Primero Justicia

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Justice d'abord
(es) Primero Justicia
Image illustrative de l’article Primero Justicia
Logotype officiel.
Présentation
Leader Henrique Capriles
Fondation 2000 au niveau régional
2003 au niveau national
Siège Edif. Pofili, Urb. Los Palos
Grandes, Caracas, Venezuela
Coordinateur Julio Borges
Secrétaire général Tomás Guanipa
Positionnement Centre droit[1] à centre gauche[2]
Idéologie Humanisme
Progressisme
Social-libéralisme
Coalition Table de l'unité démocratique
Couleurs Jaune et noir
Site web www.primerojusticia.org.veVoir et modifier les données sur Wikidata
Représentation
Députés
33 / 167
Parlement du Mercosur
4 / 23
Parlement latino-américain
1 / 12

Justice d'abord (en espagnol : Primero Justicia) est un parti politique vénézuélien se présentant comme un parti progressiste-humaniste[3], classé au centre-gauche ou au centre-droit[2],[1].

Historique[modifier | modifier le code]

En 1992, un groupe d'étudiants de l'université, sous la direction de Alirio Abreu Burelli, crée une association de défense des droits civils en raison de leur perception d'une détérioration du système judiciaire vénézuélien. L’association est transformée en parti politique en 2000. Le National Endowment for Democracy attribue une donation durant cette période à l'International Republican Institute - lié au Parti républicain - pour approfondir le travail avec Primero Justicia[4].

Les dirigeants du parti se décrivent comme étant des humanistes de tendance centre gauche[5]. Le parti a été officiellement créé en 2000, à l'occasion des élections législatives, et 5 de ses membres ont alors été élus. Pour les partisans de Chavez, le parti est plus à droite qu'il ne le prétend.

En 2005, il était parmi les partis qui se sont retirés des élections législative du pays en alléguant fraude électorale, et qui ont appelé au boycott du scrutin.

Le , son candidat, Henrique Capriles, perd l'élection présidentielle avec 44,31 % des suffrages exprimés (6 591 304 voix) contre Hugo Chávez, qui obtient 55,07 % des suffrages (8 191 132 voix). Il réalise ainsi le meilleur score pour un candidat de l'opposition face à Chávez depuis la première élection de celui-ci, en 1998. Quelques semaines plus tard, Capriles est réélu au poste de gouverneur de l’État de Miranda.

Le , après la mort d'Hugo Chavez, un scrutin anticipé est organisé. Alors que la plupart des sondages accordaient une avance de 10 à 20 points à Maduro, Capriles obtient 49,12 % des voix. Il refuse de reconnaître ces résultats, dénonçant des milliers d'irrégularités ayant entaché le scrutin, ainsi que mettant en cause l'impartialité du Conseil national électoral, dont quatre membres sur cinq se déclarent chavistes[6]. Deux jours après le vote, des manifestations ont lieu et des affrontements provoquent la mort d'au moins sept personnes[7].

Le , lors des élections législatives vénézuéliennes de 2015, l'opposition de la MUD remporte le scrutin, et le parti obtient 33 sièges sur 167.

Le , le GPP obtient 17 États contre 1 pour le PJ lors des élections régionales[8]. Le 23 octobre, Juan Pablo Guanipa, gouverneur élu de Zulia et membre de Primero Justicia, refuse de prêter serment devant l'Assemblée nationale constituante, et reçoit le soutien du chef de son parti, Henrique Capriles, contrairement aux quatre gouverneurs issus d'Action démocratique, Antonio Barreto Sira, Ramón Guevara, Alfredo Diaz et Laidy Gómez, qui ont accepté de le faire[9]. Le , Juan Pablo Guanipa est formellement destitué par l'Assemblée constituante et une élection partielle est fixée en même temps que les élections municipales, en décembre 2017[10]. En attendant, Magdely Valbuena, présidente du Conseil législatif de l'État, assure l'intérim[11].

Plusieurs partis associés à la MUD, dont Primera Justicia, boycottent les élections municipales vénézuéliennes de 2017[12].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Venezuela : "La composante la plus radicale de l'opposition l'a emporté" », sur IRIS (consulté le 27 janvier 2018)
  2. a et b Paulo A. Paranagua, Forte mobilisation de l’opposition vénézuélienne à Caracas, Le Monde, 9 avril 2017.
  3. (es) Julio Borges (presidente del partido): " Primero Justicia se denominó en su congreso como un partido progresista-humanista.", 20 février 2012.
  4. Eva Golinger, Descifrando la intervención de los Estados Unidos en Venezuela, Ciencias Sociales,
  5. (es) Julio Borges (presidente del partido):"Somos un partido de centroizquierda.", 20 février 2012.
  6. Patrick Bèle, « La victoire de Nicolas Maduro contestée au Venezuela », in Le Figaro, mardi 16 avril 2013, p. 5.
  7. Manifestations au Venezuela : au moins 7 morts et 61 blessés, Le Monde, 16 avril 2013
  8. Le Parisien avec AFP., « Venezuela : Nicolas Maduro remporte les élections régionales, colère de l'opposition », sur Le Parisien, (consulté le 16 octobre 2017)
  9. « Venezuela: quatre gouverneurs d'opposition prêtent serment devant la Constituante ».
  10. « Venezuela: un gouverneur révoqué, l'Assemblée convoque de nouvelles élections ».
  11. RadioFranceInternationale, « A la Une: Au Venezuela, un gouverneur de l’opposition «déchu» de ses fonctions - Amériques - RFI », sur RFI, (consulté le 29 octobre 2017).
  12. « Venezuela: l'opposition boycotte les municipales », sur Le Figaro (consulté le 1er décembre 2017)

Liens externes[modifier | modifier le code]