Aller au contenu

Juan Vicente Gómez

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Juan Vicente Gómez
Illustration.
Fonctions
Président du Venezuela

(4 ans, 6 mois et 4 jours)
Prédécesseur Juan Bautista Pérez
Successeur Eleazar López Contreras

(6 ans, 11 mois et 6 jours)
Vice-président Juan Crisóstomo Gómez
José Vicente Gómez Bello
Prédécesseur Victorino Márquez Bustillos
Successeur Juan Bautista Pérez

(4 ans, 7 mois et 25 jours)
Vice-président Juan Pietri Pietri
Prédécesseur Cipriano Castro
Successeur José Gil Fortoul
Biographie
Nom de naissance Juan Vicente Gómez Chacón
Date de naissance
Lieu de naissance San Antonio del Táchira (Venezuela)
Date de décès (à 78 ans)
Lieu de décès Maracay (Vénézuéla)
Nationalité Vénézuélienne
Profession Militaire

Signature de

Image illustrative de l’article Juan Vicente Gómez

Juan Vicente Gómez Chacón (1857-1935) est un homme d'État vénézuélien, né à San Antonio del Táchira en 1857 et mort le à Maracay.

Avant son entrée en politique, il est propriétaire d'un ranch. Nommé vice-président et commandant de l'armée de 1902 à 1908 sous la présidence de Cipriano Castro, il profite d'un voyage de celui-ci en Europe pour prendre le pouvoir[1]. À plusieurs reprises, Juan Vicente Gómez assuma la fonction de président du Venezuela (1908-1915, 1922-1929, 1931-1935). Il institua en 1908 la plus longue des dictatures de l'histoire vénézuélienne, dite de « Restauration ».

Avec l'aide de capitaux étrangers, le dictateur développe les réseaux ferroviaire et routier du pays et de nombreux travaux d'infrastructure publique. En 1914, la découverte et l'exploitation d'importants gisements de pétrole dotent le Venezuela d'une source de richesses considérable, ce qui permet à l'État de rembourser la dette extérieure du pays et vaut à Gómez une certaine renommée internationale. Il s'associe ouvertement au capitalisme étranger dont il obtient l’appui financier ; il parvient aussi à jouer efficacement les Anglais contre les Américains, et inversement, pour favoriser les intérêts du Venezuela[1].

Il se constitue une fortune personnelle considérable. Devenu l'un des plus importants propriétaires terriens du pays, son palais comprend une centaine de chambres et des jardins somptueux. Le régime s’appuie en grande partie sur l'armée, qui devient l'une des principales sources de dépenses de son gouvernement. Il entretient par ailleurs toute une cour de journalistes pour vanter ses réalisations[1].

Le nombre de prisonniers politiques augmente et Gomez leur supprime tout recours afin d'éviter des procès. La torture est régulièrement utilisée et la milice personnelle de Gomez, les Llaneros, se charge d'assassiner les opposants les plus dangereux. Une Fédération des étudiants vénézuéliens, motivée par l'exemple du mouvement de la Réforme universitaire ailleurs en Amérique et soutenu par les gauches libérale et socialiste du pays, engage un combat contre la dictature mais Gómez parvient à réprimer la contestation. Les étudiants ayant participé au mouvement sont condamnés aux travaux forcés[1].

Distinctions

[modifier | modifier le code]

Notes et références

[modifier | modifier le code]
  1. a b c et d Leslie Manigat, L'Amérique latine au XXe siècle : 1889-1929, Éditions du Seuil, , p. 347-351.

Liens externes

[modifier | modifier le code]