de l'émission: https://www.youtube.com/watch?v=hwkaChJ3PoA&feature=youtu.be
  11. « Invité de L'Émission politique, Mélenchon s'enlise dans les polémiques », FIGARO,‎ (lire en ligne)
  12. « Laurence Debray, l'historienne pro-Macron attaquée par Mélenchon », LExpress.fr,‎ (lire en ligne)
  13. « "L'Émission politique": Mélenchon en colère quand on lui parle du Venezuela », Le Huffington Post,‎ (lire en ligne)
  14. « Mélenchon dans «l'Emission politique» : les questions que vous nous avez posées », Libération.fr, {{Article}} : paramètre « année » ou « date » manquant (lire en ligne)
  15. (es) María Laura Avignolo, « La crisis en Venezuela dispara un encendido debate en la TV francesa », {{Article}} : paramètre « périodique » manquant, paramètre « année » ou « date » manquant (lire en ligne)
  16. « Le lendemain de l'émission | Jean-Luc Mélenchon », Jean-Luc Mélenchon,‎ (lire en ligne)
  17. Michel Revol, Fabien Roland-Lévy, « Les indiscrets du « Point » : Ségolène Royal rêve de Paris », Le Point,‎ (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]