James Bouillé

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James Bouillé
Biographie
Naissance
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PontivyVoir et modifier les données sur Wikidata
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Œuvres principales

James Bouillé, né à Guingamp (Côtes-d'Armor) le , et mort à Pontivy (Morbihan) le , est un architecte français, animateur de l'Art breton.

Biographie[modifier | modifier le code]

James Bouillé suit les cours de l'École des beaux-arts de Paris, jusqu'à ce qu'il soit mobilisé en 1914. Après la Première Guerre mondiale, il intègre le mouvement breton.

Il est l'initiateur en 1923 du mouvement artistique Seiz Breur avec Jeanne Malivel et René-Yves Creston. Il est l’un des rénovateurs de l’art sacré breton : crosses, croix, et tous objets cultuels et aussi du patrimoine artisanal : faïencerie, céramique, broderie et ébénisterie. Il est aussi l’illustrateur des Sketla Segobrani. Entre 1924 et 1935, il est architecte à Perros-Guirec où il développe une importante activité de constructions de villas.

En 1929, il fonde l'Atelier breton d'art chrétien avec Xavier de Langlais. Ensemble, ils bâtiront notamment la chapelle du collège Saint-Joseph de Lannion. Parmi ses membres, l'atelier compte Mlle Ménard, maître-verrier, Mme de Planiol, restauratrice d'ornements sacerdotaux, et le sculpteur Jules-Charles Le Bozec.

En 1941, il est directeur du mouvement Bleun Brug (fleur de bruyère) créé en 1905 par l'abbé Perrot qui œuvre pour la promotion de la foi catholique et la sauvegarde du patrimoine culturel breton. À ce titre, il siège au Comité consultatif de Bretagne, ce qui lui vaut d'être inquiété par la justice à la Libération avant de bénéficier d'un non-lieu. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il se fait « l’avocat d’un plan révolutionnaire consistant à édifier une agglomération nouvelle à la façon d’une Brasilia celtique sur les bords du lac de Guerlédan »[1]. Il meurt en 1945, des suites de son internement à la Libération.

Principales constructions[modifier | modifier le code]

Île Tristan : la chapelle des aviateurs de style néobreton (famille Richepin).

Publications[modifier | modifier le code]

  • Sketla Segobrani. 3 levr moulet e ti René Prud'homme. Saint-Brieuc, (1923), 3 volumes (avec François Vallée, Meven Mordiern, Émile Ernault)
  • Sketla segobrani kenta nevrenn : dis atir, teutatis. Prud'homme - Saint-Brieuc (1923).
  • Sketla segobrani eil kevrenn : trede levr : lugus. Prud'homme - Saint-Brieuc (1923).
  • De l'art celtique et de l'utilité de son étude pour la création d'un art breton moderne. Buhez Breiz - Quimper (1924). Conférence faite au congrès de bleun Brug à Lesneven le .
  • L'art en Bretagne. Éditions de Buhez Breiz (1924). Conférence faite au Congrès panceltique, à Quimper, .
  • Sketla segobrani pevare [trede] kevrenn : tanaris, esus. Prud'homme - Saint-Brieuc (1925).
  • Habitation bretonne. Massin Ch. et Cie - Paris (1926). L'art régional en France
  • L'architecture bretonne moderne, Éditions Romanance, Paris (1936)

Hommages[modifier | modifier le code]

Plusieurs villes de Bretagne ont donné son nom à une rue, on peut citer notamment Guingamp, Lannion, Loguivy-de-la-Mer, Malestroit, Perros-Guirec, Pleubian, Pordic, Rostrenen, Saint-Brieuc[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Hervé Le Boterf, La Bretagne dans la guerre, tome 3, p. 320
  2. Les noms qui ont fait l'histoire de Bretagne.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]