Primero Justicia

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Justice d'abord
Image illustrative de l'article Primero Justicia
Logotype officiel.
Présentation
Président Henrique Capriles Radonski
Fondation 2000 au niveau régional
2003 au niveau national
Siège Caracas, District capitale
Drapeau du Venezuela Venezuela
Positionnement Centre droit[1]
Idéologie Humanisme
Progressisme
Social-libéralisme
Coalition Table de l'unité démocratique
Couleurs Jaune, noir
Site web http://www.primerojusticia.org.ve/

Primero Justicia (Justice d'abord) est un parti politique vénézuélien se présentant comme un parti progressiste-humaniste[2], classé au centre-gauche[3].

Historique[modifier | modifier le code]

En 1992, un groupe d'étudiants de l'université, sous la direction de Alirio Abreu Burelli, crée une association de défense des droits civils en raison de leur perception d'une détérioration du système judiciaire vénézuélien. L’association est transformée en parti politique en 2000. Le National Endowment for Democracy attribue une donation durant cette période à l'International Republican Institute - lié au Parti républicain - pour approfondir le travail avec Primero Justicia[4].

Les dirigeants du parti se décrivent comme étant des humanistes de tendance centre gauche[5]. Le parti a été officiellement créé en 2000, à l'occasion des élections législatives, et 5 de ses membres ont alors été élus. Pour les partisans de Chavez, le parti est plus à droite qu'il ne le prétend.

En 2005, il était parmi les partis qui se sont retirés des élections législative du pays en alléguant fraude électorale, et qui ont appelé au boycott du scrutin.

Le son candidat Henrique Capriles Radonski perd l'élection présidentielle avec 44,31 % des suffrages exprimés (6 591 304 voix) contre Hugo Chávez, qui obtient 55,07 % des suffrages (8 191 132 voix). Il réalise ainsi le meilleur score pour un candidat de l'opposition face à Chávez depuis la première élection de celui-ci, en 1998. Quelques semaines plus tard, Capriles est réélu au poste de gouverneur de l’État de Miranda.

Le , après la mort d'Hugo Chavez, un scrutin anticipé est organisé. Alors que la plupart des sondages accordaient une avance de 10 à 20 points à Maduro, Capriles obtient 49,12 % des voix. Il refuse de reconnaître ces résultats, dénonçant des milliers d'irrégularités ayant entaché le scrutin, ainsi que mettant en cause l'impartialité du Conseil national électoral, dont quatre membres sur cinq se déclarent chavistes[6]. Deux jours après le vote, des manifestations ont lieu et des affrontements provoquent la mort d'au moins sept personnes[7].

Le , lors des élections législatives vénézuéliennes de 2015, l'opposition de la MUD remporte le scrutin, et le parti obtient 33 sièges sur 167.

Le , le GPP obtient 17 États contre 1 pour le PJ lors des élections régionales[8]. Le 23 octobre, Juan Pablo Guanipa, gouverneur élu membre de Primero Justicia, refuse de prêter serment devant l'Assemblée nationale constituante, et reçoit le soutien du chef de son parti Henrique Capriles Radonski, contrairement aux quatre gouverneurs issus d'Action démocratique, Antonio Barreto Sira, Ramón Guevara, Alfredo Diaz et Laidy Gómez, qui ont accepté de le faire[9]. Le , Juan Pablo Guanipa est formellement destitué par l'Assemblée constituante et une élection partielle est fixée en même temps que les élections municipales, en décembre 2017[10]. En attendant, Magdely Valbuena, présidente du Conseil législatif de l'État, assure l'intérim[11].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Elections régionales au Venezuela : un retour en force du chavisme ? », sur www.iris-france.org (consulté le 21 octobre 2017).
  2. (es) Julio Borges (presidente del partido): " Primero Justicia se denominó en su congreso como un partido progresista-humanista.", 20 février 2012.
  3. Paulo A. Paranagua, Forte mobilisation de l’opposition vénézuélienne à Caracas, Le Monde, 9 avril 2017.
  4. Eva Golinger, Descifrando la intervención de los Estados Unidos en Venezuela, Ciencias Sociales,
  5. (es) Julio Borges (presidente del partido):"Somos un partido de centroizquierda.", 20 février 2012.
  6. Patrick Bèle, « La victoire de Nicolas Maduro contestée au Venezuela », in Le Figaro, mardi 16 avril 2013, p. 5.
  7. Manifestations au Venezuela : au moins 7 morts et 61 blessés, Le Monde, 16 avril 2013
  8. Le Parisien avec AFP., « Venezuela : Nicolas Maduro remporte les élections régionales, colère de l'opposition », sur Le Parisien, (consulté le 16 octobre 2017)
  9. « Venezuela: quatre gouverneurs d'opposition prêtent serment devant la Constituante ».
  10. « Venezuela: un gouverneur révoqué, l'Assemblée convoque de nouvelles élections ».
  11. RadioFranceInternationale, « A la Une: Au Venezuela, un gouverneur de l’opposition «déchu» de ses fonctions - Amériques - RFI », sur RFI, (consulté le 29 octobre 2017).

Liens externes[modifier | modifier le code]